Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.
SA MORALE ET CELLE DES AUTRES
VII
(avec sa fille Nina) (avec lui-même)
Vous n'êtes pas sans savoir que M. Onfray est "philosophe". Il a donc une morale, comme tout philosophe auto-proclamé (et "diplômé"). Essayons, à travers les lignes de Mr Onfray, de détecter quelques bribes significatives de cette morale :
"L'interrogation subsiste : sur quoi asseoir le le positivisme juridique, si ce n'est sur l'idée préalable qu'on se fait de la justice ? Car on conviendra que l'édiction d'une loi ne procède ni de rien, ni d'elle-même, mais d'une antériorité éthique en vertu de quoi le droit découle du juste ou de l'idée qu'on s'en fait a priori à partir des formes éthiques universelles..."
Eh bien il exista quelqu'un qui n'en "convenait" pas, de cette "antériorité éthique universelle" brandie par le philosophe professionnel. Ce quelqu'un s'appelait Léon Davidovitch Bronstein, plus universellement reconnu sous le nom de "Trotski".
Dans un texte de 1938, "Leur morale et la notre", Trotski réfute tout l'échafaudage moraliste universaliste des philosophes soi-disant radicaux qui pullulaient déjà à son époque. Le S-L K., dans un souci d'"éthique pédagogique", en fait profiter ceux qui fréquentent son blog.
"Leur morale et la notre"
Extrait VII
"L'idéalisme classique en philosophie, dans la mesure où il tendait à séculariser la morale, c'est-à-dire à l'émanciper de la sanction religieuse, fut un immense progrès (Hegel). Mais, détachée des cieux, la morale avait besoin de racines terrestres. La découverte de ces racines fut l'une des tâches du matérialisme. Après Shaftesbury, il y eut Darwin, après Hegel, Marx. Invoquer de nos jours les "vérités éternelles" de la morale, c'est tenter de faire rétrograder la pensée". (Léon TROTSKI, 1938)