Le Sous-Lieutenant Karpov décrypte pour vous l'actualité de notre monde et le passe à la tronçonneuse, au lance-flammes et à la mitrailleuse lourde.
Comme Jospin s'exila à l'île de Ré, avec son cortège de harengs dans la pluie d'Atlantique et les pêcheurs bourrés au chouchen,
dégage d'ici, Alain Juppé, retourne au Canada attrister les castors et effrayer les bûcherons,
avec ta calvitie et ta gueule d'empeigne. Avec ceux qui t'apprécient dans les caves du Bordelais sans avoir failli, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus marrant, en ayant failli ; avec tous les costards et toutes les potiches des microcosmes de la politicaillerie, avec le dernier notable trébuchant des folles nuits de bordels bordelais, enfin vidé de sa vile semence dans quelque improbable péri-pathéticienne mineure importée d'Albanie ; avec ces quelques "Français" qui ont voté pour toi, avec la dernière femme qui ose encor t'approcher à moins de 50 mètres, la tienne.
Dégage, avec les applaudissements des abstentionnistes - nos frères, nos camarades...
Commémorant l'anniversaire de ton inéligibilité, le Sous-Lieutenant Karpov disait : "Écoute ce soir, jeunesse du monde, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a un an. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour qu'un jour, tous les Juppés de la Terre aillent se faire voir chez les Canadiens (ça apprendra à ces derniers à exporter en France leurs chanteuses québécoises)."
L'épitaphe d'aujourd'hui ne s'adresse qu'à toi maintenant, toi que les salariés ont invité, en 1995, à remettre ta "réforme" dans le falzar, toi qui sussurre fielleusement plus qu'il ne parle, qui possède autant de chaleur humaine qu'un clerc de notaire dépressif, toi qui mêle impassibilité et mépris bourgeois, sauf quand les grèves et les actions des salariés se lancent contre tes foutus projets.
Écoute aujourd'hui, jeunesse du Monde, ce qui est pour Juppé le Chant du Départ. C'est la marche funèbre de ce notable que voici. A côté de celles de Balladur, de celles de Chirac, de celles de Giscard, tous veillés par la Corruption aux ailes dorées, qu'ils dégagent définitivement avec leur long cortège de turpitudes. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de la cuvette des chiottes, pauvre face informe du dernier ministre, de ses lèvres qui ne murmureront plus leurs phrases hautaines ; ce jour où il dégagera un peu où il veut, Juppé aura la gueule vomissable de "la France qui gagne" qui a perdu...