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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 00:00

(CHRONIQUE ESTIVALE)

MONDIAUX DE LA PHARMACIE SPORTIVE : BIENTÔT L'OUVERTURE

     A l'approche des J.O. pékinois, qui seront le plus grand rassemblement de mutants bioniques de l'histoire de l'humanité, il est l'heure de se réjouir à l'apparition d'une nouvelle discipline sportive : le dopage olympique, autrement nommé "dopolympic". Quels sont donc ses fondements et ses principes ?

     Tout d'abord, il est nécessaire que le pratiquant du dopolympic accepte de servir de souris blanche à des scientifiques en blouses tout aussi blanches (que la souris). Ensuite qu'il apprenne à parler comme un robotomisé, en prononçant des sentences pré-digérées dont voici quelques exemples :

     - Je suis contre le dopage et pour des sanctions exemplaires contre les tricheurs ; moi-même je ne me suis jamais dopé, j'ai ça en horreur (attention, vous êtes en train de marcher sur le quintuceps de ma 4ème jambe).

     - J'ai hâte de participer aux Jeux Olympiques, c'est le rêve de tout athlète, la grande fête du sport et du pogn... et de la fraternité.

     - Je suis pour un monde meilleur et, au moment de la cérémonie d'ouverture des Jeux, mon petit doigt gauche sera levé vers mon pin's "pour un monde meilleur les pieds devant", en signe de soutien discret mais ostentatoire aux Népalais, euh non, aux Tibétains.

     - Je participe aux J.O. pour montrer qu'on peut gagner des médailles "propres", en accord avec mon médecin traitant, le Docteur Ferrari, qui ne boit que du bio-éthanol en-dehors des repas.

     Il faut prévoir essentiellement entre 30 et 50 contrôles positifs aux J.O., qui seront le fait d'athlètes pas assez informés ou fortunés pour utiliser autre chose que de l'EPO 3ème génération, malheureusement détectable (comme l'a montré le cas du cycliste italien Roberto Ricco). Les autres participants, qui auront eu le courage et les moyens d'expérimenter le nec plus ultra du dopolympic, c'est-à-dire un booster génétique conçu à partir de cellules-souches, passeront au travers et seront médaillés à hauteur de leurs mérites. Ce truc-là, voyez-vous, est imparable : vous l'ingurgitez, aussitôt il va titiller celles parmi les cellules qui produisent de l'EPO, pour les inciter à en sur-produire (comme en économie capitaliste). Bien joué ! Performances et records du monde vont tomber comme à Gravelotte, les sportifs professionnels seront contents, les sponsors seront satisfaits, les dirigeants chinois pourront capitaliser le succès des Jeux et le CIO en sortira tête haute (et braguette ouverte comme d'hab').

     Le CIO, l'hybridation d'une loge maçonnique, d'un club aristocratique privé et de l'onorata societa, rachète TOUTES les images des Jeux Olympiques pour avoir ainsi la main-mise sur les "valeurs olympiques" qui sont, rappelons-le à l'attention des étourdis et des réfractaires malintentionnés :

     - la performance sur-humaine, l'esthétique du muscle bandé, l'intransigeante compétition, les médailles en colliers, la célébration d'une "fraternité" mondiale en peau de chinchilla et les réunions entre princes, ducs, cardinaux et banquiers pour gérer les affaires courantes (qui se chiffrent par milliards d'euros).

     Tout est fin prêt pour que se lève enfin le rideau sur les Jeux du cirque olympique. Après avoir fait le salut (bras et main tendus, mais sans prononcer "heil !"), les athlètes déclameront devant les chefs d'Etat, ministres et autres huiles la formule rituelle :

Ave CIO
dopolympicturi te salutant
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 18:45

 


(CHRONIQUE ESTIVALE)

EXCLU : S'IL EST ELU PRESIDENT DES USA, OBAMA NE SERA PAS ASSASSINE

     Durant sa tournée estivale au Moyen-Orient, l'impérialiste déguisé en métis africain Barack Obama a tout fait pour dessiller les paupières soudées que ceux qui croient niaisement que la politique est une question de couleur de peau ou de race.

       Pour commencer, Obama a promis, s'il était élu, de "renforcer les liens entre Israël et les Etats-Unis". C'est vrai ça, ils sont tellement ténus, ces liens.
"L'Etat d'Israël fait face à des ennemis déterminés qui cherchent sa destruction, mais il a aussi un ami et un allié, les Etats-Unis, qui sera toujours à ses côtés". Rien de nouveau sous le soleil de Palestine. Et la litanie se poursuit :  "J'apporte ici un soutien indéfectible à la sécurité d'Israël", la création de l'Etat sioniste étant qualifiée de "miracle". Une petite couche supplémentaire en présentant Jerusalem comme l'indivisible capitale du royaume israëlien, ce qui a ravi les Palestiniens. Les ceusses qui bassinent avec un Obama "pro-Arabe" devront réviser leurs cours de géo-politique. 

      Cependant, devant Abou Mazen le candidat n'a pas omis de promettre un engagement immédiat dans le processus de paix en cas d'élection. C'est facile, ça ne mange pas de pain, tous les candidats le font parce que CELA NE LES ENGAGE EN RIEN, qu'ils soient élus ou pas.

      Barack a donc réitéré son "soutien indéfectible" à l'Etat israëlien et en a remis dans la bétonnière à propos du nouvel ennemi que s'est trouvé l'Empire yankee : l'Iran.  Et d'agiter la menace d'un Iran doté de la bombe atomique après s'être couché aux pieds des dirigeants d'un pays qui la possède depuis plus de 30 ans. "Le monde doit empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire. L'Iran nucléaire changerait la donne pas seulement au Proche-Orient, mais dans le monde entier". Le candidat métis parle ici de poursuivre la préparation de la 3ème guerre du Golfe Persique entamée sous son prédécesseur. Tout d'abord, trouver un épouvantail moustachu ou barbu qui effraie l'énorme ménagère états-unienne moyenne. Ca c'est fait. Puis demander à l'ONU un chèque en blanc pour la forme. De toute manière, si le "machin" onusien rechigne à signer un blanc-seing, il sera toujours temps de s'essuyer les rangers dessus, comme d'hab'.  

    
      Le candidat des démocrates impérialistes a exhorté la communauté internationale à adopter envers l'Iran la fameuse politique de la "carotte et du bâton" qui a tué plus de 2 millions d'Irakiens en moins de 15 années. Tout est en place pour le prochain débarquement états-unien : ce coup-ci c'est "l'arme atomique" iranienne qui fera office de prétexte. Naturellement, comme cette arme-là existe autant que les fameuses massive destruction weapons de l'Irak, les services secret états-unien savent qu'avec le Noir, ils auront aussi du boulot dans le style scénario hollywoodien (la suite de la série télévisée "Guerres du Golfe" et "Al Qaida attacks").

       Le sinistre Ehoud Olmert a donné le calendrier des évènements futurs : selon cet escroc professionnel d'Etat, l'Iran se dotera vers 2010 de la bombe que lui possède déjà. Autant dire maintenant.

    Pour justifier toute cette chorégraphie guerrière, Obama s'est fendu d'une touchante déclaration :


     "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela". Du Bush Jr dans le texte.

 

       Le Sous-lieutenant Karpov suggère humblement au très progressiste candidat démocrate un petit geste qui achèverait de prouver sa bonne volonté, tout en rassurant définitivement - si besoin était - le lobby militaro-industriel yankee : se convertir au judaïsme. Comme il doit passer par Paris, il pourra toujours demander des tuyaux au fils du nain élyséen.

 

       In fine, pour paufiner son image de futur exterminateur sympathique parce que noir, B.O. a indiqué qu'il retirerait l'armée U.S. d'Irak en moins de 18 mois. Pour la mettre en...Afghanistan !


      Alors n'ayez pas peur : s'il devient président des Etats-Unis, Obama n'a aucune chance de finir comme les frères Kennedy.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 00:00



                                                            (CHRONIQUE ESTIVALE)

                                           UN PANZER AU PAYS DES KANGOUROUS

      Le Pape Benoît XVI, dont c'est la première grosse sortie estivale ("The 2008 Summer Blitzkrieg Tour"), a demandé samedi à Sydney que les ecclésiastiques sponsorisés par l'équipe "Vatican.com" et qui ont commis des actes érotiques illicites soient châtrés par ses gardes Suisses  "afin de reconstituer une chorale de castrats", car sa Sainteté prône le retour aux saines traditions de l'Eglise. Des déclarations insuffisantes pour les familles des prêtres obsédés sexuels, qui réclament des actions concrètes.
  •      Benoît a tenu personnellement à amender le texte de son discours en y ajoutant un « va fa enc... » des plus symboliques. Sa Sainteté voulait ainsi afficher ses progrès constants en italien.  

         Pour la première fois, Benoît XVI a présenté son C.V. aux victimes des exactions commises par les Nazis durant la seconde guerre mondiale. « Che zuis brofontément déssolé pour les zouffranzes gue les vicdimes ont enturé et che les pardache, heil Chehofah ! », a-t-il assuré samedi lors d'une messe à laquelle assistaient des évêques, des séminaristes et des go-go girls aborigènes. Le Pape, qui se trouve en Australopithéquie à l'occasion des JMJ (Journées Mondiales de la Jouissance)
    , a souligné « la honde gue nous afons dous ressendie à la suide te l'éliminazion te la Meinschaft lors te la Goupe tu Monte de 1939-45 ».

         Ce mea culpa constitue un nouveau pas dans la reconnaissance de l'Eglise des cas de pédophilie galopante au sein de son clergé et du petit personnel. Lors de sa visite chez les bouffeurs de Mac'Do en avril, le très Saint-Père avait déjà évoqué "la honte de l'Eglise", mais il n'avait jamais présenté personnellement des excuses aux victimes. Federica Mulligacci, porte-parole stagiaire du Vatican, a précisé que Benoît XVI avait voulu ajouter qu'il était « profondément désolé » au texte original donné aux journalistes, mais que les spin doctors vaticanaux le lui avait formellement déconseillé, le terme "profondément" étant trop sexuellement connoté. Malgré tout, il souhaitait « personnellement souligner » qu'il se sentait proche des victimes. « Zes mévaits gommis bar tes mempres te ma vamille doifent êdre gontamnés zans augune ampiguïdé, ach teufel ! Z'est une drahisson crafe te la gonvianze tes fidèles S.S. (Sous-Sacristains) gui a gaussé une grante beine à l'Eglisse, IL VAUT LES ERADIGUER DOUSS ! », a martelé Benoît XVI lors de son discours. « Les vicdimes doifent recefoir gombazzion et bognon et les resbonzaples du mal toifent être gontuits au Stalag te Kouandanamo », a-t-il insisté.

     

         Des déclarations fortes qui n'ont pas apaisé les associations de victimes.  «Être désolé n'est pas suffisant. Les victimes veulent de l'action, du sang, du fric, pas seulement des mots », a réagi l'association Broken Balls.

         En Australie, 10 700 prêtres, religieux catholiques et séminaristes en CDD ont déjà été condamnés par la justice pour des agressions sexuelles ou des viols de koalas. Les évêques australiens ont présenté des excuses pour les abus sexuels commis par le clergé sur les Australopithèques. "C'est-à-dire qu'à l'époque, la Bible ne précisait pas si ces sauvages-là faisaient partie de la race humaine blanche chrétienne occidentale" a précisé Maître Gros-Commard, avocat des ecclésiastiques obsédés.
         Le 11 juillet, deux jours avant l'arrivée du Pape en Australie, le cardinal Dick, archevêque de Sydney, qui est accusé d'avoir cherché à étouffer sa bonne soeur avec une pouffe d'église, a ordonné la désignation d'une commission indépendante pour enquêter sur sa propre attitude passée face aux abus sexuels dont il aurait eu connaissance et même auxquels il aurait participé, mais il ne se rappelle plus bien quand ça.

          Une fois débarrassé de ces contingences, le Saint-Petit-Père des peuples chrétiens a pu entamer son discours, où il a notamment appelé à défendre la nature, l'environnement et la planète car tout ça a été créé par le bon Dieu. C'est alors qu'un quidam a levé le doigt et a demandé à Benoît :
         - Votre Sainteté, si Dieu a effectivement créé la Nature, pourquoi n'intervient-il pas pour empêcher qu'on la massacre ?
         A ces mots, le Pape est devenu violet, il a tourné les talons et s'en est reparti au pas de l'oie en marmonnant : "Schaïze ! Les Zausdraliens... Dous tes Juden Communists..." etc.

      [De notre envoyé spécial]

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 00:00

(CHRONIQUE ESTIVALE)

      Pour avoir écrit :

   « Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit! »,

     Siné, vieil anar de 80 ans, figure emblématique du journal Charlie-Hebdo, dessinateur féroce et chroniqueur sans concession a été balancé du même journal par son rédac' chef Philippe Val, quinqua mou, petit cadre tristounet attifé en croque-mort, occasionnellement chroniqueur consensuel sur France Inter (la radio qui sponsorise Mâme Sarkozy).

     Officiellement, le motif invoqué par les licencieurs du journal "satirique" est l'anti-sémitisme de fond de l'article de Siné. Comme vous pouvez le constater, le chat est maigre. Plus officieusement, le fait d'avoir ricané sur l'un des fils du nain jaune constitue un motif autrement plus solide de tourista politique pour le staff de Charlie-Hebdo. Au fait, toute la fière équipe (sauf Siné) était récemment allée picorer et sucer des coupes à la garden party élyséenne. Ca crée des liens, forcément.

     Alors bienvenue à l'hebdo des charlots de la satire dans le monde du politically correct. Il faut être juste : cela fait des mois sinon des années que Philippe Val postule au fauteuil de perroquet de la gauche "de gauche"
laissé vacant par Serge July . Nul doute qu'avec ce coup foireux il n'obtienne le coup de pouce nécessaire venu du plus haut de l'Etat. Val, la France moisie saura être reconnaissante de tes attouchements respectueux (la fanfare municipale entame une Marseillaise éplorée).

     Alors sachez-le, désormais il ne faut plus dire :

     - un fils de président s'est converti au judaïsme,

     mais :

     - un fils de p... s'est con... au j...
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 00:00


(CHRONIQUE ESTIVALE)

     DEMANDEZ FRANCE-SOIR FRANCE-DIMANCHE ! LA MERE SUPERIEURE ROYALE, DU COUVENT DES SOCIALISTES PIEUX, CAMBRIOLEE PAR DES BARBOUZES A LA SOLDE DU NAIN JAUNE !

    
C'est la dernière trouvaille de la mère Royale, après avoir pondu un missel que personne n'a lu, que de venir hurler au complot étatique contre son appart'. Selon Mère Ségolène, on l'a mise sur écoute (faut vraiment en avoir envie, de l'écouter) et on a fouillé chez elle afin, sans doute, de dénicher son programme gouvernemental, un exploit jamais encor accompli jusqu'à présent (même elle ne le connaît pas, ce programme).

     Sur ces entrefaites façon "Les Tantines flinguées", la Mère Royale est venue sur les ondes débiter son sermon soporifique sur l'honneur, la vertu et les bigoudis social-démocratiques, d'un ton monocorde prêtant bien à la sieste matinale. Selon elle, "le capitalisme financier est devenu fou", constat d'une lucidité et d'une profondeur à foudroyer une mite errante. Karpov suggère amicalement à Mère Ségo de tremper son fond d'oeil dans une brochure qui date de 1916, sobrement intitulée "L'impérialisme, stade suprême du capitalisme", écrite par un certain "Vladimir Illitch Oulianov". Certes, à tenter de lire ne serait-ce qu'une seule phrase d'un tel brûlot, elle risque de s'y péter la gaine, m'enfin elle est encor relativement "jeune" et il n'y a pas d'âge pour se donner de ces affriolantes sensations réminiscentes d'une adolescence frustrée.

     Bon ensuite, la mémère domestique pas apprivoisée a répondu aux fameuses "questions des auditeurs", dont la plupart valaient leur pesant de pistaches, comme d'hab'. Notamment un qui s'est présenté comme "militant socialiste dans la Loire". Voilà qui laisse songeur : un qui milite dans un fleuve. Comme si on n'embêtait pas suffisamment les poissons comme ça, entre la pollution, les bruits parasites des péniches et les rejets d'eaux usées, voilà qu'en plus on leur inflige des militants socialistes ! Pouvez-vous imaginer ça, un bonhomme rose qui distribue tracts et pétitions aux loches, poissons-chats, aux saumons et goujons. Comme dirait le chansonnier inconnu du Bar de la Marine, pas étonnant qu'en ce moment, à force de frayer en eaux troubles les socialos boivent la tasse.

      Après la messe, 2 gardes Suisses ont soulevé la Mère supérieure Royale aux aisselles, l'ont posée sur un chariot à roulettes et ramenée à son sarcophage immatriculé "PS", non sans l'avoir au préalable enduite d'anti-poussière puis aspergée d'eau bénite. En attendant la prochaine sortie, la prochaine cérémonie religieuse, le prochain sermon ou la prochaine pestilentielle érection de candidats à la candidature.
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 00:00


(CHRONIQUE ESTIVALE)

Tour de passe-passe

     Et c'est parti pour un Tour ! Les coureurs n'avaient pas effectué 3 coup de pédale pas douce, déjà étaient annoncés une vingtaine de contrôles positifs aux diverses médicamentations officiellement prohibées par les sponsors-organisateurs-barbeaux.

     Le spectacle du spectacle surpasse en fascinatoire le spectacle lui-même, puisque, faut-il le rappeler, la société du spectacle instaurée en Mai 68 par les futurs cadres bourgeois bat son plein et n'a pas fini d'exsuder tous ses sucs gastriques, ses acides lactiques et ses selles (de vélo) bifidiques.

     Une fois n'est pas coutume, gloire aux moines télévisuels, aux shamans encravatés de l'écran plat (comme leur cervelle) et large (comme leur professionnalitude), les journalistes sportatifs. Face aux évènements, les incantations n'ont pas tardé à fuser de leurs orifices en forme de micro :

        - eh oui, on croyait enfin assister à un Tour propre, eh non c'est raté !
      - à cause de quelques coureurs malhonnêtes, qui n'ont toujours rien compris, les autres, la grande majorité, voient leur rêve brisé ;
      - pourtant, les instances du cyclisme professionnel avaient pris toutes les mesures nécessaires, en accord avec les équipes et leurs sponsors ;
        - bon, enfin, une fois que les brebis galeuses auront été écartées du peloton, espérons qu'on pourra enfin y avoir droit, à notre Tour propre.

et rabadja la moukère...

        C'est-à-dire que les gugusses ont tout de même la rouerie d'utiliser les péripéties tout-à-fait attendues du sport professionnel pour pimenter leur sauce en poudre et sachet yophilisés. Ces renardeaux domestiques et autres vieux blaireaux grisonnants du PAF (dans la gueule) savent pertinemment ce qu'il en est des rapports entre l'industrie du sport-spectacle et celle des "produits dont il faut se garder de lire l'étiquette", comparables à ceux qui unissent pour le pire et le meilleur pharmacopée et médecine. Que l'un de ceux-ci s'avise de sortir de sa cage, s'en aller fureter entre chiens et loup sous les fenêtres des équipes du Tour pro, il se retrouvera instantanément interdit de caravane, micros et caméras, proscrit, banni, "fouilleur de poubelles", "charognard" et autres jolies épithètes pour faire respecter l'omerta. Alors, avec tout le courage et la passion dont ils sont capables, les valeureux z'hérauts de la geste sportive anabolisée se replient sur les "valeurs morales" du cirque qui les nourrit : l'honnêté (rires dans la salle), l'esprit olympique (esclaffements), la valeur d'exemple pour la jeunesse (poilade générale). Au nom du Sport, du Spectacle et du Saint-Profit, amenez-vous sur le bord des routes, venez communier avec le troupeau des poly-musclés.

      Pourtant, Karpov relève une lacune - ô, si infime - dans la glorification quotidienne de ces étranges valeurs du sport, chantées sur tous les tons de la gamme chromatique par les serviteurs zélés que sont ceux-que-vous-savez. Dans cette messe, manque le constat de la démocratisation des substances "dont il faut dire que le voisin en consomme régulièrement, lui". Grâce à l'exemple diffusé avec efficacité par les médias, la pratique des soins très spéciaux pour le corps s'est diffusée et répandue à tous les étages des disciplines les plus "porteuses". Chez les amateurs, en province et dans des couches générationnelles de plus en plus précoces, on se charge comme un mulet pour la gagne, devant tonton, la famille et le ou la fiancée. C'est ça aussi, la démocratie. Quand leur production augmente, le prix de certaines marchandises baisse ; ainsi, un nombre croissant de consommateurs y accède. Et le marché du muscle qui ne fatigue plus, du coeur qui bat plus vite, du souffle qui souffle plus fort et de la performance qui déchire en est un des plus compétitifs, de marché.

     Le dopage ? Prenez l'économie capitaliste (d'ailleurs, il n'y a que ça en rayon) : que sont les dumping et autres formes excitatoires du crédit ?
     La performance ? Que sont les bilans dans les entreprises, les brain-storming, briefing-debriefing ?
     La compétition ? Qu'est-ce que la concurrence, le lobbying ou le "délit d'initié"  ?
    
     Et ces journaleux qui jouent aux bons curés du "Bien" et du "Mal", tout en lorgnant avec une avidité à peine contenue sur les stars EPO-isées de la pédale et de la ba-balle !

     Pas la peine de s'inquiéter, cette année encor, ils joueront leur bon Tour à des millions d'avides. Un petit indice cependant : le coureur suspect, c'est celui qui gagnera.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 00:00


(CHRONIQUE ESTIVALE)

     Le bel attelage présidentiel que voilà : un petit bonhomme trapu monté sur ressorts à boudin et un échalas femelle top-modèle demi-mondaine susurreuse de la gauche sac à main Prada.

     Elle, elle se tient non pas dans l'ombre trop petite de son mari bourré de tics et de tocs, mais dans la lumière des projos d'où elle lui fait de l'ombre comme la Tour Eiffel sur le Trocadéro, ou plutôt sur le kiosque à journaux posé devant.

     Mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit de causer (si matière à causer il y a). Lui vient juste de se fendre d'une déclaration vengeresse et triomphaliste  :

     "Notre pays est en train de muter en profondeur sans que l'on s'en rende bien compte pour le moment. Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en rend compte".

     Il a tout-à-fait raison. Sur ce plan-là, il s'est montré efficace et a obtenu gain de cause. Dans cette tâche, les syndicats l'ont bien épaulé. Voilà où mène leur pratique et leurs discours depuis 50 ans, sur la "légalité", le "droit de grève", la "libre expression" des salariés et la soi-disant nécessité d'être médiatisé et soutenu par "l'opinion publique".

     Encor une fois, mais pas l'ultime :

     la grève n'est nullement un "droit", c'est une arme de classe.

     Une arme non négociable devant les "partenaires sociaux", les tribunaux ou les "usagers". Les salariés n'ont jamais obtenu un quelconque droit de la part de la classe dirigeante. Tout a été arraché à la force des actions de classe illégales, en arrêtant spontanément le travail sans préavis pour une durée illimitée, en s'affrontant aux chiens policiers, en se faisant tirer dessus par la troupe, en cassant les machines et en cramant les locaux, etc.
     Jamais l'humaniste classe qui tient le système dans ses griffes n'a "accordé" quoi que ce soit. Il a fallu la saisir au collet pour qu'elle lâche quelque chose. Et encor, un quelque chose qu'elle est prête à se réapproprier dès que le rapport de force reflue en sa faveur.

     Observez ce qui se passe depuis au moins 30 ans : la Bourgeoisie reprend tout. Mais cela n'est pas suffisant. Il lui faut humilier les salariés et, en ce nain jaune qui préside aux destinées du capitalisme français, elle a trouvé le gendre idéal pour ce type de besogne. Un gendre soutenu par une grue cendrée qui a l'air d'agiter d'invisibles ficelles au niveau des omoplates à ce Gnafron, lui, heureux jusqu'à la névrose d'exhiber un oiseau exotique trop beau pour lui, comme une Rolex ou une secrétaire d'Etat noire.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:22

(CHRONIQUE ESTIVALE)

Rendez Dugarry aux FARC !

     C'est la grande bonne nouvelle du jour : Raymond Domenech, sélectionneur de l'équipe de France de football, reste à son poste pour les 2 années de contrat qui lui restent.
    
     Malgré les efforts concertés de Christophe Dugarry, ancien footballeur qui n'a jamais été titulaire dans aucune équipe, de Sarkozy, qui en connaît autant sur le foot et sur le rugby que les 60 millions de blaireaux qui essaient d'échapper à la misère morale en se focalisant sur une personne pour un lynchage annoncé, les vieux barbons de la DTN (l'Académie Française du foot) n'ont pas cédé à la pression médiatique et ils ont osé maintenir "Raymond-la-Science" dans ses fonctions.

     Ils ne se sont pas soumis spontanément à l'esprit du temps, défendu hystériquement par le nain américanophile qui tient lieu de "plus haut" dirigeant : la performance, la victoire, la compétitivité exigées par l'idéologie dominante. Le foot professionnel est, comme le clame un hénaurme imbécile qui trône aux côté d'Estelle (Mâme Domenech) sur M6, un spectacle sur lequel la populace outrancière exige droit de regard. Le sport pro, les jeux du cirque contemporains, c'est la marmite infernale dans laquelle se déversent toutes les pulsions suscitées par l'aliénation collective.

     Non, l'Académie du football pas accédé à ce que réclamait la pire écume du PAF : les journalistes sportifs, milieu autorisé perclu de blattes plus ou moins grosses rampant entre les poubelles des stades et se rassasiant des restes débordants d'orgies anaboliques hyper-médiatisées.

     Alors, à l'heure de la libération d'Ingrid, il est temps d'annoncer le retour de Dugarry et de sa clique de "champions du monde" (Lizarazu, Deschamps, Zidane, etc.) dans les FARC :

Footballeurs Analphabètes Réactionnaires et Couillons comme la lune.

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