2. QUI VEUT SAUVER LE CAPITALISME ?
Des interprétations de la crise, plus ou moins déformées, plus ou moins loufoques, il n'en manque pas. Ouvrez le bouton de la radio... Par exemple, les socio-démocrates parlent de "mauvaise gestion" économique. Cela tombe bien, l'un d'entre eux est président du FMI ! Alors ces messieurs-dames font des propositions "constructives" : mesures exceptionnelles (la droite les prend), réformes de façades (la droite les accomplit), remaniements ministériels (la droite en fait aussi). Bref, un politicien ou une politicienne de droite ou de gauche sait très bien vous expliquer comment changer une roue (même s'il ne l'a jamais fait), mais lorsque tous les pneus du 4X4 sont crevés, y compris la roue de secours, ils sont incapables d'expliquer pourquoi.
Du côté de l'extrême-gauche "radicale", des anarchistes, auto-gestionnaires, révolutionnaires en chambre et autres "ultras" qui, en politique, en pincent pour le romantisme, l'individualisme ou...le nombrilisme, en-dehors du fait qu'ils sont peu nombreux, quand le système connaît une telle crise, alors selon eux la révolution devrait se produire automatiquement. "Y'a qu'à" réunir toutes les bonnes volontés et "faire péter le système" ou "construire un autre monde possible" en utilisant les "canaux alternatifs" (comme le courant). Malheureusement, l'histoire des rapports de production n'obéit pas à leurs désirs personnels et, la plupart du temps, elle laisse ces malheureux se morfondre dans leur coin jusqu'à la prochaine poussée de fièvre économique.