Entre ici, ô C. [relire plus rapidement, le rendu sonore est amusant], au panthéon de celles qui se sont fait la malle, celles qui, à leurs maris se croyant enfin arrivés "at the top of the world", ont dit simplement : "non", et puis : "ciao, n'oublie surtout pas qu'on a rendez-vous chez le juge la semaine prochaine".
Ceci constitue un point d'orgue majestueux à un affrontement long et sans merci. Le jour du triomphe présidentiel marital, tu eus le magistral culot de t'abstenir. Depuis, tu n'as de cesse de résister, telle un Guy Moquet au présent, te jouant des mondanités et des réunions diplomatiques, négociant d'égale à égal avec Mouhammar al-Kadhafi en personne et, à ceux qui demandent des comptes, répondant par une superbe indifférence.
En tout cela, tu as fait plus pour remplacer à toi seule l'opposition que le blême chapelet que voici :




...tristes figures de carême d'une gauche en achèvement de dissolution dans la société bourgeoise, femmes blêmes, soumises, desséchées, guignolisées.
Ta seule détermination les couvre de honte, ô toi farouche et rebelle C. Pour tout ceci, pour avoir marqué si tôt le 1er tacle direct aux chevilles enflées d'un nabot élyséen, au nom du prolétariat tricolore sois remerciée .