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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:53

NPA






A L'OCCASION DU REMANIEMENT MINISTERIEL :

"LE BEAU BLAIREAU DE RAVEL"

(hommage musical)


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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:11




LE PRESIDENT GNAFROZY NOMME PHILIPPE VAL A LA TÊTE DE LA RADIO D'ETAT

("FAÎTES-LUI PASSER SA CAROTTE")



(VAL EN COMPAGNIE D'UN DE SES DRESSEURS)


"IL EST ALLE LOIN, CE PETIT !"

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 18:02






MARX, L'"ANTI-SEMITE"

       En 1843, Marx, ayant convoqué les "droits de l'homme" en place publique, il les pressa comme un citron pour en faire jaillir le jus essentiel dans sa brochure  ramassée "La Question juive". Il constata immédiatement que c'étaient là droits tout relatifs (et non préceptes "universels") :

       "Le droit de l'homme, la liberté, ne repose pas sur les relations de l'homme avec l'homme mais plutôt sur la séparation de l'homme d'avec l'homme. C'est le droit de cette séparation, le droit de l'individu limité à lui-même".

        Qu'est-ce qui sépare "l'homme d'avec l'homme" ? Tout simplement et tout implacablement la réalité : l'homme est un proprio pour l'homme.

       "L'application pratique du droit de liberté, c'est le droit de propriété privée".

         La liberté bourgeoise induit toute la floraison du droit privé, en bref l'ensemble de ce qui relève des lois protégeant la propriété. Ah !... on part à l'aube d'un pas léger vers la liberté et on finit dans un tribunal, flanqué d'un avocat !

        Voilà pour la liberté. Qu'en est-il alors de l'égalité ? Peut-être les droits de l'homme sont-ils mieux à même de la défendre... Qu'en dit le jeune Karl, petit-fils de rabbins et de marchands ?

       "Le mot "égalité" n'a pas ici de signification politique ; ce n'est que l'égalité de la liberté définie ci-dessus : tout homme est également considéré comme une telle monade basée sur elle-même".

        Une monade, soit un concept structuré et complexe, mais replié sur sa propre causalité. Quelque chose qui ne peut que découler d'une idée préconçue, cherchant à creuser son sillon et à s'imposer "universellement".

        L'égalité, c'en est fait d'elle.  Marx cite
ensuite la Constitution de 1793 :

       "Art. 8. La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés."

        Nul doute que, commençant d'être rodés à la critique marxienne, la lecture du terme "propriétés" ne vous ait fait pressentir la remarque que le Jeune Karl ne manque pas de faire immédiatement après :

         "La sûreté est la notion sociale la plus haute de la société bourgeoise, la notion de la police : toute la société n'existe que pour garantir à chacun de ses membres la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés. C'est dans ce sens que Hegel appelle la société bourgeoise "l'Etat de la détresse et de l'entendement".

          Le Commandeur Friedrich Hegel en personne, invité à intervenir par celui qui fut son disciple passionné ; "L'Etat de la détresse et de l'entendement", formule aiguisée par le dernier philosophe qu'ait connu l'histoire de la philosophie.
         La "détresse" émane d'une société où il s'agit de défendre en permanence sa personne et ses biens contre les velléités de ceux qui veulent vous les arracher - en général ceux qui ne possèdent ni l'une ni les autres. D'où la notion de "police", poussée jusqu'à ses plus absurdes conséquences : l'homme est un flic pour l'homme et le flic est devenu le héraut des temps modernes.
        L'"entendement" selon le grand Commandeur Hegel, est cette faculté de la Bourgeoisie à affronter ses démons, notamment par la constitution de droits à prétention universelle ! Marx qui, dès ses 25 années, possède déjà toutes les armes qui lui permettront de surpasser le Vieux sage, affûte déjà allègrement la
vénérable formule  :

        "La notion de sûreté ne suffit pas encore pour que la société bourgeoise s'élève au-dessus de son égoïsme. La sûreté est plutôt l'assurance (Versicherung) de l'égoïsme".

         Position marxienne conséquente : établir comme droit "universel" la sûreté des biens et des personnes ne va pas au delà de la sanctification d'un état de fait.
Dans la société bourgeoise, la richesse de quelques-uns s'accumule aux dépens du plus grand nombre.

       "Aucun des prétendus droits de l'homme ne dépasse donc l'homme égoïste, l'homme en tant que membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire un individu séparé de la communauté, replié sur lui-même, uniquement préoccupé de son intérêt personnel et obéissant à son arbitraire privé. L'homme est loin d'y être considéré comme un être générique ; tout au contraire, la vie générique elle-même, la société, apparaît comme un cadre extérieur à l'individu, comme une limitation de son indépendance originelle. Le seul lien qui les unisse, c'est la nécessité naturelle, le besoin et l'intérêt privé, la conservation de leurs propriétés et de leur personne égoïste".

       Les droits de l'"homme" confinent celui-ci en sa position sociale individuelle. Qu'est-ce qu'un non-bourgeois peut faire d'une considération toute symbolique, du titre honorifique d'"homme", c'est-à-dire, dans cette vision idéaliste étroite, d'"homme" bourgeois respectable ? Ces droits qui sont la descente de lit de tout petit-bourgeois humaniste - ne prennent nullement en compte l'essence sociale de l'homme, c'est-à-dire la communauté humaine dont il est issu et sans laquelle il n'est rien  qu'un individu  abstrait. L'analyse marxienne souligne clairement l'opposition entre personne humaine et "individu"-concept de la société bourgeoise, n'aspirant qu'à la propriété privée et à sa conservation, comme si c'étaient là les grandes aspirations de l'humanité entière.

[à suivre]       
    
 
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:45








(Benji et, en stick, Avivi)





     


      Y'a pas à dire, il a foutrement bien fait de passer chez Barack, le Benji. Car, sitôt rentré à la Terre Promise, saisi d'une inspiration subite, il a tendu la main à l'ennemi génétique, sous la forme de 6 propositions constructives que voici :

 

      1/ Les Palestiniens n'ont qu'à reconnaître qu'Israël est un "Etat juif". Autrement dit, à plus d'un million d'Arabes Israëliens, Benji demande gentiment : "Barrez-vous".

 

      2/ Le futur Etat ennemi sera "démilitarisé". Traduction : dépourvu d'armée. N'est-ce-pas qu'il le mérite, son sobriquet de "Benji-la-Malice" !

 

       3/ Aucun réfugié Palestinien ne bénificiera du "droit au retour". C'est pas passque les Juifs sionistes se sont arrogés un droit biblique fictif de "retour à la Terre Promise" que les Palestiniens survivants chassés par eux manu militari au nom de ce même droit devraient continuer à survivre de cet espoir désormais exsangue.

 

       4/ Jérusalem deviendra la "capitale unie" israëlienne. Jerusalem-Est, les Arabes Palestiniens peuvent toujours se la carrer derrière l'oreille !

 

       5/ Benji exige que le "Fatah reprenne Gaza au Hamas". C'est donc lui qui demande instamment à ses frères ennemis de ré-activer la guerre civile. Un véritable bienfaiteur de l'Humanité !

 

    6/ Enfin, pour la bonne bouche du dégoût kasher : la "colonisation "naturelle"" continuera coûte que coûte. Oui, Barack avait demandé avec gentillesse à Herr Benji de geler la colonisation. On voit ici toute l'estime, non, le respect soumis, que le Standartenführer Netanyahu porte au Nègre que ses partenaires  de sang ont porté à la présidence de l'Empire états-unien.

 

       Hé ben avec ça, c'est bien le Diable si le massacre ne continue pas...

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 13:12


IL RESTE...

     
DEMOCHRETIENS DE TOUS LES PAYS DEMOCHRETIENS !

PROSTERNEZ-VOUS AUX PIEDS DE MAHMOUD,
REELU "LOYALEMENT" AVEC 65% DES VOIX !

VIVE LA DEMOCRETINERIE !
     


      Les burnes persanes ont livré leur très attendu verdict : c'est le Prési
dent Ahmadinedjad qui le demeure (président Iranien).
       Une fois encor, la mise en scène électorale n'a fait que conforter la clique de  nantis
sinistres gouvernant l'Iran. Il n'existe pas plus d'"alternative démocratique" là-bas qu'ici et ailleurs. La seule alternative possible demeure la même que celle qui porta les barbus au pouvoir : l'insurrection des masses.

      Au passage, on louera la perspicacité remarquable des spécialistes, consultants et autres persépoliphiles qui, pour la plupart, avaient annoncé un "raz-de-marée" populaire qui submergerait le Président sortant.

    
En appelant à voter pour un candidat du sérail, l'opposition "modérée" s'avère très largement tributaire de la mascarade, acceptant complaisamment d'être traitée comme le dindon favori de la farce planifiée, quand un appel général à une abstention massive aurait évité à la jeunesse iranienne une si cruelle désillusion. Mir Hossein Moussavi, le candidat défait, peut pousser autant qu'il peut des hauts cris. Il a accepté de jouer le jeu pipé que lui proposait le barbu "suprême". S'il n'a pas prévu le coup foireux, c'est qu'il est piètre politicien. L'hypothèse d'un miroir aux alouettes démocratisantes est plus plausible.
 
     Le plus inquiétant, c'est que cette comédie électorale conforte l'Etat le plus dangereux de la région, incontrôlable, agressif, militarisé à l'extrême, méprisant systématiquement les résolutions du machin ONUsien et, pire encor, possédant l'arme nucléaire en batterie industrielle :


ISRAËL !

UN LOBBY MILITARO-RELIGIEUX AU MOINS AUSSI DEMOCRATIQUE QUE LE RIVAL PERSE...
 
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:45


MARX, L'"ANTI-SEMITE"

        Dans sa "Question juive" (1843), Marx démontre à 25 ans à peine sonnés que l'Etat démocratique - qui n'existe pas encor en Allemagne - possède la capacité d'émanciper le peuple de la religion quelle qu'elle soit, tout en la laissant subsister :

      "La contradiction dans laquelle se trouve le sectateur d'une religion particulière vis à vis de sa qualité de citoyen n'est qu'une partie de l'universelle contradiction entre l'Etat politique et la société bourgeoise. L'achèvement de l'Etat chrétien, c'est l'Etat qui se reconnaît comme Etat et fait abstraction de la religion de ses membres. L'émancipation de l'Etat de la religion n'est pas l'émancipation de l'homme réel de la religion".

        Saisis-tu, lecteur qui plisse le front et toi, lectrice sereine, le dénouement de la contradiction substantielle entre Etat démocratique et idéal religieux ? Le 1er réalise symboliquement les aspirations du second, tout en le ravalant à une officine religieuse comme une autre, à égalité avec tout autre concurrent. L'Etat moderne officialise la religion de manière profane. Ce faisant, il détruit les saints sâcrements, tout le toutim, le saint-frusquin et le reste. Il démocratise, aplanit, efface les contradictions réelles que masquent les contradictions symboliques entre curés, rabbins, imams, bonzes et shamans. Il est la superstructure capitalistique qui fait des aspirations à la spiritualité la demande d'une offre : qui veut du bouddhin, du chrétin, du Allah-va-comm'-j'te-pouss ou du raddin ? Promo sur les religions orientalistes, soldes sur le panthéisme.

       Il s'agit d'avancer un peu plus avant. Passons à une suite qui, pour ceux qui n'ont pas encor lâché prise, constitue un morceau de roi : l'analyse des droits de l'homme. Le vieux Maître Bruno Bauer avait ouvert le bal :

      "L'idée des droits de l'homme n'a été découverte, pour le monde chrétien, qu'au siècle dernier. Elle n'est pas innée à l'homme..."

       Au siècle dernier, soit au XVIIIème siècle. Les droits de l'homme surgissent en même temps que les aspirations de la Bourgeoisie à s'émanciper de la tutelle féodale et monarchique. Marx, avec toute l'énergie de sa jeunesse, les prend à bras-le-corps, ces fameux droits sorits de la cuisse des Lumières :

      "Considérons un instant ce qu'on appelle les droits de l'homme, considérons les droits de l'homme sous leur forme authentique, sous la forme qu'ils ont chez leurs inventeurs, les Américains du Nord et les Français !"

        Les Etats-Uniens les inventèrent donc, ces droits, en co-brevet avec les "sâcrés Français".
Immédiatement, Marx décèle les accointances entre droits d'obédience religieuse et droits d'obédience démocratique :

       "L'incompatibilité de la religion et des droits de l'homme réside si peu dans le concept des droits de l'homme, que le droit d'être religieux, et de l'être à son gré, d'exercer le culte de sa religion particulière, est même compté expressément au nombre des droits de l'homme. Le privilège de la foi est un droit général de l'homme".

       Les droits de l'homme autorisent en effet qu'en tant qu'adepte d'une secte religieuse, "l'homme" s'adonne à plaisir à ses rites, messes noires et blanches et croyances quelles qu'elles soient.

*****

       A ce stade, vous pénètrerez en la partie vive de la "Question juive". Que sont-ce les "droits de l'homme", de quels "droits" et de quel "homme" est-il question ? Tenez ferme le fil rouge marxien qui se déroule devant vous :

      "On fait une distinction entre les "droits de l'homme" et les "droits du citoyen". Quel est cet "homme" distinct du citoyen ? Personne d'autre que le membre de la société bourgeoise. Pourquoi le membre de la société bourgeoise est-il appelé "homme", homme tout court, et pourquoi ses droits sont-ils appelés droits de l'homme ? Qu'est-ce qui explique ce fait ? Par le rapport de l'Etat politique à la société bourgeoise, par l'essence de l'émancipation politique".

        Ô temps embourgeoisé, suspends ton viol de l'humanisme marxien et vous, heures propices, arrêtez votre char pesant : laissez appréhender aux esclaves la vivacité du coeur de cible révolutionnaire !

       "Constatons avant tout le fait que les "droits de l'homme", distincts des "droits du citoyen", ne sont rien d'autre que les droits du membre de la société bourgeoise, c'est-à-dire de l'homme égoïste, de l'homme séparé de l'homme et de la communauté".

       La communauté convoquée ci-devant par le jeune homme Marx, c'est la "gemenweisen", la communauté humaine, l'essence même de l'humanité, qu'excluent ces "droits du Bourgeois" ! Depuis près de 2 siècles et demi, la Bourgeoisie fait passer ses droits de classe exclusifs pour des droits universels.

[à suivre]   
        

 
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:24


MARX, L'"ANTI-SEMITE"

    
      Dans sa brochure "La Question juive", parue en 1843, dont le jeune Marx a repris le titre la même année pour lui répondre, Bruno Bauer écrit :

      "La politique, si elle ne doit être que de la religion, n'a pas besoin d'être de la politique, pas plus que le récurage des marmites, s'il est considéré comme un acte religieux, ne doit être regardé comme une affaire de ménage".

       Par cette curieuse comparaison, Bauer entend que la politique "religieuse" n'existe pas et, conséquemment, que l'Etat religieux est impossible. Sur ce point, Marx emboîte le pas à son ancien formateur en théologie protestante :

         "Séparer l'"esprit de l'Evangile" de la "lettre de l'Evangile" constitue un acte irreligieux. L'Etat qui fait parler l'Evangile dans les lettres de la politique, dans des lettres autres que les lettres du Saint-Esprit, commet un sacrilège, sinon aux yeux des hommes, du moins à ses propres yeux religieux. A l'Etat qui donne la Bible comme sa charte et le christianisme comme sa règle suprême, il faut objecter les paroles de l'Ecriture sainte ; car l'Ecriture est sainte jusque dans ses paroles. Cet Etat, aussi bien que les "balayures humaines" sur lesquelles il est édifié, se trouve impliqué dans une contradiction douloureuse, du point de vue de la conscience religieuse, quand on le renvoie "à ces paroles de l'Evangile auxquelles il ne se conforme pas et ne peut même se conformer, à moins de vouloir se désagréger complètement".

        La remarque est certes acide. Elle peut concerner
aujourd'hui tout aussi bien un Etat d'obédience catholique, protestante ou musulmane qu'un "Etat juif". A la suite de Bauer, Marx conteste formellement à l'Etat toute prétention profane à la religiosité. L'Etat ne saurait être sâcré, encor moins consacré par l'Eglise, fondé qu'il est sur les "balayures humaines" :

       "Devant sa propre conscience, l'Etat chrétien officiel est un "devoir" dont la réalisation est impossible ; il ne peut constater la réalité de son existence qu'en se mentant à lui-même".

       Il n'existe pas d'accord possible entre les principes religieux et les règles étatiques. Toute tentative d'établir une passerelle entre les 2 est vouée à l'échec. Sauf que l'Etat n'a aucun besoin d'un tel sâcrement hors l'illusion démocratique. Fréquemment, il se satisfait d'un totalitarisme religieux auto-justifié : les gestionnaires de l'Etat se déguisent en pasteurs, rabbins, ayatollah ou en bonzes.
     Fondamentalement, l'esprit religieux ne peut se fondre dans le moule séculier de l'Etat profane :

      "...l'esprit religieux ne saurait être réellement sécularisé. En effet, qu'est-il sinon la forme nullement séculière d'un développement de l'esprit humain ? L'esprit religieux ne peut être réalisé que si le degré de développement de l'esprit humain, dont il est l'expression, se manifeste et se constitue dans sa forme séculière. C'est ce qui se produit dans l'Etat démocratique. Ce qui fonde cet Etat, ce n'est pas le christianisme, mais le principe humain du christianisme. La religion demeure la conscience idéale, non séculière, de ses membres, parce qu'elle est la forme idéale du degré de développement humain qui s'y trouve réalisé".

       
Voici établie par Marx la genèse de l'Etat démocratique : au commencement était le christianisme et son "principe humain", "tous les hommes sont frères" par exemple. Mais la constitution de l'Etat séculier prouvait en soi que tous les hommes étaient loin d'être frères car sinon, nul n'aurait été besoin de superstructures coercitives. Donc revenons-y : au commencement était "le Verbe" nous dit un journaliste de dieu ; quand "le Verbe" se fit "chair", il se produisit un  impact
terrible séparant d'un côté l'esprit religieux, de l'autre l'Etat séculier. Depuis ce Big Bang originel, les 2 font ménage avec plus ou moins bonnes grâces.
            Cependant, de prime abord l'histoire des hommes s'écrit au ras du sol :

       "Chrétienne est la démocratie politique en tant que l'homme, non seulement un homme, mais tout homme, y est un être souverain, un être suprême [sic] , mais l'homme ni cultivé ni social, l'homme dans son existence accidentelle, tel quel, l'homme tel que, par toute l'organisation de notre société, il a été corrompu, perdu pour lui-même, aliéné, placé sous l'autorité de conditions et d'éléments inhumains, en un mot, l'homme qui n'est pas encore un véritable être générique. La création imaginaire, le rêve, le postulat du christianisme, la souveraineté de l'homme, mais de l'homme réel, tout cela devient, dans la démocratie, de la réalité concrète et présente, une maxime séculière".
       
         La démocratie politique sécularise "l'homme" consacré par la religion. Voilà une des raisons pour lesquelles les Eglises, quelles qu'elles soient, se tiennent constamment à distance de tout Etat, démocratique, totalitaire ou "religieux". En Iran et en Israël, ce ne sont ni les rabbins ni les ayatollahs qui gouvernent. La religion ne peut être qu'un paravent, faisant illusion auprès des démocrates bourgeois, parce qu'ayant les mêmes limites déterminées que l'idéalisme, qu'il soit "religieux" ou "démocratique". La conscience religieuse demeure, selon Marx le jeune, "l'expression de la nature bornée de l'esprit", bornée par l'arbitraire et l'irrationnalité de cet esprit saint.
        Dans le discours religieux se retrouvent toutes les limites et les contradictions de la "divinité", ces contradictions mêmes qui ont fait son universalité :

       "les conceptions du monde les plus variées viennent se grouper dans la forme du christianisme, et surtout parce que le christianisme n'exige même pas que l'on professe ce christianisme, mais que l'on ait de la religion, une religion quelconque. La conscience religieuse se délecte dans la richesse de la contradiction religieuse et de la variété religieuse".

        Tout comme les syndicats et les partis politiques démocratiques se "délectent" de la variété des enseignes et des officines qui se proposent aux masses salariées.

[à suivre]
      
       

    
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 10:41


VICTOIRE !

     Pour la énième fois, c'est le P.A.F. (Parti Abstentionniste du Futur) qui l'emporte haut la main (60%) à l'occasion de ces ridicules élections "européennes".

      Une fois n'est pas coûtume, le décompte des petits carrés de papier a donné des résultats grotesques : en pleine crise mondiale du mode de production capitaliste, ce sont, d'après les burnes électorales, les représentants de la classe dirigeante qui ont été plébiscités !


ADRESSE AUX DEFAITS
:


  DEMOCHRETIENS DE TOUS LES PAYS !

 A GENOUX DEVANT LA "VOX POPULI" !

A GENOUX DEVANT SARKOZY !

      16% d'entre les "citoyens"-électeurs se sont déplacés pour aller accorder un blanc-seing au Nain Jaune, afin qu'il poursuive la gestion des intérêts bien compris de la classe dominante.

VIVE LA DEMOCRASSEUSE !

VIVE LA
RAIE PUBLIQUE !

...ET VIVE LA
RANCE !


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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:29





OBAMA'S BITCH


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:42


MARX, L'"ANTI-SEMITE"

        Marx pointe la scission entre l'Etat, politique par nature, et la société civile, pressurée sous le boisseau de la Bourgeoisie :

      "Evidemment, à des époques où l'Etat policier comme tel naît violemment de la société bourgeoise, où l'affranchissement personnel humain cherche à s'accomplir sous la forme de l'affranchissement personnel politique, l'Etat peut et doit aller jusqu'à la suppression de la religion, jusqu'à l'anéantissement de la religion, mais uniquement comme il va à la suppression de la propriété privée, au maximum, à la confiscation, à l'impôt progressif, à la suppression de la vie, à la guillotine. Aux moments où l'Etat prend particulièrement conscience de lui-même, la vie politique cherche à étouffer ses conditions primordiales, la société bourgeoise et ses éléments, pour s'ériger en vie générique véritable et absolue de l'homme. Mais elle ne peut atteindre ce but qu'en se mettant en contradiction violente avec ses propres conditions d'existence, en déclarant la révolution à l'état permanent ; aussi le drame politique s'achève-t-il nécessairement par la restauration de la religion, de la propriété privée, de tous les éléments de la société bourgeoise, tout comme la guerre se termine par la paix".

          La référence à la Révolution française - qui s'est produite un demi-siècle plus tôt -  est explicite. L'Etat français surgi de la fin de la monarchie utilise d'emblée et par nature la violence et la Terreur révolutionnaires ; il confisque les biens de l'Eglise, les revend à la Bourgeoisie et décrète la fin de la religion, instaurant même le "Culte de l'Être suprême", sorte de version républicaine du dieu chrétien. En même temps, il cherche à contrôler les prix des denrées de 1ère nécessité, établit l'impôt public et la peine de mort. Mais presque aussitôt, il s'empresse de rétablir la propriété privée et la religion en tant qu'idéologie du "sâcré". L'Etat ne peut surpasser les intérêts de la classe dont il est l'expression dominante. 
        Pour Marx, l'expression véritable de cet Etat-là, qui a accompli sa "révolution" au sens propre du terme (c'est-à-dire qu'il est revenu à son point de départ, quoique sous une forme supérieure à l'Etat précédent), c'est la démocratie laïque :

       "...l'Etat chrétien parfait, ce n'est pas le prétendu Etat chrétien, qui reconnaît le christianisme comme sa base, comme la religion d'Etat, et prend donc une attitude exclusive envers les autres religions ; c'est plutôt l'Etat athée, l'Etat démocratique, l'Etat qui relègue la religion parmi les autres éléments de la société bourgeoise. L'Etat, qui est encore théologien, qui professe encore officiellement le Credo du christianisme, qui n'a pas encore osé se proclamer Etat, n'a pas encore réussi à exprimer sous une forme laïque et humaine, dans sa réalité d'Etat, la base humaine dont le christianisme est l'expression transcendante. L'Etat soi-disant chrétien est tout simplement un Etat inexistant (Nichsstaat) ; en effet, ce n'est pas le christianisme en tant que religion, c'est uniquement le fond humain de la religion chrétienne qui peut se réaliser en des créations vraiment humaines".

         A 25 années à peine sonnées, la pensée du jeune Karl Marx est déjà structurée par le matérialisme historique. Une pensée méthodique qui sépare les idéologies de leur expression "officielle" (la croyance / la religion ; l'idéologie bourgeoise / l'Etat). Dans l'interventionnisme religieux au quotidien, dans cette immixtion parmi les plus basses oeuvres de la populace, Marx-le-Jeune ne voit que le simple reflet déformé des fondations humaines de toute croyance. La religion est le produit du cerveau humain. Dans ce cadre, l'Etat démocratique est beaucoup plus à même de réaliser - de manière illusoire - les aspirations humaines des chrétiens (et des autres) que n'importe quelle théocratie. Qu'on se le dise à Rome, à Jerusalem ou à Islamabad ! Surtout en lisant les lignes qui suivent :

      "Le prétendu Etat chrétien a besoin de la religion chrétienne, pour se compléter comme Etat. L'Etat démocratique, le véritable Etat, n'a pas besoin de la religion pour son achèvement politique. Il peut, au contraire, faire abstraction de la religion, parce qu'en lui le fond humain de la religion est réalisé de façon profane. L'Etat dit chrétien a tout au contraire une attitude religieuse vis à vis de la politique. S'il ravale les formes politiques à une simple apparence, il ravale tout aussi bien la religion".

       Le véritable oecuménisme ne peut être réalisé que par la démocratie bourgeoise. En ce sens, le soi-disant "retour à la spiritualité" claironné par tous les shamans médiatiques illustre une de ces répétitions dont l'histoire a le secret, le bégaiement significatif d'une société ne sachant plus à quel saint se vouer pour continuer d'aspirer à une immortalité des plus improbables. Voilà qui éclaire de manière singulière la volonté toute récente du président français de faire saillir la République décatie par le percheron sénescent de l'idéalisme bondieusard.

[à suivre]
     
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