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Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.

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A L'ECOLE DE LA CRISE



2. QUI VEUT SAUVER LE CAPITALISME ?

       Des interprétations de la crise, plus ou moins déformées, plus ou moins loufoques, il n'en manque pas. Ouvrez le bouton de la radio... Par exemple, les socio-démocrates parlent de "mauvaise gestion" économique. Cela tombe bien, l'un d'entre eux est président du FMI ! Alors ces messieurs-dames font des propositions "constructives" : mesures exceptionnelles (la droite les prend), réformes de façades (la droite les accomplit), remaniements ministériels (la droite en fait aussi). Bref, un politicien ou une politicienne de droite ou de gauche sait très bien vous expliquer comment changer une roue (même s'il ne l'a jamais fait), mais lorsque tous les pneus du 4X4 sont crevés, y compris la roue de secours, ils sont  incapables d'expliquer pourquoi.
     
      Du côté de l'extrême-gauche "radicale", des anarchistes, auto-gestionnaires, révolutionnaires en chambre et autres "ultras" qui,
en politique, en pincent pour le romantisme, l'individualisme ou...le nombrilisme, en-dehors du fait qu'ils sont peu nombreux, quand le système connaît une telle crise, alors selon eux la révolution devrait  se produire automatiquement. "Y'a qu'à" réunir toutes les bonnes volontés et "faire péter le système" ou  "construire un autre monde possible" en utilisant les "canaux alternatifs" (comme le courant). Malheureusement, l'histoire des rapports de production n'obéit pas à leurs désirs personnels et, la plupart du temps, elle laisse ces malheureux se morfondre dans leur coin jusqu'à la prochaine poussée de fièvre économique.
     

     Le Sous-Lieutenant Karpov, lui, est là pour donner la position théorique développée tout d'abord par Marx / Engels. Les 2 compères avaient déjà décrit en leur temps l'hypertrophie des forces productives (salariés + machines + évolution technique) encadrées par le capitalisme, leur accumulation toujours plus élargie, leur concentration phénoménale et, en réaction dialectique à ce phénomène, la résistance d'abord instinctive du prolétariat, susceptible de se transformer en lutte de classes à certaines conditions. La crise représente la rupture de cette ascension fulgurante des forces productives. En ce sens, toute crise économique d'ampleur est potentiellement révolutionnaire parce qu'elle fait remonter à la surface les contradictions internes mortelles du système. C'est bien parce qu'elle est consciente de ce danger que la classe dirigeante se mobilise à ce point, faisant taire momentanément rivalités nationalistes et concurrence économique. Mais "potentiellement" seulement, s'il n'y a pas la même prise de conscience symétrique de la part de la classe salariée.
       Dans l'oeil du krach cyclonique, la croissance stoppe brutalement, pour un laps de temps que les décideurs s'efforcent de rendre le plus bref possible, durant lequel ils vont s'efforcer de réorganiser leur système et reprendre la course vers des sommets d'accumulation toujours plus élevés. Chaque crise prépare les conditions de la suivante, plus profonde et plus large.
     
Cette vision purement catastrophiste de l'économie politique constitue la force de frappe symbolique de la théorie révolutionnaire de Marx / Engels : c'est parce qu'il est soumis à de brusques et violents accès de fièvre que le mode de production est
objectivement révolutionnaire, c'est-à-dire même s'il n'existe aucune organisation luttant pour la société future.
       Ce n'est pas tout. Le capitalisme est également le système le plus prédateur et le plus chaotique de l'histoire des sociétés de classes. A ceux qui le combattent et désirent ardemment l'abattre, le Sous-Lieutenant, à l'instar des camarades Karl et Friedrich, indique que l'écroulement de l'esclavagisme salarié découlera de 2 conditions essentielles :

       - la formation de la majeure partie des salariés en une classe organisée qui lutte pour ses propres buts avec ses propres armes ;

       - l'organisation de cette classe en un parti politique.

       Sans ces 2 conditions-là, pas d'avancée, pas de victoire révolutionnaire, pas de société sans classes, sans Etat, sans Marché.

       Léon Davidovitch Trotski a souligné que la crise endémique du capitalisme recèle un paradoxe fondamental. D'une part, la classe dirigeante est déboussolée, elle ne sait pas comment remédier à ses propres contradictions internes, les cartes de la "diplomatie internationale" sont re-distribués (par exemple aujourd'hui, les Etats-Unis ont perdu momentanément la main économique) ; d'autre part la crise exprime la puissance mondiale de la Bourgeoisie et exacerbe ses capacités à défendre et restaurer son système et à devenir extrêmement agressive contre la classe exploitée.

      
Telle la Noblesse à la fin du XVIIIème siècle, la classe capitaliste est devenue parasitaire. Mais contrairement à cette même Noblesse heureusement disparue (hormis quelques fossiles vivants entretenus sous cloche dorée), elle, elle le sait. Elle a su développer une science de la conservation du pouvoir par tous les moyens gigantesques dont elle dispose. Elle est prête à empêcher la roue de l'histoire de tourner, fut-ce au prix d'une 3ème guerre mondiale et de la destruction totale de la planète (destruction déjà largement entamée en temps de "paix"). Le gaspillage effrénée auquel elle se livre ne fait que renforcer ses capacités à résister à tout changement. Face à une telle force explosive, seule une organisation renforcée et rigoureuse de la majorité de l'humanité, de ceux qui souffrent et meurent sous le boisseau, spoliés de tout "droit" autre  que de mettre de temps à autre un bulletin dans une urne, qui n'auront jamais d'autre existence que misérable et inhumaine, seule une telle organisation peut se dresser face à l'inéluctabilité du Marché et à la soi-disant "universalité" du système bourgeois.

[à suivre]    
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P
le peuple au pouvoir, ce n'est possible que s'il est planétaire et s'il s'accompagne de la pedagogie   que les syndicats ont abandonnée car ils sont devenus eux mêmes ignorantsce pouvoir ne peut se faire qu'en comités sentinelles tenus par les salaries au coeur des machines financieres et de décisionCa commence par les reunions des actionnaires des grands groupes industriels jusqu'aux PMECa continue par la presence en auditeur libre dan les parlementsEt pour les banques itou: qui a donné ordre à la bnp de fagociter fortis, avec quel argentainsi de suiteavec un media consacré à la voix du salariévaste entreprise, le salarié aujourd'hui se cretinise dans une idee fixe: que sera demain et pourvu qu'aujourd'hui on m'emmerde pas trop,  
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S
<br /> <br /> Salut Parker.<br /> <br /> Vos propositions politiques sont par trop frileuses. Le Sous-Lieutenant Karpov revendique la suppression de :<br /> <br /> - l'actionnariat, les banques, l'échange mercantile, les Parlements et la presse pipole. Ad minima.             Bien à vous <br /> <br /> <br /> <br />