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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 00:00




LÂAM...ARSEILLAISE







PLUS JAMAIS CA !

     AU NOM DE LA S.A.D.O. (Société Anonyme des Mélomanes Ougandais) LE SOUS-LIEUTENANT P.M. KARPOV DEMANDE INSTAMMENT AUX AUTORITES DE TUTELLE DE RETIRER A LA "CHANTEUSE" LÂAM SA FONCTION DE HURLEUSE D'HYMNE NATIONAL, ET CELA DANS LE RESPECT DE LA MEMOIRE DE TOUS LES SOURDS  ET MAL-ENTENDANTS ET AUSSI DU TYMPAN INCONNU, MORT AU CHANT D'HONNEUR EN ECOUTANT CELINE DION BRAMER L'HYMNE QUEBECOIS.

     LA S.A.D.O. RECLAME EN OUTRE UN NOUVEAU MORATOIRE CONTRE LES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE DE L'OUIE, AU MÊME TITRE QU'IL EN EXISTE UN CONTRE LES MINES ANTI-PERSONNEL ET LA PARTICIPATION ABUSIVE DE TOUT "PHILOSOPHE" A UN DEBAT TELEVISUEL.




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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 00:00

...ET DU CITOYEN DE 3ème ZONE









    

Les expériences de "camera silens" et la torture


Recherche fondamentale sur l'isolement social et la privation sensorielle dans le cadre d'un programme de recherches sur l'agressivité, faite à Hambourg-Eppendorf

     "Dans les services psychiatrique et neurologique de la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf, des recherches concernant la privation sensorielle ont été projetées et réalisées dans le cadre du programme spécial de recherche 115, depuis 1971. Ce projet, financé par la Société allemande de Recherches (D.F.G.) - qui lui a alloué une somme de 2,8 millions de deutschmarks -, appartient à cette série de recherches qui ont commencé il y a plus de vingt ans aux Etats-Unis dans une perspective avant tout militaire, ayant pour objet d'étudier scientifiquement les phénomènes qu'entraînent les lavages de cerveau et qui se continuent par les expériences sur l'isolement.
     Le directeur de ce programme spécial de recherches à Hambourg, le professeur de psychiatrie et spécialiste des expériences concernant l'isolement, J. Gross, a décrit ... le but de ces recherches dans un article publié dès 1967 à Prague, et dont le titre était :

"L'isolement et la privation sensorielle et leurs aspects intéressant la psychologie légale".

     Gross ..., lors de ses expériences, avait déjà constaté que l'action simultanée de la privation de tout stimulant sensoriel et de l'isolement social entraînaient comme conséquence l'apparition de sentiments de peur, d'inquiétude, de réactions dépressives et agressives. Nous pouvons à nouveau constater, à partir des expériences que nous avons conduites, que dans ces conditions de stimulation sensorielle limitée, l'élément isolement social, confronté à la possibilité d'un contact social, est un facteur particulièrement important. L'absence de possibilité d'éprouver lui-même la réalité rend celui qui est soumis à la privation sensorielle dépendant dans une très haute mesure de la personnalité de l'expérimentateur... (...)
      Sont décrits exactement ici les effets et les possibilités d'utilisation de l'isolement social et de la "
stimulation sensorielle limitée", donc d'une privation sensorielle qui n'est pas aussi totale que dans la "camera silens" - où même les propres bruits émis par le sujet peuvent être étouffés -, mais qui correspond à peu près aux conditions des sections silencieuses.
     Dans son étude, Gross écrit...:

     "
Les nazis ont utilisé dans la plupart des cas l'isolement comme moyen pour obtenir de leurs victimes l'aveu de faits cachés. De plus, nous devons parler aussi de l'emploi criminel de la force dont se sont rendues coupables les commissions chargées des enquêtes et la justice à l'époque du culte de la personnalité en Union Soviétique...qui forçaient les accusés à avouer des faits qu'ils n'avaient en vérité pas commis".

      Le rapport politique qu'établit ici clairement Gross entre la torture/les lavages de cerveau réalisés par l'isolement sous le fascisme nazi et pendant l'ère stalinienne, y compris la question de l'obtention, par anéantissement, d'aveux vrais ou faux, apparaît dans le programme 115 sous le couvert du mot "
agressivité". La garniture scientifique donnée à la thématique du projet d'ensemble "Aspects psycho-somatiques pour le diagnostic psychologique et aspects thérapeutiques de l'agressivité" sert à camoufler le véritable but de ce programme de recherches. D'après le programme, le but avoué est

     "
le développement de stratégies permettant d'éliminer les causes...des comportements agressifs interférents ou de les réduire, de les canaliser ou de les contrôler par des mesures psychothérapeutiques".

      (...) Ce qui sert d'instrument de recherche pour ces projets, c'est la "
camera silens", une pièce spécialement conçue pour l'isolement, qui permet un isolement acoustique et optique complet, et dans laquelle les réactions du sujet-témoin enfermé consécutives à l'isolement, peuvent être mesurées :

     1) production verbale (enregistrement sur magnétophone avec analyse quantitative annexe du contenu linguistique) ;

      2) motricité et comportement, par la mesure magnétique des mouvements (sonde de Förster) ;

      3) mesures polyphysiographiques : ... respiration, circulation sanguine ;

     4) mesures biochimiques : modifications hormonales dans les glandes surrénales et hormone du stress dans l'urine.

       Par la mesure de toutes ces données, il doit donc être possible d'analyser scientifiquement "
la réduction, la canalisation ou le contrôle de comportements agressifs interférents", de mesurer les réactions de résistance et de les rendre "soignables". Comme moyen utilisé pour une telle "thérapie", Gross nomme, dans son étude publiée à Prague en 1967, le caractère de "plus grande influençabilité et de plus grande suggestibilité du sujet soumis à l'expérience", produites particulièrement par l'isolement social. ...Après cette citation, il ajoute :

     "
Cet élément peut certainement jouer un rôle positif dans la "poenologie" (la science des peines), et principalement quand il s'agit de la rééducation d'un individu ou d'un groupe, et là où l'utilisation prudente de ce type de dépendance unilatéral et la manipulation de tels états peuvent influencer de manière efficace le processus de rééducation..."

      (...) Les raisons pour lesquelles cette recherche fondamentale a été si largement financée sont claires (...) :

      - "
rééducation de l'individu ou d'un groupe" ;

      - "
obtention des aveux de culpabilité"

      - "
obtention de la communication de faits cachés" et donc lavages de cerveau, torture, destruction.

      C'est ainsi que l'on retrouve les résultats de ces recherches sur l'isolement dans les dossiers du ministre Posser (Ministre de la Justice du Land de Nordhein-Westphalie), l'un des principaux responsables de la torture exercée dans les sections silencieuses de Cologne-Ossendorf. Dans un article de l'hebdomadaire
Die Zeit - du 1er mars 1974 - sous le titre "Torture en R.F.A. ?", on peut lire :

       "
Ce qu'il faut comprendre sous le terme de privation sensorielle, ou de privation des sens, a été expliqué par le médecin-chef, responsable de la prison du Land de Nordrhein-Westphalie, Petri, en note d'un dossier adressé au ministre de la Justice Diether Posser, bien avant la fin de l'année : "une privation complète et pendant une longue période de toutes les impressions sensorielles à titre expérimental. Cette expérience produit un besoin intense d'impressions sensorielles et de mouvement corporel, une forte suggestibilité, des difficultés à penser, une impossibilité à se concentrer, un état dépressif, éventuellement des hallucinations et correspond alors à l'ensemble des symptômes que l'on peut constater en cas d'isolement extrême, comme on a pu l'observer, au moins partiellement, chez les naufragés ou bien des mineurs restés ensevelis".

     Mais le médecin de l'administration n'avait certainement pas acquis sa connaissance de ce qu'est la déprivation et de ses conséquences dans la prison de Cologne-Ossendorf, où se trouvaient Ulrike Meinhof, Gudrun Ensslin et Astrid Proli. Il s'appuyait plutôt sur les expériences d'un centre de recherches de Hambourg, qui ont été mises au point avec des sujets-témoins volontaires dans une "camera silens", une pièce hermétiquement close et insonorisée. Déjà dans ces conditions, les phénomènes de défaillance psychique apparaissent au bout de quelques heures seulement".

     

      Les chercheurs sur l'isolement de Hambourg, travaillent en étroite collaboration avec l'armée allemande : pour les expériences...en "camera silens", les sujets qui ont été utilisés sont des soldats... En échange ... l'armée pose..., entre autres conditions, que toute publication de quelque ordre que ce soit sur ces expériences doit recevoir son autorisation.

     (...) Qu'aucun de ces chercheurs sur l'isolement n'ait pris position contre la torture par isolement pratiquée depuis des années, bien qu'ils y aient été confrontés, - au lieu de cela, tout ce que l'on trouve dans leurs déclarations, ce ne sont que des proclamations impudentes par souci de se mettre à l'abri et des mensonges -, cela confirme le caractère impérialiste de ces recherches, ne serait-ce que par le comportement de ceux qui les produisent.
      Cette science est une science de la guerre, fondement et partie de la "
counter insurgency" que la bourgeoisie développe et utilise contre les mouvements de libération anti-impérialistes."

[tiré de Textes des prisonniers de la "Fraction armée Rouge" et dernières lettres d'Ulrike Meinhof, 1977]

(merci à : Faynour.blogs.nouvelobs.com)
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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 09:30


DEVINETTE

     Qui a dit :

"
rictus de joie basse et commune ... multitude lyncheuse, dévoreuse, étripeuse ... gros animal ... haleine caractéristique ... la fourberie ... le ténia ... attention au ténia ... la meute lâchée aux trousses ... la meute d'abord a peur, beaucoup plus peur que vous, moi ou n'importe quel autre...déjà passé par ses chambres noires ... les gens qui profitent du livre de votre mère pour vous envoyer un crachat de plus à la figure ... la meute est si bête, c'est un gros animal empoté qui ne verrait pas plus loin que le bout de son museau ... leur communauté inavouable ... ces pions...sont en effet des nuls, des corbeaux, des mouchards, des charognards plaqués sur du vivant..."


1) Reynhard Heydrich ?

2) Joseph Staline ?

3) Mao Zedong ?



BEN NON, C'EST LUI :


(élu "Meilleur Entarté de tous les temps")




MAIS DE QUI IL "CAUSE" ?





    [Extraits dénichés sur le blog de Didier Jacob (blogs.nouvelobs.com)]
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 17:00



AU COMMENCEMENT ETAIENT :






PUIS VINT LEUR NOUVELLE ENGEANCE :






dominique-strauss-kahn.jpg

          


PRESIDENT DE LA FED'

                                                                          PRESIDENT DU FMI













            
             PRESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE 


PRESIDENT DE LA BCE                 

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 13:13


MARIE-ANTOINETTE EST DANS LA PLACE





Madam’ Bruni avait promis
Madam'Bruni avait promis 
De s'faire aimer du tout-Paris
De s'faire aimer du tout-Paris 
Mais son coup a manqué 
Son disq' a pas d'succès


Dansons la Ravachole
Vive le cri vive le cri 
Dansons la Ravachole
Vive le cri des nantis !



Monsieur Sarko avait promis
Monsieur Sarko avait promis 
De s'occuper de son pays
De s'occuper de son pays 
Il n'y a pas manqué,
Nous voilà tous plumés



Dansons l'action directe 
Vive le cri vive le cri 
Dansons l'action directe
Vive le cri des nantis !


La Bruni avait résolu
La Bruni avait résolu 
De n'plus jamais montrer son cul
De n'plus jamais montrer son cul 
Mais on l'a placardé,
Dans tous les beaux quartiers




Dansons la lutt' de classes 
Vive le cri vive le cri 
Dansons la lutt' de classes
Vive le cri des nantis ! 




Camarades, il faut être unis
Camarades il faut être unis 
Ne craignons pas nos ennemis
Ne craignons pas nos ennemis 
S’ils viennent nous attaquer,
Nous les ferons sauter

Dansons la terroriste 
Vive le cri vive le cri 
Dansons la terroriste
Vive le cri des nantis ! 




Oui, nous nous souviendrons toujours
Oui nous nous souviendrons toujours 
Des fusillés dans les faubourgs
Des fusillés dans les faubourgs
A leur santé buvons,
Vivent ces compagnons




Dansons la Brigad' Rouge 
Vive le cri vive le cri 
Dansons la Brigad' Rouge
Vive le cri des nantis ! 




Que faut-il aux républicains ? 
Que faut-il aux républicains ?
Qu'les salariés leur cass' les reins
Qu'les salariés leur cass' les reins 
Des livres pour gamberger
Des armes pour mitrailler



Dansons la Red parade
Vive le cri vive le cri 
Dansons la Red parade
Vive le cri des nantis ! 
 
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 00:00

 

 

ALLOCUTION DE MEUSSIEU LE RESIDENT DE LA RAIE PUBLIQUE

 

      [Le Résident s'amène... On entend ses pas lourds derrière le pupitre, mais on ne peut l'apercevoir. La ministresse du Profit et des Rentes boursières se met à quatre pattes et place un tabouret (dessiné par Murakami) sur lequel vient se jucher le gnôme résidentiel. La ministresse est une espèce de clône de la Pannafieu, escarpins haute cordonnerie, chevelure courte et mèches argentées, tailleur gris-bleu sombre, sourire bas découvrant de fausses dents immaculées, bracelet en argent au poignet gauche, peau tendue tannée aux U.V. A la veille du krach boursier elle vient d'annoncer que l'horizon économique était dégagé pour des décennies.]


     Camarades !

    

     une crise de confiance sans précédent ébranle l'économie mondiale et elle ébranle aussi vos nerfs fragilisés. Des millions de petits épargnants dans le monde voient fondre leur patrimoine, des millions de retraités craignent pour leur retraite, ces millions de foyers modestes sont mis en difficulté alors qu'ils nous soutenaient sans faille. Les Français ont la trouille pour leurs économies, pour leur job (ou leur chômage ou leur RSA), ils n'achètent plus les marchandises que vous leur fourguez [murmures d'approbation].

      La peur est mauvaise conseillère. Quand on a peur, on ne rêve plus sur les décideurs, on ne se projette plus dans l'avenir et on commence à gamberger sévère. La peur est la principale menace qui pèse sur nos profits. Il faut vaincre cette peur. On ne rétablira pas la confiance en disant la vérité. La vérité, ce n'est certes pas chose à dire aux Français [murmures d'approbation].

      Dire la vérité aux Français, ce serait leur dire que la crise est loin d'être une exception, que ses conséquences nous seront profitables si nous savons manoeuvrer, que la France est un Empire déchu auquel il ne reste plus qu'à rentrer dans le rang. Ce serait leur avouer que la crise actuelle aura finalement des conséquences positives sur notre prospérité, négatives sur la leur et sur leur capacité à continuer d'acheter comme des zombies les montagnes de marchandises inutiles que vous produisez avec la belle énergie de vos employés. Alors la "vérité" camarades, on n'a qu'à se la ranger sous le bureau, comme d'hab' ! [applaudissements nourris]

      Notre génération a cru vaincre le communisme, elle a rêvé d'un monde où la mondialisation réglerait tous les problèmes et mettrait enfin au pas les salariés. Ce rêve est parti en capilotade. C'est une certaine idée de la mondialisation qui s'achève avec ce faux pas de nos amis banquiers [dans l'assistance certains s'observent en chiens de faïence]. L'idée que les marchés ont toujours raison est la seule valable, mais n'allez pas le crier sur les toits [murmures d'approbation].

      Ce système où celui qui est responsable d'un désastre peut partir avec un parachute doré, où un trader peut faire perdre 5 milliards d'euros à sa banque sans que personne ne s'en aperçoive... ce système est le nôtre mes amis, et il s'agit de le préserver, de préserver des inégalités raisonnables, de démoraliser les classes moyennes (afin qu'elles cessent de nous les briser avec leur admiration ridicule et leurs ambitions grotesques) et de ré-alimenter la spéculation, qui est notre principale source de jouissance spirituelle  [applaudissements]. Ce système c'est  l'économie du Marché, c'est le capitalisme universel, u-ni-ver-sel ! [applaudissements nourris].

      L'économie du Marché, c'est le Marché tout-puissant, le Marché mis au service de l'accroissement du Profit, le Marché pour le Marché, pour nous tous, quoi.
[applaudissements]. L'économie de marché, c'est la loi de la concurrence et de l'élimination des plus faibles. Nos amis américains, bien que créationnistes en diable, le savent bien: Darwin avait raison. Ce qui renforce une société quelle qu'elle soit, c'est la concurrence et l'émergence du plus capable, du plus compétent, du plus com-pé-ti-tif [murmures d'approbation]. C'est cette loi naturelle qui abaisse les coûts de production et conséquemment les prix, qui épanouit les rentes et qui profite à tous les décideurs. Ce n'est pas la primauté donnée aux ergoteurs mais aux chefs d'entreprise. C'est la récompense de notre travail, de nos efforts et rien d'autre.

      Le capitalisme, c'est une éthique de la richesse, c'est une morale de la compétitivité, ce sont des institutions qui symbolisent son pouvoir et sa pérennité. La crise financière que nous connaissons aujourd'hui, c'est la crise d'un système qui s'est éloigné de ses valeurs les plus fondamentales : fierté, initiative, fermeté et décisions
[murmures d'approbation].

      Les alter-mondialistes
[quelques huées] n'offrent en vérité aucune solution à la crise actuelle. Mais ils amusent le peuple. Il nous faut donc utiliser leurs compétences. Se contenter de ponctionner l'électeur comme d'hab' risque cette fois-ci de nous faire imploser les Bourses, si vous voyez ce que je veux dire [rires]. Alors on va refonder le capitalisme sur des bases plus solides, on va tout verrouiller !

      Il nous faut trouver un nouvel équilibre entre l'État et le Marché. L'auto-régulation, le laisser-faire, le Marché tout puissant qui a toujours raison demeurent plus que jamais notre credo
[soupirs de soulagement]. Mais le dire à tous les vents : c'est fini. On baisse le rideau. Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe. On ne peut pas prendre le risque de recommencer à jouer franc-jeu. La moralisation de façade du capitalisme financier est une priorité, n'en déplaise à nos partenaires financiers. D'ailleurs la gauche nous apporte son soutien. Je vous demande d'applaudir le représentant du Parti Socialiste [un bonhomme rose et joufflu se soulève et agite une main grassouillette ; quelques ricanements fusent].

     
Camarades !

     ou bien vous vous rabibochez entre décideurs, ou bien  c'est moi qui vais vous mettre d'accord avant la fin de l'année. Pour commencer, vos rémunérations doivent être indexées sur les performances réelles de vos entreprises [protestations]. Ca suffit ! Ceux qui prétendent à un parachute doré alors qu'ils gèrent le business comme des buses ont intérêt à s'acheter un protège-gonades. Que les dirigeants en croquent, O.K. c'est normal mais il leur faut revenir aux pratiques du bon vieux temps : on arrose les cadres, les chefs d'équipe, les syndicalistes - y'a pas plus corruptible - etcetera et même, on lâche quelques biftons - oh, 3 fois rien - à ceux qui ont les postes les plus pourraves et je sais que, chez vous, il n'en manque pas de ces bourrins  ! [toute la salle éclate de rire]. Tous, vous possédez des moulons de stocks-options, lâchez-en quelques-unes à ces crétins qui parlent d'"économie participative", ça vous les mettra à la botte un bon moment. Ou à défaut, bricolez un bon petit système d'intéressement. C'est quand même pas la mer à boire, alors au taf ou ça va branler dans le manche, on est tous sur le même bateau et il ne faut pas qu'il se transforme en "Titanic-les-profits" [quelques rires polis].


      Ceux qui se sont loupés et ne veulent pas assumer ont intérêt à faire un moulage de leur tronche parce que moi, je déballe la guillotine et je rapplique ! [murmures de crainte]

      Il faut mettre des barbelés autour des banques pour réguler le système. La crise que nous connaissons devrait amener à un lessivage de grande ampleur de tout le secteur bancaire. En France, je ne lâcherai pas les balloches aux financiers avant  qu'elles aient  rendu leur jus. Il faut se poser les questions qui fâchent, évoquer les endroits où nous aimons rester entre gagnants : les îles Caïman, le Luxembourg, Panama, Monaco, et coetera... Il faut mettre sur le tapis les ventes à découvert, la cotation en continu qui permet de vendre ou d'acheter à tout moment des actifs et autres bidouillages pour arrondir vos fins de mois. Bonjour la discrétion. Je prends dès maintenant le contrôle des agences de notation
[protestations]. Hé ho ! Vous les avez tellement marronnées que même la bonne femme qui n'a pas peur de mettre ses merdiques économies chez vous n'a plus confiance. On est dans l'oeil du cyclone, il faut faire le grand ménage dans la monnaie, sinon on est mort. C'est ça que vous voulez ? Non, bien entendu.

      Il est nécessaire que les chefs des principales Familles concernées par la crise se réunissent avant la fin de l'année pour en tirer les leçons nécessaires. Il faut remettre à plat tout le bordel financier mondial, comme Bretton Woods en 1944. On ne peut pas penser à survivre demain avec les idées d'hier.

      J'appelle l'Europe à réfléchir sur son incapacité notoire à faire face à l'urgence, à balancer par-dessus bord ses règles ringardes, ses principes moisis. L'Europe est vieille, elle pue sous les aisselles. Elle doit engager une réflexion collective sur sa conception de la concurrence. En en plus maintenant c'est 27 pays, 27 putains d'Etats qui passent leur temps à se chier dans les bottes. Mais quand le Marché tousse, l'Europe attrape la crève. L'UE ne doit pas se contenter d'être l'escort-girl ménopausée des autres joueurs à la table du Marché.


      Les banquiers sont dans la mouise. Les épargnants qui ont eu confiance en eux s'estiment à juste raison enfilés comme des fausses perles. C'est donc l'Etat qui prend la main pour garantir la sécurité et la continuité du Marché. Je le dis avec la même détermination. Si les difficultés actuelles devaient entraîner une réduction du crédit, j'interviendrais pour que les financements puissent être assurés. Ce n'est pas dramatique : le fric qui manque dans la poche droite du petit porteur, je le lui prends dans la gauche
[ricanements].

      Bien que les ménages français ne se soient pas assez endettés, ces ingrats, désormais ils n'arriveront plus à habiter ailleurs que dans des poubelles. Là aussi, va falloir leur ponctionner le cash qu'ils n'ont pas pour repeindre leurs taudis en rose socialo et  vert écolo.

      La relance du Marché est engagée. Nous l'avons engagée avant tous les autres, avec l'allongement de la durée du boulot, les heures sup', la baisse des salaires, l'augmentation des cadences, ce qui nous a permis de mieux résister à la crise. Aujourd'hui, il faut du calme, éviter de trop appeler l'Etat à la rescousse, même si vous êtes en train de couler. On s'arrangera entre nous, pas besoin d'étaler nos slips sales sur la place du village.

      Le monde change, nous devons changer avec lui. La crise appelle à accélérer le rythme de la pressurisation au travail. Il n'existe aucune solution miracle qui permettrait aux salariés d'échapper à ce qui les attend et vous, vous êtes le tube de vaseline
[quelques pouffements].

      Création du RSA, augmentation du minimum vieillesse..., est-ce qu'il y a marqué "Mère Teresa" sur mon front ? La vérité, c'est que l'État  peut  très bien financer indéfiniment ses dépenses par les ponctions sur le travail, tant que les salariés ferment leur gueule. L'argent de l'État, c'est l'argent des Français qui travaillent. Les dépenses de l'État doivent donc augmenter sans cesse, en évitant les remous sociaux. L'année prochaine, 30 600 emplois seront sucrés dans la fonction publique. La réforme de l'hôpital sera verrouillée, il y aura moins de lits et plus de malades. Les fonctionnaires seront associés à la productivité de leur administration, il va leur falloir se presser le citron à bloc s'ils veulent qu'on lâche les biftons
[ricanements]. Nous allons engager la deuxième étape du dégraissage de l'État dès l'année prochaine : privatisation des services "publics" toxiques, nationalisation des secteurs financiers vitaux [applaudissements nourris].

 

      Le moment est venu de poser la question du nombre de pions des collectivités locales. Source d'inefficacité, de difficulté supplémentaire, sans compter le fric qu'ils nous pompent comme d'avides prostituées parce que ces messieurs, les impôts locaux et les dessous-de-table ne leur suffisent pas. Ça fait trop longtemps qu'on en parle sans rien faire. Maintenant on va agir et décider. On va relancer l'industrie du sapin duquel on fait les bières.

      Je ne conduirai pas une politique d'austérité, qui conduirait à la récession. Notre objectif, c'est de rendre du pouvoir d'achat au troupeau, non de lui en prendre. La France s'en sortira en exploitant plus ses "ressources humaines". Si nous arrivons à nettoyer le nombre d'échelons territoriaux, nous pourrons enfin nous débarrasser de la taxe professionnelle
[applaudissements]. La France s'en sortira en faisant travailler davantage ses salariés [approbation générale].

     
Dans la situation actuelle, tout ce qui pourrait contribuer à alourdir le coût du travail serait suicidaire
[applaudissements]. Financer le RSA en taxant le travail c'est kif-kif. J'assume, j'assume, la décision de taxer le RSA en taxant les revenus financiers qui, depuis des années, augmentent plus vite que les revenus du travail. C'est le prix à payer si vous voulez éviter un vrai Grenelle social, c'est-à-dire vous retrouver à faire l'épicier avec la CGT. Au vu de la coupe de cheveux de son secrétaire général, j'imagine que la perspective ne vous enchante pas [rires et approbation générale].


      Quand je dis : "Nous sommes le gouvernement de tous les Français", comme vous le savez tous, c'est du pipeau mais cela permet de remettre l'esprit d'entreprise au coeur du système. Tout a été fait pour empêcher les plus beaux pigeons d'entreprendre. Il faut accorder une priorité à l'industrie au moment où l'étau de la finance se desserre un peu. C'est le moment de se retrousser les manches et de s'enlever le doigt du cul ! 

 

      Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que nous passons d'un monde d'abondance (pour nous) à un monde de rareté (pour eux). La pilule a la taille d'une citrouille et il va falloir la leur faire glisser par le colon.

 

      L'épuisement à venir des ressources naturelles sera une préoccupation de tous les jours. Il va falloir payer plus cher le pétrole, le gaz, produire différemment, bref ça promet d'être chiant. Si l'on ne veut pas que des catastrophes écologiques débouchent sur des catastrophes humaines et politiques, il faut  faire cracher le "juste prix"  au chaland - comme disent ces idiots d'alter-mondialistes. Et je reprends également à mon compte la formule célèbre du groupe "Nique Ta Mère" :


     "le monde de demain quoi qu'il arrive nous appartient ! "  [applaudissements fervents].

 

     Il est exclu de renchérir les prix de la grande consommation, si on ne veut pas se retrouver demain avec une grande jacquerie des feignasses, SDF et autres rebuts qui traînent dans les caniveaux de France [cris d'horreur].

 

      Mon devoir, c'est de prendre les décisions, de les assumer tout de suite. Je crois que la "croissance durable" est une excellente formule piquée aux écolos pour endormir le troupeau.

      Il ne s'agit pas de sacrifier l'avenir au présent. Face à la crise, il y a l'attitude positive de rester dans la coulisse, d'attendre que ça passe. C'est ce qu'on va faire et on va aussi profiter de la crise pour finir de mettre
au pas la chienlit de ce pays  [approbation générale]. Il y aura des mécontentements. Mais personne ne pourra dire que le gouvernement de la France n'a pas bougé. De cette crise, on va faire l'opportunité de se blinder plus que jamais ! ["bravos !" et "hourrah !" fusent].

 

      Ce n'est pas parce que nous avons le nucléaire que l'on va être absents des nouvelles sources d'énergie. Nous allons remplacer les centrales nucléaires par des centrales de nouvelle génération, de façon accélérée. A mon grand ami Nicolas Hulot, je dis : "Va donc pleurnicher chez ta femme, la Hulotte !" ah ! ah ! ah ! [éclats de rire].

 

      Tous ces défis sont immenses. Mais la France peut les relever. J'ai confiance dans la crédulité des Français, une spécificité culturelle bien de chez nous. Tant mieux ho ! ho ! ho ! J'ai la certitude que nos réformes vont porter leurs fruits. et que c'est nous et nous seuls qui les cueillerons. Par le travail de tous ces petits besogneux qui passent leur temps à bouffer nos miettes de pain rassis et fourrent leurs crottes sous la moquette, la France saura faire sa place dans le monde du XXIème siècle, et cette place sera la nôtre, servie sur un plateau d'argent massif ! [applaudissements]

     

     Jamais depuis 1929 autant de changements n'ont été accomplis en si peu de temps. Quand la situation mondiale deviendra meilleure, nous tirerons les fruits de nos efforts et de notre patience sur le dos robuste du peuple, le chômage contrôlé et la relance de la consommation effrénée de marchandises inutiles, parce que y'a pas de raison que ça reparte pas comme en 39. Je ne vous fais pas un dessin, nous avons tous des enfants et il s'agit de leur assurer un futur aussi florissant que notre présent. Sur la crise, je suis totalement optimiste : en dernier ressort, si nous savons y faire, cette chienne nous profitera largement. J'ai la conviction qu'il n'y a pas d'autres voies efficaces pour revivifier le Marché. Nous devons anticiper le foutoir pour ne pas que le foutoir ne nous expédie dans le passé. Merci à tous, camarades ! [ovations ; la salle se lève]

 

     [La ministresse du Profit et des Rentes boursières réapparaît à 4 pattes et, au lieu de replacer le trépied Murakami, elle offre son dos aux talonnettes du Résident. Celui-ci descend du pupitre, s'essuie les pompes sur le tailleur gris ("merci Mr le Président" souffle la ministresse) et disparaît. Son pas lourd et saccadé s'éloigne tandis que redoublent les vivats de la salle.]

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 00:00



(Gérard Larcher, nouveau Président de la maison de retraite sénatoriale)


BON DE COMMANDE

CAISSETTE DE BOEUF
(prix au kilo : 26,66 € TTC)

70% de morceaux à griller
(faux-filet, bavette, rumsteak...)
50% de morceaux à cuisiner
(bourguignon, plat de côte, jarret...)

CAISSETTE DE PORC BLANC DE PARIS
(prix au kilo : 30 € + frais de porc)
D'abord rosé 3 à 6 mois puis blanchi en Suisse

"tout est bon dans l'cochon"

(escalope, plat-de-côte, rôti, couscous, sauté)
55% de morceaux à apprêter
(jambon, oreille, queue, tendrons, jarrets)
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:09




BORN ON A 25 OF JANUARY
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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 13:09


LA FRANCE 1ER PAYS PRODUCTEUR D'OPIUM (DU PEUPLE)

    Entre Sarko-le-Nabot et Panzer Ier (autrement comptabilisé officiellement "Benoît 16"), il y a adéquation des volontés. Ensemble les 2 compères désirent  comme un seul le mariage de raison (d'Etat) entre la "foi" chrétienne et la "Raison" bourgeoise. Dans cette union monstrueuse, la classe dominante, qui a peur de tout perdre, pense avoir tout à gagner. Il s'agit d'intensifier la crétinisation de la population, sous le label "retour à la spiritualitude". Les intérêts entre trafiquants de consciences sont convergents. Sarkozy à Panzer Ier : "Je t'ouvre le marché fransözich des âmes, tu sanctifies mon règne". Panzer Ier à Sarko: "Pien rezu, doi du me téroules le dabis rouche, moi che d'aite à voudre en l'air zedde zaloberie pien vranzaise te zoi-tissant zébarazion te l'Eclisse et te l'Edat".






    










    





     Au passage, entre les hélicos de l'armée qui tournoient dans les airs au-dessus de Lourdes, les commandos déguisés en passants, les avions de chasse, les rampes de missiles, la gendarmerie et le reste du bataclan, le simple passage du tank papal dans la ville sainte et à Paris est chiffré, officiellement du moins, à seulement 3 millions d'euros. Quand on aime sa Vierge on ne compte pas. Et dieu sait qu'ils l'aiment, leur Vierge, Nico et le Benoît et que, pour ses beaux yeux, ils flambent allègrement et sans compter, l'un le fric prélevé sur la plus-value arrachée aux salariés, l'autre les deniers de son culte. C'est la grande réconciliation incestueuse entre l'Eglise et l'Etat !
De nouveau ils vont  convoler et avoir pleins de Quasimodos, genre fils de président maqué à une riche héritière de confession inavouable ou fils caché d'archevêque et de call-girl chrétienne. Les journalistes-charognards oeuvrant pour les tabloïds "pipoles" en planent déjà d'extase et de prime au scoop saignant. Quand aux philo-sophistes, ils sont sortis de la niche pour venir ramper aux pieds du très Saint Panzer, qui leur a infligé pour la peine une bulle énorme sur leur mécréantise et la somme de leurs péchés. Il a notamment énoncé :

     "La recherche te Tieu est à la passe te doude guldure, ach ! Teufel...".

     Et quand il entend le mot culture, le Sous-Lieutenant sort son A.K. 47 !



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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 13:02





     LE SOUS-LIEUTENANT KARPOV ADRESSE TOUS SES VOEUX DESINTERESSES DE BONHEUR QUI LE SOIT TOUT AUTANT, AUX JEUNES MARIES.

     AUX DERNIERES NOUVELLES, LE FILS DU NABOT PRESIDENTIEL NE SE SERAIT NULLEMENT CONVERTI A UNE RELIGION INDETERMINEE (POUR CAUSE D'ANTI-SEMITISME LATENT) AFIN D'ÊTRE ACCUEILLI DANS LES FORMES PAR SA NOUVELLE BELLE-FAMILLE (ET AUSSI DANS LES FORMES DE SA NOUVELLE FEMME), BELLE-FAMILLE DONT IL SE DIT QUE LA RICHESSE N'A STRICTEMENT RIEN A VOIR AVEC LA RELIGION INCONNUE ET LE SOUTIEN INCONDITIONNEL A UN ETAT MILITARO-RELIGIEUX PRATIQUANT LE MASSACRE, L'APARTHEID ET LA DEMOCRATIE, MAIS ON N'A PAS DIT ICI DE QUEL ETAT CREE ARTIFICIELLEMENT EN 1948 IL S'AGIT (pour ceux qui pensent aux Etats-Unis, c'est presque ça mais en beaucoup plus petit et concentré).
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