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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 09:08

 

         Vous connaissez Serge Dassault ? Mais si, le fils de Marcel, fabricant d'avions de chasse. S'il avait été fabricant de tanks, on les aurait appelés les "chars Dassault" mais cette dynastie ne possède pas ce genre d'humour. C'est un autre style de métaphores que file Serge, le fils à Marcel.

       Quand il parle des chômeurs, il dit ceux qui ne veulent pas travailler ; dégurgitant sur les salariés de l'Etat, il utilise le terme privilégiés. En matière de privilèges il en connaît un rayon, le patron de Dassault Aviation. Né avec un paquet d'actions dans la bouche, on l'a laissé jouer dans son parc (d'aviation) : Janson de Sailly, Saint-Louis, Polytechnique, le circuit des chers tétards du capitalisme. Jusqu'à ce qu'il prenne la place de Papa pour sévir à son tour dans l'aviation de chasse et les jets privés.

       Le moutard est aussi "élu" de la Raie Publique, maire de Corbeil-Essonnes sur la liste "Centre national des indépendants et paysans", un ectoplasme oscillant entre poujadisme, clientélisme, corruption et fascisme de proximité. En ce moment le "paysan indépendant" trimballe quelques casseroles (achat de votes, chantage, porte-flingues, etc.). A son tableau de chasse, on compte aussi un mandat de sénateur dont il est le doyen (88 balais).

       Son père possédait le magazine Jours de France, sorte d'ancêtre des tabloïds VIP, lui il s'est acheté Le Figaro, grand torchon de la France qui se gratte les escarres.

        Serge Dassault n'a pas de mots assez virulents pour dénoncer l'omnipotence de l'Etat et le parasitisme de ses fonctionnaires, le scandale des charges sociales et des impôts. Sa boîte est pourtant soutenue à bout de bras par des milliards d'euros de subvention, prises directement dans la poche de ces salariés privilégiés vilipendés par le beau Serge. Bref si l'Etat, les fonctionnaires et tous les autres salariés n'existaient pas, Dassault Aviation non plus.

       Son fleuron, l'avion de chasse Rafale, il n'en a vendu aucun dans le monde ! Il n'y a eu que l'armée française pour les lui acheter, c'est-à-dire là encor l'Etat et tous ces fainéants de salariés surpayés.

       Ce n'est pas faute d'avoir utilisé chaque Président depuis Chirac pour jouer diplomatiquement les tapineuses en Chine, au Brésil ou en Arabie Saoudite.

       Question rentabilité, Dassault Aviation l'exige des autres mais n'en a cure pour sa grosse entreprise.  Fournisseur exclusif de l'armée française la boîte possède des contrats illimités dans le temps. Malgré ça, le Rafale personne n'en veut. Si, "nous", par force.

           Résumons : ce vindicatif vieillard, subventionné à vie par les salariés imposables, crache à qui mieux-mieux ses glaviots imprécatoires sur ceux-là mêmes grâce auxquels il prospère sans rentabilité aucune. Une sorte de capitalisme d'Etat à la sauce néo-libérale.

(d'après un édito de France Musique)

 

 

 

 

SONT-ILS PAS BEAUX NOS CAPITAINES D'INDUSTRIE

 

lazlo-carreidas-marcel-dassault.jpg

Papa

 

 

 

 

Serge-Dassault-marcel-dassault-5eme-patrimoine-en-france

Fiston

 

 


 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 10:48

 

TECHNIQUE, TACTIQUE ET SCATOLOGIE

 

       Après avoir visionné 2 matches (Suède-France / Espagne-France) de ceux que les journaleux "sportifs" nomment béatement "les Bleus", c'est-à-dire l'équipe de France de foot', vous avez sans doute été frappés par ce phénomène : voilà une triste bande de crétins congénitaux et bien payés qui s'appliquent avec acharnement à défendre tout ce que l'on sait du foot' pro sans oser l'exprimer à voix haute : un sport collectif qui rend ses pratiquants totalement inaptes à la vie en collectivité.

        Un sport d'équipe a des exigences incontournables et non négociables : l'abnégation, l'humilité, la volonté permanente d'utiliser ses capacités personnelles pour le bien commun, la modestie, la discrétion et l'engagement physique et mental au service de ses partenaires. "Les Bleus" vous offrent le spectacle désastreux et grotesque d'un tas de dégénérés congénitaux frustes et bas du faux-plafond, préoccupés uniquement à twitter comme des compulsifs les flots d'insanités dérisoires leur sortant directement du trou à balles sans passer par le cerveau (et pour cause).

         Tout cela revu et corrigé complaisamment par une presse "sportive" très satisfaite d'elle-même. En effet, grâce à l'existence de pantins multi-millionnaires décadents qui jouent à la ba-balle pour 200 000 euros la semaine, n'importe quel pisse-copie sorti de la poubelle médiatique peut passer - aux yeux des indigents de la pensée basique - pour un fin analyste doublé d'un pamphlétaire redoutable. Les "stars" du sport à l'électro-encéphalogramme plat ont à ce point arasé par le bas tout ce que le sport collectif peut récéler de sain, d'humain, d'utile et de nécessaire pour les jeunes ou les vieux que désormais, le sport-spectacle concentre en lui toute la boue de la société capitalistique : l'égoïsme pleurnichard, l'individualisme le plus névrotique, la complaisance la plus écoeurante envers soi-même, l'égo-centrisme hypertrophié inversement proportionnel à l'intelligence et au talent réel, la concurrence individuelle la plus acharnée et la plus minable, l'extermination totale de la sociabilité, l'étalage le plus pornographique de ses états d'âme excrémentiels que la chasse d'eau n'a pas évacué au tout-à-l'égoût (et que le footballeur français récupère à pleines mains pour le recycler à des fins commerciales),...

       Ils ne possèdent rien d'humain, ces footballeurs-proxénètes qui achètent jusqu'à l'affection de leur malheureuse progéniture. Même leur petitesse de comportement - traduisant la petitesse de leur esprit - est dénuée d'humanité. Ils ne savent pas que c'est la défaite qui grandit celui ou celle qui la subit, la surmonte et la transcende en victoire. Pour ces chiots-là "seule la victoire est belle" mais, à perdre mesquinement, ils ne gagneront que le droit de rester ce qu'ils sont définitivement, des petits barbots dérisoires, cousus d'or et placardés jusqu'au fion des étiquettes de leurs sponsors de luxe.

       Alors qu'il avait marqué un but, l'une d'entre ces cailleras mondialisées au lieu de fêter ça à la manière classique (se rouler les uns sur les autres en singeant la sodomisation) préféra demander à un journaliste devant des centaines de millions de spectateurs de "fermer sa gueule". Par son geste il donna au journaleux une légitimité et un crédit largement immérités qui augmentèrent le tirage du journal concerné.

       Face à pareille engeance même la victoire aurait été laide. Le mieux ce sera encor que le fooball français professionnel mène à bien et jusqu'au bout cette entreprise d'auto-sabordement que les plus brillants d'entre ses fleurons ont entamé depuis une dizaine d'années.


 

Video-Samir-Nasri-Ferme-ta-gueule.jpg  

       

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 10:16

 

  GLORIA VICTIS !

 

Cassez-vous les filles
Toi aussi pov'con
Voyant vos tronches en guenilles,
Les citoyens riront.

 

Dégage, reinette italienne
  Avec tes ronds.
Les spectateurs sur toutes les chaînes
T'insulteront.

 

carla-bruni.jpg

 

  Caltez sur vos 2 guibolles,
Sarkozy et Fillon.
Les bouquins dans les écoles
Vous effaceront.

 

sarkozy-fillon.jpg

 

Virez, les pas belles,
Toutes en rond.
Vos remplaçantes à tire d'aile
Applaudiront.

 

nadine-morano.jpg

 

valerie-pecresse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Disparaîssez, sorcières,
Sur vos balais d'argent.
Soyez la honte de vos mères,
  Et celle de vos gniards chiants.

 

 

 

 

 

 

 

Adieu, pauvres femmes
 Du trottoir de Matignon
  Nous penserons de vous Mesdames
Ce que nous voudrons.

 

 

rachida_dati_et_rama_yade.jpg

 


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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:07

 

MARIAGE DE RAISON ELECTORALE





     Benoît-le-faux-benêt
















Marine, Jean-Marie qui la tient, Bruno qui la p...


SALUT A TOUS CAMARADES ET NON -CAMARADES !

        N'est-ce pas qu'ils s'assortissent bien ces 2-là, la porcelette péroxydée et, derrière sa croupe généreuse, le top-model ambulatoire pour pub de parfum petit-bourgeois ?
        M. & B. se retrouvent à copuler idéologiquement sur un thème certes nouveau mais guère novateur (la dernière fois, c'était le "non !" national-socialiste à l'Europe) : haro sur les pédophiles et les blaireaux qui font du "tourisme sexuel" en Thaïlande ou à Sao Paulo.

         Plus précisément, Benoît le beau bo-bo a réglé son pas sur le pas martial de la Marine française. Avec un  courage indicible, les 2 représentants de l'avenir politicien franchement franchouillard s'en prennent  à un homme fraîchement encagé : le metteur en scène Roman Polanski. C'est toujours plus facile de cracher sur un taulard. En son temps, Sartre agit de même avec Louis-Ferdinand Céline, mais là s'arrête la comparaison.
        Le coup fourré vient de l'Etat Suisse (vous savez bien, quoi : l'or des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, le blanchiment/noirciment du capital financier, les comptes anonymes, les paradis artificiels). Sous prétexte de remise de prix artistique, les madrés banquiers invitent le cinéaste et le font  serrer à la descente d'avion ; désormais, ils s'apprêtent à l'extrader vers leurs maîtres états-uniens (ils changent de maître à chaque époque historique) afin que ceux-ci puissent faire crever en geôle le vil personnage.
      Aussi sec, le neveu Mitterrand, intronisé Ministre de la Culture bourgeoise par le Nain jaune élyséen, se solidarise avec Roman Polanski. A lui aussi, le couple B./M. de choc règle son compte : un homo (c'est vrai), un pédophile (c'est pas vrai), un "touriste sexuel" (vrai ou faux ?). Marine caresse la populace (l'"opinion publique" des journaleux) dans le sens du poil pubien... normal, elle est dans son rôle de cochonne à truffes gardienne des valeurs frânçaises. Benoît caresse la gent féminine parallèlement aux sillons shampouinés du féminisme bourgeois, jusqu'à atteindre le point G de la bien-pensance des chiennes de garde du capitalisme à visage "humain". C'est bien pour cela que le P.S. a placé sa petite gueule de porte-voix opportuniste bien brossé devant l'officine. Martine Aubry, le pot-à-tabac en chef, n'a aucun sex-appeal pour ce type de besogne. Mieux, elle n'en a rien à faire. Aussi, que le petit châton se débrouille seul avec la grosse blondasse. Ca nous fera de bien beaux chiards, ce tandem.

        Face à un buisson de microphones avides, le couple nationale-socialiste vient dire son "malaise" circonstancié et ô combien politico-moralement correct à propos de la très médiatique arrestation de Polanski. Il y a plus de 30 ans de cela, après avoir tourné "Chinatown", film noir sur fond de corruption et d'inceste, ce dernier avait fait la fiesta chez son acteur principal, Jack Nicholson. La fiesta à Hollywood, soit Champagne, cocaïne et p'tites pépées. Petite, en l'occurrence la pépée l'était vraiment, 13 ans à peine et l'artiste ne s'est pas gêné pour s'envoyer cette fraîcheur offerte sur le gâteau. Il est vrai qu'il n'avait, lui, que 41 balais (quoiqu'il avait déjà tourné notamment Cul-de-sac, Répulsion, Rosemary's baby). Plaidant coupable, il a été condamné par la Justice états-unienne - une référence mondialisée ! - mais a préféré se tirer avant que de purger sa peine. Notre benêt Benoît a pratiquement le même âge, mais pas le même parcours. Jusqu'à présent, lui, s'est contenté d'adhérer au P.S. et de grimper un par un les échelons grâce non pas à un éventuel charisme politique (équivalent à celui de la Mère Royale) mais au fait qu'aujourd'hui, il s'agit de capitaliser une gueule de minet et la voix suave qui va avec pour réussir soit au cinoche, soit dans le show-biz politicien (soit dans les 2). La vacuité chronique du social-démocratisme français a paru soudain propice au jeunôt pour avancer un pion facile, suite à une intervention frontiste préparant le terrain. Evidemment, comme dit le comique troupier Tonton Melenchon (mais si : le "Parti de Gauche" avec la Mère Buffet oh ! oh !) "c'est pas parce c'est le FN qui le dit que c'est forcément faux". Ah, les hauteurs où vont se percher les idées de la nouvelle "gôche"...

      Poursuivant sur la lancée de leurs boules de pétanque médiatiques, Mr et Mme Hamon-Le Pen sont venus se fracasser sur ce pauvre neveu "Mitt'rand" à  cause d'un bouquin qu'il avait eu l'ingénuité d'écrire il y a 3 ans et dans lequel Frédéric racontait ses vacances studieuses à Bangkok. Eh quoi Benoît ! Tu n'aimes que les aventures de Placid et Muzo dans leur jardin ou alors tu es carrément allergique aux "artistes" - si tant est qu'on puisse affubler le Ministre enculturé d'un tel sobriquet ? Dovstoïevski était pédophile, lui, réellement, tout comme Lewis Carrol qui photographiait des fillettes à poil. Gauguin a fini son existence aux Marquises, à coucher avec des autochtones à peine pubères et à les peindre. Sans parler de Montherlant, Gide et de la "Lolita" de Vladimir Nabokov.


réduit à détailler ses explorations asiatiques...


       Un argument ultime mérite d'être posé sur le tabouret. Aussi bien Marine et son nouveau trophée Benoît - un bon coup à ce qu'il paraît - que la plupart des journaleux auto-proclamés "éditorialistes" ont souligné avec ardeur et salivation que ce qui préoccupait par-dessus tout la gélatine siliconée de l'électorat national, c'était de constater que la "Justice" s'occupât avec autant de célérité d'un VIP  du calibre de Polanski que de la racaille commune, le tout-venant banlieusard et les sorties d'égoût des quartiers banthoustés.
        Encor une accréditation de la justice de classe, bien digne d'un socio-démocrate et d'une morue nationale-socialiste. Selon les 2 crypto-lyncheurs de 1ère classe (sociale), extrader un cinéaste de 76 ans de la Suisse vers les Etats-Unis pour y être rejugé et finir son existence non pas derrière une caméra mais des barreaux bien vissés prouvera aux preux citoyens qu'il n'existe aucune impunité pour les "pipoles" et compagnie. Belle leçon d'instruction civique, malgré quelques relents pétainistes refoulant par la fenêtre, et qui fera chaud au coeur des embastillés croupissant dans les exemplaires geôles hexagonales.


       Roman Polanski et l'actrice Sharon Tate       

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 17:53

NPA






A L'OCCASION DU REMANIEMENT MINISTERIEL :

"LE BEAU BLAIREAU DE RAVEL"

(hommage musical)


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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 16:11




LE PRESIDENT GNAFROZY NOMME PHILIPPE VAL A LA TÊTE DE LA RADIO D'ETAT

("FAÎTES-LUI PASSER SA CAROTTE")



(VAL EN COMPAGNIE D'UN DE SES DRESSEURS)


"IL EST ALLE LOIN, CE PETIT !"

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 17:45








(Benji et, en stick, Avivi)





     


      Y'a pas à dire, il a foutrement bien fait de passer chez Barack, le Benji. Car, sitôt rentré à la Terre Promise, saisi d'une inspiration subite, il a tendu la main à l'ennemi génétique, sous la forme de 6 propositions constructives que voici :

 

      1/ Les Palestiniens n'ont qu'à reconnaître qu'Israël est un "Etat juif". Autrement dit, à plus d'un million d'Arabes Israëliens, Benji demande gentiment : "Barrez-vous".

 

      2/ Le futur Etat ennemi sera "démilitarisé". Traduction : dépourvu d'armée. N'est-ce-pas qu'il le mérite, son sobriquet de "Benji-la-Malice" !

 

       3/ Aucun réfugié Palestinien ne bénificiera du "droit au retour". C'est pas passque les Juifs sionistes se sont arrogés un droit biblique fictif de "retour à la Terre Promise" que les Palestiniens survivants chassés par eux manu militari au nom de ce même droit devraient continuer à survivre de cet espoir désormais exsangue.

 

       4/ Jérusalem deviendra la "capitale unie" israëlienne. Jerusalem-Est, les Arabes Palestiniens peuvent toujours se la carrer derrière l'oreille !

 

       5/ Benji exige que le "Fatah reprenne Gaza au Hamas". C'est donc lui qui demande instamment à ses frères ennemis de ré-activer la guerre civile. Un véritable bienfaiteur de l'Humanité !

 

    6/ Enfin, pour la bonne bouche du dégoût kasher : la "colonisation "naturelle"" continuera coûte que coûte. Oui, Barack avait demandé avec gentillesse à Herr Benji de geler la colonisation. On voit ici toute l'estime, non, le respect soumis, que le Standartenführer Netanyahu porte au Nègre que ses partenaires  de sang ont porté à la présidence de l'Empire états-unien.

 

       Hé ben avec ça, c'est bien le Diable si le massacre ne continue pas...

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 13:12


IL RESTE...

     
DEMOCHRETIENS DE TOUS LES PAYS DEMOCHRETIENS !

PROSTERNEZ-VOUS AUX PIEDS DE MAHMOUD,
REELU "LOYALEMENT" AVEC 65% DES VOIX !

VIVE LA DEMOCRETINERIE !
     


      Les burnes persanes ont livré leur très attendu verdict : c'est le Prési
dent Ahmadinedjad qui le demeure (président Iranien).
       Une fois encor, la mise en scène électorale n'a fait que conforter la clique de  nantis
sinistres gouvernant l'Iran. Il n'existe pas plus d'"alternative démocratique" là-bas qu'ici et ailleurs. La seule alternative possible demeure la même que celle qui porta les barbus au pouvoir : l'insurrection des masses.

      Au passage, on louera la perspicacité remarquable des spécialistes, consultants et autres persépoliphiles qui, pour la plupart, avaient annoncé un "raz-de-marée" populaire qui submergerait le Président sortant.

    
En appelant à voter pour un candidat du sérail, l'opposition "modérée" s'avère très largement tributaire de la mascarade, acceptant complaisamment d'être traitée comme le dindon favori de la farce planifiée, quand un appel général à une abstention massive aurait évité à la jeunesse iranienne une si cruelle désillusion. Mir Hossein Moussavi, le candidat défait, peut pousser autant qu'il peut des hauts cris. Il a accepté de jouer le jeu pipé que lui proposait le barbu "suprême". S'il n'a pas prévu le coup foireux, c'est qu'il est piètre politicien. L'hypothèse d'un miroir aux alouettes démocratisantes est plus plausible.
 
     Le plus inquiétant, c'est que cette comédie électorale conforte l'Etat le plus dangereux de la région, incontrôlable, agressif, militarisé à l'extrême, méprisant systématiquement les résolutions du machin ONUsien et, pire encor, possédant l'arme nucléaire en batterie industrielle :


ISRAËL !

UN LOBBY MILITARO-RELIGIEUX AU MOINS AUSSI DEMOCRATIQUE QUE LE RIVAL PERSE...
 
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 13:29





OBAMA'S BITCH


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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 15:59

UN TERRORISTE PARLE
(DEPUIS SA PRISON)

L'ARRESTATION

     

      "Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu'aux dents s'est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion - ancien patron de la police antiterroriste -dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d'un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs "prisons du peuple" en nous assommant de questions où l'absurde le disputait à l'obscène.

 


 

 


Celui qui semblait être le cerveau de l'opération s'excusait vaguement de tout ce cirque expliquant que c'était de la faute des "services", là-haut, où s'agitaient toutes sortes de gens qui nous en voulaient beaucoup. A ce jour, mes ravisseurs courent toujours. Certains faits divers récents attesteraient même qu'ils continuent de sévir en toute impunité.

 

QUELLE "MOUVANCE TERRORISTE" ?


        Nous vivons actuellement, en France, la fin d'une période de gel historique dont l'acte fondateur fut l'accord passé entre gaullistes et staliniens en 1945 pour désarmer le peuple sous prétexte d'"éviter une guerre civile". Les termes de ce pacte pourraient se formuler ainsi pour faire vite : tandis que la droite renonçait à ses accents ouvertement fascistes, la gauche abandonnait entre soi toute perspective sérieuse de révolution. L'avantage dont joue et jouit, depuis quatre ans, la clique sarkozyste, est d'avoir pris l'initiative, unilatéralement, de rompre ce pacte en renouant "sans complexe" avec les classiques de la réaction pure – sur les fous, la religion, l'Occident, l'Afrique, le travail, l'histoire de France, ou l'identité nationale.

       Face à ce pouvoir en guerre qui ose penser stratégiquement et partager le monde en amis, ennemis et quantités négligeables, la gauche reste tétanisée. Elle est trop lâche, trop compromise, et pour tout dire, trop discréditée pour opposer la moindre résistance à un pouvoir qu'elle n'ose pas, elle, traiter en ennemi et qui lui ravit un à un les plus malins d'entre ses éléments. Quant à l'extrême gauche à-la-Besancenot, quels que soient ses scores électoraux, et même sortie de l'état groupusculaire où elle végète depuis toujours, elle n'a pas de perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop. Son destin est de décevoir.

       Dans la sphère de la représentation politique, le pouvoir en place n'a donc rien à craindre, de personne. Et ce ne sont certainement pas les bureaucraties syndicales, plus vendues que jamais, qui vont l'importuner, elles qui depuis deux ans dansent avec le gouvernement un ballet si obscène. Dans ces conditions, la seule force qui soit à même de faire pièce au gang sarkozyste, son seul ennemi réel dans ce pays, c'est la rue, la rue et ses vieux penchants révolutionnaires. Elle seule, en fait, dans les émeutes qui ont suivi le second tour du rituel plébiscitaire de mai 2007, a su se hisser un instant à la hauteur de la situation. Elle seule, aux Antilles ou dans les récentes occupations d'entreprises ou de facs, a su faire entendre une autre parole.

       Cette analyse sommaire du théâtre des opérations a dû s'imposer assez tôt puisque les renseignements généraux faisaient paraître dès juin 2007, sous la plume de journalistes aux ordres (et notamment dans Le Monde) les premiers articles dévoilant le terrible péril que feraient peser sur toute vie sociale les "anarcho-autonomes". On leur prêtait, pour commencer, l'organisation des émeutes spontanées, qui ont, dans tant de villes, salué le "triomphe électoral" du nouveau président.

       Avec cette fable des "anarcho-autonomes", on a dessiné le profil de la menace auquel la ministre de l'intérieur s'est docilement employée, d'arrestations ciblées en rafles médiatiques, à donner un peu de chair et quelques visages. Quand on ne parvient plus à contenir ce qui déborde, on peut encore lui assigner une case et l'y incarcérer. Or celle de "casseur" où se croisent désormais pêle-mêle les ouvriers de Clairoix, les gamins de cités, les étudiants bloqueurs et les manifestants des contre-sommets, certes toujours efficace dans la gestion courante de la pacification sociale, permet de criminaliser des actes, non des existences. Et il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime. Telle est la vocation des nouvelles catégories de la répression.

      Il importe peu, finalement, qu'il ne se trouve personne en France pour se reconnaître "anarcho-autonome" ni que l'ultra-gauche soit un courant politique qui eut son heure de gloire dans les années 1920 et qui n'a, par la suite, jamais produit autre chose que d'inoffensifs volumes de marxologie. Au reste, la récente fortune du terme "ultragauche" qui a permis à certains journalistes pressés de cataloguer sans coup férir les émeutiers grecs de décembre dernier doit beaucoup au fait que nul ne sache ce que fut l'ultragauche, ni même qu'elle ait jamais existé.

       A ce point, et en prévision des débordements qui ne peuvent que se systématiser face aux provocations d'une oligarchie mondiale et française aux abois, l'utilité policière de ces catégories ne devrait bientôt plus souffrir de débats. On ne saurait prédire, cependant, lequel d'"anarcho-autonome" ou d'"ultragauche" emportera finalement les faveurs du Spectacle, afin de reléguer dans l'inexplicable une révolte que tout justifie.

 

QU'EST-CE QUE LE "TERRORISME" ?


      Rien ne permet d'expliquer que le département du renseignement et de la sécurité algérien suspecté d'avoir orchestré, au su de la DST, la vague d'attentats de 1995 ne soit pas classé parmi les organisations terroristes internationales. Rien ne permet d'expliquer non plus la soudaine transmutation du "terroriste" en héros à la Libération, en partenaire fréquentable pour les accords d'Evian, en policier irakien ou en "taliban modéré" de nos jours, au gré des derniers revirements de la doctrine stratégique américaine.

      Rien, sinon la souveraineté. Est souverain, en ce monde, qui désigne le terroriste. Qui refuse d'avoir part à cette souveraineté se gardera bien de répondre. Qui en convoitera quelques miettes s'exécutera avec promptitude. Qui n'étouffe pas de mauvaise foi trouvera un peu instructif le cas de ces deux ex – "terroristes" devenus l'un premier ministre d'Israël, l'autre président de l'Autorité palestinienne, et ayant tous deux reçus, pour comble, le Prix Nobel de la paix.

      

QU'EST-CE QUE L'"ANTI-TERRORISME"?


      Le flou qui entoure la qualification de "terrorisme", l'impossibilité manifeste de le définir ne tiennent pas à quelque provisoire lacune de la législation française : ils sont au principe de cette chose que l'on peut, elle, très bien définir : l'antiterrorisme dont ils forment plutôt la condition de fonctionnement. L'antiterrorisme est une technique de gouvernement qui plonge ses racines dans le vieil art de la contre-insurrection, de la guerre dite "psychologique", pour rester poli.

       L'antiterrorisme, contrairement à ce que voudrait insinuer le terme, n'est pas un moyen de lutter contre le terrorisme, c'est la méthode par quoi l'on produit, positivement, l'ennemi politique en tant que terroriste. Il s'agit, par tout un luxe de provocations, d'infiltrations, de surveillance, d'intimidation et de propagande, par toute une science de la manipulation médiatique, de l'"action psychologique", de la fabrication de preuves et de crimes, par la fusion aussi du policier et du judiciaire, d'anéantir la "menace subversive" en associant, au sein de la population, l'ennemi intérieur, l'ennemi politique à l'affect de la terreur.


LA GUERRE PSYCHOLOGIQUE D'ETAT


      L'essentiel, dans la guerre moderne, est cette "bataille des cœurs et des esprits" où tous les coups sont permis. Le procédé élémentaire, ici, est invariable : individuer l'ennemi afin de le couper du peuple et de la raison commune, l'exposer sous les atours du monstre, le diffamer, l'humilier publiquement, inciter les plus vils à l'accabler de leurs crachats, les encourager à la haine.

      Une fois n'est pas coutume, dans notre cas, l'antiterrorisme a fait un four. On n'est pas prêt, en France, à se laisser terroriser par nous. La prolongation de ma détention pour une durée "raisonnable" est une petite vengeance bien compréhensible au vu des moyens mobilisés, et de la profondeur de l'échec ; comme est compréhensible l'acharnement un peu mesquin des "services", depuis le 11 novembre, à nous prêter par voie de presse les méfaits les plus fantasques, ou à filocher le moindre de nos camarades. Combien cette logique de représailles a d'emprise sur l'institution policière, et sur le petit cœur des juges, voilà ce qu'auront eu le mérite de révéler, ces derniers temps, les arrestations cadencées des "proches de Julien Coupat".


LA "PHILOSOPHIE" 


     La philosophie naît comme deuil bavard de la sagesse originaire. Platon entend déjà la parole d'Héraclite comme échappée d'un monde révolu. A l'heure de l'intellectualité diffuse, on ne voit pas ce qui pourrait spécifier "l'intellectuel", sinon l'étendue du fossé qui sépare, chez lui, la faculté de penser de l'aptitude à vivre. Tristes titres, en vérité, que cela. Mais, pour qui, au juste, faudrait-il se définir?


LE LIVRE "L'INSURRECTION QUI VIENT"


      C'est l'aspect le plus formidable de cette procédure : un livre versé intégralement au dossier d'instruction, des interrogatoires où l'on essaie de vous faire dire que vous vivez comme il est écrit dans "L'insurrection qui vient", que vous manifestez comme le préconise "L'insurrection qui vient", que vous sabotez des lignes de train pour commémorer le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917. [NB : Le Sous-Lieutenant est en désaccord avec cette désignation historique de la révolution russe.]

       De mémoire française, il ne s'était pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur à cause d'un livre. On avait plutôt coutume de considérer que, tant que les gauchistes étaient occupés à écrire, au moins ils ne faisaient pas la révolution. Les temps changent, assurément. Le sérieux historique revient.

      Malheureusement, je ne suis pas l'auteur de "L'insurrection qui vient". 

      J'en suis, en revanche, un lecteur. Le relisant, pas plus tard que la semaine dernière, j'ai mieux compris la hargne hystérique que l'on met, en haut lieu, à en pourchasser les auteurs présumés. Le scandale de ce livre, c'est que tout ce qui y figure est rigoureusement, catastrophiquement vrai, et ne cesse de s'avérer chaque jour un peu plus. Car ce qui s'avère, sous les dehors d'une "crise économique", d'un "effondrement de la confiance", d'un "rejet massif des classes dirigeantes", c'est bien la fin d'une civilisation, l'implosion d'un paradigme : celui du gouvernement, qui réglait tout en Occident – le rapport des êtres à eux-mêmes non moins que l'ordre politique, la religion ou l'organisation des entreprises. Il y a, à tous les échelons du présent, une gigantesque perte de maîtrise à quoi aucun maraboutage policier n'offrira de remède.

       Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.


LA PRISON


       La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

       Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

     Si l'on traque avec tant d'avidité les témoignages "de l'intérieur" qui exposeraient enfin les secrets que la prison recèle, c'est pour mieux occulter le secret qu'elle est : celui de votre servitude, à vous qui êtes réputés libres tandis que sa menace pèse invisiblement sur chacun de vos gestes.

      Toute l'indignation vertueuse qui entoure la noirceur des geôles françaises et leurs suicides à répétition, toute la grossière contre-propagande de l'administration pénitentiaire qui met en scène pour les caméras des matons dévoués au bien-être du détenu et des directeurs de tôle soucieux du "sens de la peine", bref : tout ce débat sur l'horreur de l'incarcération et la nécessaire humanisation de la détention est vieux comme la prison. Il fait même partie de son efficacité, permettant de combiner la terreur qu'elle doit inspirer avec son hypocrite statut de châtiment "civilisé". Le petit système d'espionnage, d'humiliation et de ravage que l'Etat français dispose plus fanatiquement qu'aucun autre en Europe autour du détenu n'est même pas scandaleux. L'Etat le paie chaque jour au centuple dans ses banlieues, et ce n'est de toute évidence qu'un début : la vengeance est l'hygiène de la plèbe.

       Mais la plus remarquable imposture du système judiciaro-pénitentiaire consiste certainement à prétendre qu'il serait là pour punir les criminels quand il ne fait que gérer les illégalismes. N'importe quel patron – et pas seulement celui de Total –, n'importe quel président de conseil général – et pas seulement celui des Hauts-de-Seine–, n'importe quel flic sait ce qu'il faut d'illégalismes pour exercer correctement son métier. Le chaos des lois est tel, de nos jours, que l'on fait bien de ne pas trop chercher à les faire respecter et les stups, eux aussi, font bien de seulement réguler le trafic, et non de le réprimer, ce qui serait socialement et politiquement suicidaire.

      Le partage ne passe donc pas, comme le voudrait la fiction judiciaire, entre le légal et l'illégal, entre les innocents et les criminels, mais entre les criminels que l'on juge opportun de poursuivre et ceux qu'on laisse en paix comme le requiert la police générale de la société. La race des innocents est éteinte depuis longtemps, et la peine n'est pas à ce à quoi vous condamne la justice : la peine, c'est la justice elle-même, il n'est donc pas question pour mes camarades et moi de "clamer notre innocence", ainsi que la presse s'est rituellement laissée aller à l'écrire, mais de mettre en déroute l'hasardeuse offensive politique que constitue toute cette infecte procédure. 

 

LES CAUSES DE LA REPRESSION ETATIQUE


     Ce qui nous arrive, à mes camarades et à moi, vous arrive aussi bien. C'est d'ailleurs, ici, la première mystification du pouvoir : neuf personnes seraient poursuivies dans le cadre d'une procédure judiciaire "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", et devraient se sentir particulièrement concernées par cette grave accusation. Mais il n'y a pas d'"affaire de Tarnac" pas plus que d'"affaire Coupat", ou d'"affaire Hazan" - éditeur de "L'insurrection qui vient". Ce qu'il y a, c'est une oligarchie vacillante sous tous rapports, et qui devient féroce comme tout pouvoir devient féroce lorsqu'il se sent réellement menacé. Le Prince n'a plus d'autre soutien que la peur qu'il inspire quand sa vue n'excite plus dans le peuple que la haine et le mépris.

       La révolte a des conditions, elle n'a pas de cause. Combien faut-il de ministères de l'Identité nationale, de licenciements à la mode Continental, de rafles de sans-papiers ou d'opposants politiques, de gamins bousillés par la police dans les banlieues, ou de ministres menaçant de priver de diplôme ceux qui osent encore occuper leur fac, pour décider qu'un tel régime, même installé par un plébiscite aux apparences démocratiques, n'a aucun titre à exister et mérite seulement d'être mis à bas ? C'est une affaire de sensibilité.

       La servitude est l'intolérable qui peut être infiniment toléré. Parce que c'est une affaire de sensibilité et que cette sensibilité-là est immédiatement politique (non en ce qu'elle se demande "pour qui vais-je voter ?", mais "mon existence est-elle compatible avec cela ?"), c'est pour le pouvoir une question d'anesthésie à quoi il répond par l'administration de doses sans cesse plus massives de divertissement, de peur et de bêtise. Et là où l'anesthésie n'opère plus, cet ordre qui a réuni contre lui toutes les raisons de se révolter tente de nous en dissuader par une petite terreur ajustée.

       Nous ne sommes, mes camarades et moi, qu'une variable de cet ajustement-là. On nous suspecte comme tant d'autres, comme tant de "jeunes", comme tant de "bandes", de nous désolidariser d'un monde qui s'effondre. Sur ce seul point, on ne ment pas. Heureusement, le ramassis d'escrocs, d'imposteurs, d'industriels, de financiers et de filles, toute cette cour de Mazarin sous neuroleptiques, de Louis Napoléon en version Disney, de Fouché du dimanche qui pour l'heure tient le pays, manque du plus élémentaire sens dialectique. Chaque pas qu'ils font vers le contrôle de tout les rapproche de leur perte. Chaque nouvelle "victoire" dont ils se flattent répand un peu plus vastement le désir de les voir à leur tour vaincus. Chaque manœuvre par quoi ils se figurent conforter leur pouvoir achève de le rendre haïssable. En d'autres termes : la situation est excellente. Ce n'est pas le moment de perdre courage."


 

(l'homme à la cagoule N'EST PAS Julien Coupat)


 

 

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Rubrique à brac
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