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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 15:17

LE RETOUR DU COW-BOY
 
 
 
 
   
     1845
: "Les masses réclament la guerre." (New-York Herald) "Partons en guerre. Le monde est devenu triste et insipide, tous les navires doivent être capturés et les cités abattues, et le globe mis à feu et à sang afin que nous puissions redémarrer. Ca pourrait être drôle. Quelque chose d'intéressant. Dont on puisse parler." (Journal of Commerce) "Les esprits jeunes et ardents qui se pressent dans les villes exigent un exutoire à leur énergie, et leur attention se porte déjà sur le Mexique." (Morning News)
    
     Les journaux relayaient-ils le sentiment de l'opinion publique ou l'inspiraient-ils ?

[Howard ZINN, Une histoire populaire des Etats-Unis]


(suite) :



(à suivre)
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 17:54

L'EMPIRE S'ATTAQUE ! 



 


[à suivre]

(remerciement fraternel à Yacedjaz : o2soudubalcon.canalblog.com)
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 13:02


MARIAGE DE RAISON (D'ETAT)

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carla-bruni.jpg    roi-Fahd.jpg

     Il ne faut désormais plus dire "Carla Bruni" mais "la mère Sarkozy". La vieille-belle aristo transalpine a épousé le nain Hongrois dans la plus stricte intimité (c'est pour ça que tout le monde le sait).
     L'union a été célébrée sur place, au Palais de l'Elysée, quoi. Ce qui devrait poser un grave problème moral. Il n'y a pas un mois que le petit gros a effectué un pèlerinage au Vatican, où Panzer Ier le fit "chanoine d'honneur" (Bigard quant à lui a reçu le Bitoniot d'or 2007 de l'humoriste chrétien le plus désopilant). Suite à cette sanctification mondaine, le pin's néo-libéral s'est fendu d'un discours des plus pieux, vantant les mérites d'une saine vie spirituelle (la sienne?), en appelant avec émotion aux racines profondément chrétiennes de la France.
     Aussi le Sous-Lieutenant Karpov ose-t-il poser la question : comment concilier une telle profession de foi avec un mariage laïque bouclé à la va-vite, qui plus est en compagnie d'une go-go girl retraitée (c'est vrai, ça, la mère Sarko a pris sa retraite avant 40 balais. Chocking, isn't it ?) ?

      Les dessous féminins de l'affaire sont de 2 ordres religieux :

       1) Les 2 jeunes mariés sont des ex-divorcés. Surtout la mère Sarkozy.
    
     2) Le nabot effectue une tournée au Moyen-Orient. Il a notamment déclaré : "La France veut être l'ami des pays Arabes". Il se trouve que le protocole saoudien exige que tout visiteur étranger soit marié, fut-il président de la Raie publique et "ami" de longue date.

     C'est donc pour complaire aux cheikhs pétroliers ultra-milliardaires que le néo-libéral chrétien Sarkozy s'est macqué officiellement avec la bergère rital à la retraite. Pour pouvoir se faire dérouler le tapis vert par des ultra-intégristes qui, tout en vomissant le "Grand Satan" états-unien, lui lèchent les pompes lorsqu'il envoie son commis texan en tournée ; des barbichus à gros ventre au discours moyen-âgeux, des qui se poudrent les naseaux, menant grand train, buvant Champagne et bouffant de la truffe périgourdine, tout en se faisant monter aux étages des fausses vierges de luxe entre 2 prières à la mosquée, des exploiteurs de chair humaine enturbannés comme des momies, vitrines ambulantes de bling-bling platiné.

     Mais que fait donc le char d'assaut pontifical... y roupille ou quoi ?

       
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 11:12

THE EMPIRE HAS ALWAYS STRIKED BACK

undefined(Lenine nettoie les écuries d'Augias de l'impérialisme mondial)


     De tous temps il a existé et il existe encor des partis soi-disant "ouvriers" pour promotionner à propos de la concurrence une position chauvine : défendre sur le marché mondial "leurs" travailleurs nationaux, défendre "leur" pays, etc. C'est-à-dire dans les faits, cautionner le fait que l'entrepreneur le plus performant jette à la rue des prolétaires, du moment qu'ils sont originaires d'autres contrées, de pays "étrangers". Sans oublier que ce résultat s'obtient en pressurant tant et plus les salariés autochtones. Ces partis "de gauche" dissimulent leur nationalisme économique derrière une rhétorique pseudo-radicale ; en réalité, au nom de "l'économie nationale" ils exacerbent la concurrence entre travailleurs.
     
     Il n'est jamais inutile de rappeller que les salariés, quelles que soient leurs origines, sont enchaînés à un seul et même système esclavagiste. Il n'est jamais superflu de répéter infatigablement qu'il n'existe pas de solution "nationale" à leur exploitation internationale. Il est nécessaire de clamer haut et fort que leur émancipation se fera grâce à l'union de tous partout sur la planète, tous pour un seul but, tous dans une seule organisation, leur organisation, dirigée contre l'impérialisme mondial.



CHAPITRE VI : LE PARTAGE DU MONDE ENTRE LES GRANDES PUISSANCES [extraits]


     "...le trait caractéristique de la période envisagée, c'est le partage définitif du globe, définitif non en ce sens qu'un nouveau partage est impossible, - de nouveaux partages étant au contraire possibles et inévitables, - mais en ce sens que la politique coloniale des pays capitalistes en a terminé avec la conquête des territoires inoccupés de notre planète. Pour la première fois, le monde se trouve entièrement partagé, si bien qu'à l'avenir il pourra uniquement être question de nouveaux partages, c'est-à-dire du passage d'un "possesseur" à un autre, et non de la "prise de possession" de territoires sans maître.

     Nous traversons donc une époque originale de la politique ... mondiale, étroitement liée à l'"étape la plus récente du développement capitaliste", celle du capital financier."

     "Il est ... hors de doute que le passage du capitalisme à son stade monopoliste, au capital financier, est lié à l'aggravation de la lutte pour le partage du monde."

      La chasse aux colonies menée par tous les Etats capitalistes à la fin du XIXème siècle, et surtout après 1880, est un fait universellement connu dans l'histoire de la diplomatie et de la politique extérieure."

     "Il n'est pas sans intérêt de constater que dès cette époque, [les] dirigeants politiques de la bourgeoisie ... voyaient nettement le rapport entre les racines pour ainsi dire purement économiques et les racines sociales et politiques de l'impérialisme contemporain. (...) Le salut est dans les monopoles, disaient les capitalistes en fondant des cartels, des syndicats et des trusts. Le salut est dans les monopoles, reprenaient les chefs politiques de la bourgeoisie en se hâtant d'accaparer les parties du monde non encore partagées."

     "...au seuil du XXème siècle, le partage du monde était "terminé". (...) Si l'on compare, par exemple, la France, l'Allemagne et le Japon, pays dont la superficie et la population ne diffèrent pas très sensiblement, on constate que le premier de ces pays a acquis presque trois fois plus de colonies (quant à la superficie) que les deux autres pris ensemble. Mais par son capital financier, la France était peut-être aussi, au début de la période envisagée, plusieurs fois plus riche que l'Allemagne et le Japon réunis. (...)
      "A côté des possessions coloniales des grandes puissances, nous avons placé les ... petits Etats, [lesquels] sont, pourrait-on dire, le prochain objectif d'un "nouveau partage" possible et probable...(...) Le capital financier est un facteur si puissant, si décisif, pourrait-on dire, dans toutes les relations économiques et internationales, qu'il est capable de se subordonner et se subordonne effectivement même des Etats jouissant d'une complète indépendance politique. (...) Mais il va de soi que ce qui donne au capital financier les plus grandes "commodités" et les plus grands avantages, c'est une soumission telle qu'elle entraîne pour les pays et les peuples en cause, la perte de leur indépendance politique."

     "La politique coloniale et l'impérialisme existaient déjà avant la phase contemporaine du capitalisme, et même avant le capitalisme. Rome, fondée sur l'esclavage, faisait une politique coloniale et pratiquait l'impérialisme. Mais les raisonnements "d'ordre général" sur l'impérialisme, qui négligent ou relèguent à l'arrière-plan la différence essentielle des formations économiques et sociales, dégénèrent infailliblement en banalités creuses ou en rodomontades, comme la comparaison entre "la Grande Rome et la Grande-Bretagne ". Même la politique coloniale du capitalisme dans les phases antérieures de celui-ci se distingue foncièrement de la politique coloniale du capital financier.

     Ce qui caractérise notamment le capitalisme actuel, c'est la domination des groupements monopolistes constitués par les plus gros entrepreneurs. Ces monopoles sont surtout solides lorsqu'ils accaparent dans leurs seules mains toutes les sources de matières brutes, et nous avons vu avec quelle ardeur les groupements capitalistes internationaux tendent leurs efforts pour arracher à l'adversaire toute possibilité de concurrence, pour accaparer, par exemple, les gisements de fer ou de pétrole, etc. Seule la possession des colonies donne au monopole de complètes garanties de succès contre tous les aléas de la lutte avec ses rivaux, même au cas où ces derniers s'aviseraient de se défendre par une loi établissant le monopole d'Etat. Plus le capitalisme est développé, plus le manque de matières premières se fait sentir, plus la concurrence et la recherche des sources de matières premières dans le monde entier sont acharnées, et plus est brutale la lutte pour [leur] possession..."

     "Naturellement, les réformistes bourgeois ... essaient d'atténuer l'importance de ces faits en disant qu'"on pourrait" se procurer des matières premières sur le marché libre sans politique "coûteuse et dangereuse", et qu'"on pourrait" augmenter formidablement l'offre de matières premières par une "simple" amélioration des conditions de l'agriculture en général. Mais ces déclarations tournent à l'apologie de l'impérialisme, à son idéalisation, car elles passent sous silence la particularité essentielle du capitalisme contemporain : les monopoles. Le marché libre recule de plus en plus dans le passé ; les syndicats et les trusts monopolistes le restreignent de jour en jour. Et la "simple" amélioration des conditions de l'agriculture se réduit à l'amélioration de la situation des masses, à la hausse des salaires et à la diminution des profits. Mais existe-t-il, ailleurs que dans l'imagination des suaves réformistes, des trusts capables de se préoccuper de la situation des masses, au lieu de penser à conquérir des [marchés] ?

     Le capital financier ne s'intéresse pas uniquement aux sources de matières premières déjà connues. Il se préoccupe aussi des sources possibles ; car, de nos jours, la technique se développe avec une rapidité incroyable, et des territoires aujourd'hui inutilisables peuvent être rendus utilisables demain par de nouveaux procédés (à cet effet, une grande banque peut organiser une expédition spéciale d'ingénieurs, d'agronomes, etc.), par l'investissement de capitaux importants. Il en est de même pour la prospection de richesses minérales, les nouveaux procédés de traitement et d'utilisation de telles ou telles matières premières, etc., etc. D'où la tendance inévitable du capital financier à élargir son territoire économique, et même son territoire d'une façon générale. De même que les trusts capitalisent leur avoir en l'estimant deux ou trois fois sa valeur, en escomptant leurs bénéfices "possibles" dans l'avenir (et non leurs bénéfices actuels), en tenant compte des résultats ultérieurs du monopole, de même le capital financier a généralement tendance à mettre la main sur le plus de terres possible, quelles qu'elles soient, où qu'elles soient, et par quelques moyens que ce soit, dans l'espoir d'y découvrir des sources de matières premières et par crainte de rester en arrière dans la lutte forcenée pour le partage des derniers morceaux du monde non encore partagés, ou le repartage des morceaux déjà partagés."

     "La superstructure extra-économique qui s'érige sur les bases du capital financier, ainsi que la politique et l'idéologie de ce dernier, renforcent la tendance aux conquêtes...  "Le capital financier veut non pas la liberté, mais la domination" dit fort justement Hilferding. Et un auteur bourgeois français ... écrit qu'il convient d'ajouter aux causes économiques de la politique ... d'aujourd'hui des causes sociales : "Les difficultés croissantes de la vie qui pèsent non seulement sur les multitudes ouvrières, mais aussi sur les classes moyennes, font s'accumuler dans tous les pays de vieille civilisation des impatiences, des rancunes, des haines menaçantes pour la paix publique ; des énergies détournées de leur milieu social et qu'il importe de capter pour les employer dehors à quelque grande oeuvre, si l'on ne veut pas qu'elles fassent explosion au-dedans."

     ... à l'époque de l'impérialisme politique, il faut noter que le capital financier et la politique internationale qui lui est conforme, et qui se réduit à la lutte des grandes puissances pour le partage économique et politique du monde, créent pour les Etats diverses formes transitoires de dépendance. Cette époque n'est pas seulement caractérisée par les deux groupes principaux de pays : possesseurs de colonies et pays coloniaux, mais encore par des formes variées de pays dépendants qui, nominalement, jouissent de l'indépendance politique, mais qui, en réalité, sont pris dans les filets d'une dépendance financière et diplomatique."

     "De tels rapports ont toujours existé entre petits et grands Etats, mais à l'époque de l'impérialisme capitaliste, ils deviennent un système général, ils font partie intégrante de l'ensemble des rapports régissant le "partage du monde", ils forment les maillons de la chaîne des opérations du capital financier mondial."

(Vladimir Illitch Oulianov, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, 1916)
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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 18:26

 
MEPRISABLES EUNUQUES DE LA MORALE BOURGEOISE

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(Abraham Lincoln
    
    
                                
                                                                                                                                                                                             

                                                                                              (1928 : Trotski vers son exil en Turquie)


    
     "L'importance d'Abraham Lincoln vient de ce que, pour atteindre le grand but historique assigné par le développement du jeune peuple américain, il ne recula pas devant l'application des mesures les plus rigoureuses quand elles furent nécessaires. La question n'est même pas de savoir lequel des belligérants subit ou infligea les plus lourdes pertes. L'histoire a des mesures différentes pour les cruautés des Sudistes et des Nordistes dans la guerre de Sécession des Etats-Unis. Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes!

     Quand la Commune de Paris eut été noyée dans le sang et que la canaille réactionnaire du monde entier se mit à traîner son drapeau dans la boue, il se trouva de nombreux philistins démocrates pour flétrir, avec la réaction, les Communards qui avaient exécuté 64 otages et parmi eux l'archevêque de Paris. Marx n'hésita pas un instant à prendre la défense de cette sanglante action de la Commune. Dans une circulaire du Conseil Général de l'Internationale, Marx rappelle - et l'on croit entendre des laves bouillonner sous ces lignes - que la bourgeoisie usa du système des otages dans la lutte contre les peuples des colonies et dans la lutte contre son propre peuple. Parlant ensuite des exécutions méthodiques des Communards prisonniers, il écrit :

     "
Il ne restait plus à la Commune, pour défendre la vie de ses combattants prisonniers, qu'à recourir à la prise des otages, coutumière chez les Prussiens. La vie des otages fut perdue et reperdue du fait que les Versaillais continuaient à fusiller leurs prisonniers. Eût-il été
possible d'épargner les otages après l'horrible carnage dont les prétoriens de Mac-Mahon marquèrent leur entrée dans Paris ? Le dernier contrepoids à la sauvagerie du gouvernement bourgeois - la prise des otages - allait-il n'être que dérision?"

        Tel fut le langage de Marx sur l'exécution des otages...


    L'indignation du prolétariat mondial, devant les atrocités commises par les Versaillais, était encore si grande que les brouillons réactionnaires préférèrent se taire, en attendant des temps meilleurs pour eux, - et ces temps, hélas ! ne tardèrent pas à venir...
 
      Quand la révolution d'Octobre résistait aux forces réunies de l'impérialisme sur un front de 8000 kilomètres, les ouvriers de tous les pays suivaient cette lutte avec une sympathie si ardente qu'il eût été risqué de dénoncer devant eux comme une "révoltante barbarie" la prise des otages. Il a fallu la dégénérescence totale de l'Etat soviétique et le triomphe de la réaction en divers pays pour que les moralistes sortissent de leurs trous..."

(Leur morale et la nôtre, 1938)
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 11:33


MORALE, VIOLENCE ET LUTTE DES CLASSES


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(1928 : Léon Trostki en exil à Prinkipo, Turquie)

    
     "...que faire de la révolution ? La guerre civile est la plus cruelle des guerres. Elle ne se conçoit pas sans violences exercées sur des tiers et, tenant compte de la technique moderne, sans meurtre de vieillards et d'enfants. Devons-nous rappeler l'Espagne ? La seule réponse que pourraient nous faire les "amis" de l'Espagne républicaine, c'est que la guerre civile est préférable à l'esclavage fasciste. Mais cette réponse tout-à-fait juste signifie seulement que la fin (démocratie ou socialisme) justifie dans certaines circonstances "des moyens" tels que la violence et le meurtre. Point n'est besoin de parler du mensonge ! La guerre est aussi inconcevable sans mensonge que la machine sans graissage. A seule fin de protéger les Cortès contre les bombes fascistes, le gouvernement de Barcelone trompa plusieurs fois sciemment les journalistes et la population. Pouvait-il faire autre chose? Qui veut la fin (la victoire sur Franco) doit vouloir les moyens (la guerre civile avec son cortège d'horreurs et de crimes).
     Et pourtant le mensonge et la violence ne sont-ils pas à condamner en "eux-mêmes"? Assurément, à condamner en même temps que la société, divisée en classes, qui les engendre. La société sans antagonismes sociaux sera, cela va de soi, sans mensonge et sans violence. Mais on ne peut jeter vers elle un pont que par les méthodes de violence. La révolution est elle-même le produit de la société divisée en classes dont elle porte nécessairement les marques. Du point de vue des "vérités éternelles" la révolution est naturellement "immorale". Ce qui nous apprend seulement que la morale idéaliste est contre-révolutionnaire, c'est-à-dire au service des exploiteurs. "Mais la guerre civile, - dira peut-être le philosophe, pris de court - est une pénible exception. En temps de paix, un mouvement socialiste sain doit se passer de mensonge et de violence." Ce n'est que piteuse dérobade. Il n'y a pas de frontières infranchissables entre la pacifique lutte des classes et la révolution. Chaque grève contient en germe tous les éléments de la guerre civile. Les deux partis en présence s'efforcent de se donner mutuellement une idée exagérée de leur degré de résolution et de leurs ressources. Grâce à leur presse, à leurs agents et à leurs mouchards, les capitalistes cherchent à intimider et démoraliser les grévistes. Lorsque la persuasion se révèle inopérante, les piquets de grève sont, de leur côté, réduits à recourir à la force. On voit ainsi que "le mensonge et pire encore" sont inséparables de la lutte des classes dès sa forme embryonnaire. Il reste à ajouter que les notions de vérité et de mensonge sont nées des contradictions sociales".

(Leur morale et la nôtre, 1938)
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 09:55

      
THE EMPIRE IS STRIKING BACK

undefined(un "autre monde" implique un coup de balai révolutionnaire dans ce monde-ci)

       
Si on lit ou relit "L'impérialisme, stade suprême du capitalisme", qu'Illitch Oulianov rédigea en 1916, on constate à peu de choses près que rien de ce qu'analyse le leader bolchevik n'a changé. Tout au plus, les évolutions mises en lumière ont hypertrophié un mouvement qui date de leur apparition.
   
    Les chefs d'entreprise continuent d'obtenir l'abaissement du prix de leurs marchandises par l'abaissement des salaires, l'augmentation du temps de travail, la
sournoise répression quotidienne des salariés, l'élévation des cadences, le perfectionnement technique, ... Les "consommateurs" y trouvent à peu près leur compte et les capitalistes - en particulier les "djeuns" - peuvent ainsi s'insérer dans le marché mondial.
     L'accumulation du capital augmente la productivité et abaisse les coûts salariaux, aussi bien par une baisse relative des salaires que par "dégraissage" et délocalisation. La nature même du mode de production capitaliste exige d'augmenter sans cesse le taux de plus-value.
     Les vainqueurs sporadiques de cette impitoyable concurrence que se livrent les requins du Marché sont invariablement ceux qui obtiennent de leurs esclaves salariés le plus de sueur et de sang, le plus d'énergie physique et mentale, le plus de déshumanisation, le plus de destruction de la vie familiale et sociale. 
        Sur le ring planétaire de la concurrence, l'arbitre annonce aux adversaires :
 
"que le pire l'emporte !"

     Dans le Vème chapitre de "L'impérialisme...", la mondialisation - que Lenine appelle simplement "marché mondial" - est présentée comme la tendance inéluctable de l'économie de marché, tendance liée au besoin vital de l'accumulation capitaliste de s'élargir sans limite.


V. LE PARTAGE DU MONDE ENTRE LES GROUPEMENTS CAPITALISTES


     "Les groupements de monopoles capitalistes - cartels, syndicats, trusts - se partagent tout d'abord le marché intérieur en s'assurant la possession, plus ou moins absolue, de toute la production de leur pays. Mais, en régime capitaliste, le marché intérieur est nécessairement lié au marché extérieur. Il y a longtemps que le capitalisme a créé le marché mondial. Et, au fur et à mesure que croissait l'exportation des capitaux et que s'étendaient, sous toutes les formes, les relations avec l'étranger et les colonies, ainsi que les "zones d'influence" des plus grands groupements monopolistes, les choses allaient "naturellement" vers une entente universelle de ces derniers, vers la formation de cartels internationaux.

     Ce nouveau degré de concentration du capital et de la production à l'échelle du monde entier est infiniment plus élevé que les précédents."

     "L'industrie du pétrole fournit un exemple édifiant d'une tentative de repartage de ce genre, de lutte pour ce nouveau partage."

     "...les monopoles privés et les monopoles d'Etat s'interpénètrent à l'époque du Capital financier, les uns et les autres n'étant que des chaînons de la lutte impérialiste entre les plus grands monopoles pour le partage du monde."

     "Certains auteurs bourgeois ... ont exprimé l'opinion que les cartels internationaux, une des expressions les plus accusées de l'internationalisation du capital, permettaient d'espérer que la paix régnerait entre les peuples en régime capitaliste. Du point de vue de la théorie, cette opinion est tout à fait absurde ; et du point de vue pratique, c'est un sophisme et un mode de défense malhonnête du pire opportunisme. Les cartels internationaux montrent à quel point se sont développés aujourd'hui les monopoles capitalistes, et quel est l'objet de la lutte entre les groupements capitalistes. Ce dernier point est essentiel ; lui seul nous révèle le sens historique et économique des événements, car les formes de la lutte peuvent changer et changent constamment pour des raisons diverses, relativement temporaires et particulières, alors que l'essence de la lutte, son contenu de classe, ne saurait vraiment changer tant que les classes existent. On comprend qu'il soit de l'intérêt de la bourgeoisie ... de camoufler le contenu de la lutte économique actuelle (le partage du monde) et de souligner tantôt une, tantôt une autre forme de cette lutte. ... Et il ... s'agit évidemment ... de la bourgeoisie universelle. Si les capitalistes se partagent le monde, ce n'est pas en raison de leur scélératesse particulière, mais parce que le degré de concentration déjà atteint les oblige à s'engager dans cette voie afin de réaliser des bénéfices ; et ils le partagent "proportionnellement aux capitaux", "selon les forces de chacun", car il ne saurait y avoir d'autre mode de partage en régime de production marchande et de capitalisme. Or, les forces changent avec le développement économique et politique ; pour l'intelligence des événements, il faut savoir quels problèmes sont résolus par le changement du rapport des forces ; quant à savoir si ces changements sont "purement" économiques ou extra-économiques (par exemple, militaires), c'est là une question secondaire qui ne peut modifier en rien le point de vue fondamental sur l'époque moderne du capitalisme. Substituer à la question du contenu des luttes et des transactions entre les groupements capitalistes la question de la forme de ces luttes et de ces transactions (aujourd'hui pacifique, demain non pacifique, après-demain de nouveau pacifique), c'est s'abaisser au rôle de sophiste.

     L'époque du capitalisme moderne nous montre qu'il s'établit entre les groupements capitalistes certains rapports basés sur le partage économique du monde et que, parallèlement et conséquemment, il s'établit entre les groupements politiques, entre les Etats, des rapports basés sur le partage territorial du monde, sur la lutte pour les colonies, la "lutte pour les territoires économiques ".

(à suivre)
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 11:30


COMBAT DE MIROIRS DANS UNE GLACE

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     La principale et unique critique de Sarkozy provenant de la gauche consiste à dénoncer son côté clinquant, arriviste-proxénète, bref à s'écrier d'un ton courroucé : "Ah mon Dieu ! Mais que ce personnage est dégoûtant de vulgarité !..."
     Cette bonne vieille gauche très française s'offusque que l'attitude du petit bonhomme attente à la fonction présidentielle, qui se doit d'être remplie de solennité, de protocole, d'étiquette et de dignité.
     Une ré-incarnation d'un vicomte du XVIIIème siècle (d'avant la Révolution) ne protesterait pas autrement. Un président, monarque d'aujourd'hui, se doit d'afficher ostensiblement les marques de sa noblesse. Cela constitue d'ailleurs une formule défendue plus ardemment par la gauche que par la droite depuis le règne de Mitterrand : "Le Président est au-dessus de tous les Français", contrepoint laïque au "Roy de droit divin" de la monarchie.
      Les "sujets" du monarque présidentiels s'appellent des "citoyens", et la gauche entend bien que ces sujets-là continuent de vénérer leur dirigeant suprême. D'où son irritation grandissante à voir le Hongrois minuscule dévoyer chacun de ses actes, d'abaisser à hauteur de populace ses discours et ses gesticulations ; le peuple qui aimait assister aux exécutions publiques se délecte maintenant des contenus des poubelles aristocratiques, que la presse "libre" déverse pour lui sur les trottoirs.
    
     Existe-t-il donc une différence entre l'attitude de la gauche et celle de la droite quant à la manière de diriger ?
     Quand un politicien de droite enfile à son poignet une Rolex ou une Breitling or et diam's, la gauche pousse des "oh !", des "ah !" et crie à l'infâmie, au cynisme envers les pauvres.
     Tous ces humbles dirigeants humanistes, qui se réclament de Jaurès, Blum, Mendès-France et même du petit jésus non-soviétique, ne possèdent-ils donc aucun signe extérieur de "richesse" ? Aucun parmi eux n'est chef d'entreprise ? Aucun ne paie l'Impôt Sur les grandes Fortunes ? Aucun n'habite un appartement cossu d'une surface habitable largement supérieure à 200 m2 ? Aucun ne fait partie - socialement du moins - de ce qu'on n'appelle plus "la grande Bourgeoisie" ? Aucun ne se distrait en allant assister en grande tenue à des soirées mondaines, concerts classiques, opéras, expositions d'art et autres assemblées concernant uniquement le microcosme "bourgeois-bohème", où l'on s'entre-croise en débitant au km des formules précieuses et toutes faites, le petit doigt trempant légèrement dans la flûte à Champagne ou le toast caviardé ? Aucun ne va à la messe du dimanche en compagnie de ses semblables?
    
     Combien d'entre ces "socialistes"-là possèdent moins de 3 véhicules (quel type de véhicule) ? Combien utilisent régulièrement les transports en commun ? Combien font leurs courses et se font la cuisine eux-mêmes ? Combien n'ont-ils pas de femme de ménage attitrée (ne travaillant que pour eux) ? Combien n'emploient aucun personnel domestique ? Combien ont mis leurs enfants à l'école publique ? Combien ne sortent pas de l'ENA ou d'une Grande Ecole, où ils ont côtoyé en nombre leurs futurs soi-disant "adversaires" ? Combien n'étaient pas riches à leur naissance ? Combien n'ont jamais été impliqués dans des affaires de corruption concernant des sommes de 100 000 euros et plus si possibilité ?
    
     Depuis la fin de règne du Mythe errant s'est opéré un renversement d'axe orbital entre droite et gauche. Plus précisément, la gauche incline fortement à droite et inversement. Toutes ces "inclinations" pour en arriver à une "américanisation" de la vie politique hexagonale, soit 2 partis-siamois.
    
     Qu'il soit permis à l'auteur de ces lignes d'insister sur l'opportunisme structurel de la gauche bourgeoise française, nantie d'une hypocrisie sans bornes, n'exigeant qu'un mépris conscient.
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 14:38


LA BONNE NOUVELLE

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           La 1ère bonne nouvelle - excellente même - de l'an 2008 vient de tomber : le rallye Paris-Dakar n'aura pas lieu !

       
Il aura fallu que 4 membres d'une famille française qui faisaient du tourisme en Mauritanie soient décimés par des islamistes (selon les médias) pour que tombe la décision de supprimer pour cette année (seulement cette année, hélas) cette course grotesque.

            En cette année 2008, le désert sera épargné.
L'énorme caravane publicitaire pétaradante et prétentieuse ne viendra pas souiller le sable, la pierraille, la maigre végétation. La cohorte des centaines d'imbéciles en moto, 4X4 et camions ne polluera pas l'air pur des solitudes ocres et bleues, pontuées d'austères villages et d'oasis miraculeuses. Quelques enfants africains seront épargnés par les roues meurtrières de ces assourdissants assassins qu'on mythifie sur France 2. France 2, chaîne publique de crétinisation petit-standard, sur laquelle Gérard Holtz, le clône médiatico-sportif de Sarkozy sur l'émission "Stade 2", ne viendra pas couiner chaque soir le "sport-passion" des abrutis de naissance qui n'ont rien de mieux à foutre qu'aller vidanger leurs moteurs dans des lieux où la nature et les hommes conservent encor (pour peu de temps) une certaine noblesse, malgré la pauvreté, malgré la misère.
         Il n'y aura pas cette année de ces petits-bourgeois qui, affalés contre une dune, pleurnichent sans aucune retenue ni mesure sur la fin de "l'aventure"
, aux côtés de leur machine écrabouillée sur un caillou judicieusement dissimulé grâce à dieu.
          On aura la satisfaction de ne pas entendre de ces humanistes-tiers-mondistes à la mords-toi-le-noeud, venant expliquer aux usagers téléphilistes tout ce que le cirque monstrueux du Paris-Dakar a d'indispensable pour les "peuples" qui ont le privilège d'"accueillir" ces tonitruants parasites : on rejette chez eux notre oxyde de carbone à doses surconcentrées, on lâche également des tonnes de décibels dans l'air, on leur parachute des pompes à eau et autres ustensiles sâcrés sur la gueule, ils sont filmés et interviewés d'odieuse et
paternaliste manière par des journalistes sportifs, engeance exceptionnellement obtue, imbûe d'un esprit colonial qu'elle prend pour de l'humanisme et qui n'est qu'une vulgaire bonté touristique.

          Pour cela et pour le reste, comme dirait Jésus, qu'il soit beaucoup pardonné à ceux qui, volontairement ou pas et qu'ils portent ou non des barbes noires, ont été les instigateurs de cette bonne nouvelle.
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:48
 
CIGARETTES, ROLEX ET P'TITES PEPETTES

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     En ce début d'année 2008, le Sous-Lieutenant Karpov revient sur un évènement qui semble augurer que 2008 ressemblera à 2007 comme 2 sacs plastique.
    
       A l'occasion de la nouvelle règlementation sur le fûmage dans les lieux publics, on a pu voir monter au créneau main dans la main, usagers de la clope et commerçants-tenanciers de bars-tabacs.
     Dans un esprit sociable tout à leur honneur et digne des plus hautes vertus citoyennes, ils ont invoqué à hauts cris la liberté et la démocratie, soit la liberté de se goudronner leurs poumons et ceux des autres par la même occasion, plus la démocratie, c'est-à-dire l'institution qui permet à n'importe quel fumeur de s'en remettre à l'ordre public pour défendre ses droits de futur cancéreux à enfumer son prochain, son klebard, ses mioches, les voisins, ...
    
     Le Sous-Lieutenant insiste sur cet aspect argumental caractéristique de ces nobles défenseurs des "libertés" chéries : il en fut déjà question lors de la grève des cheminots, où les mêmes usagers et les mêmes marchands de soupe hurlèrent qu'on attentait aux mêmes "droits" et à la même "démocratie", qu'on prenait en otage chefs d'entreprise, usagers des transports et employés des dites entreprises.
    
     Cependant, l'administration Sarkozy sucra les retraites d'une certaine catégorie de salariés - que l'on dénonça comme outrageusement "privilégiés" - et il fut annoncé à tous que désormais, il allait falloir travailler bien plus et plus longtemps pour gagner bien moins et moins longtemps (afin que les patrons puissent de nouveau augmenter les profits d'entreprise de manière substantielle et concurrentielle, au nom de ce que vous savez...).
    
     Pour faire passer cette pilule de la taille d'une pizza états-unienne, que croyez-vous que le nabot élyséen brandit comme faisceau d'arguments imparables ? Hé bien, "la liberté, la démocratie et ragnagna". De retour de pèlerinage chez Panzer Ier puis d'une club-Méd'-party en Egypte chez le très démocrate Moubarak, c'était bien le moins qu'il pouvait faire.
    
   Sans jouer les Elizabeth Teissier (l'ancienne "call-voyante" à Mitterrand), le Sous-Lieutenant Karpov annonce sans solennité que quoi qu'il advienne, 2008 sera placé sous l'égide des droits du chrétien libre, civilisé, citoyen, démocrate et éventuellement chômeur, s'il n'est pas employé librement sous-payé dans une boîte merdique et citoyenne.
    
        Et joyeuses crêpes.
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