Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.
Mesdames et Messieurs, veuillez vous agenouiller devant la Sainte-Trinité du néga-sionisme :
L'entarté universel
Tout le temps qu'auront duré les "hostilités" dans Gaza, on aura vu et entendu sévir de nouveaux apôtres, pratiquant avec insouciance et allégresse ce qu'ils prétendent dénoncer chez autrui : le révisionnisme, la négation fanatique d'un évènement se produisant à l'instantané sous les yeux du monde. Pendant que frappaient à Gaza obus, missiles intelligents, roquettes industrielles et bombes humanistes, la sainte-Trinité néga-sioniste hurlait à l'outrage, au racisme et à l'"anti-sémitisme".
Dans sa pieuse croisade d'assainissement moral et intellectuel de ces masses d'"anti-sémites" invétérés, l'entarté-justicier universel trouva des apôtres à la mesure de la noble cause qu'il colportait de forums en forums, de bar-mitszas télévisuelles en podiums de foire aux armes de destruction pacificatrice.
Pour servir sa croisade à 9 branches, l'entarté universel ne dispose pas seulement d'une table ouverte sur tous les médias mais également de tout un aéropage d'admirateurs plus ou moins veules qui sont au grand-bourgeois précautionneusement mal coiffé ce que les doryphores sont à la pomme de terre.
Le Sous-Lieutenant a choisi pour vous 2 specimens certes hors d'âge, hors du temps et hors d'usage, mais suffisamment représentatifs du nouveau courant de la pensée non recyclable. Leurs trognes impayables sont affichées ci-dessus ; à elles seules, elles constituent déjà un motif d'intérêt ethno-entomologique. Voici donc quelques morceaux choisis parmi le terril d'immondices que les 2 cancrelats ne se sont pas privés de déverser sur un peuple pendant qu'à Gaza l'armée israëlienne "pacifiait" une partie dudit peuple.
"en tant que non hostiles à Israël, et sensibles aux crimes du Hamas"
L’ONU a voté une résolution essentielle, dont tout découle, en 1947. Elle était très claire et invitait à la création de deux états, l’un arabe, l’autre juif. D’entrée de jeu, les juifs ont été refusés et ont dû faire face à une haine ardente, pérenne, qu’on voit à l’œuvre aujourd’hui encore, et qui constitue le seul obstacle au vœu émis par l’ONU de l’époque comme au bon sens".
Par souci d'exactitude, le Sous-Lieutenant n'a pas corrigé les fautes d'orthographe. 1947, c'est déjà place nette en Palestine. La terre a été nettoyée de ses habitants, afin de répondre aux voeux des sionistes fondateurs : nous, "peuple sans terre", nous installons ici, sur cette "terre sans peuple" qui nous était promise. La "haine ardente, pérenne" est effectivement celle des Palestiniens survivants, chassés, exilés, dépouillés.
Débrouille-toi, lui lance l’ONU, mais recule, rends, restitue".
Voilà pourquoi l'Etat israëlien n'a jamais rien rendu ou restitué mais, a contrario, a continué d'annexer, de coloniser, de "pacifier". Israël est incompris, comme c'est étrange : un Etat fondé sur une appartenance religieuse, annexant par la force des territoires en invoquant une justification biblique. C'est pourtant évident à "comprendre" ! Les 2 busards déplumés plaident pour la reconnaissance des victimes :
Mais comme les morts israéliens, dans les bus, les pizzas, les rues et ailleurs, Israël ne les montre pas en devanture, ça moi pas voir, ça pour moi pas exister, ça même pas parler, ça propagande".
"En réalité, l’obsession anti-israélienne défie toute rationalité, et c’est la monstruosité d’Israël qu’une propagande continue est en train de diffuser. Je ne veux pas tant justifier la mort d’enfants palestiniens que m’indigner du traitement dont Israël, et les Juifs par ricochet sont l’objet.
Pour faire bonne figure, j'aurais pu commencer ma note avec l'introduction d'usage, on doit regretter tous les morts, la guerre est horrible, un enfant mort est en mort de trop...À quoi bon".
Le Sous-Lieutenant vous laisse méditer la courageuse formule : "brandir des mannequins d'enfants ensanglantés". Ces barbares qu'on pacifie vont jusqu'à fabriquer des "mannequins d'enfants", les vermines ! Venant des 2 busards, cela ne relève pourtant pas du "négationnisme". Plutôt du néga-sionisme.
Karpov évitera d'alourdir la mule déjà bien chargée en jetant sur son dos rompu la "choâ" (de toute manière il ne pratique ni le rite Juif ni aucun autre, alors la "chôa", il ne sait pas ce que c'est et il ne veut pas le savoir. Lui, ce qu'il connaît, c'est la pratique concentrationnaire typique du capitalisme, aussi bien en période de guerre que durant la "paix", pratique qui fut inventée en France en 1871 pendant la répression de la Commune parisienne).
Il ne semble plus possible aux juifs de notre pays d’exprimer leurs opinions sans qu’on les renvoie à leur identité, censée les disqualifier".
Tu as bien lu, ô lecteur aux "penchants haineux envers les Juifs". Noir sur blanc : l'Etat d'Israël porte une responsabilité (dont les 2 sinistres se gardent bien d'évaluer l'importance) dans "la prolongation du conflit", prolongation qui, au demeurant, dure depuis le début du "match". Cet aveu a échappé à la paire infernale, comme un postillon gicle des babines trop empressées à s'auto-justifier.
Juste après ce constat qui fait tache sur l'ensemble de la démonstration, un atermoiement assez bizarre sur le fait d'être Juif en France et d'avoir une opinion. Le vieux morveux et la vieille morvelle ont maintes fois claironné qu'ils n'étaient pas Juifs mais qu'ils se solidarisaient avec un pays critiqué, cerné, agressé en permanence. La Palestine ?
Ne te déconcentre pas, ô lecteur haineux du judaïsme, car le Sous-Lieutenant a gardé le solilès pour le dessert :
"On sait aussi enfin, de façon absolue, indéniable :
Terrible sentence, qui condamne "le Palestinien" (c'est-à-dire tous les Palestiniens) à continuer de ne pas exister, à disparaître corps et "âmes en transit", artifices d'"Injustices", mythes hallogènes au service d'une religion barbare moyen-âgeuse.
Petit exercice de style, refaire le commentaire karpovien en changeant certains termes :
Terrible sentence, qui condamne "le Juif" (c'est-à-dire tous les Juifs) à continuer de ne pas exister, à disparaître corps et "âmes en errance", artifices d'"anti-sémitisme", mythes hallogène au service d'une justification religieuse biblique.
"Voilà où en est l’Opinion sur rue, après le conflit de Gaza.
Ce même projet meurtrier, inscrit dans la charte fondatrice du Hamas, est martelé, ad nauseam, par ses dirigeants sur les ondes d’Al Aqsa, la TV de Gaza".
Argument absolu, argument irréfutable. Les Palestiniens du Hamas sont une résurgence du nazisme classique. Apprends, au cas où tu l'ignorerais ô toi "anti-sémite" de lecteur que cet argument-là, les dirigeants israëliens des années 80 (le Nobélisé de la paix Menahem Begin et le boucher en gros Ariel Sharon) le brandissaient déjà contre le Fatah de Yasser Arafat puis l'OLP, qu'ils pourchassèrent et détruisirent tranquillement, en même temps qu'ils versaient des millions de dollars à ce Hamas aujourd'hui voué aux gémonies !
"Aujourd’hui, dans un article du Corriere della Sera intitulé "Les jeunes garçons du Hamas disent qu’ils ont été utilisés comme cibles", les habitants de Gaza accusent les militants islamistes : « ils nous empêchaient de quitter nos maisons d’où ils tiraient », le journaliste Lorenzo Cremonesi exprime ses doutes sur le nombre de victimes : elles pourraient être 600 et non 1300".
Le nombre même des victimes est l'objet de récriminations accusatrices ! Les enfants morcelés ne sont que "mannequins ensanglantés", les chiffres des morts grossis comme du temps de la planification stalinienne. Jusqu'au patronyme du "journaliste" italien participant du procès en sorcellerie : Cremonesi... Pourquoi pas Enzo Crematori tant qu'ils y étaient, les 2 impérialistes perclus ? A eux le râle final :
"Ce qui est insupportable, c’est l’indignation à sens unique, les préjugés et les a priori, le manque d’équilibre, et la conviction obtuse que la raison est toujours entièrement de l’une des parties".
Vous l'avez écrit, bouffis !