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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 16:00



ET LE VENTRE RACISTE EST ENCOR FERTILE, D'OU A SURGI L'IMMONDE BÂTARD :

L'ANTI-"RACISME" !


     
Vous n'êtes pas sans savoir que les Antilles sont en train de produire un mouvement social exemplaire, parce que politiquement radical. Après avoir essuyé un revers retentissant, la classe dirigeante tente actuellement de discréditer les salariés Guadeloupéens en lutte.
Après la flicaille, c'est l'arme médiatique d'abrutissement massif qui entre en service, suscitant une soi-disant "polémique" autour du leader Elie Domota. Des ficelles aussi subtiles que les cordes d'amarrage d'un Cap-Hornier !

    Ce bourdonnement furieux de l'Administration métropolitaine a vu le retour, non du Jedi mais du Jégo, et ce sur 2 plans. Après avoir été rapatrié par le Nain Jaune présidant au destin nascionâl (et inter-nascionâl) de la Bourgeoisie, le gigot-à-cravate est ressorti du micro-ondes pour fustiger devant un parterre de journaleux bavants et baveux les « dérapages verbaux inadmissibles » du leader politique Guadeloupéen.
     Petit rappel des propos qui ont été saisis au bulldozer par les spin doctors à Sarko-le-Nabot-idéologique :

      1) "Que les entrepreneurs qui refusent l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires quittent la Guadeloupe" ; 

       2) "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage".

      P.M. Karpov émet 2 petites remarques :

       1) Cette invite claire et peu amène résulte d'un mouvement qui s'est battu un mois et demi durant et faisant preuve de vigilance - à juste titre ! - afin que sa victoire toute relative ne se transforme en mascarade humiliante ;    

        2) l'avertissement second ne constitue pas tant un avertissement sans frais qu'un constat plaqué sur la réalité : à la Guadeloupe comme à la Martinique ou à La Réunion et ailleurs, l'esclavage existe encor ! Sous une forme évoluée, il rampe insidieusement et diffuse sa matière fielleuse dans les rapports humains. 

       Cet épisode n'est qu'une escamourche idéologique de la lutte des classes, illustrant au passage toute la  vacuité
minable des péroreurs patentés ratiocinant à longueur d'effets de manche sur "l'indépendance de la Justice" et autres tartes rhétoriques moisies à la crème propagandiste avariée. Voici que l'Elysée a sifflé : "Au pied !" et qu'un petit procureur des îles flottantes sur la gadoue capitaliste est venu se mettre en arrêt queue tendue devant le papatt'ron. Le minuscule cuistre à poil ras, langue bavante de gratitude, oeil humide et soumis, dentition courte et acérée a ouvert une enquête pour (placez votre index sur la bouche afin de ne pas rendre le 4 heures) décider éventuellement des poursuites à entamer à l'encontre du négro qui a botté le cul des békés capitalistes. L'intitulé est à crever de rire, à vomir sinon à pisser sur un professeur de "droit" (de droit tordu !) : "racisme anti-Blancs". Le politically correct importé outre-Atlantique de chez nos alliés politiquement sous-doués mène à tout.      

       La parole est maintenant à celui qu'"ils" n'oseront pas inculper :

     « S'il y a convocation devant les tribunaux, nous ferons en sorte que le tribunal soit l'espace où il y aura ce qu'on peut appeler le grand déballage sur la réalité sociale, historique et culturelle de la société guadeloupéenne en 2009 ».

       Tout juste ! Imaginez-vous un instant que le gouvernement au Fion va oser intenter un procès en racisme contre un leader politique Noir, procès organisé par les serviteurs des esclavagistes capitalistes contre les descendants d'esclaves qui les ont mouchés proprement ? Ce serait se tirer une rafale de FAMAS dans les bourses en crise.
      L'enjeu est avant tout idéologique. Le gigot ne s'en cache pas, partageant en cela l'avis de Madâme Parisot - la tenancière de l'Hôtel du Patronat. La paire s'offusque en choeur de ce que le préambule à l'accord avec le LKP  qualifie l'économie de la Guadeloupe d'«économie de plantation», c'est-à-dire, selon eux d'«économie esclavagiste». C'est la raison pour laquelle le Medef local a refusé de signer cet accord, expliquent-ils à l'unisson. Ah ! ces politicards... ils n'aiment appeler un chien "un chien" que lorsqu'il s'agit de pointer un membre du personnel en grève. Les salariés, les employés sont en fait des collaborateurs (comme en 40 ?), l'accumulation du capital, c'est la croissance et le progrès, la crise économique mondiale est une question de folie déraisonnable. Il n'y a que pour les grévistes que leur vocabulaire se densifie légèrement : preneurs d'otage, irresponsables, terroristes, manipulateurs, idéologues, et coetera et queue-de-rat.
Et maintenant, le fin du fin, tout juste dé-iophylisé du micro-ondes idéologique : celui que ces salauds de bananias ont choisi comme porte-parole est un raciste. Parfaitement Mâme !

         Il n'y a pas plus sujet à caution que l'idéologie dominante, notamment lorsqu'elle se mêle de légiférer sur des thèmes tels que le racisme. En agitant la volonté outrancière d'universaliser celui-ci en l'appliquant aussi bien à un Noir "anti-Blancs" qu'à un Blanc "anti-Noirs", les spin doctors assermentés cherchent à occulter l'aspect essentiel des tensions actuelles, à savoir un pur affrontement classe contre classe, dans lequel le "racisme" a bon dos.
         Selon votre serviteur, les cuistres étatiques ne sauraient poursuivre jusqu'à la fin des fins cette logique. Ayant commis une erreur de tir, ils ne tarderont guère à le réajuster (si ce n'est déjà fait) et à revenir aux fondamentaux du brisage de lutte : pourrissement, propagande médiatique massive, opportunisme syndical, etc.
        Et le Sous-Lieutenant ajoute : malheureusement.
Pourquoi ? Ca, tous vous le savez, bien sûr !

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans karpov
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