

En ce début d'année 2008, le Sous-Lieutenant Karpov revient sur un évènement qui semble augurer que 2008 ressemblera à 2007 comme 2 sacs plastique.
A l'occasion de la nouvelle règlementation sur le fûmage dans les lieux publics, on a pu voir monter au créneau main dans la main, usagers de la clope et commerçants-tenanciers de bars-tabacs.
Dans un esprit sociable tout à leur honneur et digne des plus hautes vertus citoyennes, ils ont invoqué à hauts cris la liberté et la démocratie, soit la liberté de se goudronner leurs poumons et ceux des autres par la même occasion, plus la démocratie, c'est-à-dire l'institution qui permet à n'importe quel fumeur de s'en remettre à l'ordre public pour défendre ses droits de futur cancéreux à enfumer son prochain, son klebard, ses mioches, les voisins, ...
Le Sous-Lieutenant insiste sur cet aspect argumental caractéristique de ces nobles défenseurs des "libertés" chéries : il en fut déjà question lors de la grève des cheminots, où les mêmes usagers et les mêmes marchands de soupe hurlèrent qu'on attentait aux mêmes "droits" et à la même "démocratie", qu'on prenait en otage chefs d'entreprise, usagers des transports et employés des dites entreprises.
Cependant, l'administration Sarkozy sucra les retraites d'une certaine catégorie de salariés - que l'on dénonça comme outrageusement "privilégiés" - et il fut annoncé à tous que désormais, il allait falloir travailler bien plus et plus longtemps pour gagner bien moins et moins longtemps (afin que les patrons puissent de nouveau augmenter les profits d'entreprise de manière substantielle et concurrentielle, au nom de ce que vous savez...).
Pour faire passer cette pilule de la taille d'une pizza états-unienne, que croyez-vous que le nabot élyséen brandit comme faisceau d'arguments imparables ? Hé bien, "la liberté, la démocratie et ragnagna". De retour de pèlerinage chez Panzer Ier puis d'une club-Méd'-party en Egypte chez le très démocrate Moubarak, c'était bien le moins qu'il pouvait faire.
Sans jouer les Elizabeth Teissier (l'ancienne "call-voyante" à Mitterrand), le Sous-Lieutenant Karpov annonce sans solennité que quoi qu'il advienne, 2008 sera placé sous l'égide des droits du chrétien libre, civilisé, citoyen, démocrate et éventuellement chômeur, s'il n'est pas employé librement sous-payé dans une boîte merdique et citoyenne.
Et joyeuses crêpes.