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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 19:17


HE TOI, LA MERE ROYALE, DAME-PATRONESSE DE LA GAUCHE IMMOBILIERE ET DEFICITAIRE !

TU VAS LES PRESENTER QUAND, TES EXCUSES AUX SALARIEES QUE TU EXPLOITES ET QUE TU NE PAIES JAMAIS ?
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 17:44

 

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de Mamie,

Et sans lui filer un rond te mettre à l'agonir,

Ou prendre en un seul coup la mise de cent parties,

Sans reste et sans dormir,

Si tu peux être rentable sans être là toujours,

Si tu peux être salaud sans cesser d’être à vendre,

Et, te sentant haï, haïssant à ton tour,

Pourtant frapper et te détendre,

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles,

Travesties par Royale pour exciter les blaireaux,

Et d’entendre baver sur toi leurs bouches molles,

En bluffant toi-même d’un mot,

Si tu peux rester riche en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en le montrant du doigt,

Et si tu peux aimer tous tes sponsors en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit rien pour toi,

Si tu sais médire, flagorner et te repaître

Sans jamais devenir aimable ou constructeur,

Flamber, mais sans laisser jamais le feu être ton Maître,

Pisser en l'air sans n’être qu‘un pisseur,

Si tu peux être en rut sans jamais être en nage,

Si tu peux être grâve et jamais pertinent,

Si tu sais être con, si tu sais être en rage,

Sans être moral ni gonflant,

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite,

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver tes actions et ta tête,

Quand tous les autres les revendront,

Alors les Rois, les Dieux, les élections, la Victoire

Seront tes esclaves pour pas un rond

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et Magloire,


TU RESTERAS PRESIDENT, GNAFRON !

 

 

 

 



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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:21


L'AFFICHE NOIRE

 

       Le 9 juillet dernier, une trentaine de soi-disant cinéastes avaient publié dans Le Monde un manifeste ignominieusement intitulé "Culture ne rime pas avec gratuité". Au lieu de se battre pour ladite gratuité sur le Net, ces gougnafiers-là - tous de la gauche-supers-pompes - constataient ce que tout le monde sait déjà. Le Sous-Lieutenant leur propose un terme qui, lui, rime richement avec leur "culture" de fats : caricature. Votre serviteur a examiné pour vous la liste des minables petits privilégiés qui osent conchier la jeunesse pirate. Alors pour commencer, certains s'attribuent avec une présomption hénaurme la fonction de "cinéaste" :

       - Patrick Braoudé : vous seriez bien en peine de citer une seule de ses croûtes !

       - Gérard Krawczyk : si vous avez apprécié à leur juste valeur "Taxi" II, III et IV ;

       -
Claude Lelouch : no comment.

      Certes cette liste recèle également d'éminents cinéastes, mais qui ont en commun d'être des "has been", à une ou 2 exceptions près :

       - Alain Corneau : incapable de sortir une toile digne de ce nom depuis "Stupeur et tremblements" en 2002 ;

       -
Costa-Gavras : le vieux Grec de la gauche humaniste n'arque plus. Son ultime, "Eden à l'Ouest", a fait pssschit !, barré par un autre sur le même thème (l'immigration sauvage), "Welcome", d'un petit jeune, Philippe Lioret qui, par pudeur ou pour faire de la lèche aux prods', a aussi déposé son nom sur l'ignominieuse liste ;

       -
Bertrand Tavernier : le trop bavard dinosaure érudit de la pellicule vient jout juste de sortir "In The Electric Mist". Le Sous-Lieutenant ne saurait trop vous inviter à le pirater à donf' !

       - Catherine Breillat : elle, on se demande bien ce qu'elle fout là, vu que personne ne la télécharge !

       -
Jean-Jacques Beineix : pour ceux qui croyaient que l'auteur du remarquable "IP 5" (qui remonte quand même à 1992 !) s'était euthanasié de désespoir face à l'incompréhension générale de son talent inégal ;

        mais aussi...

      - un autre Bertrand, "Blier" celui-là, un autre Jean-Jacques, "Annaud"...

      et encor (parmi les plus présentables)...

      -
Pierre Jolivet, Rachid Bouchareb (l'auteur du très crapuleux "Indigènes"), Michel Deville, Patrick Bouchitey, Pascal Thomas, Jean-Loup Hubert and, last but not least Gérard Jugnot.
      Karpov vous en passe d'autres et des pires, une véritable liste de placebos périmés.

      Tout ce triste monde s'est notamment rendu coupable de l'assertion suivante, que le Sous-Lieutenant soumet à votre libre-arbitre :

    

     "Le projet de loi sur Internet ne doit pas sacrifier la création à l'impérialisme sans limites du Net".

 

VOUS OSEZ PARLER D'"IMPERIALISME" ?

 

HONTE SUR VOUS, TAS DE BOURGEOIS PITEUSEMENT ASSIS SUR LE TRÔNE DE VOS PRIVILEGES !

 

LE PIRATAGE EST LEGITIME ! C'EST UNE GRATUITISATION DE LA "CULTURE", PORTANT ATTEINTE A LA MAIN-MISE PLANETAIRE DES MAJORS !

 

VIVE LE PIRATAGE MONDIAL D'INTERNET !

 

 

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 16:36






UNE NATION DE LUNATIQUES (4)

"S'il existât jamais une société malade, la voici."

       Que dire du théâtre aujourd'hui ? Quand on pense au Continent, ou même à des parties de l'Asie, notre théâtre, notre musique, c'est du néant. (...) Les pièces de Broadway et d'Off B'Way, ce n'est pas du grand théâtre. Il n'y a pas de théâtre pour le peuple. (...) Nous avons de l'argent, beaucoup, mais pour les bombes, les sous-marins, les têtes chercheuses, pour tout ce qui est destructif, jamais pour la culture, l'éducation, ou pour soulager la pauvreté ! Et dire que des milliers de gens pauvres habitant le pays soi-disant le plus grand du monde sont obligés de se nourrir avec des aliments pour chien et pour chat. Je dis des milliers mais, d'après ce que j'en sais, ça pourrait être des millions.



       Et que dire au sujet de nos nobles forces de l'ordre, nos supposés protecteurs? De quels crimes ne sont-ils pas coupables ! Quelle haine, quelle méfiance n'inspirent-ils pas ? Corrompus est tout juste le mot qui convient ! Et nos héros ? C'est dans les rangs du sport qu'il faut aller les chercher. En ce moment, c'est Muhammad Ali. Demain ce sera peut-être un quaterback ou un lanceur gaucher. Nous avons eu nos héros dont la plupart ont été assassinés ou conduits au cimetière ! Beaucoup de héros silencieux. C'est dangereux de résister...dans un pays où nous avons élevé une race d'hommes tel que le Col Blanc, l'Anglo-Saxon Protestant - un monstre façonné par la nuit des temps, une espèce qui n'hésitera jamais à s'adonner à ses lubies. D'autres pays ont également des dictateurs...capables d'accomplir des actions atroces. Mais seul l'Américain, ce "100 pour 100", accomplit ses méfaits avec une contenance aussi aimable et une mine aussi franchement hypocrite. Se pencher sur le Vietnam donne la nausée. Et il y a des gens qui traitent nos anciens combattants comme des "héros", à Dieu ne plaise.



       Au-dessus de la confusion, du double-jeu, coiffant le tout, plane un soupçon généralisé. On ouvre le journal et l'on peut être sûr de retrouver les histoires de la veille et de l'avant-veille. Maires, gouverneurs, présidents de banque et même leaders religieux ne sont plus au-delà du soupçon. La crème de la société, comme on dit, a des pensées tout aussi criminelles que la lie. Les enfants tuent parce qu'ils s'ennuient. Ils font ça pour donner des coups, disent-ils. Les meurtres passionnels sont de plus en plus rares et, de plus en plus nombreux ceux accomplis de sang-froid et sans raison. S'il existât jamais une société malade, la voici. A mon avis, nous sommes pires que les Romains à leur grande époque. Du temps des Romains, c'étaient les empereurs et les praticiens qui étaient pathologiques. Aujourd'hui, en Amérique, ce sont les citoyens. C'est pire qu'alors puisqu'il faut aussi inclure les enfants. Ce sont les enfants qui sont les plus effrayants. Sous quelle lune furent-ils conçus par erreur ?




       Toutes les professions ont été corrompues. Physiciens, avocats, professeurs ou juges peuvent être achetés. L'argent fait la loi. L'argent est vraiment la seule chose qui commande. Tout le reste n'est que silence. Tout le reste contemple sans écarquiller les yeux les atrocités se perpétrer les unes après les autres. Parler du public, c'est parler du Sphinx ignorant. Il n'entend rien, il ne voit rien, il ne renifle rien, il ne dit rien. Et pendant ce temps, il dégage une odeur fétide - pas l'odeur de sainteté, comme dans les anciens temps, mais l'odeur de la neutralité, de l'indifférence, celle de "va te faire foutre, Jack ! Fais gaffe à toi ! Remballe ta merde !"

      Ici, nous nous vantons d'avoir un système biparti. En réalité, c'est un système de pur chaos. D'autres pays sont considérés "chaotiques" à cause de l'état de leurs affaires. Cependant, qu'est-ce qui pourrait être plus chaotique que nous ? A la tête du chaos siège un homme soi-disant élu par le peuple. Néanmoins, c'est ironique. Réfléchissez-y ! De la totalité des leaders possiblement et potentiellement efficaces parmi 200 millions de personnes, nous n'avons le droit de choisir qu'entre deux. Encore faut-il que l'un soit Démocrate et l'autre Républicain. (...) Et ce Républicain ou ce Démocrate n'a de chance que s'il est l'ami non du peuple mais des "intérêts" déguisés. Des millions de dollars sont dépensés pour élire un imbécile ou un coquin, de toute façon, une marionnette soumise. Et c'est ce qu'on appelle une forme démocratique de gouvernement. Une dictature bénévole ferait mieux l'affaire!

(1978)

[à suivre]



     
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 00:00

GARE,
GARE AUX "BLACKS BLOCKS" ! (AND WITH A YELLOW JACKET)



[London, wednesday the first of April]

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00









UNE NATION DE LUNATIQUES (3)

"Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début !"

     Quand Lincoln fit la Proclamation d'Emancipation, nous avons pensé que l'esclavage était définitivement aboli. Nous n'imaginions pas alors les ghettos des Etats du nord avec des problèmes raciaux pires que le sud n'en a jamais connus. Après les esclaves noirs, nous avons créé les esclaves blancs - les esclaves de l'ère de la Machine. Le Ku Klux Klan existe encore. La Mafia aussi ! (...)

      


       En fait, malgré tout notre discours progressiste, nous sommes aussi étroits d'esprit, bourrés de préjugés et assoiffés de sang que nous l'avons toujours été. Un coup d'oeil à notre situation militaire - le Pentagone ! - suffit à nous saisir d'effroi. La dernière guerre - le Vietnam -, quelles actions insensées ! Tamerlan et Attila ne sont rien comparés à nos derniers monstres armés de canons nucléaires, napalm, etc. Si Hitler a pratiqué le génocide, que dire de nous ? Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début ! Celui qui est en désaccord avec nous, qu'il disparaisse ! C'est vrai pour les indiens, les noirs, les mexicains, qui que ce soit. Et puis il y a la T.V. et le cinéma. Avec eux, tout y passe. Les enfants grandissent en regardant crimes, meurtres, viols, tortures, tout ce qu'on peut imaginer de plus insensé, d'arriéré, de barbare. Autant de facettes de notre "progrès" chéri. Et nous nous demandons pourquoi notre nation, notre peuple s'écroule par tous les bouts. Je me demande très sincèrement s'il existe un seul aspect de la "civilisation" que je puisse louer. Je n'en trouve aucun. Les prisons sont les antres du vice. Les écoles, des sièges pour apprendre...quoi ? De nos jours, le maître a peur de ses élèves ! Tout le monde a peur de quelque chose, jusqu'aux microbes. Sans arme, on n'ose pas sortir la nuit. En fait, se promener dehors la nuit est devenu quelque chose de suspect. (La 42e rue et Broadway sont aujourd'hui le vagin du monde alors que Hollywood et Vine en constituent le trou du cul.)





      Comme il est vrai le proverbe brésilien - Quando merda tiver valor pobre nascem sem cu - (Quand la merde aura de la valeur le pauvre naîtra sans trou du cul !)

      Discuter aujourd'hui de maladies vénériennes et de consommation de drogues est un lieu commun. Tous jeunes, les adoescents se refilent des maladies vénériennes. Le pourcentage de ceux qui en sont affectés est colossal. Il en va de même pour les drogues et l'alcool. Une nation d'intoxiqués ! Même grand-mère se pinte !

      A l'âge de vingt et un ans, je suis allé à Washington D.C. pour voir le Congrès à l'oeuvre en pleine cession. Qu'ai-je vu ? En premier lieu, le crachoir ! (...) Quel spectacle ! Des rustres sans éducation, les pieds sur la table, buvant à la bouteille, trop ivres, quelques-uns, pour se lever, tenir debout et faire un discours intelligent. "Et ce sont ces gens-là qui nous représentent !", me suis-je dit, "Pfuitt! Ils mériteraient d'être jetés à la rue comme le cochon de Gadarene !" (Résultat partiel, je n'ai jamais voté de ma vie.) C'était il y a soixante ans. A l'exception des crachoirs, le tableau n'a guère changé. Je suppose qu'ils ont passé de mode.



       Quand j'étais jeune, personne dans mon entourage, n'était drogué. Il y avait des amis qui se droguaient, sans doute, mais en très petit nombre. Aujourd'hui, même les gens "respectables" se défoncent. (...)

       Si vous regardez les nouvelles à la T.V., vous ne manquerez pas de remarquer aussitôt après qu'on différencie très peu les choses les unes des autres. Après avoir annoncé un épouvantable tremblement de terre dans quelque pays lointain, on glisse à un scandale mesquin, le plus souvent concernant des homosexuels, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, suivi de flashes concernant l'effondrement d'une banque importante, un village massacré, des fourgueurs pris sur le vif lors d'une grosse opération de hasch ou de cocaïne, plus quelques potins de dernière heure sur les comédies de nos leaders à Washington. Tout ça raconté avec la même expression tête de noeud, un mélange d'idiotie crasse et d'indifférence abyssale.

      Telle est l'éducation que reçoivent nos jeunes. Ce qu'ils apprennent à l'école ne prête pas à conséquence ni ne les aide dans leur lutte avec le monde. Si ce damné système d'éducation avait un gramme de réalité, on leur apprendrait d'abord les arts martiaux, les arts machistes, la boxe inclue, la lutte, le judo et le karaté. On leur enseignerait à tuer la conscience tranquille... On leur apprendrait à boire, à fumer, comment baiser l'autre en cas de besoin, comment faire et balancer des bombes en période révolutionnaire, comment violer (filles sans défense, femmes et grands-mères). En bref, comment survivre dans une époque telle que la nôtre. (...)



    
     Les gens de notre époque sont tout aussi gredins, catins, infects et odieux qu'au temps de la Reine Elizabeth. Certes, mais où sont les Shakespeare, les Drake, les Raleigh ?


(1978)

[à suivre]




[à suivre]
     

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 17:19



MES EXCUSITUDES AUX SENEGALITUDINAIS




Quelqu'un est venu ici vous dire que « la femme du XVIème arrondissement parisien est forcément entrée dans l'Histoire par la lucarne des chiottes en marbre de cas rares ».

Pardon pour ces paroles évidentes et qui n’auraient jamais dû être prononcées par quelqu'un comme moi mais qui n’engagent que "Lui XVI" (car le Hongre Nain habite pas loin de chez moi). Vous aussi, amis à la peau sombre, vous avez subi l’histoire, vous l’avez subie bien avant la colonisation, vous l’avez subie avant, pendant, et vous la subissez depuis.

Pardon d'avoir un paternel "lieutenant-colonel d'artillerie de marine". Ca ne s'invente pas des trucs pareils, même pour faire mousser le microcosme médiatique.

Pardon d'avoir un cousin
Benoît (que dans la famille on surnomme "cousin Benêt") colonel, qui a même écrit un bouquin intitulé "L'éthique du soldat français". Personne ne l'a lu mais ça fait quand même une fierté pour la famille.

Pardon pour les prénoms de mes frères et soeurs (en plus du mien, évidemment): en fait, Père et Mère m'avaient appelée
Marie-Ségolène. Et le reste de la nichée n'est pas mal non plus : Marie-Odette, Marie-Nicole, Marie-Couch'toi là (non, je déconne, mes Amis Africanitudains), Gérââârd (hommage bien involontaire à Coluche de la part du Lieutenant-Colonel mon Père) non, ne vous gaussez pas de lui, le pauvre Gégé, en plus il a été embringué à l'insu de son plein gré dans l'affaire de l'assassinat d'un malheureux écolo...Heureusement que c'était sous un gouvernement de gauche. Bon, puis vint vôtre serviteuse, ensuite Antoine, Paul (jusqu'ici tout ne va pas si mal), HenrY (tout est dans le "y"), et et... SIGISBERT. (Si ! Y'a un type qui se ballade en pleine nature, qui s'appelle SIGISBERT ROYAL
et qui est mon frère cadet). Oh ! Peuple Sénégalitudinien, mille fois pardon !

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:53
         

BORDEL A CUL


Entourloupé par les malfrats
Et succombant sous les contraintes,
Je change de style les gars,
J'abandonne les demi-teintes.
Je tire à vue et dans le tas !
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Verlaine avait au moins l'absinthe
Qu'en 14 on interdira.
Il en tirait de douces plaintes
Et des rimes de 100 carats.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
On me vend du faux mascarat, ah ah...

Est-ce le tocsin ou le glas ?
Une cloche invisible tinte,
Et cette horrible rumeur-là
C'est l'An 2000 qui se pointe
Du côté de Mururoa.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
La cote d'alerte est atteinte
Dans le Sahel et le Biafra.
Devant leurs vaches sacro-saintes,
Les Hindous sautent les repas.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Quelle idée de naître là-bas, ah ah...

Dans la patrie de Neruda
Les aurores se sont éteintes.
Partout l'on se heurte aux soldats,
Chaque minute est une crainte,
Un gadget made in USA.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Le Pape à Rome, les mains jointes,
Prieura quand la nuit sera,
Puis tout au bout de sa complainte,
Lance une bulle
ex catedra.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Au grand jamais n'avortera ! Ah ! Ah !

Dans un hôtel à cancrelats,
Une fille horriblement peinte
Sur un lit bancal et sans draps
Attend qu'aboutisse l'étreinte
D'un michton qui n'en finit pas.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Nous, comme putes, l'on s'éreinte
Pour le gîte et le bout de gras.
La liberté, déjà restreinte,
Au fil des jours mets les
adjas.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
89 c'est vieux déjà, ah ! Ah !
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Réinventons le
Ca Ira
ah ! Ah !

(1975)


Jean-Roger CAUSSIMON
(1918-1985)

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:09



UNE NATION DE LUNATIQUES  (2)

"Chaque homme, chaque femme, chaque enfant est une bombe potentielle."

    Notre entrée dans la Première Guerre mondiale fut, pour parler poliment, une gaffe monumentale. Regardez où se trouve aujourd'hui le grand ennemi de l'espèce humaine !

     La guerre, la guerre... Je me les rappelle toutes depuis ma plus tendre enfance : la guerre hispano-américaine, la guerre russo-japonaise, la guerre des Balkans - et ainsi de suite, sans arrêt. Comme l'écrivait Jean Giono dans Refus d'Obéissance, le Capitalisme se nourrit de la guerre. Il ne pourrait pas exister sans la guerre.




     Aujourd'hui, la guerre est l'oeuvre de tous les partis, libéraux réactionnaires, quels qu'ils soient. (...) L'homme semble né pour tuer. Pays leader, nous avons enseigné au reste du monde comment s'annihiler les uns les autres, la faune et la flore avec.

      L'aventure lunaire captiva l'attention du public un court laps de temps mais, aujourd'hui, le sentiment est que cette expérience n'avait aucun objectif bienfaisant. (Le Pentagone ne manquera pas d'en tirer avantage.) Bientôt, nous n'aurons plus besoin d'uniformes, de tranchées, d'épreuves de tir ; nous pourrons rester assis sur des chaises, où que nous nous trouvions, et manipuler la liste des morts. La guerre en rocking-chair ! Aucun besoin de généraux, d'amiraux et toute leur clique. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant est une bombe potentielle.

      Quand j'ai dit tout à l'heure que nous avions déjà un pied dans la fosse, j'incluais aussi bien tous ceux qui nous imitent partout dans le monde. Nous disparaîtrons tous ensemble. Il se peut que quelques primitifs et quelques espèces de bêtes sauvages survivent à l'holocauste. C'est indiscutable : nous qui, à l'heure actuelle déterminons la société, sommes incapables de maintenir le navire à flot. Chaque idée progressiste que nous mettons à exécution nous renvoie loin en arrière.

      Depuis le début nous avons eu nos gangsters, nos assassins, nos politiciens corrompus. Quand avons-nous eu une belle, propre, heureuse époque ? A mon souvenir, jamais. Enfant, j'ai entendu parler de Tammany Hall. Enfant, j'ai vu la police montée charger la foule sans défense à Union Square, pareille à d'expérimentés cosaques. Enfant, les "héros" dont j'entendais parler étaient l'amiral Dewey (un nigaud) et Teddy Roosevelt de San Juan Hill. Je n'ai jamais entendu parler de Emerson, Thoreau, Whitman.  (...)




      Des bibliothèques municipales, des librairies - il n'y en avait pas près de chez moi. J'avais vingt et un ans quand je rencontrai Emma Goldman à San Diego et découvris le mot culture. Grâce à elle, j'ai sauté directement de Mark Twain à Nietzsche.




       Il n'y a pas que les vice-présidents qui soient des imbéciles finis, des rien-du-tout, c'est le cas de la plupart des gens dans ce pays. Combien de grands écrivains, de grands peintres, de grands musiciens avons-nous produits au cours des siècles ? Plus facile de nommer de célèbres escrocs !

     Récemment, nous avons eu le cirque du Watergate. A en juger par la réaction des gens, on pourrait imaginer que nos politiciens n'ont jamais fait que de grossières erreurs, jamais accomplis le moindre crime. D'après notre comportement nous avons l'air de croire qu'il est en notre pouvoir d'éliminer le mal une fois pour toutes.



(1978)

[à suivre]


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:38




UNE NATION DE LUNATIQUES (1)

"Continuez, mes Chers Américains, fouettez
vos chevaux jusqu'au bout - ouvrez toutes les
 vannes et libérez-là - dansez, que le reste tournoie -
bientôt vous l'atteindrez cette vitesse folle et
vous ne pourrez plus ralentir quand bien même
ce serait votre désir. Au moins munissez-vous sans
tarder, Vieux et Nouveaux Etats, de plusieurs,
milliers d'asiles d'aliénés. Vous êtes en bonne voie
de créer une nation de purs lunatiques."

WALT WHITMAN (A Magnificent Farce)





           Deux siècles à peine et nous voici déjà pratiquement dans la fosse. Augelspiet! Personne ne se souciera de notre effondrement, pas même ceux que nous avons aidés à survivre. Au cours du déroulement de notre brève histoire, nous avons réussi à empoisonner le monde. Nous l'avons empoisonné avec nos idées de progrès, de rendement, de mécanisation. De nos vigoureux pionniers, nous avons fait des robots. Nous avons déshumanisé le monde où nous vivons.

      Les rejetons de l'Ancien Monde auraient pu être considérés comme des dieux par les aborigènes de ce continent. Mais ils les ont très vite désillusionnés ainsi qu'enseignés à nous craindre et à nous haïr. (C'est nous, les visages pâles, qui avons appris, aux indiens comment scalper l'ennemi !) Nous avons été tout aussi durs avec ceux qui, bien que de notre société, avaient parfois une autre façon de concevoir l'existence. (...) Nous avons dépossédé les indiens de leur terre et fait de notre mieux pour les éliminer. Jamais nous n'avons songé à payer nos dettes.



      Il semble que nous ayons été conçus dans la violence et la haine, que nous soyons ici-bas pour pratiquer le pillage, le viol et le meurtre. Nos livres d'histoire passent sur nos cruautés, nos abominations, la conduite immorale de nos chefs, le fait, pour prendre un exemple bénin, que l'un des plus grands hommes que nous ayons jamais produits, Thomas Jefferson, ait eu des enfants naturels avec l'une de ses esclaves noires. Ils appelèrent ça une république, une démocratie, mais ça n'en était pas une alors et ça n'en est pas une aujourd'hui. Quelques patriciens issus de familles aisées contrôlaient le gouvernement de ces Etats. Même au temps de Walt Whitman la corruption était monnaie courante. Leaves of Grass est un superbe Chant au Moi, mais les écrits en prose immédiatement postérieurs sont une condamnation sans appel de la Société Américaine.




       Un jour, j'ai vu dans une vitrine de magasin, une affiche encadrée représentant tous les Vice-Présidents que nous ayons eus. Une collection de portraits de brigands. Certains ressemblaient à des criminels, d'autres à des pauvres d'esprit, les derniers à des idiots finis. Pour s'en assurer, il suffit de regarder la mine évasive ou perplexe des politiciens et hommes d'Etats du monde entier quand on parle d'eux.

(1978)

[à suivre]


  



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