Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 16:22

DEVINETTE HEDONISTE

 

 

 

 

Mgr Onfray est sur un bateau. Mgr Onfray tombe à l'eau. Il reste qui ?

 

                                          ("L'Hédoniste", le bateau à Mgr Onfray)

 

Réponse : Sénèque, Nietzsche, Proudhon et Ségolène Royal (c'était fastoche).


 

                              

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 22:23
  "LA MOUCHE"

 

(de Jean Paul Tartre)

                              

Tragédie en un acte d'une scène
                                         
Acte I

                                         

  Scène I

    

       MOUCHERONFR : - Hé bonnes femmes ! Pourriez-vous nous dire...

     (les bonnes femmes lui crachent dessus)

    PROUDHONFR : - Ecoutez les bonnes femmes, nous tout c'qu'on veut, c'est un renseignement.                                                                                                      
      (les bonnes femmes s'enfuient en laissant tomber une urne électorale à grand fracas)

                  

                         (Moucheronfr)                                                                  (Proudhonfr)

    

    PROUDHONFR : - Ces bonnes femmes ! On dirait qu'elles croient qu'on veut les entreprendre ! Ah MOUCHERONFR, quelle riche idée j'ai eue de t'accompagner !
       MOUCHERONFR : - Merci pour la solidarité ! Il se trouve que moi MOUCHERONFR j'suis d'ici.

      PROUDHONFR : - Ouais, bê y'a pas de quoi le crier dans l'urne.

      MOUCHERONFR : - J'suis d'ici mais c'est la 1ère fois que j'vote dans le quartier et il me faut trouver le chemin. Frappe à cette porte !

     PROUDHONFR : - C'est comme tu veux, MOUCHERONFR.

     (il frappe, la porte s'entrouve)

      UNE VOIX : - Ouais c'est quoi, le calendrier des postes ? J'ai pas d'fric pour les fainéants !

     PROUDHONFR : - Un simple renseignement. Savez-vous où se trouve le bur...

     (la porte se referme brusquement)

     PROUDHONFR : - Ah le fils de... Ca te convient, MOUCHERONFR ? Tu veux qu'on se cogne toutes les portes de tous les pékins de cette rue ?

     MOUCHERONFR : - Non, laisse.

     PROUDHONFR : - Tiens ! Mais y'a quelqu'un ici. Il a d'ailleurs l'air d'être complètement idiot. Hé toi !

     L'IDIOT : - Heu !    

(l'idiot)

    
     PROUDHONFR : - C'est vrai qu'à ta naissance, ta mère t'a mis en consigne à la gare ?

     L'IDIOT : - Heu !

     PROUDHONFR : - Mais qu'est-ce qu'on fout ici ? Bon, toi, tu vas nous dire comment aller au bureau de vote le plus proche.

     L'IDIOT : - Heu !

     PROUDHONFR : - Un bureau de vote, bordel de merde ! T'as pourtant une allure à savoir au moins ça ?

     L'IDIOT : - Heu ! Heu !

     (Le fantôme de SCENIQUE, philosophe à mi-temps, passe derrière eux)

     (PROUDHONFR se retourne et l'aperçoit)

     PROUDHONFR : - Ah juste ciel ! C'est quoi ça ?

     MOUCHERONFR : - Qui ça ?

     PROUDHONFR : - Fais pas ton Johnny ! Ce fantôme barbu, là !

     MOUCHERONFR : - Tu rêves.

     PROUDHONFR : - Je viens de le voir passer dans notre dos.

     MOUCHERONFR : - Tu te seras trompé.

     PROUDHONFR : - Que non. De ma vie je n'avais vu un fantôme de barbu pareil. Tiens, le voilà qui repasse en nous faisant le "V" de la victoire. Y veut quoi c't'ectoplasme ?

     MOUCHERONFR : - Ca doit être que tu plais aux fantômes de barbu.

     PROUDHONFR : - C'est ça, fous-toi de moi. On n'est pas suffisamment dans la panade, on peut mieux faire.

     (Soudain, une énorme mouche noire tourne autour de PROUDHONFR)

     PROUDHONFR : Ah ! Salop'rie ! Je plais pas qu'aux barbus, aux mouches à merde aussi!

     (il chasse la mouche de la main)

     PROUDHONFR : - Regarde-là donc qui me regarde, MOUCHERONFR.

     (il chasse la mouche mais elle revient)

     PROUDHONFR : - D'où qu'elle sort, cette bestiole-là ? Elle fait autant de bruit qu'un hélicoptère et est plus grosse qu'un oeuf.

     (le fantôme de SCENIQUE s'approche)

     SCENIQUE : - C'est une Onfraya Muscae. Il y a 26 ans, à l'occasion d'une élection pestilentielle, cette espèce particulière a déferlé sur la ville. Depuis, elle prospère. A la prochaine élection, elle risque de muter et de donner des spécimens de la taille d'un crapaud.    

        

                      (Scénique)                                                                      (Onfrayia Muscae)

    

     (PROUDHONFR et MOUCHERONFR se tournent vers le fantôme)

     PROUDHONFR : - Nous n'avons pas gardé les urnes ensemble, que je sache.

     SCENIQUE : - Mon nom c'est "Silvio" et je viens de Rome.

     MOUCHERONFR : - Je crois vous avoir vu il y 26 ans, lors de la première élection pestilentielle de Sa Majesté des Mouches.

     SCENIQUE : - Je vous ai vu aussi.

     (d'horribles cris retentissent derrière le pâté de maison)

     PROUDHONFR : - Hé MOUCHERONFR ! Pourquoi hurlent-ils "a voté ! a voté !" ? Ca sent pas bon ici. On calte ?

     MOUCHERONFR : - Ecrase.

     SCENIQUE : - Vous n'avez rien à craindre. C'est aujourd'hui jour de vote. Ces cris marquent le commencement de la cérémonie.

     MOUCHERONFR : - Z'avez l'air au parfum de cet' affaire-là.

     SCENIQUE : - Je viens souvent ici depuis la 1ère élection de Sa Majesté des Mouches. A l'époque, ce n'était qu'un patelin de rien du tout. Mais Sa Majesté des Mouches en a fait une cité prospère. Vous semblez fatigué ?
     MOUCHERONFR : - C'est à cause qu'il y a d'la rumba dans l'air. Mais vous m'intéressez.
     SCENIQUE : - Sa Majesté des Mouches, autrement appelé "Mytherrant", était bonhomme, mais il eut un grand tort, voyez-vous. Il n'avait pas voulu que soit connu son passé. C'est dommage. Une confession publique, cela distrait en province, et cela blase un peu les gens concernant la vie démocratique. Les gens d'ici n'ont rien dit, rien réclamé. Ils n'ont rien dit quand ils ont vu leur nouveau souverain Mytherrant paraître aux portes de la ville. Et quand ils ont vu pointer ses 2 filles adultérines, Mazette-la-roupette et Ségole-la-cagolle, ils ont fait des "oh !" d'admiration.

                                                         (Mytherrant)

    

     MOUCHERONFR : - Vous, vous avez fait mieux peut-être ?

     SCENIQUE : - Cela vous fache, jeune homme ? Tant mieux ; cela prouve qu'il vous reste un fond de cuve de bonhommie. Eh bien non, je n'ai pas fait mieux. Je ne suis pas d'ici et ce n'étaient pas mes échalottes, pardon, mes oignons. Quant aux autochtones, quant ils ont entendu leur souverain Mytherrant coasser à cause d'une maladie honteuse contractée pendant la guerre, ils n'ont rien dit encore, ils ont baissé le rideau de fer et sont allés fumer de l'herbe-à-chat, leurs yeux révulsés de béatitude, et la ville tout entière était comme une femme en rut de chez rut.
     MOUCHERONFR : - Le Mytherrant, il aura connu 14 ans de bonheur. Je croyais les philosophes plus capables d'aider la racaille à comprendre.
     SCENIQUE : - Hé là ! On se calme. N'incriminez pas les philosophes si vite. Faut-il donc mâcher le travail en permanence ?

     MOUCHERONFR : - Servez à quoi alors vous autres ?

     SCENIQUE : - A rien et je vous dirai qu'on en est très fier !

     MOUCHERONFR : - Je sais pas comment vous faîtes.

     SCENIQUE : - Oh ! C'est très facile. Vous voyez la jeune fille là-bas, qui trottine sur ses petites pattes roses chaussées d'escarpins, en ne quittant pas des yeux son reflet dans les vitrines ; c'est un beau spécimen de cette faune rose et plate qui grouille dans le coin. Je vous la ramène.
     (SCENIQUE bondit sur la jeune fille et la ramène par le sac à main marqué "my heart belongs to daddy")
     SCENIQUE : - Voilà ma petite chérie. Regardez-moi le lot ! Youh ! Dis-moi, coquinette, il faut que tu soies complètement décérébrée pour afficher pareille apparence de la tête aux pieds. Allons, cause et je le lâcherai peut-être, ton sac à main joli.

     LA FILLE : - Je m'appelle Mazalène.  

 

                                                         (Mazalène)

     

     SCENIQUE : - Mazalène ! Ah ! Je comprends. Tu es une production du testicule droit d'un certain Monarque absolu...

     LA FILLE : - Tais-toi ! Pour l'amour de Dieu, tais-toi !

     SCENIQUE : - Où t'en allais-tu à l'instant ?

     LA FILLE : - Je m'en allais au bureau de vote.

     SCENIQUE : - Ca, cela va intéresser mes 2 lascars que tu vois ici. Et qu'allais-tu faire au bureau de vote, te prostituer comme d'habitude ?

     LA FILLE : - Tais-toi !

     SCENIQUE : - c'est bon, va-t'en, petite mijorée et tâche de ne pas avoir d'enfants. C'est leur seule chance de ne pas devenir des blaireaux, ces enfants que tu n'auras pas.

     MOUCHERONFR : - Z'êtes gonflé tout d'même !

     SCENIQUE : - Qui se soucie de moi ? Nous parlions des philosophes. Eh bien, croyez-vous donc que j'en sois un ?

     MOUCHERONFR : - Ah ! Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.

     PROUDHONFR : - Fais comme l'oiseau.

     SCENIQUE : - Et ce bureau de vote, cela ne vous intéresse plus de le trouver ? N'avez qu'à filer l'arrière-train à la petite. Elle n'a pas encor tourné au coin de la rue.

     MOUCHERONFR : Ah ! Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.

     PROUDHONFR : - Ca vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau.

     SCENIQUE : - Ne vous inquiétez pas ainsi, jeune homme. La plupart du temps je parle pour moi seul.
     MOUCHERONFR : - Vraiment ? Des murs pourris, une mouche bizarre, une odeur de boucherie, une chaleur de cloporte, des rues désertes, un fantôme barbu, un idiot sorti de nulle part, des blaireaux invisibles qui gueulent "a voté !" - et cette fille, cette fille qui prend peur et s'enfuit sans raison : est-ce là tout ce qui mouille ta couche ? 
     SCENIQUE : - Ah ! Ne jugez point les barbus, jeune homme, ils ont des secrets douloureux.

     (un silence)

     MOUCHERONFR : - Le Mytherrant avait 2 filles adultérines, je crois ? La 2ème du nom de..., de... j'ai oublié.

     SCENIQUE : - Oui. Elle vit ici. Et postule à l'élection de "Miss Présidente seins nus".

    

                                          (Ségole-la-Cagolle, soeur de Mazalène)

    

     MOUCHERONFR : - Ah ! Elle aussi ça l'a pris ? Et que pense sa soeur de tout ce bin's?

     SCENIQUE : - Bah ! c'est une enfant. Il y avait un fils aussi, un certain "Léon roi de Bayonne". On le dit enfui ou mort ou réfugié chez sa mère.

     MOUCHERONFR : - Chez sa mère ! Parbleu...

     PROUDHONFR : - Mais oui, mon pote, tu sais bien que ce genre de fils retourne toujours là d'où il vient : entre les jambes de Maman. Il se raconte que son père le tenait en très basse estime et avait donné l'ordre de le lobotomiser en douce.   

                                                              (Léon le roi de Bayonne)

    

   SCENIQUE : - Certains ont prétendu qu'au vu du Q.I. à Léon-roi-de-Bayonne, l'opération s'est avérée parfaitement inutile. Les chirurgiens, pris de pitié, l'auraient abandonné dans un parking souterrain. Il aurait été recueilli et élevé par de riches bourgeois, ce qui ne le changea guère de sa pré-puberté. Pour moi, je souhaite qu'il soit mort.

     MOUCHERONFR : - Pourquoi s'te plaît ?

      SCENIQUE : - Imaginez qu'il se présente un jour lui aussi à "Miss Présidente seins nus"...

     MOUCHERONFR : - Eh bien ?

     SCENIQUE : - Bah ! Tenez, si je le rencontrais alors, je lui dirais... je lui dirais ceci : "Léon, toi le roi de Bayonne, le roi des..." A propos, M'sieu, me direz-vous votre nom ?
     MOUCHERONFR : - Je m'appelle Rico, Rico, mon nom c'est Rico et je suis le roi de la vraie frite. Je voyage pour m'instructionner, avec un gugusse qui fut mon Parrain.
     SCENIQUE : - Parfait. Je dirais donc : "Léon, toi le roi de Bayonne, t'aurais dû y rester. On devrait jamais quitter Montaub... Bayonne. Que cherches-tu ici ? Tu veux faire valoir tes droits d'aînesse ? Eh ! Tu tiens ta queue de cheval avec un catogan, tu ferais un petit souteneur tout-à-fait présentable. Mais ta place n'est pas ici, loin de Bayonne et de ses habitants si bons, "les gens bons de Bayonne". Les gens d'ici n'ont pas cette bonhommie. Eloigne-toi, Léon, laisse tomber, enfuis-toi à toute berzingue, tu ne fais pas le poids (surtout contre tes soeurs). Bon voyage de retour, Léon, bon voyage de retour : la famille c'est comme la nitro, si tu y touches, tu provoques une catastrophe".

     (il regarde MOUCHERONFR dans les oeils)

     SCENIQUE : - Une terrible catastrophe.

     MOUCHERONFR : - Oh ? Tu lui dirais ça ? Eh bien si j'étais, moi, Léon-roi-de-Bayonne, je te répondrais...
     (ils se mesurent des oeils ; PROUDHONFR tousse)

     MOUCHERONFR : - Et je te répondrais... euh, je te répondrais : "Oh ! Pomponnette..." Bof ! Je sais plus ce que je te répondrais. P'têt bien que c'est pas mes échalottes.

     SCENIQUE : - A la bonne heure. Je souhaiterais que notre Léon fût aussi raisonnable. Allons, que la paix soit avec vous. Bon, il va falloir que j'y aille, j'ai un sanglier au bain-Marie.

     MOUCHERONFR : - Ciao ! On s'appelle hein ?

   SCENIQUE : - A propos, si cette "Onfraya Muscae" t'ennuie, voici le moyen de t'en débarrasser ; regarde-là qui vrombit autour de toi : je fais un mouvement du poignet, un geste du bras, et je dis : "Abraxas, nietzchgalla, nietzschgalla, tsé, tsé". Et mate : la voilà qui dégringole, qui se met à ramper comme une chenille puis à danser le rigodon.

     (la mouche dégringole, se met à ramper et danse le rigodon)

     MOUCHERONFR : - Que le cul me pèle !

     SCENIQUE : - Ce n'est rien. Un petit talent de société. Je suis charmeur de mouche célibataire, à mes heures. Bonjour chez vous et à la revoyure.
     (il sort ; la mouche fonce derrière lui, en faisant un bruit de mobylette trafiquée)         

                                                     RIDEAU !

                                

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article
9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 12:12
LE PETIT ARNO EST DEMANDE PAR SA MAMAN 
(qui commence à en avoir marre de ses conneries)

 


    

     Le petit Arno n'a pas, à proprement parler une tête de baroudeur, ni de mercenaire, ni de commando-marine, encor moins de légionnaire. Observez la figure du petit Arno : même sali artificiellement (pour la photo), elle est glabre, juvénile, pour ne pas dire "innocente".
     Et pourtant, le petit Arno est un va-t-en guerre. Il est pour toutes les guerres actuelles, il ne sait plus où donner du soutien là où ça crame au lance-flammes, ça pilonne au mortier, ça bombe et ça bombarde, ça éradique (de préférence des populations plutôt musulmanes). 
     Le petit Arno est un vindicatif, à Noël il a demandé à sa maman la panoplie de soldat (plutôt israélien).
     Quand il a eu sa panoplie, le petit Arno s'est aussitôt engagé dans l'armée israélienne pour l'étrenner. On l'a vu devant le mur qu'Israël érige entre le territoire militairement conquis et la Palestine. Ce ne fut pas "Rambo IV", non... ce fut "Le petit Arno chez les bidasses".
     Comme la maîtresse d'école lui avait appris à lire et à écrire, le petit Arno en a profité pour écrire ce qu'il avait sur le coeur : "il est de l'intérêt vital des démocraties d'imposer la démocratisation au monde arabe par la force, comme les Alliés ont réussi à le faire en Allemagne et au Japon".
     Alors, petite leçon d'histoire donc. Effectivement les Alliés ont imposé la "démocratisation par la force" de l'Allemagne : les bombardements ont proprement vitrifié Dresde et Hambourg, faisant des centaines de milliers de victimes...civiles. Au Japon, 2 bombes atomiques alliés ont passé au méga-micro-ondes-radio-actives 2 villes, faisant des centaines de milliers de victimes...civiles. Au fait, après l'explosion atomique d'Hiroshima, le Japon avait demandé l'Armistice mais les Etats-Uniens n'allaient tout de même pas déprogrammer la 2ème bombe pour si peu.

    


     Le petit Arno est pour la guerre MAIS c'est un démocrate. Il veut qu'au bout du massacre, il  y ait la démocratie. Aaah la dé-mo-cra-tie... comme aux "States", quoi.
     Parfois le petit Arno est maladroit, ou s'exprime mal. Par exemple, il dit, pour fustiger les horribles dictatures Arabes : "...les dictatures agressives et expansionnistes ... règlent leurs conflits externes comme elles règlent leurs conflits internes : par la violence".
     Il ne se rend pas compte que dans ce cas, il pourrait tout aussi bien s'agir des "States".
     Et comme il les aime bien, les "States", le petit Arno, il joue au G'ie comme autrefois au cow-boy, sous l'oeil de moins en moins attendri de sa maman.

     Mais il y a tout de même "un testicule dans le consommé", pour parler poliment.

     Passque quand il y a eu la guerre entre Israël et le Liban (la dernière en date), le petit Arno n'y fut pas. Où était-il donc passé ? Eh bien, tout les jours que dura cette guerre - qui aurait bien plu au petit Arno: des quartiers entiers rasés, des bombes chimiques, des interrogatoires façon démocratie états-unienne, qu'est-ce qu'il se serait éclaté ! - on l'a vu dans le bureau non pas de Jacques Mellick mais de son copaingue le petit Nicolas, qui lui aussi aime la guerre, les "States" et la démocratie.

     Cela pose 2 questions essentielles :

     1) Le petit Arno est-il français ou israélien ? Peut-il produire des documents pour prouver l'un ou l'autre ?
     2) Quelle est la sanction que l'armée israélienne inflige habituellement contre un déserteur en temps de guerre ?


     Ces questions anodines, le Sous-Lieutenant Karpov les pose directement à la maman du petit Arno, qu'il tient en estime en raison de ce qu'elle a fait - elle et son compagnon - avant de faire le petit Arno.
Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 10:57

CONGRATULATIONS !

   Hy, you know me, I'm Georges Walker Bush, the friend of Jesus and the enemy of Bin Laden.

I would like to congratulate my very new best friend Nicolas.

How lucky you are, all Frenchies (fucking little bastards of piece of shit of Frenchies), how lucky you are to have my new best friend Nicolas as new President. He takes all my qualities : he believes in Jesus, love America and capitalism.

So, my present for France and my very best friend Nicolas will be a new alliance between our great Nation and your ridiculous small fucking piece of shit country of bastards. Hurrah for President Nicolas ! Hurrah for America ! Hurrah for God ! Hurrah for fucking french Nation ! And Hurrah for the "camembert" !

     Five more years ! Five more years ! Five more years !

           

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 23:41

FELICITATIONS !

LA MACHINE A PERDRE

 

Le Sous-Lieutenant Karpov adresse ses félicitations à tous les militants du PS qui ont choisi avec bonheur la machine à perdre l'élection présidentielle.

Ils ont en effet réussi : elle a perdu. Cet échec, elle le doit avant tout à ses qualités propres : pas de programme, pas de ligne politique claire, et le charisme d'un rhododendron (ou peut-être un peu moins). La preuve :

                                         (lui, il l'aurait peut-être emporté)

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article
5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 20:38

 

LE GRAND MATCH

                         PASOLINI                                                                                                             ONFRAY

(né en 1922)                                                                         (disparu en 2007 ;

                                                                                            auto-dissous dans la campagne 

                                                                                                                       présidentielle)

L'ARBITRE

 

                                                                                          

Piotr Marat KARPOV

                                (Sous-Lieutenant de l'A.R.M. - Armée Rouge Mondiale)

 

 

VENEZ NOMBREUX !

 

 

Et c'est parti. Dans le coin gauche, artiste, poète, écrivain, acteur, cinéaste :

 

Pier Paolo PASOLIIIIINI !

 

Dans le coin droit, prof de philo, scribouillard et "penseur" de gauche :

 

Onfray

 

L'arbitre Karpov laisse à celui-là le soin d'engager les hostilités. Le thème du match est :

 

 

l'hédonisme

 

 

L'ARBITRE : - Boxe !

 

 

ONFRAY : -  Ca ne pouvait mieux tomber. Je défends le "principe hédoniste", selon lequel le corps humain a droit à tout ce qui permet le maintien de sa santé, voire le développement ou le recouvrement de celle-ci.

 

 

L'ARBITRE : - Break ! "...le corps humain a droit...", ça ne veut rien dire. Un point de pénalité ! Boxe !

 

 

PASOLINI : - Aucun centralisme fasciste n'est parvenu à faire ce qu'a fait la société démocratique tournée vers l'hédonisme de consommation. On peut affirmer que la "tolérance" de l'idéologie hédoniste de consommation entretenue par la classe dominante est la pire des répressions de toute l'histoire humaine. Grâce à la révolution médiatique, le modèle érigé par la nouvelle économie - "homo consommator - s'est imposé à toute la société, sous la forme d'un hédonisme néo-laïque aveugle et totalitaire.

     Hédonisme de masse, phénomène culturel "unificateur" qui a pourtant ses travers qui ne conviennent guère à l'Eglise : il n'y a en effet rien de religieux dans le modèle du jeune homme ou femme imposé par les médias. Ce sont des "types" sociétaux qui ne donnent de valeur à la vie qu'à travers les biens de consommation.

 

 

L'ARBITRE : - Bien, Pier Paolo. Et toi qu'est-ce t'as à dire ?

 

ONFRAY : - Je voudrais parler par la bouche de Nietzsche. Et défendre un dionysisme politique agissant selon l'impératif catégorique voulant la transvaluation, la rév...

 

L'ARBITRE : - Break ! Jargon, charabia : un point de pénalité ! Boxe !

 

ONFRAY : - Mais enfin ? L'objectif du dionysisme politique, c'est la réalisation de l'individu hédoniste, réconcilié avec lui-même et qui n'est pas tenu, contraint et forcé, condamné et damné, à perdre sa vie pour seulement la gagner, en ass...

 

L'ARBITRE : - Break ! "...perdre sa vie pour la gagner...", c'est pas de toi, ça.

 

PASOLINI : - L'idéologie hédoniste, d'où vient-elle ? De 1968, l'agitation étudiante, les luttes sociales. Les masses découvraient une nouveauté historique objective : la consommation. De cette nouveauté, surgit la notion de bien-être et l'idéologie hédoniste diffusée par la classe dominante. Celle-ci commenca d'institutionnaliser la consommation, parce que cela soutenait la croissance économique.

 

L'ARBITRE : - C'est, en effet, tout-à-fait convaincant, Pier Paolo. L'autre, il va nous sortir quoi, encore ?

 

ONFRAY : - D'un côté Nietzsche et la possibilité d'une politique dionysiaque, de l'autre Kant et les certitudes d'une administration apollinienne.

 

L'ARBITRE : - Y r'met ça ! Break ! Un point de péno ! Boxe !

 

PASOLINI : - L'administration n'a rien d'"apollinien". Le pouvoir administratif et politique a, au contraire, éduqué la population à l'"hédonisme". Depuis 68, les gens ne sont plus du tout disposés à abandonner la quantité variable de "confort" et de "bien-être" (même misérable) qu'ils ont en quelque sorte gagnée.

     Le nouveau fascisme démocratique promet "confort et bien-être". Je trouve ces 2 termes contradictoires.

 

L'ARBITRE : - Ah ? Ca mérite réflexion. Et il en pense quoi, "Nietzsche" ?

 

ONFRAY : - Je continue à affirmer haut et fort que...

 

L'ARBITRE : - Hého ! Un ton plus bas !

 

ONFRAY : - pardon..., ...que loger les sans-abri, donner du travail aux damnés, rendre plus viable la condition des exploités, humaniser l'existence sous toutes ses formes, sont autant d'obligations politiques de gauche qui procèdent de principes éthiques hédonistes.

 

L'ARBITRE : - Ouais..., alors pour résumer ta pensée, tout ce qui est cool sympa pour les pauvres, c'est "hédoniste" et c'est "de gauche". T'es sûr que tu te fous pas du monde, là?

 

ONFRAY : - Pas du tout. J'associe la droite à la promotion, en politique, de l'idéal ascétique et de ce qu'il suppose de souffrances et d'expiations nécessaires pour le bon fonctionnement de l'ordre social. En revanche, j'associe l'hédonisme à la gauche.

 

L'ARBITRE : - Pier Paolo, vas-y, toi, passque l'arbitre, y l'épuise...

 

PASOLINI : - En réalité, c'est la classe dominante qui très tôt - à l'école - dresse les enfants à consommer, car la société de consommation a besoin de la famille et les enfants en sont le coeur.

 

L'ARBITRE : Merci Pier Paolo.  Mais l'arbitre suppose que le cureton de gauche n'est pas d'accord.

 

ONFRAY : - Mai 68 a rendu possible, par les fractures qu'il a ouvertes, ce que j'appelle l'individu souverain et le règne de l'hédonisme, en n'oubliant pas la leçon de Nietzsche pour qui tout plaisir veut éternité.

 

PASOLINI : - Mon respectable interlocuteur s'enferme lui-même dans une contradiction : un individu quel qu'il soit, "souverain" ou pas, n'est pas le consommateur que souhaite le producteur de marchandises ; il peut être un consommateur irrégulier, imprévisible, libre de ses choix, un consommateur "souverain" (pour reprendre la terminologie de mon aimable contradicteur) et donc capable de refuser cet hédonisme qui est la seule religion.

     En se faisant "individu souverain hédoniste", mon contradicteur se replace délibérément dans le système qu'il prétend rejeter.

 

L'ARBITRE : - Toc toc badaboum ! T'as pas senti comme un choc derrière la nuque, l'"hédoniste" ?

 

ONFRAY : - Pas du tout, je vais très bien ! Dans l'idéal hédoniste, le registre agit par capillarité, irriguant l'ensemble et trace dans la totalité d'un groupe les brillances et les scintillements propres aux relations jubilatoires.

 

L'ARBITRE : - Break ! 2 points de pénalité ! T'as quêq' chose à ajouter ?

 

ONFRAY : - Là où le corps politique exige l'abdication de la souveraineté individuelle, le libertin cél...

 

L'ARBITRE : - "libertin", comme toi ? T'as pas à proprement parler un profil propice au "libertinage" mais bon...

 

ONFRAY : - ...le libertin célèbre une politique du corps ; là où triomphent sous tous leurs modes les variations sur le thème du contrat social, il oppose un contrat hédoniste, révocable à partir du seul désir de l'un des 2.

 

L'ARBITRE : - Quelle bonne idée ! Ca va faire des "contrats" entre 2 gugusses dans ton genre, d'une durée variant entre 10 et 30 secondes. Il n'y a pas à dire : t'as des dons d'organisateur.

 

PASOLINI : - L'idéologie défendue par mon respectable contradicteur est typique des classes moyennes. Ces classes ont effectivement muté à partir de 1968 : leurs valeurs positives sont celles de l'idéologie hédoniste de la consommation et de la tolérance moderne de type américain qui en découle. C'est la classe dominante - soit la Bourgeoisie - qui, contrairement à la vision "ascétique" qu'en a mon contradicteur, a développé la production de superflu...

 

L'ARBITRE : - Ce que Marx nommait le secteur II b) de la production des marchandises?

PASOLINI : - Tout-à-fait. Ainsi, le pouvoir a-t-il répandu la frénésie de consommation, de la mode et de l'information (et avant tout, de manière imposante, de la télévision) et a créé ces valeurs, qui rejettent cyniquement les valeurs dîtes "traditionnelles".

 

L'ARBITRE : - Remarquable intervention, Pier Paolo. L'arbitre ignore quel petit air le pipeau hédoniste va bien pouvoir jouer maintenant.

 

ONFRAY : - Mais je n'ai pas dit mon dernier mot ! Il existe de nouvelles possibilités d'existence fournissant des modèles, et ce grace au contrat hédoniste qui...

 

L'ARBITRE : - Encor avec ce machin ! Mais y'a que dans ta petite têt' que ça marche (et encore)...

 

ONFRAY : - ...qui donne des inter-subjectivités véritablement et radicalement hédonistes : cynisme et dandysme, libertinage et ciment libertaire, chaque fois ces forces contribuent à désamorcer les logiques de pouvoir en promouvant une microsociété élective hédoniste.

 

L'ARBITRE : - "Une microsociété élective hédoniste", c'est c'la, ouiii...

 

ONFRAY : - Laissez-moi parler ! La volonté hédoniste en politique suppose le désir exacerbé d'un désengagement de soi du registre agonique.

 

L'ARBITRE : - Break ! 3 points de pénalité !! Tu vas faire fuir les bloggueurs avec ta macédoine ! Boxe !

 

PASOLINI : - Mon bienveillant contradicteur glorifie le visage vide du nouveau Pouvoir, en lui attribuant des "vertus" de tolérance, de bien-être individuel. Tout cela relève de l'idéologie hédoniste, une idéologie qui se suffit pleinement à elle-même. Mais qui a aussi des traits féroces et essentiellement répressifs : car sa tolérance est fausse et, en réalité, jamais aucun homme n'a dû être aussi normal et conformiste que le consommateur. Ce qui nous éloigne - pardonnez-moi, cher contradicteur - de la rébellion affichée et théorisée comme "hédoniste".

     L'hédonisme cache une décision de tout préordonner avec une cruauté que l'histoire n'a jamais connue. Ce nouveau Pouvoir est le résultat d'une "mutation" de la classe dominante - mutation entamée en 1968 - et est donc en réalité une forme de fascisme "total". Ce fascisme a tout nivelé, notamment au niveau culturel, et il a notamment imposé l'hédonisme et la "joie de vivre", la recherche obligatoire du "bonheur".

 

L'ARBITRE : - Intervention claire, limpide de Pier Paolo. Mais comment l'autre petite têt' pourrait continuer malgré cela son délire mysticisant ? De toute manière, le combat se termine :

GONG !

 

Et voici la décision : à l'unanimité du jury (composé de : Sous-Lieutenant Karpov), par 116 points contre 0, est déclaré vainqueur...

 

Pier Paolo PASOLIIIIINI !

 

Pier Paolo, après votre éclatante victoire avez-vous une déclaration à faire ?

 

PASOLINI : - Je voudrais dire à mon contradicteur que je n'ai absolument aucun grief contre lui.

     Ma "vision" de la réalité est radicale quand la sienne ne l'est pas. Attention, là encore, pas de critique ou de jugement personnel de ma part.

     Je vois un nivellement de toute la jeunesse qui fait que, d'après son corps, son comportement et son idéologie inconsciente et réelle (l'hédonisme de la consommation), un jeune "de droite" ne peut plus être distingué d'un jeune "de gauche".

     Certes les hommes ont toujours été conformistes (tous égaux l'un à l'autre), et il y a toujours eu des élites, représentées par exemple aujourd'hui par mon aimable contradicteur. Mais il n'y a pas si longtemps, les hommes étaient égaux et conformistes dans leurs classes sociales respectives.

     Aujourd'hui, en revanche, les hommes sont conformistes et tous égaux l'un à l'autre selon un code interclassiste (étudiant = ouvrier, ouvrier du Nord = ouvrier du Sud, etc.) et tout cela dans une volonté anxieuse de s'uniformiser.

     Je m'arrête ici, ne voulant pas monopoliser la parole.

 

L'ARBITRE : - Pier Paolo, merci. Vous personnalisez avec humilité ce qu'on appelle un être humain.

     Pas comme l'autre bouffi d'orgueil.

         

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
commenter cet article