"De ce mal du mien tu diras que toujours au seuil il buta de son galop amer que plus juste devant Dieu que leurs bouches exactes mon mensonge."
"Partir Comme il y a des hommes hyènes et des hommes panthères, je serais un homme-juif, un homme-cafre, un homme hindou-de-Calcutta un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas L'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture..."
"à moi mes danses mes danses de mauvais nègre la danse brise-carcan la danse saute-prison la danse il-est-bon-et-beau-et-légitime-d'être-nègre"
"Il n'y a pas dans le monde un pauvre type lynché, un pauvre homme torturé, en qui je ne sois assassiné et humilié."
"les veines et la berge s'engourdissent d'étranges larves nous et nos frères dans les champs les squelettes attendent leurs frissons et la chair rien ne viendra et la saison est nulle."
"J'ai acclimaté un arbre de soufre et de laves chez un peuple de vaincus. La race de terre la race par terre s'est connu des pieds."
"Elan assassiné ne partirez-vous point ? Suivrais-je déjà les lourds chemins bis des pluies et des coxalgies ? Ma décrépitude à genoux sanglote éperdument. Quelque part dans le monde un tam-tam bat ma défaite."
"Mes souvenirs brament le rapt... le carcan la piste dans la forêt le baracoon... le négrier Ils nous marquaient au fer rouge Et l'on nous vendait comme des bêtes, et l'on nous comptait les dents... et l'on nous tâtait les bourses, et l'on examinait le cati ou le décati de notre peau et l'on nous palpait et pesait et soupesait et l'on passait à notre cou de bête domptée le collier de la servitude et du sobriquet."
"O houle annonciatrice sans nombre de poussière de toute parole vineuse forces éruptives tracez vos orbes communications télépathiques reprenez à travers la matière réfractaire"
"A mesure que se mourait toute chose Je me suis, je me suis élargi et ma conscience plus large que la mer J'éclate. Je suis le feu, je suis la mer. Le monde se défait. Mais je suis le monde."
"Barbare du langage sommaire et nos faces belles comme le vrai pouvoir opératoire de la négation."
"toutes les violences du monde mort frappé de verges, exposé aux bêtes traîné en chemise, la corde au cou arrosé de pétrole et j'ai attendu en san-bénito l'heure de l'auto-da-fé et j'ai bu de l'urine, piétiné, trahi, vendu et j'ai mangé des excréments et j'ai acquis la force de parler plus haut que les fleuves plus fort que les désastres."
"Soleil, aux gorges ! Noir hurleur, noir boucher, noir corsaire endormi troupeau de cavales sous la touffe de bambou Assassin je t'acquitte au nom du viol."