Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.
Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
A mobylette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Omar et Ben Ladin
Y avait tous les hommes de mains
Et la mobylette...

On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A mobylette
Sur les petits chemins de pierres
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Sous les roquettes
Faut dire qu'ils y mettaient du cœur
C'était la faute au dictateur
Pas d'opérette
Et depuis qu'il avait huit ans
Omar avait fait en les suivant
Tous les chemins environnants
A mobylette
Quand on approchait la rivière
On déposait dans les grosses pierres
La mobylette
Puis on roulait en chantant
Faisant naître un bouquet changeant
Sous les bombes et les avions
Et les roquettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être plus seuls un instant
A mobylette
Prendre furtivement ses freins
Oublier un peu les copains
La mobylette
On se disait c'est pour demain
J'exploserai, j'exploserai demain
Quand on ira sur les chemins
A mobylette