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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 17:58

       Un mois et demi. Un mois et demi de lutte sociale, de grève générale à la Guadeloupe aura suffi pour réveiller chez la classe dirigeante la peur ancestrale de la classe salariée. Un mois et demi d'un mouvement exemplaire tant sur le plan des modes d'action que sur celui de l'énergie farouche et de la détermination face aux cloportes journalistiques, aux corbacs sociologistes et aux doryphores philo-sophistes.
     Ce mouvement intervient en synchronie avec la crise économique mondiale, dont la vague tsunamique continue d'étaler son onde de choc à travers la planète. Sous prétexte de "paix sociale", chassez le naturel de l'instinct de classe, il revient au galop en temps de crise aiguë, quand, dans les galeries underground de la société bourgeoise, la vieille taupe historique qu'affectionnait Marx, a creusé, creusé et creusé encor plus.
     La Guadeloupe propose un avenir qui terrorise les petits et grands-bourgeois pacifistes, sages, non-violents, végétariens politiques, cochons d'Inde férus d'orientalisme, de bouddhisme et d'autres encens politiquement chloroformant. Un avenir, quel avenir ? Eh bien, une lutte à la vie à la mort entre les salariés et ceux qui les achètent, c'est-à-dire les Békés du Capital, qu'ils soient blancs, noirs, jaunes ou rayés jaunes et rouges à petits pois. De cette lutte implacable surgira aussitôt une génération combative, solidaire, organisée, politiquement éduquée par sa genèse d'affrontement. Regardez comment le mouvement Guadeloupéen a érigé spontanément des leaders charismatiques, humbles, droits comme la justice de classe, affrontant tranquillement la basse-cour hystérique des pintades de gauche, des dindonneaux de droite et des poules centristes - sans parler des tristes penseurs jésuitiques osant encor s'affubler sans honte du grotesque sobriquet de "philosophe".
    
     Pour la valetaille idéologiquement (et matériellement) soumise à ses maîtres, la grève générale aux Antilles n'est que la manifestation d'une frustration des Créoles et des Noirs à l'égard de la réussite sociale des "civilisés" que sont les Blancs, les Békés, les descendants de colons et toute cette écume de pieds-noirs de cocotiers. Certains petits roquets ont tiré suffisamment sur la laisse pour venir aboyer devant caméras et micros que tous ces foutus salauds de nègres grévistes étaient manipulés en sous-main par une junte clandestine d'indépendantistes-terroristes-anti-frânçais ! Le mouvement social a répondu par un calme et une détermination
inflexibles. Il n'a  coïncidé avec aucun des stigmates infâmants dressés par les pieds-noirs de la civilisation frâncèse sur leur liste infâmante. Il a même poussé l'ignominie jusqu'à faire florès en Martinique. Et bientôt, La Réunion ! Pour faire friser les poils du méprisant béké métropolitain écumant d'une rage froide sur ces négros barbaroïdes qui lui donnent laconiquement des leçons.

     Tous les petits chefs de l'opportunisme, "leaders" syndicaux permanents engraissés par les subsides de l'Etat, cheftaines de partis de la gôche-foie gras macro-bio-tics, éditorialistes média-tics soudés à l'arc sur leur sièges tournoyants ont fait front contre le front de classe dressé aux Antilles "françaises". Ils ont mobilisé maintes ressources pour dévoyer la lutte des salariés. Tous azimut ils ont accouru et hurlé "Au loup !", à l'esclave Noir libéré qui veut se venger des anciens maîtres, au vil et sournois indépendantiste anti-frânçais. En vain. Cela n'a pas fonctionné, leur théatre vaudevillesque ("Ciel ! Un gréviste qui fait une vraie grève générale pour obtenir la satisfaction de ses revendications sans quoi il reconduit indéfiniment son mouvement...quelle indicible horreur !")
    
     La Bourgeoisie transpire. Et consulte ses augures, désespérant d'une reprise de Sainte-Croissance qui jugulerait le mécontentement social avant sa cristallisation politique. C'est qu'il s'agit du seul élixir en lequel elle croit pour la sauver réellement et sauver surtout la prédation économico-politique. Les moins frileux des écono-fumistes le scandent avec fureur : les Etats-Unis, l'Union Européenne et la Chine doivent enterrer momentanément les dossiers discordants afin d'arracher le capitalisme mondial à la gangue de la crise mondiale. Que reviennent les valses...de Vienne ? non, de Wall Street et du NIKKEI (le bien-nommé !). Que soit re-vivifiée l'exploitation sur-boostée de la force de travail. Que soient versées sub-primes et parachutes dorées qui d'ailleurs n'ont jamais cessé de couler sur les comptes fiscalement paradisiaques, quoi que puissent gober les niais alter-capitalistes et leurs cons-sanguins frères catholiques apostoliques de gauche, férus de yoga, de légumes-bio et de démo-crasseuse.

     La classe dirigeante cherche, et c'est de bonne guerre de classe, à exorciser ses démons : la lutte des classes, la révolution, la société qui,
par delà le Marché mondial, lui succèdera, un monde sans plus-value ni échange mercantile. Le seul antidote qu'elle connaisse, c'est la drogue de la relance, du crédit, de la concurrence, etc. Remède pire que le mal, ersatz artificiel qui la conduit catastrophiquement vers son apocalypse.    

[Flash Spécial : L'Administration du Nain Jaune serait sur le point de lâcher du lest. A l'heure où se profile l'arrêt du mouvement en Guadeloupe, l'appel à la grève générale
est annoncé à La Réunion !
Tels des copropages assermentés,
les journaleux se sont mis à l'ouvrage pour dégrader l'action concertée des salariés dans les termes habituels de la mesquine épicerie idéologique petite-bourgeoise : "Combien le mouvement a-t-il coûté ?" S'agissant de grévistes tenant la barricade depuis 45 journées impayées, l'interrogation ne manque pas d'impudence. Et bien sûr elle est incomplète. Les journaleux peu enclins à la subtilité signifient par là : "Quel manque à gagner en terme de profit pour les Békés du Capital ?" Une autre question qui vaut son pesant de coups de pieds dans l'arrière-train déontologique : "Est-ce que finalement, pour en arriver à signer enfin un accord, on n'a pas perdu beaucoup de temps ?" Le Sous-Lieutenant va te répondre directement, ô indicible journaleux sous transfusion idéologique petite-bourgeoise vulgaire : chaque salarié qui a résisté, qui s'est solidarisé avec ses frères non pas de couleur mais de classe et par là-même s'est renforcé, chacun de ceux-là N'A PAS PERDU SON TEMPS. Tout au contraire, il a fait la démonstration que, sans détermination, sans solidarité et sans organisation, AUCUN MOT D'ORDRE NE PEUT ABOUTIR. S'il y a bien quelque chose que les grévistes vainqueurs n'ont pas commis, c'est une perte de temps en palabres fûmeuses, débats "contradictoires" à la con sans sus et dévoiements divers dans les médias démo-drastiques.]


LES SALARIES GUADELOUPEENS ONT GAGNE UNE BATAILLE,

MAIS LA CLASSE SALARIEE MONDIALE N'A PAS ENCOR GAGNE LA GUERRE !

     
         
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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:52







(proposé par : Décembre)
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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Rubrique à brac
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:14


     Comme lui, vous avez constaté que les commentaires ont disparu chez le Sous-Lieutenant. Sachez qu'il s'agit d'un "bug" indépendant de sa (bonne) volonté et qu'il se démène tant et plus pour solutionner ce regrettable problème technique. A moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'un missile informatique intelligent tiré par quelque impérialiste frustré...

 

     montag
"La richesse suprême, pour un être humain - et la clé de son bonheur - a toujours été l'accord avec soi-même. C'est un luxe que tous ceux qui consacrent leur bref passage sur terre à dominer et exploiter leurs semblables ne connaîtront jamais. Quand bien même l'avenir leur appartiendrait."
Jean-Claude Michéa, l'empire du moindre mal

Salut fraternel Karpov
"

 

"Salut fraternel Karpov,

Comment fait-on pour envoyer un commentaire, j'y arrive pas ! Concernant les derniers articles j'trouve pas "ajouter un commentaire
"

Karpov est dans la panade technique ! Il espère résoudre ce bug tantôt. Encor un coup de la réaction bourgeoise !

Le Sous-Lieutenant te salue fraternellement, Montag.

 

AUX PETITS MAUX LES REMEDES DE CH'VAL : P.M. KARPOV, POUR RECUPERER LES "COMMENTAIRES" A SABORDE LA VERSION ULTIME DU BLOG (EN RECUPERANT LA PLUS PRIMITIVE). POUR FÊTER LE NOUVEAU DEPART, QUELQUES LIEUX COMMUNS :

    
- la boucle est bouclée ;
     - quand on touche le fond, une ruade permet de remonter à la surface ;
     - tout le monde a droit à une 2ème chance ;

(et ragnagna...)   
 

 

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Rubrique à brac
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 00:00

DEMOCRATIE FASCISTE

      Quel est cet Etat démocratique qui, depuis qu'il existe, pratique la politique de la terre brûlée, des habitations détruites, du massacre technologique, des armes de destruction massives ? L'Irak ? Que dalle. La Corée du Nord ? Et votre soeur ? Elle fait toujours le caniveau devant un mur lamentable ?




        Quel est ce pays dont les Etats-Unis fournissent 95% des armes ? Le Canada ? Que nenni. La Grande Bretagne ? Fuck off !

 

      Dans ce pays-là, on vénère tellement "son" armée qu'on l'a affublée d'un sobriquet religieux, pour marquer l'affection culturelle portée à cet instrument de guerre et de destruction massivement légitimée. La Chine peut-être ? Neïn ! Cette armée "sâcrée" perpètre "crimes de guerre" sur "crimes de guerre" en toute impunité. Les Etats-Unis ? Vous chauffez !





     Tout récemment, l'Etat démocrâtique en question a opéré une démonstration de force brutale, plaisamment intitulée "plomb durci", démonstration durant laquelle quelques 1500 personnes vivant dans un banthoustan misérable ont été éparpillées sur le sol, parmi les décombres, essentiellement des enfants et des vieillards. Ah ça y est, vous pensez avoir enfin trouvé : ne serait-ce pas la Colombie ? Joder no, hombre !

 

     Ont été utilisées sur le terrain, avec l'assentiment du Parlement local et d'une majorité de citoyens :


      - des bombes au phosphore, permettant de porter l'air ambiant à des températures de 1500°, calcinant instantanément toute vie ;

     - des missiles "Feu de l'Enfer", projectiles intelligents guidés par ordinateur, atomisant intelligemment tout ce qui palpite ;

     - des "Mères de toutes les bombes", capables de souffler un quartier, également guidées sur leur portable par des jeunes surdoués de l'informatique .





      Face à une telle situation, où un Etat-voyou soutenu par un autre plus puissant et néanmoins encor plus voyou, commet des actes incontrôlés et contribue à déstabiliser  toute une aire depuis un demi-siècle, les gentilles ONG ont réclamé la seule mesure susceptible d'affaiblir un tel pays : l'embargo total sur l'armement.


     Pour conclure, question subsidiaire : les gentilles ONG obtiendront-elles gain de cause ? Envoyez vos réponses à la SOFRES, au Pape ou bien à l'ONU ou bien ouvrez la fenêtre et hurlez-les au chaland qui passe.




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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans karpov
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:00



     A partir du XVIIème siècle, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion constituent des "colonies de peuplement et d'exploitation".
     Lorsque le Royaume de France prit possession de la Guadeloupe et de la Martinique, la population caraïbe autochtone fut totalement exterminée.
      Qu'est-ce qui attirait si brutalement la colonisation française ? Un riche potentiel économique du point de vue agricole. Ce qui nécessita évidemment d'organiser la traite d'esclaves depuis l'Afrique, vu qu'on avait envoyé au néant les "naturels" de l'endroit.
      Pour ce qui est de la Guadeloupe et de la Martinique, on ponctionna massivement en chair humaine nombre de pays bordant le golfe de Guinée, ce qui permit une certaine homogénéité ethnique des esclaves Africains. Jusqu'au XIXème siècle, la répartition de la population se fait ainsi :

     - La Réunion : 30% de colons français, 70% d'esclaves d'origines variées ;
     - Martinique et Guadeloupe : 5% de colons français pour 95% d'esclaves Africains.

      A la fin du XIXème siècle, Français et Britanniques s'entendirent pour déporter 77000 Indiens aux Antilles et 117000 à La Réunion. C'était déjà "l'Entente Cordiale".

      Comment évolua le statut des populations rapportées ? Jusqu'en 1848, tout simplement des esclaves. A partir de 1826, l'esclavage commence à "s'adoucir", si l'on peut dire. Aux Antilles, 26 000 personnes bénéficient de la mise en place du "colonat" et deviennent par conséquent des petits colons.
     L'abolition de l'esclavage (27 avril 1848) n'entraîne aucune modification des rapports de force économiques entre colonies antillaises et métropole, si ce n'est la formation d'un prolétariat essentiellement agricole. Mais ces possessions restent soumises au "régime colonial de l'exclusive" :

     - obligation d'envoyer tout le produit des récoltes vers la métropole ;
     - les marchandises coloniales sont échangées contre des marchandises métropolitaines ;
     - interdiction de produire pour un autre pays que la France, interdiction d'importer ailleurs que de la métropole ;
     - "les colonies à qui toute industrie est interdite ne peuvent commercer que par les bâtiments français et avec les seuls ports français".

       En 1789, la France métropolitaine entretient avec la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion + la Guyane un quart de son commerce extérieur, ce qui montre l'importance  économique décisive des colonies. Mieux (ou pire), la croissance économique française va notamment s'appuyer sur 4 piliers de la colonisation :

     - les matières 1ères importées des îles (sucre, tabac, coton) créent des industries portuaires à Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Marseille et même un développement intérieur : Paris, Orléans, Alsace ;

        - la manne coloniale suscite des colossales fortunes privées et favorise par là même l'accumulation du capital en France ;

       - les colonies offrent un débouché aux industries françaises en plein essor ;

     - elles soutiennent le commerce extérieur français. En 1789, la France est le 1er -exportateur de sucre en Europe.

       Comment les îles colonisées devinrent-elles des "D.O.M." ? La France se contenta de plaquer ses propres structures administratives et une législation clônée du droit français métropolitain. La 1ère ébauche de "départementalisation" date de 1890.

       Le 19 mars 1946, une loi institue le statut de "département d'outre-mer", selon "le voeu unanime des populations de ces territoires".

         Depuis, la soudure entre territoires anciennement colonisées et  Marché mondial ne s'est pas faîte sans heurts, mais, à l'occasion du mouvement social actuel, on a pu constater un certain effacement des revendications indépendantistes au profit de la lutte purement sociale et encor plus politique : la lutte des classes. Ce qui provoque en retour la réaction hystérique de tous les pieds-noirs, békés et autres affidés du colonialisme obsolète, dont le voeu le plus cher est de demeur
er dans une logique d'affrontement communautariste.             
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 08:18

LA VICTOIRE EN CHANTANT !




CERTES, SI CET HOMME N'EST PAS UN "ANTI-SEMITE"...





















... EN REVANCHE, CES 2-LA SONT DES
IMPOSTEURS !!




(post-scriptum : SPECIAL DEDICACE A LA PAIRE DE COPROPHAGES CI-DESSOUS)

 mé-Meir et son che-Che, profession néga-sionistes logorrhéïques
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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 11:52




     Cela fait 50 ans et plus que partis et syndicats de gauche racontent la même histoire. 50 ans et plus qu'ils balladent les salariés dans des procédures  bureaucratiques, des juri-prudences impuissantes, des couloirs venteux de paroles "démocratiques", pacifistes, électoralistes, démoralisantes, des jeux de l'oie scrupuleusement légaux.
     Le Sous-Lieutenant veut ici leur rendre un hommage qui, bien que tardif, restitue leur oeuvre à la postérité. Oui-da ! Il s'agit de le reconnaître : PS, PCF et appendices trotskistes, syndicats CGT, CFDT, FO et avatars style "Sud" ont réussi à faire des salariés une masse passive, inconsciente d'elle-même et de ses capacités, légaliste, conservatrice et souvent réactionnaire. Le
temps venu, l'histoire saura récompenser l'opportunisme politique pour cette magistrale castration. Car, malgré l'expérience de près de 20 années de mitterrandisme, malgré les "cohabitations" incestueuses entre droite et gauche bourgeoises, les salariés sont encor suffisamment dépendants pour compter toujours sur la petite boutique opportuniste quand il s'agit de mots d'ordre, de modalités d'"action", de conseils juridiques et autres recettes adaptatives à la bonne société consommationniste en hyper-charge pondérale.

      Jusqu'où la classe salariée peut-elle tenir, à avaler couleuvres sur couleuvres ? Quel est le seuil d'indigestion ? Par exemple, la perte définitive des "acquis sociaux", sorte de nomenclature sociale dont se gargarisaient essentiellement les crypto-staliniens du mourant PCF n'a pas entraîné pour le moment de réaction en chaîne. Durant les 30 glorieuses-odieuses années prospères d'après 1945, la classe dirigeante a paru lâcher du lest et balancer quelques miettes à une frange du prolétariat, frange qui a exsudé des fleurons tragi-comiques de ce que peut donner la collaboration de classe. Ce fut l'époque des staliniens triomphants, les Marchais-Krasucki venant ridiculiser avec jubilation la classe ouvrière à ses propres yeux, devant des micros et des caméras complaisants. Pendant qu'à Moscou, la nouvelle Bourgeoisie issue du stalinisme prétendait exercer la dictature du prolétariat sur...les prolétaires soviétiques, en France, les bonzes de gauche et d'extrême-gauche vantaient les qualités garanties sur facture d'une démocratie sans corruption qui, au-dessus de la "mêlée", réglât pacifiquement les conflits de classe, bref la quadrature du cercle républicain. Mais la prétention "révolutionnaire" demeurait en façade pour aguicher le chaland égaré.

     A ce jeu des chaises musicales politiciennes, l'extrême-gauche a piqué désormais le siège du PCF, toujours pas remis de la fin des "globalement positifs" pays dits "socialistes". Pour la discréditer - quand il leur semble que son commerce prospère par trop - les concurrents de droite et surtout de gauche n'ont plus à invoquer "l'oeil de Moscou". Il leur suffit juste d'agiter devant l'"opinion publique" le spectre de la révolution et de la lutte des classes, d'invoquer la violence sociale tel l'exorciseur invoquant Lucifer pour l'extirper du corps malade du possédé. Tout ce qui touche de près, de loin ou de très très loin à ces mots vidés de leur substance : socialisme, communisme, prolétariat, lutte des classes, internationalisme, révolution, est brandi comme un chapelet de gousses d'ail pour prémunir les masses de la vampirisation ! Allons, dormez citoyens et demain, tous aux urnes ! On y rase gratis.

     Qu'est-ce qu'il faudra à la classe salariée afin qu'elle se réapproprie son programme politique naturel ? Encor des désillusions mais également des avancées réelles, issues d'une lutte pratique contre la classe esclavagiste-capitaliste, contre ses parangons démocrates, ses valets et ses chiens policiers et contre sa propre addiction à l'illusion électoraliste. Il s'agira pour elle d'effectuer un véritable "décapage" de tout un vernis fossilisé de petites pratiques systématisées, de petits discours convenus et lancinants, petits réflexes conditionnés, petits arrangements vénaux rassurants, toute une culture petite-bourgeoise pourrissante issue de l'après-guerre et boostée par 30 années de prospérité capitaliste. Bien que la crise actuelle ait éclaté en fait en 1973, la classe dirigeante a su accrocher la majorité des salariés au bastingage du navire car c'est bien connu "on est tous sur le même bateau"!
      Cette ossification de la collaboration de classe dans la conscience collective des salariés, on la doit à 2 facteurs essentiels :

     - la capacité de la Bourgeoisie à monnayer un "contrat social" aux travailleurs, ce qui a provoqué évidemment l'embourgeoisement sinon matériel, du moins idéologique d'une frange notable des salariés ;
   
     - le rôle décisif joué par l'opportunisme politique, soit la gauche qui, par l'intermédiaire d'un arsenal touffu de canaux, a pu instiller au coeur des masses l'illusion réformiste, le changement "pacifique", le gradualisme démocratique et tout ce gras de jambon maigre qui a cautionné tranquillement l'esclavage salarié, les exactions et les pillages coloniaux, les guerres, etc. et continue d'ailleurs de le faire allègrement, comme on a pu le voir  - entre autres - à l'occasion de la guerre en Afghanistan ou du massacre de Gaza, de la crise mondiale et du chômage endémique.

      Voilà pour quelles raisons le Sous-Lieutenant a estimé nécessaire, pendant qu'il en est encor temps, cet hommage tardif à tous les fieffés collabos de gauche, humanistes comme Kouchner, clairvoyants comme BHL, radicaux comme Royale, dialectiques comme Glucksmann, inoffensifs comme Besancenot, efficaces comme Voynet, moustachus comme Bové ou barbichus comme Chérèque, coiffés comme Thibault, fringués comme Lang et Hamon, charismatiques comme Aubry et la Mère Buffet, révolutionnaires comme Hollande. Gloire à ceux-là, qui ont entamé sans le savoir leur danse du cygne !
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:11






Foutre Méchamment Inutile





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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 16:58



A QUOI SERVENT-ILS ?

                                                                                                                cou-Kouch Panier
                                                                     











             

(en compagnie d'une modeste jeune fille adoptée du Tiers-Mond
e)
                  der Panzer Ier



     Si vous détenez la réponse, n'hésitez pas à la diffuser autour de vous.
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 10:59


UNITED COLORS OF...PROFIT

 

      Un mois de grève générale... un mois que la Guadeloupe tient le haut et bat le pavé. Un mois que le mouvement éconduit un par un les fifrelins envoyés de métropole pour dévoyer le mouvement. Un mois que la grève, dans son efficacité et son énergie cinétique, oblige les leaders "syndicaux" à se découvrir dans toute leur nudité d'opportunistes craintifs, soumis à la loi du Marché et garants de l'ordre républicain. Sans parler des dirigeants de la gôche, extrêmement inquiets de la situation. La mère Aubry, fraîchement élue à la tête du parti le plus corrompu (à tous les sens du terme) de France, y est allé de son appel au Président rabougri, afin que le mouvement n'aille  surtout pas s'étendre à la métropole. Ah... les "socialistes"... 


     Là-bas la crise a frappé 2 fois plus fort, évidemment. De toute manière, dans les Antilles, une situation "normale" équivaut à une crise sociale chronique en métropole. L'héritage du colonialisme se télescope avec les problèmes inhérents à l'exploitation capitaliste. Le chômage prospère sous les palmiers, les salaires sont encor plus filiformes que dans la "maison-mère". Sous les cartes postales, une sourde misère exsude ses relents d'hypocrisie en façade : c'est comm' dans les tableaux du Douanier Rousseau.


     A des milliers de kilomètres de l'hexagone, les salariés Guadeloupéens en lutte constituent le fer de lance d'un mouvement social à renaître ici et ailleurs. Leur lutte exemplaire balaie le mépris de la classe dirigeante, dont le nabot en chef claironnait il y a quelques mois : "Désormais en France, quand une grève se produit, plus personne ne s'en rend compte". En voici une qui tient depuis un mois et l'a mis sur les dents, le Nain Jaune, grace à la détermination de tous et de chacun, grace à la centralisation des mots d'ordre et des formes d'action, grace à la concentration du leadership de la lutte, contrariant les effets d'émiettements de l'habituel ballet des bonzes syndicalistes CGT, FO, CFDT et autres officines de collaboration de classe, non habilitées à mener autre chose que des "négociations" avec l'ennemi de classe.

      Face à cette compacité des grévistes, la classe dirigeante a déjà mis en branle tout l'arsenal des vieilles recettes, boosté par l'effet amplificateur des médias. La principale grenade offensive idéologique a été dégoupillée sans tarder : il s'agirait d'un affrontement entre communautés, Noirs, "Békés", Créoles...
Comme on dit en rugby, le coup est "téléphoné", tellement que même ceux qui propagent des rumeurs aussi foireuses manquent de la conviction nécessaire. Le mouvement guadeloupéen est d'essence sociale, il concerne et illustre la lutte que se livrent les 2 classes antagoniques partout sur la planète, lutte qui, à l'occasion de la crise tellurique récente, ne peut que s'exprimer de manière aiguë.

     Evidemment les plus gros propriétaires et les plus gros exploiteurs de l'île sont des "Békés", dans la logique héritée du colonialisme encor tout chaud qui a perduré dans les institutions républicaines. Cependant le problème ne vient pas du fait qu'ils soient Blancs mais que la crise a mis en exergue leur situation de privilégiés, magouilleurs,  affairistes, profiteurs de paix, esclavagistes mafieux, excusez du peu.  

     Il n'est que d'observer les revendications des grévistes : augmentation générale des salaires, baisse générale des prix des produits de 1ère nécessité, que les jeunes aient un travail, ... Nulle trace de communautarisme racial, au grand dam des spin doctors élyséens, à qui il va falloir revenir à une méthode plus classique : la répression pure et simple.
Cela a déjà commencé et la réaction des dirigeants ne peut qu'empirer à l'unisson de l'amplification du mouvement. Les salariés en lutte à la Guadeloupe ne vont pas tarder à faire connaissance avec l'ordre républicain. Déjà leurs "élus" commencent à prendre un prudent recul : le signal  d'attaque pour les chiens-policiers !

 

[Flash info : le temps de le dire, un syndicaliste a été tué par une balle tirée d'un "barrage". Naturellement, les chiens-policiers "n'y sont pour rien", naturellement l'acte provient d'"éléments incontrôlés" - surement pas par tout le monde - jeunes de préférence, "casseurs" par vocation comme de juste. Ah, si elles n'existaient pas, ces hordes de "barbares", la flicaille les inventerait (et même dans certains cas... suivez le regard du Sous-Lieutenant). Le coup des luttes "communautaristes" n'ayant point fonctionné, cette balle surgit au bon moment pour l'Administration métropolitaine, prise entre les feux des Antilles et les étincelles hexagonales. Les phrases attendues commencent à suinter de toutes les bouches : "Il fallait s'y attendre" ; "un tel dérapage était à prévoir" ; "voilà ce qu'il en coûte aux extrêmistes-jusqu'au-boutistes", et coetera. La classe dirigeante va en appeler à "l'Union Sâcrée" contre les "pillards", déjà les médias commencent à abreuver les masses des chiffres du manque à gagner, fournis par les esclavagistes guadeloupéens qui se posent en victimes.
     Le fait est que la Bourgeoisie veut faire payer à tout prix les salariés en lutte, pour avoir osé fomenter une grève générale exemplaire, purement sociale, hors du cadre habituel des impuissantes "journées d'action" organisées en commun par le patronat et les leaders syndicaux opportunistes, promenades carnavalesques fournies avec un pack service minimum-explications pédagogiques et autres recherche du soutien de l'"opinion publique". Là, le mouvement s'est forgé dans la solidarité, la détermination et le refus de tout compromis bidon avec les "Gigots" envoyés par le nabot présidentiel. De plus, cette grève est extrêmement populaire en métropole, d'où le risque - qui atterre plus encor la "gôche" que la "drouâte" d'un élargissement métropolitain. Il était temps de frapper le noyau dur des grévistes
, l'Administration l'a fait. Sera-ce suffisant pour que le mouvement faiblisse ? Comme vous, le Sous-Lieutenant souhaite de toute sa conviction que la réponse soit négative.]
     

 

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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