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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 16:09

DISCOURS DE GNAFRON AU CONGRES YANKEE



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          "Chers amis et modèles,

       vous me reconnaissez  ? Je suis le petit Nicolas, nouveau Président de la France ; au nom de tous les Français (même ceux qui vous détestent), je suis venu vous porter un message de fraternité, d'amour et de soumission complète à tout ce que vous êtes et tout ce que vous faîtes [applaudissements nourris].
    
     Laissez-moi vous dire l'admiration que je vous porte depuis que je suis tout petit (j'ai toujours été tout petit). J'admire votre oeuvre, la manière dont vous avez fait bâtir votre puissante nation sur l'esclavage des Noirs déportés d'Afrique et sur l'éradication des tribus qui vivaient là depuis 10 000 ans sans savoir que c'était chez vous (l'ignorance et l'inculture sont un fléau). De ce pays immense et vide d'humains (parce que les Peaux-Rouges, hein ?...), vous avez fait une civilisation florissante, les grosses bagnoles, les belles filles (à moins que ce ne soit l'inverse), les gratte-ciel (aaah le World Trade Center, comme il nous manque), les westerns avec John Wayne et les guerres en Irak avec Georges Bush père et fils - 2 millions de morts pour en venger 4000, vous m'époustouflez.

      Alors je suis venu vous dire que ça y est, là, la France va ENFIN ré-intégrer le giron de la bannière étoilée. Tony Blair passant bientôt la main, c'est moi qui vais occuper le pouf du caniche désormais vacant. Je suis tout autant capable que l'English de donner la papatte et de frétiller de la queue (quoique que puisse prétendre Cécilia) ; je sais chanter "Star spangled banner" en américain et en hongrois ; l'été, je dors dans un chapeau de cow-boy (celui que Junior m'a offert la dernière fois). 

       Mes puissants parrains,
regardez donc avec qui je suis venu : moi aussi j'ai ma Condoleezza Rice, presque aussi moche, le même caractère à coucher dehors sous la pluie et une impopularité qui me met en valeur (en plus, elle en pince pour moi, la buse).            Le vieux beau gominé avec une dégaine d'acteur has-been, c'est le doc, Kouchner ("koukouch-panier" on l'appelle entre nous). Lui, ce dont il rêvait depuis toujours, c'est qu'on parle de lui. Il est tellement drôle que ça marche pas mal, sa petite agence des déclarations grotesques (pensez, il joue les va-t-en-guerre parce qu'il a toujours été le souffre-douleur de ses petits "camarades" du PS).  Comme je suis un tantinet humaniste, je l'ai recueilli et adopté.

      Chers compatriotes au-delà de l'océan, j'ai entrepris une oeuvre d'américonnerisation de la société française : j'ai effacé la séparation entre l'Eglise et l'Etat ; les Arabes, d'une main je leur flatte la bourka, de l'autre je te les fous dans des charters vite fait (toujours ma faiblesse, je sais qu'ils n'ont pas comme moi les moyens de voyager gratos en "classe affaire") ; à la tête de mon gouvernement j'ai nommé une potiche à moumoutte qui n'est là que pour se faire gicler tantôt par l'opinion publique ; j'ai nommé ministres des femmes, des Noirs et des Arabes et même des femmes noires ou arabes ! (mais attention, je suis allé chercher des bonnes femmes bien pires que les bons hommes et des Noires bien pires que les blanchettes ; sinon ça n'aurait servi à rien).
[rires dans l'assistance]

         Alors, mes chers oncles d'Amérique, en guise de conclusion, laissez-moi lever mon verre de Dom Perignon 1955 (une foutue bonne année !) à l'amitié franco-américaine. Qu'elle nous amène 1000 ans de paix dans l'Empire du monde  - et j'ajoute : merde aux Chinetoques !" [l'assistance scande : "one thousand more years ! one thousand more years!"] 
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 17:49
LE TRES SAINT PIOTR MARAT KARPOV S'ADRESSE A PANZER PREMIER




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     Votre sérénissime et foutue sainteté des 2 boules à Jésus,

     ayant appris par la bande (à Baader !) que vous veniez de canonniser quelques centaines de curetons que les Républicains espagnols avaient eu la judicieuse idée de faire brûler, le Sous-Lieutenant P.M. Karpov voudrait vous adresser ses remerciements les plus vomitifs, au nom des dizaines de milliers de victimes que le régime franquiste a "canonnisées" elles aussi, mais pas de la même manière.

     Pour ne pas être en reste, votre saintissime et triste seigneurie (triste comme le pain azyme qu'on fourre dans la bouche des enfants, quand ce n'est pas autre chose que les curés y fourrent...), vous avez appelé les pharmaciens à être des "objecteurs de conscience", c'est-à-dire que vous les avez exhortés à refuser de vendre des médicaments abortifs.

     Le très sain Sous-Lieutenant Karpov (il ne boit que du vin rouge, fut-il de messe du moment qu'il est bon) vous fait la petite remarque suivante : si seulement vos parents n'avaient pas eu l'idée saugrenue de vous pondre ou bien alors, s'ils avaient décidé d'avoir recours à l'interruption de grossesse, cela nous aurait occasionné de bien belles vacances, après la disparition de votre prédécesseur fastidieux (Woytylak le polak réak).

      Votre seigneurissime sinistreté, veuillez accepter de la part du Sous-Lieutenant l'humble invite à aller vous faire foutre (où vous voulez et par qui vous voulez), vous et votre cortège de dindons mortifères en jupes mauves.

      Soyez assuré, votre bondieuserie nazifiante, de l'assurance du respect râclé du plus profond de sa gorge par votre serviteur,

     Piotr Marat Karpov, du carmel de l'Armée Rouge Mondiale
       
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 18:11
BEBERT S'EN VA-T-EN GUERRE
(mironton mironton mirontaine)

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     Entre 2 courts de tennis à taper la balle jaune avec son nouveau maître - le nabot élyséen -, le Docteur Justice national se fend de déclarations tapageuses, dans lesquelles on lui sent pousser dans le dos des ailes qu'il voudrait être celles de l'aigle martial, mais ne sont qu'appendices de poulet nourri au grain tricolore .

     [Blague : c'est Kouchner dans le désert, en petit fennec qui chemine le long d'une piste aride, suivi d'un énorme éléphant. Voyant des Touaregs qui l'observent, le fennec Kouchner leur dit fièrement : "Z'avez vu la poussière que je soulève quand je marche ?]

     Tout ce théâtre ne saurait étonner qu'un poisson rouge (2 mn de mémoire). L'humaniste Bébert a toujours réclamé des interventions militaristes pour pouvoir lever le rideau sur ses entrées en scène grandiloquentes. L'impérialisme exporte non seulement des armées et des guerres clés en main, il exporte aussi la panoplie d'infirmier et le pantin qui va avec.

     Il n'est pas inutile de relire quelques lignes datant de 1986, écrite par un ex-pote au docteur Ma buse :

     "...néo-philistin fier de l'être, et qui pourtant sentence et sermonne les autres."

     "...nulle part le style ne sauve l'homme, c'est-à-dire la bassesse politique." (Guy Hocquenghem "Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary")

     Piqûre de rappel : lorsqu'en été 1983, le gouvernement "socialiste" envoya les paras sauter sur une ex-colonie française (le Tchad), Koukouch-panier en trépignait déjà de ferveur humaniste et réclamait les bombardements en "combattant de la paix" (étiquette qu'il s'est recollé sur la langue ces jours-ci).

      "Le Kirk Douglas à fossettes de l'aide au Tiers-Monde, le grand embrasseur devant caméra d'enfants-martyrs subtilisés au tiers monde... (...)
         Le médecin tiers-mondiste est passé garde-chiourme des races inférieures..."

      20 ans après, le voilà placardé Ministre des Guerres-à-venir par un hystérique nabot libéral-totalitaire. Le destin de l'étron de la gauche caviar n'est-il pas la cuvette en marbre de Carrare des chiottes UMP ? De cette nauséabonde anti-chambre, la Mère Teresa des fabricants d'armes et des compagnies pétrolières a débouché directement au gouvernement, en tant que bouffon de la diplomatie internationale.

   

UN CAMEMBERT PRESIDENT (DU F.M.I.)

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     (Une bonne tête de social-démocrate, de celles qui inspirent confiance à la classe capitaliste, quelque chose comme la gueule du bon gros chien-chien qui surveille la villa "Léon Blum" du couple médiatico-humaniste Strauss-Kahn/Sinclair.)

     A la tête du Foutoir Monétaire International, le Président Dominique - coaché par Président Sarko - palpera quelques 500 000 euros annuels, fort peu en regard des 500 000 euros hebdomadaires de Thierry Henry à Barcelone.

     L'occasion de rappeler la haute utilité du philanthropique FMI, notamment à ceux qui pensent toujours qu'il s'agit d'un organisme de charité.
       Sous couvert d'"aide au développement", ce machin affilié à l'ONU - l'autre machin - permet aux Etats les plus développés d'acheter directement les Etats qui le sont moins.
         L'"aide" totalement intéressée du FMI concerne essentiellement des investissements financiers. Cette aide a pour but l'assujettissement total - économique et politique - des Etats secourus au cours de l'impérialisme mondial, dont la ligne est fixée à New-York et à Washington - pour le moment.
          Le degré d'endettement d'un pays constitue un indice significatif de l'exploitation dont il fait l'objet, du pillage de la force de travail de ses ouvriers et de ses paysans. Nul doute que le Président Dominique ne soit parfaitement au fait des bonnes oeuvres internationales dont il va prendre la direction. Nul doute qu'il n'améliore encor les bilans de la vénérable institution, c'est-à-dire qu'un milliard investi en ramène au moins 2. L'"aide" c'est bien joli, à condition de rendre du "jus". Le FMI constitue une forme globalisée d'usure ou de casino mondialisé.  A partir d'une mise initiale, les investisseurs attendent des 10, 15, 20% ou plus de "retour sur investissement". Eh bien voilà, à la roulette capitaliste, y'a un nouveau croupier mais mais mais mais mais mais attention : il est de gôôôche. Ca fera chaud au coeur et au corps de centaines de millions de déshérités.
        
A QUOI PENSE UNE FILLE DE GANACHE ?

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     Quand des mal-intentionnés lui évoquent le dernier pavé ("L'Impasse) commis par un pachyderme qui prend de l'âge sur une île ingrate, à quoi pense une fille de vieille baderne à galons ? Eh bien, elle pense à la bible : 

     - Pardonne-lui, Père, car il ne sait pas ce qu'il fait...

    
Mais qu'est-ce que ce pauvre dieu-son-père peut bien en avoir à faire de la gauche la plus bête d'Europe et d'Asie Mineure ?

      En tout cas cela permet de noter la référence suprême de la fer-de-lance de la gauche française, face à un ancien tonton en pleine aigritude bavant 4 vérités banales :
     "Madame, vous personnifiez la quintessence de la nullitude, une vraie buse à bec de perruche, une potiche creuse sans poignée et sans fond, et le fait que les militants socialos vous aient désignée à la candidature reflète le degré d'idiotie auquel s'est rabaissé le Parti socialiste tricolore et les décérébrés du bulbe qui en font partie". Pas de quoi fouetter un chat fabiusien ou un chien hollandais.

        Mais elle, elle pense à dieu, à la bible et au goupillon paternel suspendu au-dessus de sa mise en plis ad vitam aeternam.
        

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 13:09
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MADAME A SES VAPEURS


          Jack Langue, ex-ministre de la Culture Bourgeoise au sein du gouvernement "Mythe errant", a décidé de démissionner des instances dirigeantes du PS, et invite tous les membres desdites instances à l'imiter, lui, l'inimitable, l'unique, le paon-en-chef des enculturés de la gauche française.

          Quel est donc le motif du courroux de notre Jack Langue national ? Eh bien, sa direction lui demande logiquement de ne pas répondre aux appels langoureux de Président Sarkozy. Somme toute, une discipline d'organisation des plus basiques.

         Mais cette injonction déplaît fortement à l'encravaté égo-centriste. Monsieur Langue n'est pas membre du PS, c'est le PS qui est membre de la société médiatique "Langue Showbizz and co". Monsieur Lang dénonce le "caporalisme" de l'ex-Mr Royale. C'est un peu comme si l'on reprochait au dalaï-lama d'être trop brutal dans ses décisions. En fait, au sein du PS, Mr Langue pense avoir droit à un statut spécial : "j'utilise le PS à l'avancement de mon plan de carrière, mais quand celui-ci ose me donner une consigne, je dénonce sa dictature". Il n'est pas le seul dans son cas : Strauss-Kahn, futur PDG du FMI (soutenu par le nabot présidentiel) et Fabius, futur ex-looser, s'estiment devoir être traités à la même enseigne. Peut-être l'occasion pour le PS d'envoyer au cimetierre ses éléphants qui continuent désespérément de "se la raconter". Mais le secrétaire général du PS Porcinet est-il fait de ce jambon crû, lui qui vient de se faire découper en tranches par son ex-belette ?

       Alors, l'espoir renaît de ne plus avoir à subir l'affligeant spectacle du paon-qui-fait-la-roue, se caresse suavement le noeud (de cravate) dans l'espoir d'un "mandat" - n'importe lequel pourvu qu'il y ait des caméras -, prononce des phrases dont la "creusitude" le dispute à la plus vulgaire démagogie et passe la majeure partie de son temps "hors-champ" à s'entraîner au retournement de veste olympique. 

        Madame a ses vapeurs ; il lui faut partir en cure, prendre les eaux et surtout, par compassion pour la population française, ne plus revenir, jamais. 
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 19:56
FLASH INFOS


REMANIEMENT MINISTERIEL

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"PUTES, SOUMISES ET FIERES DE L'ÊTRE"
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 13:43
EPITAPHE A UN MINISTRE DISPARU



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     Comme Jospin s'exila à l'île de Ré, avec son cortège de harengs dans la pluie d'Atlantique et les pêcheurs bourrés au chouchen,

     dégage d'ici, Alain Juppé, retourne au Canada attrister les castors et effrayer les bûcherons,

     avec ta calvitie et ta gueule d'empeigne. Avec ceux qui t'apprécient dans les caves du Bordelais sans avoir failli, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus marrant, en ayant failli ; avec tous les costards et toutes les potiches des microcosmes de la politicaillerie, avec le dernier notable trébuchant des folles nuits de bordels bordelais, enfin vidé de sa vile semence dans quelque improbable péri-pathéticienne mineure importée d'Albanie ; avec ces quelques "Français" qui ont voté pour toi, avec la dernière femme qui ose encor t'approcher à moins de 50 mètres, la tienne. 

     Dégage, avec les applaudissements des abstentionnistes - nos frères, nos camarades...     
     Commémorant l'anniversaire de ton inéligibilité, le Sous-Lieutenant Karpov disait : "Écoute ce soir, jeunesse du monde, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a un an. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour qu'un jour, tous les Juppés de la Terre aillent se faire voir chez les Canadiens (ça apprendra à ces derniers à exporter en France leurs chanteuses québécoises)."

     L'épitaphe d'aujourd'hui ne s'adresse qu'à toi maintenant, toi que les salariés ont invité, en 1995, à remettre ta "réforme" dans le falzar, toi qui sussurre fielleusement plus qu'il ne parle, qui possède autant de chaleur humaine qu'un clerc de notaire dépressif, toi qui mêle impassibilité et mépris bourgeois, sauf quand les grèves et les actions des salariés se lancent contre tes foutus projets. 

     Écoute aujourd'hui, jeunesse du Monde, ce qui est pour Juppé le Chant du Départ. C'est la marche funèbre de ce notable que voici. A côté de celles de Balladur, de celles de Chirac, de celles de Giscard, tous veillés par la Corruption aux ailes dorées, qu'ils dégagent définitivement avec leur long cortège de turpitudes. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de la cuvette des chiottes, pauvre face informe du dernier ministre, de ses lèvres qui ne murmureront plus leurs phrases hautaines ; ce jour où il dégagera un peu où il veut, Juppé aura la gueule vomissable de "la France qui gagne" qui a perdu...

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 11:43

LAST BUT NOT LEAST

 

LA TRONCONNEUSE IX

 

ACTA NON EST FABULA

 

 

 

L'INVITE :

 

 

    

     La phrase finale de la phase finale des productions Onfray sur le blog de l'Obs' (oui, tout a une fin, même les arguties philosophiques), c'est :

     "au vu de ce qu’il advient à quiconque se propose de penser librement, je comprends pourquoi et comment, pour s’être contenté de faire son travail de philosophe, la «démocratie» athénienne a condamné Socrate à boire la ciguë".
    

 

 

     Eh ben voilà... Karpov présente par avance ses congratulances aux proches du Socratique caennais. Mesdames et Messieurs, la famille va maintenant recevoir les condoléances des badauds.

     Chacun va retourner vaquer à ses occupations pas forcément "favorites", le maçon va maçonner, le boulanger va pétrir, le pharmacien va empoisonner, le cultivateur va cultiver, le dandy hédoniste va se cultiver le jardin socratique, le chômeur va chômer et Onfray va s'empoisonner..., non, il préfère empoisonner les autres, c'est un altruiste, s'pas. Et puis, sur le "terrain" il lui reste sa chère "micro-politique" : "tisser des liens, fabriquer des cordes avec lesquels les lilliputiens que les citoyens que nous sommes pourront entraver le géant libéral autant que faire se peut". Face à une telle redoutable détermination, le "géant libéral" n'a qu'à bien se tenir. Il en tremble déjà de peur "libérale" et fait dans son froc "libéral". C'est bien simple : le patronat voit des nains onfrayiques partout.

     Quand de pâles lueurs de lucidité éclairent l'Onfray à la chandelle du "bon sens", le S-L K. s'en fait l'écho, on ne saurait lui en faire reproche : "Une présidentielle n’est pas le fin mot de la politique, elle est peut-être même le dernier endroit où la politique se ferait encore …".

     Encor moins une législative, Michou, encor moins. Pourvu que tu le comprennes assez vite pour ne pas ressortir tout de go la tête hors du trou. Il ne s'est rien passé au joli mois de mai 2007, il s'en passera encor moins en juin. Merci d'avance de garder Sénèque, Nietzsche et Proudhon au congel', mettons jusqu'aux prochaines présidentielles.

 

 

 

 

    

     "Quand Ségolène dira qu’elle est un homme, il y aura un pourcentage non négligeable de militants qui clameront leur adhésion." 
      
Michou, Michou... Ségo EST un homme. Tu ne l'avais pas remarqué ? Elle est comme son officier de carrière catho-intégriste de père l'a élevée : un "homme", un point c'est tout. Qu'est-ce qu'elle y peut ? N'était ce trait de caractère, elle n'aurait pu être que la femme à Porcinet ("Monsieur Royale"), le 1er secrétaire du PS et pourtant non candidat à la présidentielle.

    

                             

 

 

    

 

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

       Qu'il ait eu du remous sur son blog mais que ses encycliques n'en aient connu qu'un faible écho, et Onfray se relâche sur cette populace qui a fait triompher le nabot hongrois de 2ème génération. "Voilà, la misère va reprendre et ce sera bien fait pour vos pommes" semblent éructer en subliminal les lignes pontifiantes ("la haine de la démocratie a atteint un degré inégalé dans cette campagne") et les phrases faussement crûes : "Les français les plus modestes vont morfler" (on jurerait un ecclésiatique prononçant avec gourmandise quelque juron blasphématoire).

     Brisons là : la vérité, c'est qu'Onfray n'est qu'Onfray et puis c'est tout. Il a eu la faiblesse de souhaiter - l'espace d'une érection pestilentielle - être projeté sur le devant de la scène par le souffle médiatique. Cela n'a guère fonctionné parce que globalement, les "français" sont actuellement sarkoziens. Quant à ceux qui ne le sont point, ils n'ont aucune envie de devenir onfrayiques. Le prof de philo n'aura plus qu'à reprendre ses cours, re-produire des bouquins philosophiques à la chaîne et trublioner (oh, très gentiment) à la télé et sur France Inter.
     Il tente d'oublier cette lascive tentation médiatique qui l'a saisie à corps perdu, en utilisant des phrases sibyllines : "je me contente d’exprimer un choix personnel qui n’engage que moi…". Alors pourquoi tant de bile amère à constater le résultat ? T'aurais dû garder pour toi aussi les tenants et les aboutissants de tes raisonnements jésuitiques.
    

     Onfray estime que "le débat n’a pas eu lieu" parce qu'il a eu lieu sans lui, tout comme "les confrontations" et les "projets". Il a beau prendre la posture du "Sage" sur la montagne, il a beau dénoncer les "verbigérations, soliloques, monologues autistes", une des impressions qu'il laisse - y compris à ses admiratrices - c'est celle d'un individu autiste qui "verbigère", soliloque et monologue tout seul dans son coin obscur, comme un essayiste de la petite "pensée" individuelle. Pas d'analyse, pas de position politique tangible, seulement un individu individualiste : moi Onfray philosophe nietzschéen de gauche hédoniste dandy libertaire.

     "si tout le monde faisait comme moi depuis des années, nous aurions soixante millions de philosophes" claironne-t-il. MAIS ON LES A DEJA, MICHOU ! Karpov, lui,  considère que si tout le monde "faisait" comme Onfray, on aurait 60 millions de curés de gauche bien-pensants (déjà que Président Sarko se réfère à Blum et à Jaurès...).

 

 

  

 

     
    

 

 

 

 

    

 

 

 

 

   

 

 







     Pour clore - provisoirement - le chapitre onfrayique, le S-L K. voudrait rappeler les origines de "l'internet" : dans les années 70, durant la guerre du Vietnam, les progrès de la "cybernétique" donnèrent la possibilité à l'armée états-unienne de mettre en réseau tous les ordinateurs des bases armées US disséminées sur la planète. Cela notamment pour augmenter encore l'efficacité des bombardements monstrueux que l'armée US effectuait sur le Vietnam. Cette mise en réseau informatique militaire fut "piratée" par des surdoués opposants à la guerre et le sytème fut offert aux "civils".

     Il est inutile à Onfray de pousser des cris d'orfraie (d'orfraie onfrayique naturellement) parce que sur la Toile, il se fait mettre régulièrement en pièces détachées. Cela ne prouve nullement qu'Internet soit plus nocif que la téloche (ça pourrait facilement prouver l'inverse, à cause de "l'inter-activité"). Plus simplement l'onfrayiculteur peut vociférer tant et plus, il n'empêchera pas la critique politique consciente de vitrifier ses "micro"-échafaudages idéologiques.

 

                                                            (aux origines de la Toile)

 

 

 

     Va maintenant, petit Onfray, va chemine va trottine... cours enseigner Nietzsche, Sénèque ou Tartempion à tes ouailles, la tronçonneuse a fini provisoirement de débiter tes sornettes en tranches critiques. Sois sûr que si "tu y reviens", le Sous-Lieutenant Piotr Marat KARPOV y reviendra également (d'ailleurs lui, il y est il y reste), non pour toi spécialement mais surtout pour ceux dans les oreilles desquels tu déverses tes sermons idéalistes.

 

                                           

                                          CECI N'EST PAS LA "FIN"
                                        RIEN N'A ENCOR COMMENCE

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 10:07

LA TRONCONNEUSE VIII

 

UN PHILOSOPHE AVERTI EN VAUT UN DEMI

 

 

 

L'INVITE :

 

                                                             (rétro-virus onfrayique grossi un million de fois)

 

    
   
  "On me fait savoir que ma voix compte". Quelqu'un pourrait-il contacter ce "on", pour qu'il cesse d'obliger Mr Onfray à se départir de son humble bouffissure ?
     Ah, ce n'est plus la peine. Mr Onfray en personne nous révèle l'identité de ce "on" : "un contrat éthique [plutôt "étique"] passé avec une personne pour qui j’ai de l’affection au Nouvel Observateur - François Armanet en l’occurrence".     

     Qu'est-ce que ça serait si, au lieu d'"affection", il avait été question d'amour tendre ! Dis-donc François, t'en pinces pour les philo-sophistes ou quoi ?
    
     Faisons contre mauvaise fortune bon coeur et voyons voir les "analyses" que Mr Onfray, faisant entorse à sa vaniteuse déontologie, consent à contre-coeur consentant à délivrer au monde :

     "J’aurais donc dû parler la langue de bois, pratiquer le double langage – comme d’aucuns dont je tairais le nom…"

     Ca, c'est de la bombe ! La "langue de bois", le "double langage" parlé par "d'aucuns". Y'a pas, des années d'études, ça vous forge un politologue en acier galvanisé.

     Et là, toc toc badaboum. Mr Onfray lâche enfin une vraie, sinon "analyse", disons "constatation" :

     "Je ne compte pas les centaines de mails arrivés sur mon écran faisant de Nicolas Sarkozy, dont, rappelons le pour information, je ne partage pas les idées, un fasciste, un nazi, un néo-fasciste, un crypto fasciste, un fou, un malade mental, un dictateur, un tyran, un despote, et passim…
     Le « Tout Sauf Sarkozy » ne suffit pas à faire une politique – on a vu combien le « Tout Sauf le Libéralisme » était une pensée réactive courte avec laquelle on ne produit rien qui vaille. La diabolisation du personnage n’est pas digne du jeu démocratique.
.."

     Ca tombe bien. Karpov voudrait justement signaler à Mr Onfray un chenapan qui s'est livré à un tel exercice de "diabolisation" de Président Sarko, parfaitement indigne du "jeu démocratique" :    

     "...ces niveaux de dangerosité psychiatrique (...) ...la quête d’une puissance défaillante... (...) Un freudien verrait probablement dans cette tyrannie de la puissance défaillante - qui architecture une existence toute entière- un écho à la castration, donc la menace d’une ombre du père... (...)
     La course à la présidence de la République n’est pas seulement une affaire politique, mais aussi (et surtout ?) une logique thérapeutique, une cure sur le divan, une plainte mal contenue débordant sur tout le pays pris en otage de ce traitement. (...) 
     ...le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l'ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau..."

     etcetera... le lascar qui pratique une telle diabolisation psychanalytique se tapit sur le site du nouvelobs' et il y a table ouverte. Soyez vigilant, Mr Onfray, la démocratie est effectivement mise en danger par de telles inepties. Au fait, comment va votre schizophrénie hédoniste ?

 

       (et s'il ne reste qu'un tronçon à tronçonner, ce sera le suivant)

[article de M.Onfray "Conclusions, pièges à cons" lisible sur blogs.nouvelobs.com]

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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 13:08

DISCOURS D'INVESTITURE DE Mr LE NOUVEAU PRESIDENT DE LA RAIE PUBLIQUE FRANCAISE

 

 

     Comme vous n'êtes pas sans le savoir, la plupart de nos femmes et hommes politiques pratiquent la "langue de bois".

     Nicolas Sarkozy, lui, était jusqu'à présent un adepte du "franc parler". Mais voilà qu'à peine élu, il s'adonne à son tour à l'imbuvable verbiage soporifique qui enfume la politique française.

     Mais le Sous-Lieutenant Karpov ayant plus d'un tour dans son cabas, il a mis au point un procédé de décryptage du discours "langue de bois" :  le "karpovcode".

     Voici donc le discours d'investiture de Président Sarko, nettoyé de ses scories par l'ingénieux karpovcode :

 

      

     Bande d'abrutis,

     En ce jour où je suis enfin Président de la Raie publique française, je pense à ce que j'ai dû en chier pour en arriver jusque là, j'ai dû en baver des couvercles de marmite et pourtant je me suis toujours relevé, vu que j'ai les yeux plus près du sol que la plupart d'entre vous, tas de crétins. Désormais c'est moi qui tiens la baraque et ça va vous faire du changement avant pas longtemps.

     Je pense à tous les grands cons qui m'ont précédé. 

     Je pense à l'autre grande baderne de Colombey-les-2-Eglises, qui enfila par deux fois la Raie publique à la cosaque, fit le fanfaron contre l'Amérique et finit par nous mettre mal avec tout le monde. 

    

 

     Je pense au cortisoné de Normale sup' et à la saucisse accordéoniste qui, chacun à leur manière, se foutèrent si bien de votre gueule que la France en prit pour 30 ans de vieille droite variqueuse.

   

    

 

    

 

 

 

 

    

 

 

 

 

   

 

 

 

    


    

     Je pense au plus grand d'entre ces enfoirés professionnels : Mitterrand ! La classe pure, c'est bien la seule chose sur laquelle je m'accorde avec Chi-chi. Le chapeauté de Latché sut vous faire gober qu'il était de gauche (quand on connaît son parcours oh ! oh ! oh !) à un moment où la gauche devenait nécessaire pour que la Raie publique continue de défendre le Marché.

    

 

     Je pense à Chirac, qui pendant douze ans a oeuvré dans les chaumières pour me pourrir l'existence et faire rire sur mon compte. Je pense au rôle qui a été le sien pour accréditer l'idée que je n'étais qu'une petite merde. "Marchez-lui dessus, qu'il disait, ça vous portera bonheur !" Maintenant c'est moi qui les envoie à l'équarrissage, lui et sa vieille carne.

    

 

     Mais en cet instant si jouissif, ma pensée va d'abord à ceux qui ont quand même voté pour moi, qui m'ont pris en sympathie malgré ma taille réduite et la réputation que me faisait l'escogriffe de l'Elysée, qui se sont tapé le trajet jusqu'au bureau de vote après s'être levés tôt pour dire leur foi en moi, pour dire qu'il ne voulait pas de la pétasse d'en face. Je pense à vous, qui m'avez refilé les clés de la cambuse. Depuis, j'en boufferai du Parti socialiste à tous les repas !
 
     Je pense à cette attente, non sans ressentir fortement les boules qui me remontent, à cette incertitude du résultat, à ce besoin de croire qu'une fois de plus j'allais me faire planter par une gonzesse.

     Je pense que le peuple français est bien aussi stupide qu'on le pense généralement dans le monde. Ce peuple sans cervelle, je n'ai pas le droit de le décevoir.

     Je raclerai donc dans tous les coins afin de souder tout le monde derrière moi, parce que la France n'est forte que lorsqu'elle se réfugie dans le dos d'un seul homme - fut-il atteint de nanisme. Aujourd'hui la France a besoin d'un mec comme moi : petit mais costaud, frustré mais obsédé quand même, cocu mais content.

     Je respecterai ma parole, je tiendrai les engagements pris : harceler les pauvres, exciter les salariés pour les pousser à la faute, càd à la grève, caresser les poils pubiens du Marché.

     Je vais te re-foutre les travailleurs au travail vite fait, mais en pire : plus d'efforts demandés sinon ceinture niveau portefeuille. Pour gagner un peu plus, faudra le mériter beaucoup, faudra le respect de la hiérarchie, parce que c'est comme ça que ça doit tourner et pas autrement, c'est le fondement de la dignité de l'entrepreneur et la condition de l'accroissement des profits.

     J'exige dès à présent la tolérance envers le patronat et l'ouverture vers les banquiers parce que jamais l'intolérance et le sectarisme n'ont été aussi destructeurs, parce que jamais il n'a été aussi nécessaire que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté mettent en commun leurs talents, leurs intelligences, leurs idées pour imaginer comment faire que les profits entrent en érection continue.

     J'exige que ça change dès tout de suite parce les concurrents vont pas attendre après nous (ils viendront plutôt nous bouffer le foie si on baisse la garde). Ce monde a changé, voyez-vous, il a EMPIRE: chacun s'efforce de niquer l'autre plus vite, toute lenteur d'action peut être fatale et devient vite irrattrapable et donc criminelle.

     J'exige la sécurité et la protection pour moi et mes semblables, parce qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la racaille et contre ce sentiment de révolte qui encourage l'initiative et la prise de risque vers la contestation de l'ordre établi.

     J'exige l'ordre et l'autorité parce nous avons trop cédé aux rebuts sociaux qui surpeuplent les cités et dont les démonstrations pyromaniaques sont d'abord préjudiciables aux petits et aux grands patrons.

     J'exige du résultat, du chiffre, de la statistique favorable parce que les Français n'en ont pas encor assez que dans leur vie quotidienne rien ne s'améliore jamais, parce que les Français n'en ont pas encor assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français n'en ont pas encor assez des sacrifices qu'on leur impose sans aucun résultat. Et la meilleure preuve de ce que j'dis, c'est que cette bande d'andouilles de Vire m'a élu le doigt là où je pense.

     J'exige la justice parce que depuis bien longtemps autant de potes chefs d'entreprise n'ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d'injustice, ni le sentiment que les sacrifices n'étaient pas assez équitablement imposés à leurs salariés, ni que les droits n'étaient pas assez égaux pour eux, qui ont la bonté d'offrir du travail - réménéré par-dessus le Marché.

     J'exige la rupture avec les comportements de gauche du passé, les habitudes de pensée à gauche et le conformisme intellectuel de gauche. Tout ça, ça n'a de tout manière amélioré en rien la condition des plus misérables. En plus, la plupart des intellos de gauche bouffent dans les mêmes restaus que moi et avec certains on se tutoie carrément.

     Le peuple m'a confié LE mandat des mandats, je vais le remplir comme on remplit une femme quand on a la grosse banane entre les gambettes. Je le remplirai scrupuleusement, à fond et jusqu'à la dernière goutte, avec la volonté d'être à la hauteur, pour me forger une réputation 100 fois plus blindée que celle de Rocco Siffredi.

     Je défendrai l'indépendance de la classe qui est la mienne et l'identité de la France capitaliste.

     Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité à l'égard des pratiques courantes sur le Marché, qu'il faut cesser de persécuter.

     Je m'efforcerai de construire une Raie publique fondée sur les droits réels des employeurs et une démocratie irréprochable du point de vue du nombre de jours de grève (ça sera "tolérance zéro" !).

     Je me battrai pour une Europe qui protège son pré carré, pour l'union de la Méditerranée-qui-reste-de-l'autre-côté-de-la-Méditerranée et pour le développement de l'exploitation accrue de l'Afrique.

     Je ferai de la défense des droits de l'employeur et de la lutte contre la surchauffe du climat social les priorités de l'action politique de la France dans le monde.

     La tâche sera difficile et elle va durer, croyez-moi. D'ores et déjà, envisagez de me ré-élire en 2012.

     Que chacun d'entre vous reste à la place qui est la sienne dans l'Etat et les chèvres citoyennes seront bien gardées et le fromage n'en sera que meilleur pour nous.

     Je veux dire ma conviction qu'au service de la France il n'y a qu'un seul camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion du profit.

     A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et que je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d'oublier leur histoire. A eux de décider, en leur âme et conscience d'hommes libres, comment ils veulent se retourner devant moi et tomber le falzar et le calbut.

     Le 6 mai il n'y a eu qu'une seule victoire, la mienne, celle qui veut l'ordre mais qui veut aussi le mouvement national, qui veut le profit mais qui veut aussi la fraternité entre les profiteurs, qui veut l'efficacité mais qui veut la justice pour les créateurs d'emploi, qui veut l'identité nationale mais qui veut également l'ouverture vers le nationalisme.
     Le 6 mai il n'y a eu qu'un seul vainqueur, moi. Je ne veux pas renoncer, je ne veux pas me laisser enfermer dans l'immobilisme et dans le centrisme de gauche comme tous mes prédécesseurs, je ne veux plus que l'on décide à ma place, que l'on pense à sa place (même si c'est ma putain de bonne femme !).

     Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre avec moi, à ce peuple qui ne veut pas renoncer à moi, qui me mérite tellement, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir et même à aller bien au delà de leurs désespérances.

                                      

                                       Vive la Raie publique !
                                       Vive la France !
                                       Vive moi !

     (les 1ers accords de La Marseillaise éclatent sur fond de couchant bleu azur)

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans LA TRONCONNEUSE
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 20:00

          LA TRONCONNEUSE VII

 

         

     

ET A LA FIN, LES ATHENIENS S'ATTEIGNIRENT
  (ET LES PHILOSOPHES S'ETEIGNIRENT...)

 

    

                                                   (en voie d'auto-extinction individuelle)

 

    

     On ne peut pas dire que Mr Onfray fasse preuve d'une grande originalité quand il sort son "Le Pen". Il énonce d'un air pompeux, haussé au maximum sur ses ergots de coq nietzschéen :

     "Je rappelle, pour information, que Le Pen ne votera pas blanc mais qu’il appelle à l’abstention, ce qui n’est pas vraiment la même chose. Ne pas aller voter, c’est dire qu’on méprise la machine démocratique quand on n’a plus de candidat à faire valoir ; voter blanc, c’est dire qu’on respecte cette machine et qu'on refuse de choisir entre deux visions du monde parce que le monde n’est pas binaire (droite ou centre droit) et qu’on peut en souhaiter une troisième (gauche)".

     Quand on est en panne d'arguments politiques, il existe toujours le joker borgne pour vous dépanner. Mr le politologue bas-Normand s'essaie - en tant qu'essayiste onfrayique - à l'amalgame le plus ringard du rafistolage politicard : Le Pen s'abstient au second tour; Le Pen méprise la démocratie ; les abstentionnistes du second tour sont des "Le Pénisants" qui "méprisent" la démocratie. Syllogisme bas-de-gamme bricolé à la hâte, au shatterton jésuitique, que ne désavouerait pas Marcel du "Bar des Sports"-cong ! Karpov va user du même bâton en bois de termites : lors du référendum sur la Constitution européenne, Mr Onfray était de la cohorte des "nonistes", en compagnie des Le Pen, De Villiers, Dupont-Aygnan et autres gargouilles. Mr Onfray est donc une gargouille réactionnaire. Efficace, n'est-ce pas ? Oui, mais politiquement inefficient.

    

     (Mr Onfray, quand il est en méditation politique transcendentale, a toujours un cochon borgne dans le caleçon, qu'il sort à l'occasion, en particulier quand il est un peu à court d'idées)

 

    

     Après ce brillant fait d'armes contre l'abstentionnisme Le Péniste, Mr Onfray se perd dans son propre salmigondis philosophico-politico-etc. pour justifier ce fameux "vote blanc", dont il voudrait qu'il entre dans les annales de la rébellion libertaire absolue, comme un suppositoire entre dans un "nietzschéen de gauche". Avec cette ultime justification sublimesque :

     "...je n’ai pas appelé à voter blanc, j’ai dit que je voterais blanc, personnellement, pour moi seul, et n’ai pas couru la publicité pour ce geste que je n’effectue pas de gaieté de cœur, ni sans peine. Je l'ai même accompli avec un réel dégoût. J’ai conclu à ce geste désespérant – mais à qui la faute : à la candidate ralliée à Bayrou ou à moi ?"
     
     Ehé éhé : il a voté "pour lui tout seul" (il manque le "na !" final) et il n'en a parlé à personne : re-éhé éhé. Quelle discrétion, hurlée sur tous les tons et dans tous les médias possibles et inimaginables. De plus, par la faute à Ségolène, il a failli vomir dans l'urne ! "Tu rends compte ?" comme dirait Djamel Debouzze. C'aurait été compté comme un "vote blanc nul". Une première dans l'histoire des élections électives démocratiques.
     Rien ne va plus : même France Inter - la seconde maison du philo-sophiste - refuse de faire la promo du 294ème tome de ses oeuvres complètes. En pleine campagne présidentielle ils préfèrent parler de la campagne présidentielle ! Sont-ils cuistres envers un malheureux prof de philo hédoniste qui ne demande qu'à s'exprimer.

     Trève de galéjades. Mr Onfray ne sait plus sur quelle patte danse l'ours. Il n'est pas loin de se retouver cul-de-jatte de la politique. On devrait le revoir à l'automne sur un petit chariot à roulettes, alourdi d'une de ses dernières productions dans chaque main.

 

[article de M. Onfray "Conclusions, pièges à cons" lisible sur blogs.nouvelobs.com]

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