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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 00:00

GARE,
GARE AUX "BLACKS BLOCKS" ! (AND WITH A YELLOW JACKET)



[London, wednesday the first of April]

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00









UNE NATION DE LUNATIQUES (3)

"Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début !"

     Quand Lincoln fit la Proclamation d'Emancipation, nous avons pensé que l'esclavage était définitivement aboli. Nous n'imaginions pas alors les ghettos des Etats du nord avec des problèmes raciaux pires que le sud n'en a jamais connus. Après les esclaves noirs, nous avons créé les esclaves blancs - les esclaves de l'ère de la Machine. Le Ku Klux Klan existe encore. La Mafia aussi ! (...)

      


       En fait, malgré tout notre discours progressiste, nous sommes aussi étroits d'esprit, bourrés de préjugés et assoiffés de sang que nous l'avons toujours été. Un coup d'oeil à notre situation militaire - le Pentagone ! - suffit à nous saisir d'effroi. La dernière guerre - le Vietnam -, quelles actions insensées ! Tamerlan et Attila ne sont rien comparés à nos derniers monstres armés de canons nucléaires, napalm, etc. Si Hitler a pratiqué le génocide, que dire de nous ? Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début ! Celui qui est en désaccord avec nous, qu'il disparaisse ! C'est vrai pour les indiens, les noirs, les mexicains, qui que ce soit. Et puis il y a la T.V. et le cinéma. Avec eux, tout y passe. Les enfants grandissent en regardant crimes, meurtres, viols, tortures, tout ce qu'on peut imaginer de plus insensé, d'arriéré, de barbare. Autant de facettes de notre "progrès" chéri. Et nous nous demandons pourquoi notre nation, notre peuple s'écroule par tous les bouts. Je me demande très sincèrement s'il existe un seul aspect de la "civilisation" que je puisse louer. Je n'en trouve aucun. Les prisons sont les antres du vice. Les écoles, des sièges pour apprendre...quoi ? De nos jours, le maître a peur de ses élèves ! Tout le monde a peur de quelque chose, jusqu'aux microbes. Sans arme, on n'ose pas sortir la nuit. En fait, se promener dehors la nuit est devenu quelque chose de suspect. (La 42e rue et Broadway sont aujourd'hui le vagin du monde alors que Hollywood et Vine en constituent le trou du cul.)





      Comme il est vrai le proverbe brésilien - Quando merda tiver valor pobre nascem sem cu - (Quand la merde aura de la valeur le pauvre naîtra sans trou du cul !)

      Discuter aujourd'hui de maladies vénériennes et de consommation de drogues est un lieu commun. Tous jeunes, les adoescents se refilent des maladies vénériennes. Le pourcentage de ceux qui en sont affectés est colossal. Il en va de même pour les drogues et l'alcool. Une nation d'intoxiqués ! Même grand-mère se pinte !

      A l'âge de vingt et un ans, je suis allé à Washington D.C. pour voir le Congrès à l'oeuvre en pleine cession. Qu'ai-je vu ? En premier lieu, le crachoir ! (...) Quel spectacle ! Des rustres sans éducation, les pieds sur la table, buvant à la bouteille, trop ivres, quelques-uns, pour se lever, tenir debout et faire un discours intelligent. "Et ce sont ces gens-là qui nous représentent !", me suis-je dit, "Pfuitt! Ils mériteraient d'être jetés à la rue comme le cochon de Gadarene !" (Résultat partiel, je n'ai jamais voté de ma vie.) C'était il y a soixante ans. A l'exception des crachoirs, le tableau n'a guère changé. Je suppose qu'ils ont passé de mode.



       Quand j'étais jeune, personne dans mon entourage, n'était drogué. Il y avait des amis qui se droguaient, sans doute, mais en très petit nombre. Aujourd'hui, même les gens "respectables" se défoncent. (...)

       Si vous regardez les nouvelles à la T.V., vous ne manquerez pas de remarquer aussitôt après qu'on différencie très peu les choses les unes des autres. Après avoir annoncé un épouvantable tremblement de terre dans quelque pays lointain, on glisse à un scandale mesquin, le plus souvent concernant des homosexuels, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, suivi de flashes concernant l'effondrement d'une banque importante, un village massacré, des fourgueurs pris sur le vif lors d'une grosse opération de hasch ou de cocaïne, plus quelques potins de dernière heure sur les comédies de nos leaders à Washington. Tout ça raconté avec la même expression tête de noeud, un mélange d'idiotie crasse et d'indifférence abyssale.

      Telle est l'éducation que reçoivent nos jeunes. Ce qu'ils apprennent à l'école ne prête pas à conséquence ni ne les aide dans leur lutte avec le monde. Si ce damné système d'éducation avait un gramme de réalité, on leur apprendrait d'abord les arts martiaux, les arts machistes, la boxe inclue, la lutte, le judo et le karaté. On leur enseignerait à tuer la conscience tranquille... On leur apprendrait à boire, à fumer, comment baiser l'autre en cas de besoin, comment faire et balancer des bombes en période révolutionnaire, comment violer (filles sans défense, femmes et grands-mères). En bref, comment survivre dans une époque telle que la nôtre. (...)



    
     Les gens de notre époque sont tout aussi gredins, catins, infects et odieux qu'au temps de la Reine Elizabeth. Certes, mais où sont les Shakespeare, les Drake, les Raleigh ?


(1978)

[à suivre]




[à suivre]
     

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 17:53
         

BORDEL A CUL


Entourloupé par les malfrats
Et succombant sous les contraintes,
Je change de style les gars,
J'abandonne les demi-teintes.
Je tire à vue et dans le tas !
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Verlaine avait au moins l'absinthe
Qu'en 14 on interdira.
Il en tirait de douces plaintes
Et des rimes de 100 carats.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
On me vend du faux mascarat, ah ah...

Est-ce le tocsin ou le glas ?
Une cloche invisible tinte,
Et cette horrible rumeur-là
C'est l'An 2000 qui se pointe
Du côté de Mururoa.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
La cote d'alerte est atteinte
Dans le Sahel et le Biafra.
Devant leurs vaches sacro-saintes,
Les Hindous sautent les repas.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Quelle idée de naître là-bas, ah ah...

Dans la patrie de Neruda
Les aurores se sont éteintes.
Partout l'on se heurte aux soldats,
Chaque minute est une crainte,
Un gadget made in USA.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Le Pape à Rome, les mains jointes,
Prieura quand la nuit sera,
Puis tout au bout de sa complainte,
Lance une bulle
ex catedra.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Au grand jamais n'avortera ! Ah ! Ah !

Dans un hôtel à cancrelats,
Une fille horriblement peinte
Sur un lit bancal et sans draps
Attend qu'aboutisse l'étreinte
D'un michton qui n'en finit pas.
Bordel à cul ! Charette-à-bras !
Nous, comme putes, l'on s'éreinte
Pour le gîte et le bout de gras.
La liberté, déjà restreinte,
Au fil des jours mets les
adjas.
Sacré bordel de Vierge enceinte !
89 c'est vieux déjà, ah ! Ah !
Sacré bordel de Vierge enceinte !
Réinventons le
Ca Ira
ah ! Ah !

(1975)


Jean-Roger CAUSSIMON
(1918-1985)

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:09



UNE NATION DE LUNATIQUES  (2)

"Chaque homme, chaque femme, chaque enfant est une bombe potentielle."

    Notre entrée dans la Première Guerre mondiale fut, pour parler poliment, une gaffe monumentale. Regardez où se trouve aujourd'hui le grand ennemi de l'espèce humaine !

     La guerre, la guerre... Je me les rappelle toutes depuis ma plus tendre enfance : la guerre hispano-américaine, la guerre russo-japonaise, la guerre des Balkans - et ainsi de suite, sans arrêt. Comme l'écrivait Jean Giono dans Refus d'Obéissance, le Capitalisme se nourrit de la guerre. Il ne pourrait pas exister sans la guerre.




     Aujourd'hui, la guerre est l'oeuvre de tous les partis, libéraux réactionnaires, quels qu'ils soient. (...) L'homme semble né pour tuer. Pays leader, nous avons enseigné au reste du monde comment s'annihiler les uns les autres, la faune et la flore avec.

      L'aventure lunaire captiva l'attention du public un court laps de temps mais, aujourd'hui, le sentiment est que cette expérience n'avait aucun objectif bienfaisant. (Le Pentagone ne manquera pas d'en tirer avantage.) Bientôt, nous n'aurons plus besoin d'uniformes, de tranchées, d'épreuves de tir ; nous pourrons rester assis sur des chaises, où que nous nous trouvions, et manipuler la liste des morts. La guerre en rocking-chair ! Aucun besoin de généraux, d'amiraux et toute leur clique. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant est une bombe potentielle.

      Quand j'ai dit tout à l'heure que nous avions déjà un pied dans la fosse, j'incluais aussi bien tous ceux qui nous imitent partout dans le monde. Nous disparaîtrons tous ensemble. Il se peut que quelques primitifs et quelques espèces de bêtes sauvages survivent à l'holocauste. C'est indiscutable : nous qui, à l'heure actuelle déterminons la société, sommes incapables de maintenir le navire à flot. Chaque idée progressiste que nous mettons à exécution nous renvoie loin en arrière.

      Depuis le début nous avons eu nos gangsters, nos assassins, nos politiciens corrompus. Quand avons-nous eu une belle, propre, heureuse époque ? A mon souvenir, jamais. Enfant, j'ai entendu parler de Tammany Hall. Enfant, j'ai vu la police montée charger la foule sans défense à Union Square, pareille à d'expérimentés cosaques. Enfant, les "héros" dont j'entendais parler étaient l'amiral Dewey (un nigaud) et Teddy Roosevelt de San Juan Hill. Je n'ai jamais entendu parler de Emerson, Thoreau, Whitman.  (...)




      Des bibliothèques municipales, des librairies - il n'y en avait pas près de chez moi. J'avais vingt et un ans quand je rencontrai Emma Goldman à San Diego et découvris le mot culture. Grâce à elle, j'ai sauté directement de Mark Twain à Nietzsche.




       Il n'y a pas que les vice-présidents qui soient des imbéciles finis, des rien-du-tout, c'est le cas de la plupart des gens dans ce pays. Combien de grands écrivains, de grands peintres, de grands musiciens avons-nous produits au cours des siècles ? Plus facile de nommer de célèbres escrocs !

     Récemment, nous avons eu le cirque du Watergate. A en juger par la réaction des gens, on pourrait imaginer que nos politiciens n'ont jamais fait que de grossières erreurs, jamais accomplis le moindre crime. D'après notre comportement nous avons l'air de croire qu'il est en notre pouvoir d'éliminer le mal une fois pour toutes.



(1978)

[à suivre]


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:38




UNE NATION DE LUNATIQUES (1)

"Continuez, mes Chers Américains, fouettez
vos chevaux jusqu'au bout - ouvrez toutes les
 vannes et libérez-là - dansez, que le reste tournoie -
bientôt vous l'atteindrez cette vitesse folle et
vous ne pourrez plus ralentir quand bien même
ce serait votre désir. Au moins munissez-vous sans
tarder, Vieux et Nouveaux Etats, de plusieurs,
milliers d'asiles d'aliénés. Vous êtes en bonne voie
de créer une nation de purs lunatiques."

WALT WHITMAN (A Magnificent Farce)





           Deux siècles à peine et nous voici déjà pratiquement dans la fosse. Augelspiet! Personne ne se souciera de notre effondrement, pas même ceux que nous avons aidés à survivre. Au cours du déroulement de notre brève histoire, nous avons réussi à empoisonner le monde. Nous l'avons empoisonné avec nos idées de progrès, de rendement, de mécanisation. De nos vigoureux pionniers, nous avons fait des robots. Nous avons déshumanisé le monde où nous vivons.

      Les rejetons de l'Ancien Monde auraient pu être considérés comme des dieux par les aborigènes de ce continent. Mais ils les ont très vite désillusionnés ainsi qu'enseignés à nous craindre et à nous haïr. (C'est nous, les visages pâles, qui avons appris, aux indiens comment scalper l'ennemi !) Nous avons été tout aussi durs avec ceux qui, bien que de notre société, avaient parfois une autre façon de concevoir l'existence. (...) Nous avons dépossédé les indiens de leur terre et fait de notre mieux pour les éliminer. Jamais nous n'avons songé à payer nos dettes.



      Il semble que nous ayons été conçus dans la violence et la haine, que nous soyons ici-bas pour pratiquer le pillage, le viol et le meurtre. Nos livres d'histoire passent sur nos cruautés, nos abominations, la conduite immorale de nos chefs, le fait, pour prendre un exemple bénin, que l'un des plus grands hommes que nous ayons jamais produits, Thomas Jefferson, ait eu des enfants naturels avec l'une de ses esclaves noires. Ils appelèrent ça une république, une démocratie, mais ça n'en était pas une alors et ça n'en est pas une aujourd'hui. Quelques patriciens issus de familles aisées contrôlaient le gouvernement de ces Etats. Même au temps de Walt Whitman la corruption était monnaie courante. Leaves of Grass est un superbe Chant au Moi, mais les écrits en prose immédiatement postérieurs sont une condamnation sans appel de la Société Américaine.




       Un jour, j'ai vu dans une vitrine de magasin, une affiche encadrée représentant tous les Vice-Présidents que nous ayons eus. Une collection de portraits de brigands. Certains ressemblaient à des criminels, d'autres à des pauvres d'esprit, les derniers à des idiots finis. Pour s'en assurer, il suffit de regarder la mine évasive ou perplexe des politiciens et hommes d'Etats du monde entier quand on parle d'eux.

(1978)

[à suivre]


  



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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 10:03




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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 13:52







(proposé par : Décembre)
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:14


     Comme lui, vous avez constaté que les commentaires ont disparu chez le Sous-Lieutenant. Sachez qu'il s'agit d'un "bug" indépendant de sa (bonne) volonté et qu'il se démène tant et plus pour solutionner ce regrettable problème technique. A moins qu'il ne s'agisse tout bonnement d'un missile informatique intelligent tiré par quelque impérialiste frustré...

 

     montag
"La richesse suprême, pour un être humain - et la clé de son bonheur - a toujours été l'accord avec soi-même. C'est un luxe que tous ceux qui consacrent leur bref passage sur terre à dominer et exploiter leurs semblables ne connaîtront jamais. Quand bien même l'avenir leur appartiendrait."
Jean-Claude Michéa, l'empire du moindre mal

Salut fraternel Karpov
"

 

"Salut fraternel Karpov,

Comment fait-on pour envoyer un commentaire, j'y arrive pas ! Concernant les derniers articles j'trouve pas "ajouter un commentaire
"

Karpov est dans la panade technique ! Il espère résoudre ce bug tantôt. Encor un coup de la réaction bourgeoise !

Le Sous-Lieutenant te salue fraternellement, Montag.

 

AUX PETITS MAUX LES REMEDES DE CH'VAL : P.M. KARPOV, POUR RECUPERER LES "COMMENTAIRES" A SABORDE LA VERSION ULTIME DU BLOG (EN RECUPERANT LA PLUS PRIMITIVE). POUR FÊTER LE NOUVEAU DEPART, QUELQUES LIEUX COMMUNS :

    
- la boucle est bouclée ;
     - quand on touche le fond, une ruade permet de remonter à la surface ;
     - tout le monde a droit à une 2ème chance ;

(et ragnagna...)   
 

 

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:00



     A partir du XVIIème siècle, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion constituent des "colonies de peuplement et d'exploitation".
     Lorsque le Royaume de France prit possession de la Guadeloupe et de la Martinique, la population caraïbe autochtone fut totalement exterminée.
      Qu'est-ce qui attirait si brutalement la colonisation française ? Un riche potentiel économique du point de vue agricole. Ce qui nécessita évidemment d'organiser la traite d'esclaves depuis l'Afrique, vu qu'on avait envoyé au néant les "naturels" de l'endroit.
      Pour ce qui est de la Guadeloupe et de la Martinique, on ponctionna massivement en chair humaine nombre de pays bordant le golfe de Guinée, ce qui permit une certaine homogénéité ethnique des esclaves Africains. Jusqu'au XIXème siècle, la répartition de la population se fait ainsi :

     - La Réunion : 30% de colons français, 70% d'esclaves d'origines variées ;
     - Martinique et Guadeloupe : 5% de colons français pour 95% d'esclaves Africains.

      A la fin du XIXème siècle, Français et Britanniques s'entendirent pour déporter 77000 Indiens aux Antilles et 117000 à La Réunion. C'était déjà "l'Entente Cordiale".

      Comment évolua le statut des populations rapportées ? Jusqu'en 1848, tout simplement des esclaves. A partir de 1826, l'esclavage commence à "s'adoucir", si l'on peut dire. Aux Antilles, 26 000 personnes bénéficient de la mise en place du "colonat" et deviennent par conséquent des petits colons.
     L'abolition de l'esclavage (27 avril 1848) n'entraîne aucune modification des rapports de force économiques entre colonies antillaises et métropole, si ce n'est la formation d'un prolétariat essentiellement agricole. Mais ces possessions restent soumises au "régime colonial de l'exclusive" :

     - obligation d'envoyer tout le produit des récoltes vers la métropole ;
     - les marchandises coloniales sont échangées contre des marchandises métropolitaines ;
     - interdiction de produire pour un autre pays que la France, interdiction d'importer ailleurs que de la métropole ;
     - "les colonies à qui toute industrie est interdite ne peuvent commercer que par les bâtiments français et avec les seuls ports français".

       En 1789, la France métropolitaine entretient avec la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion + la Guyane un quart de son commerce extérieur, ce qui montre l'importance  économique décisive des colonies. Mieux (ou pire), la croissance économique française va notamment s'appuyer sur 4 piliers de la colonisation :

     - les matières 1ères importées des îles (sucre, tabac, coton) créent des industries portuaires à Bordeaux, Nantes, La Rochelle, Marseille et même un développement intérieur : Paris, Orléans, Alsace ;

        - la manne coloniale suscite des colossales fortunes privées et favorise par là même l'accumulation du capital en France ;

       - les colonies offrent un débouché aux industries françaises en plein essor ;

     - elles soutiennent le commerce extérieur français. En 1789, la France est le 1er -exportateur de sucre en Europe.

       Comment les îles colonisées devinrent-elles des "D.O.M." ? La France se contenta de plaquer ses propres structures administratives et une législation clônée du droit français métropolitain. La 1ère ébauche de "départementalisation" date de 1890.

       Le 19 mars 1946, une loi institue le statut de "département d'outre-mer", selon "le voeu unanime des populations de ces territoires".

         Depuis, la soudure entre territoires anciennement colonisées et  Marché mondial ne s'est pas faîte sans heurts, mais, à l'occasion du mouvement social actuel, on a pu constater un certain effacement des revendications indépendantistes au profit de la lutte purement sociale et encor plus politique : la lutte des classes. Ce qui provoque en retour la réaction hystérique de tous les pieds-noirs, békés et autres affidés du colonialisme obsolète, dont le voeu le plus cher est de demeur
er dans une logique d'affrontement communautariste.             
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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 08:18

LA VICTOIRE EN CHANTANT !




CERTES, SI CET HOMME N'EST PAS UN "ANTI-SEMITE"...





















... EN REVANCHE, CES 2-LA SONT DES
IMPOSTEURS !!




(post-scriptum : SPECIAL DEDICACE A LA PAIRE DE COPROPHAGES CI-DESSOUS)

 mé-Meir et son che-Che, profession néga-sionistes logorrhéïques
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