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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:11






Foutre Méchamment Inutile





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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Rubrique à brac
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 16:58



A QUOI SERVENT-ILS ?

                                                                                                                cou-Kouch Panier
                                                                     











             

(en compagnie d'une modeste jeune fille adoptée du Tiers-Mond
e)
                  der Panzer Ier



     Si vous détenez la réponse, n'hésitez pas à la diffuser autour de vous.
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 10:45



14 FEVRIER 1929







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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 10:00


      Le Sous-Lieutenant Karpov l'a maintes fois souligné et il n'est pas le seul : il n'y a pas de correspondance automatique entre le fait d'être Juif et celui de défendre une idéologie sioniste. Aux Etats-Unis les Sionistes-Chrétiens ont été un des soutiens les plus sûrs de l'Administration à Junior Bush. De la même façon il existe nombre de Juifs, Israëliens ou pas, qui ne sont pas sionistes. Parmi eux, certains revendiquent même ouvertement leur anti-sionisme militant.

     P.M. K. évoque aussi ces "plus-royalistes-que-le-roi" vivant en France et jouant les va-t'en-guerre à toutes occasions devant micros et caméras. BHL et Arno Klarsfeld en constituent 2 fleurons, non des moins lamentables.





      A ce propos revoilà Shlomo Sand, historien Israëlien,  professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur notamment du récent et fameux "Comment le peuple Juif fut inventé".

      S. Sand condamne le massacre de Gaza et revendique plus généralement un Etat israëlien "ouvert", composé indifféremment de Juifs et d'Arabes. Voici quelques passages d'une interview toute fraîche :


L'agression militaire à Gaza


     "Le timing électoral était parfait ! Avant les élections israéliennes et en prenant soin de retirer les chars à la veille de l’investiture d’Obama, Ehud Barak a planifié ce Blitz, un déluge de bombes qui ne mettait pas en danger la vie des soldats israéliens. Nous avons semé la désolation, tué 1 300 Palestiniens, en avons blessé plus de 5 000, les deux tiers sont des femmes et des enfants, presque tous victimes de notre aviation. Le Hamas est-il éliminé ? Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ?"



  Le soutien traditionnel de la gauche israëlienne aux actions militaires


      "C’est une habitude chez nous. Au début de chaque guerre, depuis 1973, Israël reçoit le plein soutien des intellectuels de la gauche sioniste. Il faut attendre quelques semaines pour qu’ils changent d’avis"



Les roquettes tirés sur Israël


"...est-il plus normal qu’Israël n’ait toujours pas décidé quelles étaient ses frontières ? Cet Etat qui ne supporte pas les roquettes est aussi un Etat qui ne veut pas renoncer aux territoires conquis en 1967. Il a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967".



Le Hamas

"
Le Hamas...avait proposé une « oudna », une trêve de longue durée à Gaza et en Cisjordanie. Israël a refusé parce qu’il veut continuer de tuer les militants du Hamas en Cisjordanie, soit une quinzaine en octobre-novembre après des mois de calme. Israël a donc eu sa part de responsabilité dans la reprise des tirs de roquettes. Au lieu de renforcer le courant modéré du Hamas, Israël pousse les Palestiniens au désespoir. Nous avons ghettoïsé une population entière et refusons de lui accorder sa souveraineté depuis quarante-deux ans. Comme je suis indulgent envers Israël, je dirai seulement depuis vingt ans, 1988, date à laquelle Arafat et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël, sans rien avoir gagné en échange".





La Palestine, une "terre sans peuple ?"


     "Comme Israélien et comme être humain, je n’aime pas les roquettes. Mais comme Israélien et historien, je n’oublie pas que ceux qui les lancent sont les enfants et petits-enfants de ceux qui ont été chassés de Jaffa et d’Ashkelon en 1948. Ce peuple de réfugiés, moi, Shlomo Sand, je vis sur la terre qui était la sienne. Je ne dis pas que je peux leur rendre cette terre. Mais que chaque offre de paix doit partir de ce constat. Quiconque oublie cela n’arrivera jamais à offrir aux Palestiniens une paix juste".



L'occupation

      "Imaginez que les Allemands, comme ils l’ont fait en 1940, occupent aujourd’hui le nord de la France et pas le Sud. Vous diriez qu’ils respectent le droit à l’autodétermination des Français ? Sharon s’est retiré unilatéralement de Gaza pour ne pas faire la paix avec Arafat, et ne pas renoncer à la Cisjordanie. Mais les Palestiniens n’ont pas demandé une réserve d’Indiens à Gaza ! Ils demandent un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza".




Comment obtenir quoi que ce soit de l'Etat sioniste ?


     "Israël ne comprend malheureusement que la force. La raison pour laquelle il est impossible de conclure une paix juste en ce début du XXIème siècle, ce ne sont pas les roquettes, c’est la faiblesse palestinienne. Israël n’a signé la paix avec Sadate en 1977 que parce que l’Egypte avait remporté une demi-victoire en 1973".


La victimisation d'Israël


     "Mais de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui menace notre existence ? Nous avons le meilleur armement et le soutien de la première puissance mondiale. Le monde arabe nous propose une paix globale sur les frontières de 1967. La dernière guerre qui a menacé l’existence d’Israël remonte à trente-cinq ans !"


Glucksmann
(déclaration à propos des bombardements israéliens :  « il n’est pas disproportionné de vouloir survivre »)

     "Vous me parlez d’un homme qui a admiré Mao ! Ces mecs de 1968, qui ont soutenu toutes les horreurs chinoises, jamais ils n’ont fait une autocritique, jamais ils n’ont essayé de comprendre pourquoi ils s’étaient identifiés au totalitarisme. Aujourd’hui, André Glucksmann, comme Bernard-Henri Lévy, sont toujours du côté de la force, à Jérusalem cette fois. Ils n’ont pas changé..."























BHL (qui souligne que "tsahal" a aimablement téléphoné aux Gazaouis pour leur dire de fuir et qu’Israël a tout fait pour éviter les victimes civiles...)

     "Ah, Israël a téléphoné, Israël a pris des précautions ? Mais où pouvaient-elles aller, les familles palestiniennes ? C’est vrai, Israël a pris beaucoup de précautions. Mais pour ses troupes ! Ces morts-là nous préoccupent beaucoup car nous sommes devenus une société individualiste et hédoniste, et nos dirigeants sont très soucieux de leur réélection".


re-
BHL (dénonçant la stratégie des "boucliers humains" utilisée par le Hamas)

     "Quelle hypocrisie ! A-t-il oublié Mao : un mouvement de résistance doit se couler dans la population comme un poisson dans l’eau ? Le Hamas n’est pas une armée, c’est un mouvement de résistance terroriste qui agit comme tous ceux qui l’ont précédé, Viêt-cong ou FLN. C’est justement parce que nos dirigeants savaient cela qu’ils avaient le devoir de privilégier la diplomatie, pour ne pas commettre ce massacre de civils. Nous avons fait la preuve que nous n’avons aucune retenue morale, pas plus que la France en 1957 en Algérie qui a détruit des villages entiers. Maintenant, ce qui me choque plus que jamais, c’est que cet Etat que j’ai servi comme soldat durant deux guerres, et qui se définit depuis sa Déclaration d’indépendance en 1948 comme l’Etat de tous les juifs, appartienne davantage à Bernard-Henri Lévy qu’à mes amis universitaires qui vivent ici, payent leurs impôts ici, mais sont d’origine arabe. Qu’est-ce que ça veut dire être sioniste quand on vit en France, qu’on ne veut pas vivre sous l’autorité juive, et qu’on s’identifie au pire de la politique des dirigeants d’Israël ? ça veut dire contribuer à la montée de l’antisémitisme".




Mahmoud Abbas


     "Depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, Mahmoud Abbas se prête à n’importe quoi pour faire avancer la paix. Il emprisonne les militants du Hamas. Et Israël le remercie en multipliant les check-points, en poursuivant la colonisation, en construisant un mur sur le territoire du futur Etat palestinien. Quel Palestinien qui se respecte peut maintenant soutenir Abbas ?"


L'"islamisation" des Palestiniens et des Arabes Israëliens


     "La jeunesse arabe en Israël ne devient pas plus religieuse, surtout pas les femmes. Le fondamentalisme se cristallise face au monde occidental. Ce n’est pas une victoire du religieux, c’est l’échec du socialisme laïc au Proche-Orient, renforcé par la façon dont vous les Européens accueillez les travailleurs immigrés, dont les Américains mènent leur guerre en Irak, dont Israël traite les Palestiniens. C’est le fruit de conflits, pas d’une tendance historique naturelle. Regardez ce qui se passe en Algérie : la politique pourrie du FLN a fait naître l’islamisme, mais ce n’est pas une évolution en profondeur, l’Algérie ira vers la modernité. Le Hamas, de son côté, habillé de vêtements islamistes, n’a pas cessé d’être un mouvement nationaliste moderne".


Genèse de l'Etat israëlien


     "La création d’Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d’extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre. Cet enfant a le droit d’exister. Sauf qu’il faut l’éduquer pour qu’il ne perpétue pas l’acte de son père. Il y a trente ans, je n’aurais peut-être pas tenu ce discours. Mais le monde arabe a reconnu Israël. L’OLP aussi, après la demi-victoire de l’Intifada. Donnons une chance au Hamas aussi. N’oublions pas, sans les excuser, que ceux qui tirent sur Ashkelon savent qu’elle a été construite sur le grand village arabe d’Al Majdal, d’où leurs pères ont été expulsés en 1950".





Et maintenant ?



"
Israël ne fera la paix que si l’on fait pression sur elle. Je souhaite, j’espère, je supplie, qu’Obama soit Carter et pas Clinton. Carter a forcé Israël à faire la paix avec l’Egypte, Clinton n’a pas forcé Israël à faire la paix avec les Palestiniens. Le risque est évidemment que Hillary Clinton, proche du lobby pro-israélien, prenne trop de place en politique étrangère".




Schlomo Sand

 

 

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 10:49
OYEZ ! OYEZ !


Monseigneur Richard WILLIAMSON vous parle :







In nomine deus ex machina, opiumus capitalisti et sub-primus sancti,

HEIL YAVEH !





























































































































































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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:46


AH ! QU'ELL'SONT JOLIES LES BOMB' DE MON PAYS
(Zaï Zaï Zaï...)





"Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume de la merguez kasher."

[trouvé chez : faynour.nouvelobs.com]

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:44


FLEURIS-MES REGISTRES






Oui, Madame !
Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir
Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol l'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil
Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever
Pour trouver dans la mort sa seule liberté.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme, Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme, Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.

Il tourne, il tourne, et tournera toujours,
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Il tombera à terre et se laissera crever.

(Jacques Mesrine)
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 11:15


IL Y AVAIT EFFECTIVEMENT DES A.D.M. EN IRAK





(Le S-L K. tient à souligner la qualité technique des esquives du futur ex-Fürher du Reich U.S.)
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:28





Par la publicité qui nous empestifère
Et ces petits enfants affichés au parterre
Et par quelqu'un volé qui ne sait pas comment
Son esprit tout à coup s'ensommeille et descend
Par le strass les paillettes et le délire pédant
  On te salue, Franss'2.

Par les gosses-sandwiches, la redevance qui rentre
Par le taxé qui prend des coups dans le bas-ventre
Et par l'humiliation de l'ingénue raillée
Par la verge tendue qu'on a utilisée
Par les mères dont les fils ont été insultés
On te salue, Franss'2 .

Par la mémé qui, face à la caméra
S'écrie: " Non ! Non ! ! ", par le producteur dont l'émoi
Ne s'appuie que sur la chair humaine
Comme un feuill'ton merdique aux couleurs vilaines
Par le guignol tombé sous la cass'role qu'il traîne
  On te salue, Franss'2 .

Par les publicités qui pourrissent le monde
Par tous ceux que la consommation abrutit ou émonde
Par ceux qui sont sans tête, par ceux qui sont sans fins
Par le "citoyen" que l'on gruge et qui geint
Et par l'audimat au rang des assassins
  On te salue, Franss'2 .

Par la mère apprenant que son fils a un prix
  Le producteur jouant à l'oiseau tombé du nid
Par la graisse qui a faim et recueille le blé
Par le baiser amer par l'amour bidouillé
Et par le SDF qui génère monnaie
  On te salue, Franss'2 .


Par la caméra-putain qu'on prend et puis qu'on cache

Comme un barbeau en vison qui s'prend pour un Apache

Par David Pujadas et par Sainte-Thérèse

Par l'désir yophilisé qui agonit la baise

Par le sévice public et par ses têtes-de-noeud

On te salue Franss'2. (et Franss'3 avec)

 






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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:12




                                       LE PRESIDENT NOIR MONTRE PATTE BLANCHE


     Depuis que son destin l'a désigné comme sauveur de l'impérialisme planétaire, le fraîchement élu président états-uniens s'applique consciencieusement à rassurer ses futurs commanditaires, à savoir : le lobby militaro-industriel et la sphère du capital financier.

    




       Allons-y pour la constitution de la future fine équipe "yèssouicanienne". Pour commencer, B.O. a nommé le sieur Paul Volcker chef d'équipe anti-crise. Ce gars-là est l'ancien président de la Federal Reserve, la Banque Centrale des cow-boys. Nul doute que des "solutions" à la très grande dépression il en trouvera, dans la mesure où pour les prédateurs financiers c'est une question de mort ou de reprise de la croissance.





     
      Autre nouveau personnage à qui le Black President fait la courte échelle :  Timothy Geithner,  futur secrétaire d'Etat au Trésor, appellation made in USA du ministre de l'économie. Ce jeunot déjà Mandarin dans le bizness connaît la musique, au point que Wall Street - un des hauts lieux de la philanthropie mondiale - a salué sa nomination par une hausse de 6,54%. Welcome Timothy.





      On continue ? Au poste de secrétaire d'Etat, chef de la diplomatie soit ministre des Affaires Etrangères, la nommée nominée est...Hillary Clinton ! Une youpie va-t-en guerre qui, en prime, postulait au job de maîtresse du monde, obtient le poste le plus important de l'administration états-unienne après celui de résident à la Maison Blanche. Le nouveau patron d'Hillary, bien que s'étant opposé à la 2ème intervention en Irak, n'a jamais fait mystère de son intention d'enlever les troupes là-bas pour renforcer considérablement la présence militaire en Afghanistan. En politique, la femme chic et guerrière est l'avenir de l'homme noir élu.






       Passons au chef de la sécurité nationale : le nominé nommé, James Jones, est un ancien commandant de l'Otan, expert notamment dans la guerre contre le peuple Afghan, ce qui explique naturellement le choix de B.O.
      Comme secrétaire à la Défense, c'est Robert Gates qui est pressenti, vous savez, icelui déjà à ce poste dans l'administration Bush Senior. L'intention est louable mais on espère que Barack fera un petit effort supplémentaire en sortant du placard le très regretté Donald Rumsfeld. Il n'y a pas mieux comme garantie de politique impérialiste durable.



 

      





















      

      
      Maintenant il faut ouïr les sages paroles du nouvel élu :


     "Je construirai une armée du XXIème siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar" (Ô when the Saints, go marchin' in, ô when the Saints go marchin' in etcetera).


     En outre Saint Barack annonce qu’il s’inspirera de la politique étrangère "réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan". (On reprend : Ô when the Saints etc.)

    Maintes fois, l'homme noir a martelé qu'il puisait des idées aussi bien chez ses honorables concurrents que dans son propre camp. Notamment chez Bill Clinton, qui a su gommer les aspects les moins électoraux du programme démocrate, puisque le saxophoniste n'hésita pas en son temps à sucrer l'aide sociale aux plus démunis, conserver les inégalités salariales, maintenir vaillamment la peine de mort et la vente libre d'armes de destruction un peu massive. En cela, Bill fait l'admiration de Barack.


     Aux futurs déçus de la négritude présidentielle états-unienne, on dira la même chose qu'aux anciens larmoyants de la gauche mitterrandienne : vous méconnaissez un aspect essentiel et fondamental de la démocratie bourgeoise. Tout président gouverne au centre, qu'il soit "de droite", "de gauche" ou... du centre (à part peut-être Madame Thatcher, comme chantait le regretté Renaud). Lorsque l'élu vient de la "droite", il verse quelques larmettes de "gauche" - ne serait-ce qu'au niveau du vocabulaire - dans sa mixture ; quand il est issu de la "gauche", il fait l'inverse et se plante en arrêt comme un chien de chasse devant les "valeurs" conservatrices. Voyez le nabot présidentiel frânçais et sa rivale hystérico-mystique, leurs programmes, leurs discours, leurs looks respectifs, leurs vies "privées" mais pas pour la presse pipole, leurs moindres faits et gestes "spindoctorisés", étalés au grand jour comme une maladie idéologiquement transmissible, sacrée macédoine indigeste (sauf pour ceux qui ont goût pour les couleuvres politiciennes soigneusement faisandées).





       Déjà durant sa campagne, B.O. a versé dans sa mixture yèssouicanienne un additif à forte odeur républicaine. Exemples pris sans hasard : il critique le fait que la Cour Suprême - pas particulièrement progressiste - empêche par décret la mise à mort de certains violeurs qui n'ont jamais tué personne. Quand il prononce un discours à la Knesset, il se fait plus sioniste que le roi des sionistes (indivisibilité de Jérusalem par exemple). Son programme économique prône un indéfectible et puissant soutien à la classe patronale. 


      Même les proches du nouveau Président sont triés sur le volet. Le prochain secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, un démocrate centriste à peine politiquement pubère (47 ans), a fortement appuyé l'intervention massive en Irak. Plus ils sont jeunes plus ils sont vindicatifs. Son profil guerrier a valu à Rahm Emmanuel le surnom sympathique de Rahmbo. Décrit par le quotidien Chicago Sun Times comme « mordant, impitoyable, froid, arrogant et manipulateur », Rahm Emmanuel est le fils d’un immigré israélien. Il possède d'ailleurs la double nationalité. Avant la fondation armée de l’Etat d'Israël, son père était un vétéran de l'Irgoun, milice terroriste très active fondée par un leader sioniste, Vladimir Jabotinsky, dont le Sous-Lieutenant vous a déjà causé (Voir "Pleure, ô Palestine" IV et V, catégorie "karpov"). Rahmbo est donc un fanatique de l'Etat israëlien et considère les Palestiniens comme des ennemis génétiques. Lors de la première guerre contre l’Irak (1991), il s'est enrôlé dans l'armée israëlienne ! Quand on pense que les Juifs états-uniens qui d'ordinaire votaient démocrate ont portés ce coup-ci leurs voix en majorité sur le vieux Mac Cain... c'est de l'ingratitude caractérisée.






















      

      Lors d'une campagne électorale dans les années 80, face à un Républicain favorable à un Etat palestinien, Rahmbo a fait circuler une photo truquée du trop "modéré" politicien le montrant en compagnie de...Yasser Arafat ; résultat des courses : le Républicain a bu le bouillon. Plutôt rassurant pour le lobby sioniste, un temps effrayé par la couleur de peau, le 2ème prénom de B.O. et la religion de son paternel.


     Nul doute que ces quelques éléments ne trouveront de prise sur les "obamaniaques" et leurs délires sentimentalistes. Comme aurait pu le dire Lao-Tseu, ils attendront de nouvelles déceptions pour redevenir les éternels déçus qu'ils ont vocation à être.

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