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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 00:00

PIQÛRE DE RAPPEL

[suite aux récentes réitérations menaçantes que les boîtes audio-visuelles et leurs teckels politiciens font peser sur les pirates de la Toile, face à leur volonté frénétique d'insérer de force l'échange mercantile là où il n'y en a pas encor et surtout, là où on n'en veut pas, le Sous-Lieutenant Karpov ré-édite l'appel historique figurant sur son ancien blog]



drapeau-pirate.gif

AUX PIRATES TELE-CHARGEURS DE TOUS LES PAYS !
[Appel du 31 février 2006]


PIRATES DE TOUS LES PAYS, VOUS ÊTES DANS LE VRAI !

     LES PRODUCTEURS, LES PATRONS DES GROSSES BOÎTES A MUSIQUE ET AUTRES REQUINS DU SHOW-BIZ QUI, A LA TÊTE DES MAJORS, IMPOSENT DEPUIS TOUJOURS LEUR LOI DE PROFIT, ONT LANCE CONTRE VOUS, PIRATES TELE-CHARGEURS, UNE GUERRE SANS MERCI DONT ILS ESPERENT SADIQUEMENT UNE VICTOIRE TOTALE.
       CERTES, ILS AVAIENT, ILS ONT ET ILS AURONT AVEC EUX POUR UN CERTAIN TEMPS ENCOR LA FORCE ECONOMIQUE, LA LOI CAPITALISTIQUE ET L'APPUI DE TOUS LES FRANCAIS MOYENS, MOYENS AU SENS DE LA POSITION SOCIALE ET DE L'ESPRIT.
     CAR BIEN QUE VOUS SOYIEZ INFINIMENT PLUS NOMBREUX QUE CETTE POIGNEE DE LADRES PROFITEURS, ILS ONT MIS EN BRANLE LEUR ARSENAL D'AVOCATS, DE JUGES, DE FLICS INFORMATIQUES ET DE JOURNALISTES POUR TRAQUER CERTAINS D'ENTRE VOUS, POUR VOUS EFFRAYER, POUR VOUS DISSUADER, POUR VOUS HUMILIER.
     MAIS LE DERNIER MOT EST-IL DIT ? LE PIRATAGE COLLECTIF DOIT-IL DISPARAÎTRE ? LA DEFAITE EST-ELLE INELUCTABLE ? NON !
       CELUI QUI VOUS PARLE FRATERNELLEMENT VOUS DIT, CAMARADES PIRATES TELE-CHARGEURS, QUE VOUS DEVEZ VOUS UNIR ! OUI, UNISSEZ-VOUS ! VOUS ÊTES UN EMPIRE IGNORE, L'EMPIRE DU PIRATAGE COLLECTIF QUI, S'IL EST UNI ET SOUDE D'UN BLOC, ENTAMERA LA LUTTE JUSQU'A LA VICTOIRE FINALE CONTRE CES PROFITEURS QUI, ROULANT EN CAISSES DE LUXE A 75 000 EUROS ET ESCROQUANT EFFRONTEMENT LE FISC, OSENT VENIR PLEURER MISERE DEVANT LES MEDIAS A LEUR SERVICE. AU NOM DE LEUR SOI-DISANT "MANQUE A GAGNER", ILS SONT PRÊTS A TRAÎNER DES ADOLESCENTS DEVANT LEURS TRIBUNAUX !
    CETTE GUERRE QU'ILS VOUS ONT DECLAREE EST UNE GUERRE MONDIALE, ELLE NE SE GAGNERA PAS DANS UN PAYS, MAIS DANS TOUS. FACE A LA VAGUE REPRESSIVE GROSSISSANTE QUI S'ANNONCE, LE SOUS-LIEUTENANT KARPOV APPELLE A LA RECRUDESCENCE ET A LA GENERALISATION DU PIRATAGE, MOYENS NECESSAIRES POUR FAIRE PLIER UN JOUR CES ENNEMIS DU GENRE HUMAIN, QUI NE VEULENT PAS QUE LA CULTURE SOIT GRATUITE ET POUR CAUSE, ILS N'EN PROFITENT QUE PLUS LARGEMENT. MOMENTANEMENT ESTOURBIS AUJOURD'HUI PAR LES HURLEMENTS DE LA MEUTE DU SHOW-BIZ, VOUS VAINCREZ DANS L'AVENIR PAR LA FORCE DU NOMBRE ET PAR CETTE INSUBMERSIBLE ASPIRATION NATURELLE A L'ÊTRE HUMAIN A PARTAGER. ILS OSENT VENIR VOUS FAIRE LA MORALE, EUX QUI PASSENT LEUR MISERABLE EXISTENCE A SE DEVORER MUTUELLEMENT AU NOM DE LA "LIBRE" CONCURRENCE, CETTE MORALE DU PLUS FORT. LES MARCHANDS DU TEMPLE SE POSENT EN ARTISTES ET SAUVEURS DE LA "CULTURE". VOTRE SIMPLE ASPIRATION COMMUNE A PARTAGER, ILS LA TRANSMUTENT EN VILENIE, ILS VOUS TRAITENT DE GOUGNAFIERS, DE VOLEURS, DE TERRORISTES ! ILS VEULENT FAIRE DE VOUS, DE NOUS TOUS, DES TÊTARDS-CONSOMMATEURS LOBOTOMISES. LE DESTIN DU MONDE SE JOUE AUSSI LA, IL FAUT QUE LES MARCHANDS METTENT UN GENOU A TERRE, OU ILS N'AURONT DE CESSE QUE NOUS NOUS COUCHIONS A LEURS PIEDS.
    
      LE SOUS-LIEUTENANT PIOTR MARAT KARPOV INVITE TOUS LES PIRATES OU QU'ILS SE TROUVENT A SE METTRE EN RAPPORT AVEC LUI : SUR CE BLOG.

        QUOI QU'IL VOUS ARRIVE OU QU'IL ARRIVE AU SOUS-LIEUTENANT, LA FLAMME DE LA RESISTANCE PIRATE NE DOIT PAS S'ETEINDRE ET NE S'ETEINDRA PAS. DEMAIN COMME AUJOURD'HUI, LE SOUS-LIEUTENANT VOUS DIRA :

        PIRATES TELE-CHARGEURS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS ET PIRATEZ ENCOR, PIRATEZ TOUJOURS JUSQU'A LA VICTOIRE FINALE !

[Le Sous-Lieutenant P.M. Karpov]

           
 
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 17:13



  GENESE DE JEUNESSE DU SIEUR J.A. RATZINGER
ALIAS PANZER PREMIER

UNE JEUNESSE ROMANTISCH

     
       Joseph Belzebuth Ratzinger naquit un 4 juillet de
  1927 au 13 de la Bittestrasse à Hambourg, de Adolf Hermann Ratzinger et de Eva Peintner. Son enfance fut jalonnée des interventions de papa, officier de police catholique-fondamentaliste.  Il grandit dans une atmosphère nationale-socialiste. En mars 1937, le paternel prend enfin sa retraite. Dans les Mémoires qu'il a publiés dernièrement sous le titre "Dieu existe, il m'a infiltré", Joe Ratzinger retrace l'atmosphère de sa pré-puberté, alors qu'il était sensible aux stigmates de la militarisation du pays, sans pouvoir anticiper la folle aventure qui allait être enclenchée par le régime d'un simple artiste-peintre Autrichien.
                   

      J.B. Ratzinger avait une sœur prénommée Eva, née en 1921, et un demi-frère cadet, atteint de polio, devenu médecin avec un pied-bot, dont il n'a plus eu aucune nouvelle par la suite, explique-t-il dans ses Mémoires.

       Dès qu'éclate la seconde guerre mondiale, l'adolescent Ratzinger (16 ans), en opposition à un père psycho-rigide et à une mère complètement à l'Ouest s'enrôle dans les Jeunesses Hitléro-catholiques. En raison des aptitudes exceptionnelles qu'il développe,  l'ado tourmenté est affecté à la terrible lutte contre le judaïsme international. A cette occasion, son père a des mots terribles :

     "Guand ta paufre mèreu édait enzeinde te doi, ch'aurais brévéré gue nodre mèreu  à nous, l'Eclisse, audorize l'afordement tans tes gas egzdrêmes, ACH TEUFEL !"

      mots qui résonneront à jamais dans la boîte crânienne du Nazillon.

     En septembre 44, placé au Service du Travail Obligatoire en tant que DRH, il envisage de prendre du galon afin d'intégrer la Waffen SS et de se réconcilier avec le paternel. Malgré un travail acharné, il échoue à l'écrit de l'examen d'entrée. Dès lors, il est soumis à la tentation de la prêtrise. En 1944, affecté à la formation spirituelle des jeunes recrues nazies,  il a la bonne idée de démissionner quelques jours avant la reddition allemande. Nommé par les libérateurs aumônier dans un camp de prisonniers de guerre, il y rencontre l'écrivain Gunther Grass, qui tente de le dissuader d'abandonner ses convictions pan-germaniques. Ils deviennent amis et jouent notamment à "Audace ou Vérité ?".

      Après la libération, il entre au séminaire catholique "Hermann Goering" de Duisbourg, qui a formé d'illustres théologiens comme Karol Wojtyla et le Père Reinhardt Heydrich Jr, mais aussi des musiciens fameux comme Karajan et Fürtwangler. 

     A cette époque, Joseph Belzebuth Ratzinger découvre avec délices les écrivains catholiques français, Claudel, Bernanos et Frédéric Dard, dont il est resté un fervent admirateur. Il poursuit des études de spiritualisme et de frigidité à Baden-Baden, puis à l'Institut Supérieur de Casuistique Appliquée aux Fillettes. Entre autres formateurs, le pasteur Gerd Müller et la carmélite Frantzine Beckenbauer  exercent sur lui une notable influence théologique.

    Le cardinal Michaël von Ballack l'ordonne prêtre le 29 février 1951 dans la cathédrale de Ravensbrück. Après une année d'apprentissage dans ce qui reste de la Wermacht, il soutient sa première thèse de doctorat en juillet 1953 ; elle porte sur "La stupidité du Peuple et la propagande du seul Dieu dans la doctrine ecclésiastique d'Augustin dit "Le Saint"" (Volk und Haus scheïze Gottes in Augustins Lehre von der Kirche). Le 1er avril 1957, il soutient sa thèse de CAP (Certificat d'Aptitude à la Prêtrise) intitulée : "La Théologie de la libération sexuelle chez Saint Maccione" (Die Sexchichtstheologie des Heiligen Herr Maccione).

     Dès ce moment, Joseph Belzebuth Ratzinger entra dans l'Histoire. Sonnez haut et fort, cloches divines ! et vous aussi clochettes et grelots du Paradis des idiots, car en cette matière aussi, seul le Très Très Haut possède le pouvoir de s'en toucher une sans faire bouger l'autre.



Dont Acte (de l'Apôtre).

 

 

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 11:46


"A LA HANOUKA ON FAIT GRAS !"

(proverbe Yiddish)

 

IL FAUT SAUVER L'ÂME DU SOLDAT AVIV

 

       Après l'opération "Plomb durci", quelques sanglantes casseroles sont restées attachées à la queue de l'Etat israëlien, notamment par la faute d'esprits chagrins qui voudraient que les guerres se produisent selon certaines règles "humanistes".

 

         Au moment où le Sous-Lieutenant tapote ces lignes, nombre de matafs tsahaliens ayant participé à la fameuse opération se font  débriefer le cerveau reptilien par la DRH des armées israëlienne. Il est toujours édifiant de déchiffrer la grammaire particulière des spécialistes, chargés après le massacre - disons "à peine le sang refroidi" - d'oindre le coeur des jeunes recrues du baume de la reconnaissance et de l'absolution. Alors la parole est à un de ces fonctionnaires zélés :


     "cela a été une action militaire exceptionnelle dans le sens où elle a fixé de nouvelles limites au code éthique, aussi bien dans l’histoire de Tsahal que dans celle d’Israël dans son ensemble. Il s’agit d’une action qui a causé des destructions massives chez des civils. Je ne suis pas certain qu’il aurait été possible de faire autrement, mais au bout du compte, nous en avons fini avec cette opération et les Qassams ne sont pas paralysées. Il est fort possible que cette opération se répète, sur une plus grande échelle, dans les années à venir, parce que le problème que pose la bande de Gaza n’est pas simple et il n’est pas du tout certain qu’il soit résolu".

 

     Permettez que P.M. Karpov iophylise :

 

     "comme d'hab', on a mis la convention de Genève et tout le fatras onusien sous le coude. Au passage il a bien fallu refroidir de la mère de famille, du chiard et des vioques mais y'a pas moyen d'éviter, tellement qu'ils vivent serrés ces gens-là. Maintenant que l'intervention est over, c'est comme si on avait pissé dans un violon tzigane. Ils sont toujours là, à nous les soupeser avec leurs tubes rouillés. On va sûrement remettre ça, mais en beaucoup plus "sévère"".


 



      Voici maintenant des copiés-collés de déclarations faîtes par des troufions tsahaliens:


      Soldat Aviv : "C’était plus comme, genre, tu t’empares d’une maison, tu fiches les occupants dehors et tu t’installes. (...)

 

 

      Vers la fin de l’opération, il y a eu un plan pour entrer dans une zone de Gaza densément peuplée. Dans les briefings, ils ont commencé à nous parler d’ordres d’ouvrir le feu à l’intérieur de la ville parce que, comme vous le savez, ils ont utilisé une puissance de feu considérable et tué en chemin un nombre énorme de gens, afin qu’on ne nous tire pas dessus et qu’on ne se fasse pas tuer. Au début, l’action consistait à entrer dans une maison. Nous étions censés y entrer avec un véhicule de transport blindé appelé "Akhzarit " (liitéralement ; « cruel ») pour nous introduire à l’intérieur par la porte du rez-de-chaussée et de commencer à tirer une fois à l’intérieur et puis ... J’appelle ça un meurtre .. De fait, nous devions monter étage par étage et toute personne que nous voyions, nous devions la tuer. Je me suis demandé : où est la logique dans tout ça ?"

 

Ben, c'est la logique de guerre, soldat Aviv ! Allez continue, accouche, ça va te soulager (peut-être...) :

 

      « Au-dessus de nous, on nous a dit que c’était permis, parce quiconque était resté dans le secteur et à l’intérieur de Gaza était de fait condamné, un terroriste, parce qu’ils ne s’étaient pas enfuis. J’ai eu du mal à comprendre : d’un côté, ils n’ont pas vraiment où fuir, mais de l’autre on nous dit que s’ils n’ont pas fui, c’est de leur faute... Ca m’a aussi fait un peu peur. J’ai tenté d’exercer un peu d’influence pour changer cela, autant qu’il était possible depuis ma position de subordonné. A la fin, l’ordre a consisté à entrer dans une maison, de se servir de mégaphones et de dire aux occupants : "Allez, tout le monde dehors, vous avez cinq minutes, quittez la maison, quiconque ne le fait pas sera tué." »

 

Soldat Aviv, tu crois que pendant une opération de nettoyage, c'est le moment d'avoir des états d'âme ? Tu ne peux t'empêcher d'affirmer que tu as tenté d'atténuer l'intensité de l'intervention en cours, à quoi bon à moins que tu ne croies en un "purgatoire" genre l'ONU où, après la mort (que Karpov te souhaite de vieillesse), tu auras à expliciter 2-3 broutilles commises à l'insu de ton plein gré volontaire.

 

    


      « Je suis allé voir les soldats et leur ai dit :


      "les ordres ont changé. On entre dans la maison, ils ont cinq minutes pour partir, on les fouille pour voir s’ils n’ont pas d’armes, et alors seulement, on commence à investir la maison étage par étage pour nettoyer tout ça..."


     Cela veut dire, entrer dans la maison, ouvrir le feu sur tout ce qui bouge, lancer une grenade, tout ça. Et alors, il s’est passé un truc très troublant. L’un de mes soldats est venu me voir et m’a demandé : "Pourquoi ?" J’ai dit : "Qu’est-ce qui n’est pas clair ? On ne veut pas tuer des civils innocents." Lui : "Ah ouais ? Tous ceux qui sont là-dedans sont des terroristes, c’est bien connu." Je dis : "Tu penses que ces gens vont vraiment s’enfuir ? Non, personne ne va fuir" Il répond : "C’est clair." Et ses copains se joignent à lui : "Il faut tuer tous ceux qui sont là-dedans. Ouais, toute personne qui se trouve à Gaza est un terroriste", et tous les autres trucs dont les médias nous farcissent la tête."

 

Chez toi aussi les médias ils servent à "ça" ?

 

       « Alors, j’essaie d’expliquer au gars que tout le monde là-bas n’est pas terroriste et que, après qu’il aura tué, disons, trois enfants et quatre mères, il montera à l’étage supérieur et tuera encore une vingtaine de personnes. Finalement, il s’avère que la maison a 8 étages, 5 appartements par étage, quelque chose comme 40 - 50 familles à tuer. J’ai essayé d’expliquer qu’il fallait les laisser partir, et seulement alors investir la maison. Ca n’a pas servi à grand-chose. C’est vraiment frustrant de constater que pour eux, dans Gaza, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent, casser des portes ou des maisons, tout ça parce que c’est cool. »

 

Soldat Aviv, arrête de te cacher derrière ta "conscience". Ce n'est pas de "casser des portes ou des maisons" qui est cool pour tes hommes, mais de se faire des "terroristes", hommes, femmes, enfants, vieux, tout le toutim'. Ce sont de bons soldats ! Admets-le au lieu de jouer sur la corde sensible de ton violon foireux. La preuve, c'est toi-même qui la fournit :


     « L’un de nos officiers, qui commande une compagnie, a vu quelqu’un arriver sur une route, une femme, une vieille femme. Elle marchait, assez loin, mais assez près pour s’en prendre à elle. Suspecte ou pas ? Je ne sais pas. Finalement, l’officier a envoyé des hommes sur le toit pour l’éliminer. Par la description de cette histoire, j’ai senti qu’il s’agissait d’un meurtre de sang-froid. »

 

Soldat Aviv ! Tu déformes la réalité : il ne s'agissait nullement du "meurtre de sang-froid" d'une pauvre mémé qui avait le tort de passer par là. C'était un acte de guerre. La guerre échappe aux lois habituelles. C'est un état de siège permanent, durant lequel chaque soldat dispose d'un permis de tuer virtuel (et effectif). Dans ton esprit traumatisé, la guerre et la paix s'emmêlent.


    



       « C’est ce qu’il y a de bien, genre, à Gaza. Tu vois quelqu’un marcher sur une route. Il n’a pas besoin d’être armé, tu n’as pas besoin de l’identifier, tu tires et c’est tout. Avec nous c’était une vieille femme, sur qui je n’ai vu aucune arme. L’ordre était dé l’éliminer au moment où tu la voyais. »

 

Toujours une prérogative spécifique à l'état de guerre. Les ordres surpassent l'habituelle "morale" dominante. Il n' y a plus personne hormis des suspects, des ennemis, des espions, des terroristes, bref des cibles. Cela est corroboré par le fait que l'armée tsahalienne l'a emporté. La preuve :


      "L’intention était de protéger les soldats par la puissance de feu. Dans l’opération, les pertes de Tsahal ont été vraiment minimes, et le prix a été que beaucoup de Palestiniens ont été tués. (...)

        Il n’y a pas eu un ordre permanent précisant qu’il fallait une autorisation pour ouvrir le feu. Cet ordre existe, au-delà d’une certaine ligne. L’idée est que tu as peur qu’ils ne t’échappent. L’attitude est très simple. Ce n’est pas agréable à dire, mais tout le monde s’en fiche. On n’enquête pas là-dessus. C’est du combat, de la routine en matière de sécurité".

De la "routine". La guerre, ce n'est que cela, un quotidien, des instructions, une procédure. Ceux qui veulent chercher la petite bête en matière de victimes ne sont que niais.

 

       « Ce dont je me souviens en particulier, c’est qu’il régnait au début un sentiment de mission quasi religieuse. Mon sergent étudie dans une yeshiva. Avant l’attaque, il a réuni tout le bataillon et conduit une prière pour ceux qui partaient se battre. Un rabbin de brigade se trouvait là. Après,le rabbin est venu dans Gaza et s’est déplacé dans tous les sens pour nous taper sur l’épaule, nous encourager et prier avec d’autres. Quand nous étions à l’intérieur de Gaza, ils nous envoyaient aussi ces livrets remplis de psaumes, une tonne de psaumes. Je pense que, au moins dans la maison où nus sommes restés une semaine, on aurait pu remplir la maison avec tous les psaumes qu’ils nous ont envoyés, et d’autres livrets du même genre. »


Quoi de plus propice à la prière, aux religieuseries et à la lamentation incantatoire qu'une mission pacificatrice, quand on a l'occasion à chaque action que l'on commet, de soupeser son âme à l'aulne des valeurs sâcrées...


       "Le rabbinat a apporté un tas de petits livres et d’articles et ... le message était très clair. Nous sommes le peuple d’Israël, nous sommes venus sur cette terre par miracle, Dieu nous a ramenés sur cette terre, et maintenant, nous devons combattre pour expulser les Gentils, qui nous gênent dans notre conquête de la terre sainte. C’était ça le message principal, et beaucoup de soldats avaient le sentiment que cette opération était une guerre religieuse."


Comme tous les fonctionnaires religieux de n'importe quelle sainte Secte mondialisée, les rabbins sont les avocats zélés du droit divin. Ils réussissent à faire endosser aux escouades tsahaliennes le rôle des "Méchants" qui, pour sauver leur âme, "expulsent les Gentils".


      "Depuis le tout début des raids aériens, les quantités de feu ont été impressionnantes, et c’est essentiellement ce qui a poussé les gens du Hamas à se cacher dans les abris les plus souterrains et les a empêchés de se montrer jusque environ deux semaines après les combats. En général, la manière dont ça fonctionne pour nous, juste pour que vous compreniez un peu les différences, c’est que j’arrivais la nuit à l’escadrille, effectuais un raid sur Gaza et puis je rentrais chez moi dormir à Tel Aviv, au chaud dans mon lit. Je ne suis pas coincé dans un lit dans une maison palestinienne, la vie est un peu meilleure. 

 

      Avec mon escadrille, je ne vois pas un terroriste qui lance une Qassam, puis décide de décoller et de l’avoir. Il y a tout un système pour nous soutenir, qui nous sert d’yeux et d’oreilles, et des renseignements pour chaque avion qui décolle et qui créent de plus en plus de cibles en temps réel, chacune avec un niveau de légitimité plus ou moins grand. En tout cas, j’essaie de croire que ces cibles sont déterminées selon le dégré de légitimité le plus haut possible.

      Les pilotes lâchaient des tracts sur Gaza, tiraient parfois un missile depuis un hélicoptère sur le coin d’une maison, juste pour secouer un peu la maison et faire fuir tout le monde. Ces techinques ont marché. Les familles sont sorties, et vraiment, quand les soldats sont entrés dans les maisons, elles étaient assez vides, au moins de civils innocents. De ce point de vue, ça a marché."

 

Doit-on le souligner, ce degré d'humanisme honore au plus haut point les escadrons de la mort tsahaliens.  Prévenir les familles que dans 30 secondes leur maison va être soufflée par un missile, c'est pratiquement de la candeur !


 

      « J'arrive à l’escadrille, on me donne une cible, une description et des coordonnées. En gros, je m’assure simplement que ça ne se trouve pas à l’intérieur de nos lignes. Je regarde la photo de la maison que je suis censé attaquer, je vois qu’elle correspond à la réalité, je décolle, je pousse sur le bouton et la bombe atterrit toute seule dans un rayon d’un mètre de la cible. »


      "Par exemple, j’ai été été terriblement surpris par l’enthousiasme qui a accompagné la tuerie des policiers de la circulation de Gaza, le premier jour de l’opération. Ils ont tué 180 flics. En tant que pilote, j’aurais remis ça en question. »

 

Allons, fier chasseur-pilote, ne joue pas les droits-de-l'hommistes, à savoir si les cibles détruites avaient atteint la taille et l'âge réglementaires. Rassure-toi soldat, du haut des Cieux, toi tu as dû en dégommer bien plus que 180, de ces cibles mouvantes peu émouvantes.

 

     Soldat Gideon : « Il y a deux aspects à ça. Sur le plan tactique, tu les appelles des "policiers". Dans tous les cas, ils sont armés et appartiennent au Hamas ... En des temps meilleurs, ils prennent des gens du Fatah, les jettent des toits et voient ce qui se passe. Concernant ce qu’on pense, tu passes du temps avec ton escadrille et il y a quantité de débats sur l’importance du combat et des valeurs qui lui sont attachées, sur ce que nous faisons, il y a de quoi parler. Mais à partir du moment où tu démarres le moteur jusqu’à ce que tu l’éteignes, toutes tes pensées, toute ta concentration et ton attention sont sur la mission que tu dois effectuer. Si tu as un doute injustifié, tu es susceptible de causer une bavure encore plus grande et détruire une école avec 40 enfants. Si le bâtiment touché n’est pas celui que j’étais censé toucher, mais une maison avec des gars à nous à l’intérieur, le prix de l’erreur est très très grand. »


Voilà qui est parlé. C'est une profession de foi militaire que le Sous-Lieutenant Karpov comprend mieux, non pas en tant que membre de l'ARM (Armée Rouge Mondiale), mais en terme d'efficacité du discours et de la tactique.


        "Avec les armes que j’utilisais, ma capacité de prendre une décision en contradiction avec ce qu’on m’a dit était proche de zéro. Je lâche la bombe d’une distance où je peux voir toute la bande de Gaza. Je vois aussi Haïfa, je vois aussi le Sinaï, mais c’est plus ou moins la même chose. Ca fait vraiment très loin."

"Plus loin des yeux plus près de Dieu"

 

     Soldat Aviv : « Un jour, j’ai reçu un ordre. Tout l’équipement de la maison, tous les meubles : nettoyer toute la maison. Nous avons tout jeté, tout, par les fenêtres de façon à faire de la place. Tout le contenu de la maison a volé par les fenêtres. »

 

Au moins, si la famille expulsée (ou effacée) revient, ils ne pourront pas prétendre que vous n'avez pas fait le ménage !

 

      "Vous décrivez une armée aux normes éthiques très basses... (...) je suppose que, chez les réservistes, le niveau de retenue et de contrôle se soi seraient plus haut, mais je pense que, globalement, vous décrivez et reflétez le genre de situation dans laquelle nous nous sommes trouvés. Après la guerre de 1967, quand les gens sont revenus du combat, ils se sont réunis en cercles et ont décrit ce par quoi ils étaient passés. Pendant des années, ceux qui ont fait ça ont été décrits sous l’expression "On tire et on pleure"."


Qu'est-ce que vous avez dû chialer malheureux !


     "En 1983, quand nous sommes revenus de la guerre du Liban, on a dit les mêmes choses sur nous. Nous devons réfléchir à ce qui nous est arrivé. Nous devons nous colleter avec ça, pour établir des normes nouvelles, ou différentes. Il est très possible que le Hamas ou l’armée syrienne auraient eu un comportement différent du mien. Mais le point essentiel est que nous ne sommes ni le Hamas, ni l’armée syrienne ni égyptienne. Si des religieux nous oignent d’huile et nous collent des livres sacrés entre les mains, et si les soldats de ces unités ne sont pas représentatifs de tout le spectre du peuple juif, mais seulement de certains secteurs de la population, à quoi devons-nous nous attendre ? A qui faisons-nous des reproches ?"


Pas de fausse modestie, soldat. Tout au long de l'histoire de l'Etat d'Israël vous vous êtes montrés bien plus efficients que l'ennemi syrien ou égyptien. Pourquoi le nier par une sorte d'auto-flagellation aussi inutile qu'affligeante ? 


      "L’armée israélienne est fort inventive quand il s’agit de nommer ses opérations. Les références sont le plus souvent bibliques. En tant que « traducteur engagé », tant que ce nom n’apporte aucune information, je me refuse dorénavant à suivre cette manie de mêler les références bibliques à des opérations militaires. Pour info, l’expression « Plomb durci » est tirée d’un poème de Bialik consacré à la fête de Hanouka, censé être chanté par de jeunes enfants (car l’opération a été déclenchée au moment de Hanouka)".

 

Ah, soldat Aviv, où va l'âme des poètes longtemps, longtemps après qu'ils aient disparu, comme chantait le grand Charles Trenet. A quand un récital des "Petits Chanteurs à la Croix de Fer" ?

 

 


 

 
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 17:00


LA METROPOLE, CE N'EST PAS LA GUADELOUPE

     Ils étaient 3 millions selon les organisations syndicales, 1 million et demi selon la flicaille, donc probablement 2 millions de "manifestants" au moins dans les rues de France et de Navarre. Et maintenant ?

       Être "solidaires des Antilles", c'est bien. Là-bas, ils ont tenu ferme un mois et demi contre vents et marées, contre les médias, l'administration du Nain Jaune, les békés patronaux, la répression étatique, etcetera. Ils se sont soudés jusqu'à obtenir la satisfaction de leurs principales revendications. Et encor, quand les esclavagistes du capital sont venus signer à reculons l'armistice du bout du Mont Blanc, de ceux-là ils ont exigé des garanties avec la dernière virulence.
       En métropole ? Rien de tout ça. La quantité (combien on est ?) ne détermine pas la qualité (comment agir pour obtenir ce que nous revendiquons ?) d'un mouvement revendicatif. Les principales centrales syndicales sont issues de la "paix sociale" et imprégnées de l'idéologie qui va avec : négociations, opinion publique, médias et paix des ménages. Nul doute : après le simple comptage des manifestants, elles ne savent quoi faire de ce "succès". D'autant que, s'étant toujours déclarées "apolitiques", elles n'ont la possibilité d'aller plus loin que l'habituelle table ronde avec les "partenaires sociaux", c'est-à-dire le patronat et les "politiques".
         

      Revenons tranquillement sur ce qui s'est passé à la Guadeloupe. Dans son élan énergique, le mouvement a suscité  sa propre direction politique, échappant ainsi au contrôle des syndicats opportunistes - d'ailleurs  fort tièdes à soutenir les îliens en lutte. C'est que ces derniers n'ont répondu à aucun des canons de la beauté du syndicalisme façon CGT, FO ou CFDT. Ils ont osé faire une grève "sale" : aucun préavis digne de ce nom, grève totale, reconductible jusqu'à l'obtention des mesures exigées, grève "illégale", non "démocratique" (les jaunes et autres briseurs de grève se sont enterrés vivants), pas de sex appeal médiatique. Le genre de moyens d'action devenu rarissime, qui pourrait cependant connaître un retour en grâce - crise oblige -, faisant hurler à la lune toute l'engeance tenace des "petits", petits patrons, petits békés exploiteurs, petits colons dans l'âme (et le côlon), pieds-noirs indécrottablement nostalgiques et petits privilégiés accros à leur petite condition. Au final, les îliens ont obtenu gain de cause ; pour autant ils n'ont pas relâché la pression sociale le lendemain. C'est la 1ère fois que le nabot idéologique présidant aux destinées du capitalisme français fait un pas en arrière. Cela n'en constitue pas uniquement un geste d'habileté diplomatique.
       Quelle était la crainte principale du tandem Sarko-Fion ? Le syndrôme de la "tache d'huile". Désormais les voilà rassurés. En face, il n'y a plus ce maudit négro d'Elie Domota. Ils ont retrouvé la bonhommie rougeaude des Thibaut, Chérèque and consorts. Ceux-là au moins ils les connaissent, ils les financent même et partagent avec eux un goût prononcé pour le statu quo, la paix sociale et l'esclavage salarié soft, les manifs-promenades le long de parcours fléchés, surveillées par un service d'ordre bonnasse mêlant affectueusement syndicalistes et flics.


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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 18:06

QUAND UN ESPRIT frappant RENCONTRE UN ESPRIT frappé
QU'EST-CE QU'Y S'RACONTENT ?

DES HISTOIRES D'ESPRITS frappeurs :

DOCTEUR KNOCK-NAISSANCE VS "R.H.", LE MATCH DANS LE MATCH






    






















      Dr K.-naissance :
- je raconte une histoire différente, si vous préférez - Je dis que Énergie, Matière et Dieu - toujours le langage religieux - sont liés, éternellement liés, INDISSOCIABLES. Et que donc, dans tout ce qui est, dans tout ce qui se transforme et semble mourir complètement, il reste, en réalité, une part IMMORTELLE, toujours liée à un brin d’énergie ou de matière, qui est cette part qui vient de l’Origine, qui vient du Mystère, qui vient de l’Esprit, qui vient de Dieu. Il y a dans tout, en tout cas dans tout ce qui vit, une étincelle d’Esprit, une étincelle de Dieu. Et c’est pour cela que je dis que NOUS SOMMES AUSSI, quelque part, Dieu, et donc, dans cette part, IMMORTELS. ( Je dis « Dieu » pour que tout le monde comprenne, mais en réalité, c’est « Mystère » que je devrais dire, ou « Inconnu absolu », car, en réalité, vous le verrez, je ne crois pas en dieu, en tout cas tel que la tradition nous le présente.
.
     
"R.H." : Ah ! C’est de la science fiction, Docteur K. ! Mais j'aime ça. Dans mes réflexions, je me suis donné comme but de surmonter la folie collective, afin d'accéder à un monde sans criminel et sans guerre, dans laquelle les gens capables puissent prospérer et les gens honnêtes puissent avoir des droits, et dans laquelle l’homme soit libre d’atteindre des sommets plus élevés.

     
Dr K.-naissance : - Oui, votre approche est plus pertinente, plus proche de ce que nous savons vous et moi que celle qui racontait que Dieu avait chassé les hommes du paradis, parce qu’ils avaient mangé une pomme défendue !
      Dans ces conditions donc, cette parcelle, que nous allons dire symboliquement divine - nous verrons plus loin ce que nous mettons là-dedans, pour exprimer qu’elle vient de l’inconnaissable Origine, nous la SOMMES aussi forcément, nous ne pouvons pas ne pas l’être, car nous ne pouvons pas ne pas tenir notre être de l’Origine. Toi aussi, tu es Cela,
disent certains enseignements orientaux.

   "R.H." : - Personnellement, je me considère comme un philosophe religieux appliqué. En d'autres termes, ma philosophie se présente comme une religion, tout en offrant des « solutions pour les problèmes » de ses adeptes. Plus précisément elle se définit comme une religion traditionnelle, se fonde sur la croyance selon laquelle l'homme a été créé pour travailler à son propre bonheur. J'affirme aussi que l'homme est fondamentalement bon mais qu'à cause de son mental réactif, source d'irrationalité, il peut être conduit à agir de manière mauvaise. Ainsi, son « salut spirituel » dépendrait de sa relation avec lui-même, avec ses semblables et du fait d'arriver à une « fraternité avec l'univers ». J'affirme donner à l'individu le moyen de résoudre par lui-même ses problèmes, mettre de l'« ordre dans sa propre vie » et également lui permettre d'aider efficacement les autres. Le résultat obtenu se manifesterait par des progrès concrets visant à débarrasser la société de ce que j'estime être ses fléaux.

    
Dr K.-naissance : - Je souscris volontiers à votre vision universelle. Dans l’Origine, rien n’est séparé - c’est notre façon de l’imaginer dès le départ, mais c’est aussi la vision scientifique - en ce qui concerne seulement évidemment Matière et Énergie - de sorte que même la raison, à mes yeux, ne s’oppose pas à une vision telle que la vôtre. Cette parcelle, dis-je, est l’étincelle par laquelle je continue à dire que, parce que nous avons la constitution de l’Origine, nous avons quelque chose en nous qui est à la fois “divin” et “éternel”.

     Je fais donc l’hypothèse que le big-bang de l’Énergie primitive était aussi big-bang de la Matière et big-bang de l’Esprit, que les croyants appellent Dieu - je vais garder cette terminologie pour faciliter la compréhension.

     
"R.H." :  - Nous sommes sur la même longueur d'ondes universelle ! Je considère moi-même que la motivation fondamentale de la vie est la survie, elle-même étant située sur une échelle graduée allant de la mort à l'immortalité potentielle. Cette motivation est appelée la dynamique. Cette dynamique ou impulsion fondamentale se sépare en 8 dynamiques. L'homme aurait une impulsion à survivre sur chacune d'entre elles :

 

      1) l'impulsion à survivre en tant qu'individu ;
       2) l'impulsion à survivre à travers le sexe, la procréation et la famille ;

       3) l'impulsion à survivre en tant que groupe ou en tant que groupes ;

       4) l'impulsion à survivre en tant qu'espèce ; en l'occurrence l'humanité ;

     5) l'impulsion à faire survivre la totalité des formes de vie : plantes, animaux, insectes, etc. ;
        6) l'impulsion à survivre en tant qu'univers matériel (les énergies, la matière, les rochers, les planètes font partie de cette impulsion) ;

        7) l'impulsion à survivre en tant qu'esprits (la scientologie considère que la personne est un esprit « habitant un corps » et n'est ni son corps ni son mental) ;

        8) la huitième dynamique étant la dynamique de l'être suprême.

    
Toutes ces dynamiques sont des divisions arbitraires de la dynamique fondamentale qui les englobe toutes.

       Dr K.-naissance : - Oui, nous sommes d'accord : il existe un principe universel, plus fort que la science et la matière, qui a enfanté ce que nous sommes. Moi je tire cela de la Logique de l'Esprit.

[Toutes les tirades sont des copiés-collés scrupuleux. Bon, le docte docteur Knock-le-mazout, vous le connaissez déjà sous son vrai nom : "Con-(de)-naissance". Question: mais qui est donc l'autre, ce "R.H." dont le Sous-Lieutenant vous assure sur la Force et l'Honneur qu'il n'a pas plus inventé celui-là et ses deliriums très minces qu'il n'a imaginé les propos du docteur cinglé ?]  

 

 

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 09:07


HEUREUX LES AGNOSTIQUES !


     Au gré d'aléatoires pérégrinations, il arrive comme vous au Sous-Lieutenant de tomber sur des personnages intrigants, bizarroïdes ou tout simplement insignifiants, mais dont l'approche permet de clarifier à l'insu de leur plein gré des notions fondamentales.
       Sinon, ce genre de trouvaille serait sans intérêt. Il se trouve que dans le cas exposé ci-dessous, le bonhomme est copieusement bardé d'auto-décorations. Pour commencer par quelque chose, il s'auto-proclame "Connaissance" et prétend par cette appellation sonore exposer à un parterre d'éventuels admirateurs les réflexions profondes tirées de son existence de petit bonhomme. Vous connaissez Karpov, quand il a aperçu l'enseigne, il est entré aussi sec, of course (de chevaux). Si vous le permettez, entrons nous aussi dans le vif du sujet. Citation de Mr "Connaissance" :


"Que nous permet d'espérer la connaissance ?

Dans E = mc2, l’Esprit, forcément, est déjà là !


L’Énergie Égale la Masse multipliée par une constante, le carré de la vitesse de la Lumière... Le signe = et * ne peuvent exister dans cette formule - dans toutes les formules - que si la Logique (de l’Esprit) fait partie de la formule. SANS ELLE, PAS DE FORMULE ! PAS D’ÉQUIVALENCE ! L’Énergie, la Masse, la Lumière, sont incontestablement des choses physiques, matérielles, palpables ; mais ce qui les réunit, c’est la Logique, la part d’Esprit qui décrète l’équivalence. Comment n’ai-je pas compris cela plus tôt ?" (Fin de citation)

      N'est-ce pas ? Donc le gars, il voit la formule à Bébert "E = mc2," dont on lui dit le plus grand bien et hop !, il en tire sa formule à lui :


E (Esprit logique) = m (moi) multiplié par c2 (couillonnades au carré)


et décrète qu'il vient de formuler le Saint-Graal de la "Connaissance".


    


      "Bon sang mais c'est bien sûr !"
s'est-il exclamé un beau matin, se découvrant ainsi habité par "la Logique de l'Esprit", un locataire cérébral à l'état dormant qui venait subitement de se réveiller. Savez-vous que si Mr "Connaissance" habitait au bord du Niagara, il aurait les oreilles décollées et le front plat (vous avez deviné pourquoi ?). Toujours est-il que le Sous-Lieutenant demanda courtoisement à Mr "Connaissance" d'où sortait-il, cet Esprit frappant.
     C'est alors que surgit un autre bonhomme, singulièrement différent du précédent, un susceptible vindicatif bilieux, postillonnant des insanités de type caca nerveux, brandissant en outre à l'adresse d'un Karpov devenu
soudain indésirable par sa simple participation des avertissements sans frais de censure prochaine. Qu'à cela ne tienne, pour ne pas contrarier plus le docte docteur Knock-naissance, le Sous-Lieutenant a retiré ses billes sur le champ, afin de ne pas lui laisser le loisir de jouer des cisailles (na !). Entretemps, le cuistre avait déjà viré 2 envois (dont un de Karpov) et trituré ça et là quelques échanges précédents afin de retomber sur ses pa-pattes. Le docteur Knock-naissance s'avère être, entre autres, un charlatan doublé d'un pompeux prétentieux.

     Revenons-en au fond de la question : la "Logique" de l'"Esprit" universel qui présida à la création de l'Univers. Les explications du gugusse chatouilleux sur ses élucubrations rendaient la compréhension de celles-ci épineuses :
   
 

       "Puisque E=mc2, autrement dit que l’énergie égale la masse multipliée par une constante - le carré de la vitesse de la lumière - il n’est pas irrationnel, tout au contraire, de considérer que tout est lié : Énergie, Matière et Esprit. J’insiste: ET Esprit."

      


    Pour la bonne bouche, le docteur Knock-naissance rajouta 2 chapitres supplémentaires à l'exposé de sa géniale découverte, après avoir piqué une crise d'épilepsie à cause de votre serviteur :


      "Je fais donc l’hypothèse que le big-bang de l’Énergie primitive était aussi big-bang de la Matière et big-bang de l’Esprit, que les croyants appellent Dieu - je vais garder cette terminologie pour faciliter la compréhension.
      C’est ici, à mes yeux, que les matérialistes se trompent en ignorant le big-bang de l’Esprit. Du coup, forcément, pour eux, quand la matière se désagrège : tout se désagrège. À leurs yeux, l’homme n’est que matière ; le mental, qui résume l’homme qui pense et réfléchit, dépend totalement du cerveau ; quand celui-ci meurt, tout de l’homme meurt forcément".

     Double ajout précipité, dont Karpov se targue d'être à l'origine. En effet, au départ le génial cuistre croyait avoir posé son "invention" sur des bases "scientifiques". Mais la venue du Sous-Lieutenant l'a fait se rétracter instantanément dans sa coquille fumeuse, d'où, après quelques éructations passagères, il se hâta de modifier les pré-supposés de sa conférence loufoque.
    

     Cependant, déroulons jusqu'au bout le PQ pontificateur du docte conférencier :


      "Je répète, c’est à ce niveau, qu’à mes yeux, les théoriciens athées se séparent de ma vision - et de la vision de tous les croyants, quelles que soient les formes de croyance - Ils n’envisagent, dans le big-bang, que l’expansion de l’Énergie et de la Matière - comme si l’Esprit, sous forme singulière et particulière, n’y était pas déjà contenu, ce qui voudrait dire que l’Esprit peut naître de l’Ènergie ou de la Matière".

      

     Plutôt noueuse, la pensée au cuistre bouffonnant ! Bon, le Sous-Lieutenant ne rechigne pas à nettoyer les moules ou à écosser les fèves, alors il peut bien, pour la beauté du geste, peigner le girafon :


       Mr Con-(de)-naissance nous révèle toute l'originalité de "sa" vision ("ma vision", qu'il dit dans un élan touchant de bouffissure flatulante), le démarquant du reste de l'humanité entière, les croyants comme les "théoriciens athées". Si une personne lisant cette  appellation bizarroïde en devine la signification profonde, Karpov lui sera reconnaissant de le faire savoir ; quant à lui il fera passer l'explication au conférencier qui, la plupart du temps, ne comprend pas lui-même ce qu'il a voulu dire (c'est pour cette raison qu'il a modifié nombre de chapitres parmi sa macédoine après que le Sous-Lieutenant lui ait plongé la tête dedans). Restez avec nous, le sketch n'est pas terminé :     
      
     "Pour moi, c’est cela qui faisait problème : je me suis toujours demandé comment l’Esprit aurait pu survenir, de l’Énergie et de la MATIÈRE, s’il n’y était pas déjà ? C’est pourquoi je considère que la formule E=mc2, ne fait pas apparaître que la Matière et l’Énergie, mais aussi la Logique de l’Esprit. Sans elle : Pas de formule possible. l’Esprit était donc déjà là dans l’Énergie primitive. J’en conclue, en opposition à leur vision, que si la matière du cerveau disparaît, tout de l’homme ne disparaît pas, car, selon ce que je viens de dire, je fais l’hypothèse qu’IL RESTE cette parcelle d’Origine, cette parcelle de Mystère, cette parcelle d’Esprit, cette parcelle de Logique, de Dieu... - appelez cela comme vous voudrez -."

      Voilà comment le docteur Knock-naissance démontre la validité de ce qu'il pense être un postulat scientifique. Nulle part il n'explicite ce qu'il appelle "la Logique de l'Esprit". Karpov émet une hypothèse : il s'agit de son "esprit" à lui, le cuistre pompeux et pompant, qui ne veut surtout pas être assimilé à un "théoricien athée" ou "matérialiste", mais ne désire pas non plus qu'on l'appréhende comme un banal croyant. Lorsque votre serviteur lui a suggéré qu'il n'était qu'un agnostique honteux, comment pensez-vous que le gugusse a réagi ? Anathèmes, malédictions fusèrent aussitôt. Et des arguments ? Autant que de beurre en broche, comme vous avez pu le lire ci-dessus : affirmations assénées avec l'évidence du philistin qui prend sa vessie pour le ver luisant de l'"Esprit" universel.


      Quelle puissance supra-terrestre ! Quelle inimaginable énergie que celle qui a permis à Mr C. de re-fonder notre Univers à partir de la seule "logique de l'Esprit universel" !

        Qu'il soit permis au Sous-Lieutenant P.M. Karpov, en hommage à l'oeuvre grandiose, de re-formuler à son tour les prémisses de la Genèse universelle :

        Au commencement était la Logique de l'Esprit universel du docteur Knock-naissance. Au commencement l'Esprit universel du docteur Knock-naissance créa...le docteur Knock-naissance.


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 16:00



ET LE VENTRE RACISTE EST ENCOR FERTILE, D'OU A SURGI L'IMMONDE BÂTARD :

L'ANTI-"RACISME" !


     
Vous n'êtes pas sans savoir que les Antilles sont en train de produire un mouvement social exemplaire, parce que politiquement radical. Après avoir essuyé un revers retentissant, la classe dirigeante tente actuellement de discréditer les salariés Guadeloupéens en lutte.
Après la flicaille, c'est l'arme médiatique d'abrutissement massif qui entre en service, suscitant une soi-disant "polémique" autour du leader Elie Domota. Des ficelles aussi subtiles que les cordes d'amarrage d'un Cap-Hornier !

    Ce bourdonnement furieux de l'Administration métropolitaine a vu le retour, non du Jedi mais du Jégo, et ce sur 2 plans. Après avoir été rapatrié par le Nain Jaune présidant au destin nascionâl (et inter-nascionâl) de la Bourgeoisie, le gigot-à-cravate est ressorti du micro-ondes pour fustiger devant un parterre de journaleux bavants et baveux les « dérapages verbaux inadmissibles » du leader politique Guadeloupéen.
     Petit rappel des propos qui ont été saisis au bulldozer par les spin doctors à Sarko-le-Nabot-idéologique :

      1) "Que les entrepreneurs qui refusent l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires quittent la Guadeloupe" ; 

       2) "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage".

      P.M. Karpov émet 2 petites remarques :

       1) Cette invite claire et peu amène résulte d'un mouvement qui s'est battu un mois et demi durant et faisant preuve de vigilance - à juste titre ! - afin que sa victoire toute relative ne se transforme en mascarade humiliante ;    

        2) l'avertissement second ne constitue pas tant un avertissement sans frais qu'un constat plaqué sur la réalité : à la Guadeloupe comme à la Martinique ou à La Réunion et ailleurs, l'esclavage existe encor ! Sous une forme évoluée, il rampe insidieusement et diffuse sa matière fielleuse dans les rapports humains. 

       Cet épisode n'est qu'une escamourche idéologique de la lutte des classes, illustrant au passage toute la  vacuité
minable des péroreurs patentés ratiocinant à longueur d'effets de manche sur "l'indépendance de la Justice" et autres tartes rhétoriques moisies à la crème propagandiste avariée. Voici que l'Elysée a sifflé : "Au pied !" et qu'un petit procureur des îles flottantes sur la gadoue capitaliste est venu se mettre en arrêt queue tendue devant le papatt'ron. Le minuscule cuistre à poil ras, langue bavante de gratitude, oeil humide et soumis, dentition courte et acérée a ouvert une enquête pour (placez votre index sur la bouche afin de ne pas rendre le 4 heures) décider éventuellement des poursuites à entamer à l'encontre du négro qui a botté le cul des békés capitalistes. L'intitulé est à crever de rire, à vomir sinon à pisser sur un professeur de "droit" (de droit tordu !) : "racisme anti-Blancs". Le politically correct importé outre-Atlantique de chez nos alliés politiquement sous-doués mène à tout.      

       La parole est maintenant à celui qu'"ils" n'oseront pas inculper :

     « S'il y a convocation devant les tribunaux, nous ferons en sorte que le tribunal soit l'espace où il y aura ce qu'on peut appeler le grand déballage sur la réalité sociale, historique et culturelle de la société guadeloupéenne en 2009 ».

       Tout juste ! Imaginez-vous un instant que le gouvernement au Fion va oser intenter un procès en racisme contre un leader politique Noir, procès organisé par les serviteurs des esclavagistes capitalistes contre les descendants d'esclaves qui les ont mouchés proprement ? Ce serait se tirer une rafale de FAMAS dans les bourses en crise.
      L'enjeu est avant tout idéologique. Le gigot ne s'en cache pas, partageant en cela l'avis de Madâme Parisot - la tenancière de l'Hôtel du Patronat. La paire s'offusque en choeur de ce que le préambule à l'accord avec le LKP  qualifie l'économie de la Guadeloupe d'«économie de plantation», c'est-à-dire, selon eux d'«économie esclavagiste». C'est la raison pour laquelle le Medef local a refusé de signer cet accord, expliquent-ils à l'unisson. Ah ! ces politicards... ils n'aiment appeler un chien "un chien" que lorsqu'il s'agit de pointer un membre du personnel en grève. Les salariés, les employés sont en fait des collaborateurs (comme en 40 ?), l'accumulation du capital, c'est la croissance et le progrès, la crise économique mondiale est une question de folie déraisonnable. Il n'y a que pour les grévistes que leur vocabulaire se densifie légèrement : preneurs d'otage, irresponsables, terroristes, manipulateurs, idéologues, et coetera et queue-de-rat.
Et maintenant, le fin du fin, tout juste dé-iophylisé du micro-ondes idéologique : celui que ces salauds de bananias ont choisi comme porte-parole est un raciste. Parfaitement Mâme !

         Il n'y a pas plus sujet à caution que l'idéologie dominante, notamment lorsqu'elle se mêle de légiférer sur des thèmes tels que le racisme. En agitant la volonté outrancière d'universaliser celui-ci en l'appliquant aussi bien à un Noir "anti-Blancs" qu'à un Blanc "anti-Noirs", les spin doctors assermentés cherchent à occulter l'aspect essentiel des tensions actuelles, à savoir un pur affrontement classe contre classe, dans lequel le "racisme" a bon dos.
         Selon votre serviteur, les cuistres étatiques ne sauraient poursuivre jusqu'à la fin des fins cette logique. Ayant commis une erreur de tir, ils ne tarderont guère à le réajuster (si ce n'est déjà fait) et à revenir aux fondamentaux du brisage de lutte : pourrissement, propagande médiatique massive, opportunisme syndical, etc.
        Et le Sous-Lieutenant ajoute : malheureusement.
Pourquoi ? Ca, tous vous le savez, bien sûr !
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 10:03




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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:09


LE PIRE AVATAR DE L'ANTI-SEMITISME ?

L'ANTI-"ANTI-SEMITISME"!

       C'est une époque formidable que celle-ci. Le Sous-Lieutenant P.M. Karpov combat pour promouvoir quelques idées simples et humaines : destruction du mode de production, abolition du salariat, dépassement du Marché mondial, suppression des classes sociales. Ce programme concis, s'il a été déjà  vaillamment défendu, n'a pas encor été appliqué. Nulle part vous ne trouverez de trace historique du commencement d'un début de "Nouveau Monde".
       Nulle part la société de demain n'a encor entamé son chemin de lutte, de fureur et d'humanité. Ni dans le Paris de la Commune, ni dans la Russie d'Octobre 1917 ou l'Allemagne "mère blafarde" des années 20 (que certains fifrelins osent encor qualifier d'"années folles").
        Que faudra-t-il pour que nous nous extirpions de la gadoue capitaliste ? Oh, 3 fois rien : un terrible affrontement classe contre classe, dont les Antilles ne sont qu'un avant-goût édifiant. La violence sera ré-appropriée par tous ceux que le système a damnés à jamais, dans cette société au sein flétri de laquelle une autre société est impossible.

      Cela fait plus d'un demi-siècle que les partis, syndicats et organisations diverses de l'opportunisme protéiforme de la gauche-foie gras promènent les foules "sentimentales" de forums démocratiques en débats d'opinion. Tout cela, cette noria furibonde d'images, de sons et de bla-blas éthiques pour occulter le seul choix réel pour le genre humain : civilisation ou communauté humaine, gemenweisen.

       En 1945, la gauche stalinienne en place a fait gober aux masses survivantes que l'alternative réelle se jouait entre "démocratie" et "bête immonde". On exigea des survivants de l'effroyable boucherie de "se retrousser les manches" et de "reconstruire"...le capitalisme.
        Aujourd'hui, à écouter les cris d'orfraie des vieux Templiers du PCF, la "bête immonde" demeure le seul danger pour nos belles "démocraties". Et merde pour le colonialisme, la corruption, l'exploitation forcenée des travailleurs et, de crises en crises, la course à l'abîme de l'accumulation du capital ! A part "ça", vous pouvez dormir tranquilles, braves gens, "no pasaran !"

      Chez les petits-bourgeois de la gauche bio-dégradée, l'argument est imparable : l'existence de la "démocratie" garantit à un Etat un label de qualité l'autorisant à toutes les ignominies. Les Etats-Unis appliquent la peine de mort par pendaison, électrocution, injection et chambre à gaz (des petites, des "individuelles") ; ils dévastent des pays entiers au nom du "Bien", de la "liberté" et de la "démocratie". Leur administration livre très officiellement des cargaisons gigantesques d'armes ultra-sophistiquées de destruction hyper-massive à Israël, qui le leur rend bien en appliquant autour de son territoire les mêmes préceptes de "liberté" et de "démocratie" à l'encontre de la Palestine.
         En se soudant sans condition à l'Etat sioniste, l'Europe participe de cette croisade humaniste bien-pensante. Dès lors qu'il s'agit des intérêts impérialistes, les "droits de l'homme" viennent à point nommé pour dénoncer le fascisme des résistants du Hamas. Ceux-ci, bien qu'élus démocratiquement, ont été frappés du sceau de l'infâmie par l'idéologie dominante. Ils sont les représentants de la "barbarie moyen-âgeuse", qu'Israël combat au nom de la démocratie et de la "civilisation occidentale". Si on les massacre, c'est pour leur "bien", naturellement, tout comme leurs "frères" Irakiens et bientôt, pourquoi pas, le peuple Iranien...pourquoi ne pas leur faire connaître à eux aussi les faveurs de la liberté, "liberté chérie" qu'on écrira avec leurs tripes et leur sang sur tous les murs en ruine ?

         L'argument principal, la pierre de touche du dossier, la charge de la preuve ? L'anti-sémitisme, la pire peste du IIème et du IIIème millénaires, selon les Torqueimada de la Sainte-Inquisition anti-"anti-sémite". Ils ont même fondé une organisation qui s'auto-intitule "Ligue Contre le Racisme et l'Anti-sémitisme", appellation curieuse si l'on y pense d'un peu plus près : différencier "racisme" et "anti-sémitisme", quel procédé curieux. Qu'est-ce à dire ? Le Sous-Lieutenant Karpov vous propose une analyse interprétative de cette chirurgicale séparation idéologique :

     " Selon nous [les Torqueimada de la S-I A-"A-S"] de tout temps, l'humanité a été en proie aux pulsions racistes mais l'anti-sémitisme remonte à encor plus loin ; il s'inscrit dans la création divine. Le fils à dieu a d'ailleurs été supplicié et cloué sur des madriers en tant que "Roi des Juifs". Le ver dans la pomme, ce n'est pas seulement cette aspiration blasphématoire des femmes à être les égales des mâles barbus avec ou sans tresses, mais aussi et surtout l'anti-sémitisme premier. Et le ventre du serpent est encor fertile d'où a surgi la bé-bête immonde..."

        Le résultat d'un tel bombardement théologique est l'envahissement du droit et de la philosophie bourgeoises par les stigmates de l'anti-"anti-sémitisme", et conséquemment le marquage des manières de "raisonner" du tout-venant pipole-médiatique au fer rouge de cette pensée totalitaire monolithique, d'ailleurs essentiellement véhiculée par d'anciens staliniens-maos reconvertis comme un seul à l'évangélisme impérialiste.
         En toutes occasions, les anti-"anti-sémites," saisissant prestement leur mégaphone méga-médiatique, hurlent à ce-que-vous-savez. Tout le champ de la "communication" s'imbibe par porosité de cette  hystérie meuglante. Une sorte de Carnaval grotesque et dérisoire, où les mêmes personnages de comédie viennent délivrer les mêmes répliques surannées. Jusqu'à de jeunes femmes Juives, créant de toutes pièces des happenings médiatisables, dans lesquels elles jouent avec conviction les victimes fantasmées d'horribles néo-nazifiants anti-sémitiques ricanants et velus ! Ah, le métro n'est plus à l'abri...des mythomaniaques. Jusqu'à des fondamentalistes sionistes s'envoyant à eux-mêmes sur leur portable des messages "à caractère passible d'une amende" et de la taule sans sursis. Jusqu'à des négas-sionistes, qui, jouant à fond leur rôle indispensable, assermenté et rémunéré, nient les actes des Apôtres du Sionisme, nient les tueries, les destructions, nient la souffrance d'un peuple bombardé quotidiennement, essentiellement celle des mères et de leurs enfants et des vieillards qui n'ont plus la capacité de se mouvoir et de s'escaper suffisamment vite pour échapper aux bombes intelligentes que l'Empire du "Rêve" fournit complaisamment aux habitants de la terre qui leur était "promise".
     
     Toute cette mascarade a un but, un seul. Il s'agit de détourner le regard des masses de leur véritable ennemi. Qui ne sont ni les Juifs spécifiquement, ni les intégristes de tous bords, de tous poils de barbes, de tresses et de parties honteuses.

     Le seul ennemi des salariés, des chômeurs, des paysans sans terre, des femmes Musulmanes ou Juives, des enfants babyloniens du Tiers-Monde (oui, il existe encor !), des animaux sauvages en voie d'extermination et des forêts premières, c'est

                                                      LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE


[En exergue, voici une lettre glanée sur la Toile :


     Je m’appelle Claude Raymond, c’est moi seule qui ai interpellé Arthur à Vals-les-Bains, j’ai le droit de m’exprimer face à l’emballement dément et à l’accusation d’antisémitisme dont les médias ont fait leurs choux gras depuis un mois. A Vals-les-Bains, où la configuration est particulière (casino, théâtre et bar donnant sur un hall à entrées multiples), c’est la police qui a interdit l’entrée du théâtre, et c’est Arthur lui-même qui a annulé son spectacle. Notre manifestation, sans le moindre soupçon d’antisémitisme, était pacifique et d’ailleurs la police n’a procédé à aucun contrôle d’identité. Deux journalistes du Dauphiné libéré étaient présents et ont relaté correctement l’événement dans son édition du 18 janvier 2009. La dépêche de l’AFP était également exacte. Alors, pourquoi tous ces mensonges : journalistes sans éthique ou volonté délibérée de tordre la vérité ? Mesdames et Messieurs les journalistes, c’est à vous que je pose la question !

     Revenons à Vals-les-Bains, après une heure d’attente, Arthur s’est présenté en victime : «
On m’attaque pour ma religion, je suis juif ». Je suis juive aussi, je le lui ai dit, il m’a regardée et c’est bien la première fois que ses yeux exprimaient un sentiment, une haine féroce. Il y a eu ensuite son texte dans Le Monde. « La haine des incendiaires des âmes », une longue pleurnicherie victimaire et pas un mot sur son soutien (ou pas) à l’Etat d’Israël. Et j’ai enfin compris. Sous son air benêt se cache un redoutable mariole, et quoi de mieux pour booster son spectacle, qui n’attire pas les foules (à ce qu’on dit), que de jouer sur le communautarisme des uns et la solidarité contre l’antisémitisme des autres. Pain bénit !

     J’ai tenté, sans résultat, de joindre des rédactions pour rétablir la vérité et surtout pour faire comprendre qu’il est irresponsable d’assimiler le refus du sionisme assassin à l’antisémitisme. Les vrais antisémites sont toujours là et vous ne serez plus crédibles en hurlant au loup quand ils se déchaîneront.

     Je suis juive, petite-fille de déportés morts à Auschwitz, enfant cachée pendant l’Occupation, traitée de « sale youpine » toute mon enfance et victime d’une campagne antisémite dans mon joli village de l’Ardèche il y a vingt ans, j’y ai laissé mon entreprise, une variante de « rumeur d’Orléans ». Je connais les ravages du véritable antisémitisme en France, je doute fort qu’Arthur comprenne de quoi je parle, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la religion dont il se réclame et qui relève de la sphère privée, je suis athée et mes grands-parents venus de Pologne, Icek et Rosa Rosenberg, n’étaient pas religieux non plus…

     Je suis membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix). Les médias (presse, radios, télés) ne peuvent continuer à dérouler le tapis rouge à tous les Français sionistes sans les confronter aux Français qui ne peuvent plus supporter les massacres impunis commis par Israël, cet Etat voyou qui a perdu son âme. Si les médias n’ont pas ce courage, qu’ils ne s’étonnent pas quand nous nous faisons entendre directement, comme, au hasard… à Belfort, Lille ou Vals-les-Bains.

Claude Raymond"

lectrice du Nouvel Obs' - nobody's perfect -, à propos de la polémique suscitée par l'annulation du spectacle du présentateur-producteur Arthur à Val-Les-Bains.]
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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans karpov
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 13:36



HE TOI !... LE PATRON !
QUE TU SOIS BEKE, BEC DE LIEVRE OU LANGUE DE PUTE...




LES DOMS, TU LES AIMES OU TU-LES-
QUITTES !
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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
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