"Placé dans des conditions "normales", l'homme "normal" observe le commandement : "Tu ne tueras point!" Mais s'il tue dans les circonstances exceptionnelles de la légitime défense, le jury l'acquitte. Si, au contraire, il tombe victime d'une agression, l'agresseur sera tué par décision de justice. La nécessité d'une justice et de la légitime défense découle de l'antagonisme des intérêts. Pour ce qui est de l'Etat, il se contente en temps de paix de légaliser les exécutions d'individus pour, en temps de guerre, transformer le "Tu ne tueras point" en un commandement diamétralement opposé. Les gouvernements les plus humains qui "détestent" la guerre en temps de paix font, en temps de guerre, de l'extermination d'une partie aussi grande que possible de l'humanité, le devoir de leurs armées".
Oui, c'est exactement cela : "Hannibal" est un dialecticien brillant (attention, précise-bien que tu cites Hannibal Lecter, et non Hannibal le Carthaginois, qui, lui, fut un grand guerrier qui passa son temps à mener des milliers de soldats à la mort et faillit prendre Rome 2 siècles avant JC).