Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.
(Gaza a bien reçu les cadeaux de l'armée israëlienne)
A peine achevée la fête religieuse de "Hanoucca", célébrant la paix sioniste millénaire, l'Etat israëlien a bouclé les festivités par des raids aériens sur Gaza. Cette fois il s'agit d'"en finir avec le Hamas", vous savez, ce Hamas qu'Israël finançait dans les années 80 tout en détruisant méthodiquement les infrastructures de l'OLP. En quelques minutes les frappes aériennes massives ont exterminé près de 300 personnes. De plus, l'Etat militaro-religieux mobilise des milliers de réservistes pour menacer ostensiblement d'une "intervention" terrestre, sous la houlette du ministre de la Défense Ehud Barak, un faucon social-démocrate qui a déjà officié à la tête du croupion impérialiste avec de brillants résultats, c'est-à-dire beaucoup de victimes "terroristes" (bien que comportant la plupart du temps des civils, des enfants, des vieillards...). Bref, le bonhomme a déjà fait ses preuves.
Comme de coutume, Israël a attendu sagement que la population assiégée, pressurée et humiliée finisse par réagir en tirant en pure perte des centaines de roquettes oxydées qui auraient fait une victime israëlienne (encor qu'on n'en est même pas sûr).
Comme de coutume, les médias français présentent la tragédie comme un "affrontement", une "guerre", des "combats", bref s'ingénient à mettre un mouchoir en papier "objectif" sur des bombardements de civils, une agression et une occupation militaires, un banthoustan, le camp de concentration le plus humainement dense de la planète : un million et demi de prisonniers potentiels sur un territoire de 40 kms de long sur 10 de large !
Comme de coutume, l'ONU et le Conseil de Sécurité mettent sur un plan d'égalité les "belligérants", laissant le champ libre au blitskrieg sioniste.
Comme de coutume, la vieille Europe à la prostate prostrée condamne mollement la destruction des maisons, des immeubles et l'extermination de la population. Comme de coutume, Israël et son mentor états-unien s'en lavent les mains et les pieds dans le sang Palestinien. Comme de coutume, les pays Arabes hurlent à l'infâmie sans rien faire d'autre. L'Arabie Saoudite, principal bâilleur de fonds du Hamas, ne voit pas d'un mauvais oeil la mise au pas du turbulent mouvement, qui se retourne de plus en plus contre elle. Il est vrai aussi que l'intervention israëlienne fait remonter le cours du baril de brut... pour quelques probables milliers de morts faisant partie d'un peuple qui a l'habitude, ça n'est pas cher payé en ces temps de tarissement budgétaire.
Comme de coutume, l'armée israëlienne va pousser ses pions blindés sur l'échiquier aussi loin que le lui permet son puissant souteneur ; au passage, l'idée de revanche hante les faucons sionistes, humiliés à jamais par la déculottée que leur infligea le Hezbollah Libanais voici 2 ans. Il est probable qu'ils tenteront d'étancher leur soif de vengeance par un surcroît de cadavres, au nom de la "sécurité du territoire" bien entendu. Il faut aussi se rappeler l'inquiétude qu'a soulevé dans la diaspora sioniste l'élection d'un Noir à la présidence états-unienne, diaspora qui, pour l'occasion, a soutenu en majorité l'autre candidat, le Républicain blanc.
Comme de coutume, les canons iront jusqu'au bout de leur logique avant une période de redescente des cendres et il sera organisé par les prédateurs en chef et leurs poissons-pilotes une reprise des "négociations" avant le prochain massacre.
Comme de coutume.