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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 13:02


MARIAGE DE RAISON (D'ETAT)

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carla-bruni.jpg    roi-Fahd.jpg

     Il ne faut désormais plus dire "Carla Bruni" mais "la mère Sarkozy". La vieille-belle aristo transalpine a épousé le nain Hongrois dans la plus stricte intimité (c'est pour ça que tout le monde le sait).
     L'union a été célébrée sur place, au Palais de l'Elysée, quoi. Ce qui devrait poser un grave problème moral. Il n'y a pas un mois que le petit gros a effectué un pèlerinage au Vatican, où Panzer Ier le fit "chanoine d'honneur" (Bigard quant à lui a reçu le Bitoniot d'or 2007 de l'humoriste chrétien le plus désopilant). Suite à cette sanctification mondaine, le pin's néo-libéral s'est fendu d'un discours des plus pieux, vantant les mérites d'une saine vie spirituelle (la sienne?), en appelant avec émotion aux racines profondément chrétiennes de la France.
     Aussi le Sous-Lieutenant Karpov ose-t-il poser la question : comment concilier une telle profession de foi avec un mariage laïque bouclé à la va-vite, qui plus est en compagnie d'une go-go girl retraitée (c'est vrai, ça, la mère Sarko a pris sa retraite avant 40 balais. Chocking, isn't it ?) ?

      Les dessous féminins de l'affaire sont de 2 ordres religieux :

       1) Les 2 jeunes mariés sont des ex-divorcés. Surtout la mère Sarkozy.
    
     2) Le nabot effectue une tournée au Moyen-Orient. Il a notamment déclaré : "La France veut être l'ami des pays Arabes". Il se trouve que le protocole saoudien exige que tout visiteur étranger soit marié, fut-il président de la Raie publique et "ami" de longue date.

     C'est donc pour complaire aux cheikhs pétroliers ultra-milliardaires que le néo-libéral chrétien Sarkozy s'est macqué officiellement avec la bergère rital à la retraite. Pour pouvoir se faire dérouler le tapis vert par des ultra-intégristes qui, tout en vomissant le "Grand Satan" états-unien, lui lèchent les pompes lorsqu'il envoie son commis texan en tournée ; des barbichus à gros ventre au discours moyen-âgeux, des qui se poudrent les naseaux, menant grand train, buvant Champagne et bouffant de la truffe périgourdine, tout en se faisant monter aux étages des fausses vierges de luxe entre 2 prières à la mosquée, des exploiteurs de chair humaine enturbannés comme des momies, vitrines ambulantes de bling-bling platiné.

     Mais que fait donc le char d'assaut pontifical... y roupille ou quoi ?

       
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 13:48
 
CIGARETTES, ROLEX ET P'TITES PEPETTES

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     En ce début d'année 2008, le Sous-Lieutenant Karpov revient sur un évènement qui semble augurer que 2008 ressemblera à 2007 comme 2 sacs plastique.
    
       A l'occasion de la nouvelle règlementation sur le fûmage dans les lieux publics, on a pu voir monter au créneau main dans la main, usagers de la clope et commerçants-tenanciers de bars-tabacs.
     Dans un esprit sociable tout à leur honneur et digne des plus hautes vertus citoyennes, ils ont invoqué à hauts cris la liberté et la démocratie, soit la liberté de se goudronner leurs poumons et ceux des autres par la même occasion, plus la démocratie, c'est-à-dire l'institution qui permet à n'importe quel fumeur de s'en remettre à l'ordre public pour défendre ses droits de futur cancéreux à enfumer son prochain, son klebard, ses mioches, les voisins, ...
    
     Le Sous-Lieutenant insiste sur cet aspect argumental caractéristique de ces nobles défenseurs des "libertés" chéries : il en fut déjà question lors de la grève des cheminots, où les mêmes usagers et les mêmes marchands de soupe hurlèrent qu'on attentait aux mêmes "droits" et à la même "démocratie", qu'on prenait en otage chefs d'entreprise, usagers des transports et employés des dites entreprises.
    
     Cependant, l'administration Sarkozy sucra les retraites d'une certaine catégorie de salariés - que l'on dénonça comme outrageusement "privilégiés" - et il fut annoncé à tous que désormais, il allait falloir travailler bien plus et plus longtemps pour gagner bien moins et moins longtemps (afin que les patrons puissent de nouveau augmenter les profits d'entreprise de manière substantielle et concurrentielle, au nom de ce que vous savez...).
    
     Pour faire passer cette pilule de la taille d'une pizza états-unienne, que croyez-vous que le nabot élyséen brandit comme faisceau d'arguments imparables ? Hé bien, "la liberté, la démocratie et ragnagna". De retour de pèlerinage chez Panzer Ier puis d'une club-Méd'-party en Egypte chez le très démocrate Moubarak, c'était bien le moins qu'il pouvait faire.
    
   Sans jouer les Elizabeth Teissier (l'ancienne "call-voyante" à Mitterrand), le Sous-Lieutenant Karpov annonce sans solennité que quoi qu'il advienne, 2008 sera placé sous l'égide des droits du chrétien libre, civilisé, citoyen, démocrate et éventuellement chômeur, s'il n'est pas employé librement sous-payé dans une boîte merdique et citoyenne.
    
        Et joyeuses crêpes.
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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 17:40
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  AU PRESIDENT ET A SA NOUVELLE COMPAGNE, LE SOUS-LIEUTENANT DE L'A.R.M. (ARMEE ROUGE MONDIALE) PIOTR MARAT KARPOV PRESENTE SES VOEUX DE BONHEUR POUR 2008
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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 13:27


BILAN IOPHYLISE DE L'ALGERIE FRANCAISE

 
guerre-d-Alg--rie.jpg


     "...le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité... ...des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes..."

     sentence prononcée par :

rubon108.jpg

     

     ...juste avant de négocier pour des milliards d'euros de contrats avec l'ancienne colonie.

       Ainsi, des centaines de milliers d'Algériens ne seront pas tombés pour rien sous les balles de l'armée française.

 
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 09:56


LE SOUS-LIEUTENANT KARPOV PRESENTE SES PLUS CHALEUREUSES FELICITATIONS A :


Fadela.jpg(Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville)

POUR SES BRILLANTS ETATS DE SERVICE GOUVERNEMENTAUX, SON DEVOUEMENT ET SA PROBITE DONT LES VERTUS COMMENCENT A PORTER LEURS FRUITS DANS LES QUARTIERS DESHERITES.

     (Comme quoi, le fait d'être une femme, d'origine immigrée de surcroît, est effectivement d'une probante efficacité)


Emeute-Banlieue.jpg

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 12:32
PIOTR MARAT KARPOV ECRIT A JEAN-MARIE


     Mr Jean-Marie Rouart (photo ci-dessous), qui n'est pas la moitié d'un académicien français, dans un éditorial intitulé "Le Pen : le vieux lion dégriffé s'éloigne", se fend des diverses considérations suivantes (extraits) :

     "Sarkozy a prononcé les deux mots bannis de la chiraquie : sécurité, immigration, et le tour a été joué. Quelle différence de traitement entre l'extrême droite et l'extrême gauche! A l'extrême gauche, le bénéfice de toutes les complaisances. Je veux bien qu'Olivier Besancenot ressemble à un premier communiant ou à un enfant de choeur, mais son idéologie, tout autant que celle d'Arlette Laguiller, a tout de même été de celles qui ont ensanglanté la planète. Comme si le trotskisme pouvait encore apporter des réponses à notre temps ! Quelle idée de se référer à un barbichu binoclard aussi fumeux dans ses idées que néfaste dans ses actes à l'ère de l'Internet et de la mondialisation !
      Quand Le Pen, qui peu à peu s'éclipse, aura définitivement disparu, il manquera au paysage. Sinon ses provocations, ses jeux de mots indignes et d'autres qui n'étaient pas du meilleur goût, du moins sa personnalité haute en couleur, son langage imagé, sa culture. Comme De Gaulle, comme Mitterrand, il appartient à cette génération de politiques qui n'a pas encore été élevée dans les serres chaudes de l'ENA ni affadie par le jargon technocratique. Il a de la chair, du sang, du verbe. C'est l'anti-Juppé, l'anti-Copé. Il a perdu la partie électorale, mais ses idées, du moins une grande partie, ont fini par l'emporter. Sarkozy a pillé son programme, reprenant à son compte la fameuse formule de Laurent Fabius : "Le Pen pose de bonnes questions, mais il donne de mauvaises réponses.""
     (publié dans la gazette locale "Var-Matin", franchise du célèbre journal progressiste de la Riviera "Nice-Matin")


rouart-jean-marie.jpg(scène du film "La Marche de l'Empereur" coupée au montage)


      Piotr Marat Karpov, Sous-Lieutenant de l'ARM (Armée Rouge Mondiale) lui a aussitôt adressé la missive que voici (ou plutôt il l'a envoyée à Var-Matin) :

     Cher Jean-Marie (un prénom que tu portes plutôt bien),

       le Sous-Lieutenant Karpov a lu avec le plus vif intérêt et en face de 2 mouettes qui se disputaient les restes d'un rat d'égoût (grace à quoi il était plongé dans l'esprit de ton article éruditionnant) ton éditorial brillant en 1ère de couv' du trop méconnu "Var-Matin".

    Quelle n'a pas été sa surprise de déceler en toi, ô noble Académysticien, les stigmates d'un inguérissable ostracisme. Non m'enfin, qu'est-ce t'as contre les gens qui portent le bouc et une paire de lunettes ? Ils forment tout de même une part notable de la gent humaine et lui ont offert quelques grandes figures de la science, de l'humanisme, de la politique et aussi de la restauration rapide (voir l'emblème de la chaîne de poulets rôtis-frites "Kentucky Fried Chicken". Absolument pas, ce n'est pas Léon Trotski qui figure sur leurs enseignes...)
     
     kfc.jpg(m'enfin Jean-Marie, puisqu'on te dit qu'icelui-là n'est pas le "néfaste barbichu binoclard fumeux"...)



       Serait-ce là cendres martyrisées d'une enfance misérable, tes petits copains d'école privée introduisant malignement leurs doigts huileux dans tes narines  frémissantes tout en hurlant : "Rouart le Couard ! Rouart le Couard !" ? Y avait-il, parmi ces tortionnaires précoces, quelque adolescent boutonneux à la barbichette naissante et portant d'odieux lorgnons circulaires ?
       Quoi qu'il en soit, Jean-Marie, le Sous-Lieutenant Karpov élève avec humilité contre cette opprobre que tu jettes sur une part notable de l'humanité une protestation solennelle, au nom des "barbichus binoclards" de tous les pays, qu'ils soient "trotskistes", académistes, rouaristes, se prénomment "Jean-Marie" ou un autre machin. En outre, sache qu'il arrive au Sous-Lieutenant de porter bouc et lunettes à la manière du fondateur de l'Armée Rouge, n'en déplaise aux vertueux académiciens.

      Accessoirement, tu confonds "trotskisme" et "stalinisme". Demande quelque éclaircissement à Max (Gallo), s'il lui reste des neurones disponibles en stock bien entendu (encor que, Giscard le vieux briscard en sait peut-être plus sur l'affaire que l'historien niçois hypocondriaco-patriote).
     
      Pour le reste, le Sous-Lieutenant Karpov t'accorde un éclair de lucidité : les idées du fascisme l'ont effectivement emporté. Simplement bien avant que tu ne le penses, en fait dès la fin de la dernière guerre. Pas qu'en France et pas que dans la cervelle des académiciens. Tu n'as donc aucune raison d'être nostalgique sous prétexte que le bas-breton borgne va bientôt passer l'arme à gauche. Au fait, que ne te gausses-tu de celui-là ! Il n'arbore ni barbiche ni lunettes, mais possède un oeil unique fort voyant (c'est le cas de le dire), permettant nombre de galéjades inspirées. Dans le but de t'être agréable, le Sous-Lieutenant en propose quelques-unes à ton indulgence :
    
     - il n'a pas fermé son oeil de la nuit ;
     - il lui faut ouvrir l'oeil et le bon ;
     - il a les immigrés à l'oeil ;
     - tu lui as tapé dans son oeil ;
     - partout où il va, il entre à l'oeil, etc...

       Cher Jean-Marie, le Sous-Lieutenant Karpov te souhaite une excellente fin d'année, les hémorroïdes, la prostate, Alzheimer, tout ça. Et bonjour à Dutourd, ça rime.

(signature manuscrite et adresse du ci-devant blog)
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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:10
COMMANDANTE, TU VIS ENCOR PARMI NOUS


Che-Guevara.jpg(1928 - 1967)

     Commandante Ernesto CHE Guevara

     le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire, toi qui, le 8 octobre 1967, fut abattu par un sbire de l'armée bolivienne. Le malheureux et minable troufion qui commit cet acte lamentable était loin d'imaginer qu'en obéissant à l'injonction de son supérieur hiérarchique - lui-même aux ordres du maître Yankee - il allait délivrer un souffle puissant d'histoire et de Révolution.
     Par ce geste fatal il t'immortalisa au lieu que de t'anéantir, ô Commandante. Nul doute que chaque jour, apercevant dans la glace sa face de pion indigne, il n'y songe avec effroi. Jusqu'à ce qu'un de ces beaux jours, sa disparition indifférente s'ensuive...

     Pour ce mauvais coup, l'impérialisme états-unien ne s'était pas trompé de cible :  la lutte contre ses exactions était ta raison d'exister, de vivre, de lutter passionnément.
     
     Toujours tu surfas sur la vague anti-impérialiste du continent Sud-Américain. Ta sommaire exécution fut le signal de son reflux inexorable. Il est vrai que l'administration états-unienne avait mis ta tête à prix et déployé les "grands moyens" pour t'éliminer. Ces chiens féroces te firent l'honneur de mobiliser toute une armée dotée de moyens destructeurs conséquents - pour ne pas dire surréalistes - dans le seul but de chasser et d'anéantir un homme. Il est des hommages qui parlent d'eux-mêmes.

      Commandante, ils t'ont tué, mais pas ce que tu représentais, toi, leader d'un courant politique radical qui, s'appuyant sur la paysannerie pauvre, faisait contrepoint au réformisme criminel des Peron d'Argentine and consorts. Ce courant connut une exemplaire apogée à Cuba (depuis, les Cubains le paient  au prix fort). Devenu co-leader de cette révolution sur les "arrières" de l'impérialisme U.S., sans cesse tu t'efforças de mettre en avant son caractère continental, internationaliste en fait. Citons l'OLAS (Organisation Latino-Américaine de Solidarité, fondée en août 1967) :

          "La lutte des classes a un caractère continental, la stratégie révolutionnaire doit donc, elle aussi, être continentale. C'est, sur tout le continent, un même système impérialiste et néo-colonialiste qui nous exploite".

     Considération impardonnable aux yeux de "Tio Caïman", l'encombrant voisin Nord-Américain, d'autant qu'elle implique un principe intangible dont tu fus l'ardent défenseur jusqu'à la fin : la violence révolutionnaire.

        Internationalisme et lutte armée. Pour les tontons flingueurs de Washington c'était plus qu'insupportable. Au delà de leur réaction prévisible, ta voix parle encor pour ceux qui, aujourd'hui, subissent le joug de l'impérialisme :

          "Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme : nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination -, des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue".

     La situation apparaît 1000 fois pire que lors de ta disparition. La violence politique, confisquée par la classe dirigeante, sert à nos humanistes dirigeants d'épouvantail à moineaux, afin que pas une tête ne dépasse, ni un pied ne sorte du rang de la démocratie (invention bourgeoise), cautionnant guerres, famines, chômage chronique, misère matérielle, morale.    

     Commandante, parmi nous tu vis encor. Le chemin de la libération des opprimés est long, il ne manquera pas de voir la naissance d'autres Che Guevara, d'autres commandante. Tel est le monde "globalisé", comme on dit, toujours plus oppressant, menteur, vénal, brutal, toujours plus pourri de corruption, de déliquescence, porteur endémique d'un but incontournable, celui pour lequel jusqu'à la mort tu combattis  : en finir avec l'exploitation, le profit, l'échange mercantile, le capitalisme.

     Commandante Ernesto CHE Guevara, le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire.
           
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 13:30
STRAUSS-KAHN, LE DJACK ET LA GREVE


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     N'est-ce pas qu'elle est belle, la gôche française, magnifique même. Pendant que les dirigeants fraîchement élus piétinent avec délices les conditions de travail des salariés, que fait donc Strauss-K ? Parti en "tournée internationale", le gugusse, pour bien démontrer à la classe capitaliste qu'il est le meilleur choix à la tête du FMI. Vous savez, le FMI, cette organisation philanthropique qui met les pays en "difficulté" dans des difficultés bien pires.

     Et que fait donc l'autre, là, le Djack ? Eh bien, il va participer à une commission impulsée par Président Sarko, pour réfléchir à une "réforme des institutions". Hein, c'est-y pas un grand destin ? Vous savez, les "institutions", celles qui protègent un Pasqua qui se pavane au Sénat et à la télé, un Chirac  vacancier tranquille (avec la bourgeoise) au Maroc et tel ou tel ancien PDG qui se prend un "golden parachute" de quelques dizaines de millions d'euros, une paille pour la retraite des vieux capitalistes.

     L'avez-vous entendu parler d'autre chose que de ses "compétences" en matière d'économie, Strauss-K ? Et le Djack ? L'avez-vous ouï cancanner d'autres fadaises que celles sur son plan de carrière, égrenées tout en caressant suavement un noeud de cravate de gôche ?

    Celui qui peut rapporter une quelconque causerie Strauss-Kahno-languienne au sujet de "la grève en tant qu'arme de classe" ne naîtra jamais.
    Eh non, les plus beaux fleurons de la gôche française ne s'amèneront pas de sitôt pour faire l'éloge de la grève générale illimitée sans préavis à un parterre ébahi. Strauss-K est plutôt un fervent de courbes de profit et de compétitivité. Quand au Djack, sa cravate penche pour les vernissages mondains hautement culturés, les phrases creuses et ronflantes d'avocaillon et les actes de présence ostentatoire à la gay pride de son pote Bertrand.

   Ces 2-là, durant le cours de leur aristocratique existence, ont-ils jamais participé à un jour de grève- un jour un seul un unique -? Savent-ils ce que c'est que de lutter pour un salaire moins misérable, pour un abaissement des heures de travaux forcés, pour moins d'intensité physique et morale sur le poste de travail ? Se sont-ils déjà coltinés au quotidien une idéologie dominante de culpabilisation, véhiculés par une hiérarchie de petits frustrés pavloviens ? Leur est-il arrivé d'affronter la concurrence des chômeurs ? D'être ballottés entre détermination et doute, quand l'accumulation des journées de luttes "illégales" mettent en péril les proches, les compagnons, les compagnes, les enfants ? Vous savez bien que non. Tout ce que vous pourrez arracher des lèvres de ces 2 pingouins de la gauche bourgeoise, c'est que la grève est "un droit" et qu'il ne faut pas attenter à ce droit, dont les salariés disposent bien entendu grâce à la bonne volonté philanthropique de la classe dirigeante.
     Président Sarko partage également ce point de vue : simplement, lui, le nabot qu'une majorité d'électeurs a assis sur son pouf de l'Elysée, défend à équivalence le "droit de travailler".

   Aaah, le "droit de travailler"... avez-vous jamais songé à ce que cette formule recouvrait dans la cervelle de celui qui, d'un air satisfait l'énonce tout en se palpant discrètement la Bourse ? Pensez, droit de se lever à 6 plombes du mat', droit de s'envoyer vit' fait un café et de passer une heure aller une heure retour dans les transports en commun ou dans sa caisse, droit d'arriver vit'fait sur le lieu de travail, droit d'accomplir sa journée de labeur sous le harcèlement conjugué du petit chef, des cadences et de la pression qu'on se met soi-même tout en ayant parfaitement le droit de la fermer et, la nuit venue, droit d'en cauchemarder ou de ne pas en dormir ?

     Le "droit au travail" est un droit individuel. Il débouche logiquement sur le droit au suicide, mais curieusement, ses défenseurs n'en parlent jamais de ce droit-là.

    Pour finir, un truc que Strauss-K et Djack ne vous diront pas, non par sournoiserie mais simplement parce qu'ils l'ignorent :

    le meilleur antidote au désespoir individuel conduisant à la dépression et parfois malheureusement à une fin tragique, c'est l'acte politique collectif, la lutte, qui unit et réunit les individus, qui les porte et les transcende, qui sollicite leur esprit de combat et de décision, qui leur fait découvrir des capacités que chacun ne soupçonnait pas mais que l'association révèle dans le cours même de l'affrontement travail contre capital, qui donne à tous les frères de classe courage, intelligence, force. Qui fait dire MERDE à tous les Djack, les Strauss-Kahn, Fillon, Sarko et autres avocats du capitalisme et la même chose au "droit de grève", ce droit bidon inventé par la très démocratique bourgeoisie.

     La grève comme remède au désespoir des salariés, comme arme pour refiler une dépression chronique à l'individu entrepreneurial et à la classe qu'il défend férocement.



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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 09:43
PLEURE Ô PALESTINE

Y A-T-IL UN FUTUR DANS LE PRESENT ?

IX

     La chute de l'Empire ottoman donna naissance au pan-arabisme. Durant la 1ère guerre mondiale, l'ensemble de la zone qui va de l'Egypte à l'Iran en passant par Bagdad entra en ébullition. Les 3 capitales historiques du monde Arabe, Le Caire, Damas et Bagdad, furent particulièrement touchées. Ces 3 centres culturels connurent un rayonnement qui porta en avant le mouvement arabe moderne, mais s'essouffla à mi-chemin du but premier : une grande nation Arabe unie, indépendante de l'Occident.

 
          Prenons l'Egypte. Depuis le début du XIXème siècle, le gouvernement égyptien - turc à l'origine - s'était constitué en tant que pouvoir autonome. Ainsi l'Egypte échappa-t-elle à une partition désastreuse.
        En Irak et en Syrie, ce fut une autre paire de manches. Quand naquit un mouvement national, l'impérialisme était déjà sur place, louchant sur les richesses du sous-sol. En conséquence, Bagdad et Damas n'eurent jamais ni la possibilité ni les forces nécessaires pour développer un Etat national bourgeois moderne.
         
Damas-1920.jpg(Damas, 1920)



         Le Moyen-Orient vit se présenter des mouvements de revendications identitaires qu'on regroupe généralement sous l'étiquette "pan-arabisme".
          Après la 2ème boucherie mondiale, le Nassérisme et le Baassisme connurent un relatif essor :
            - le Nassérisme, du nom de son fondateur, l'Egyptien Gamal Abdel Nasser, constituait une manière de compromis entre nationalisme pan-arabiste et religion, disons un "arabo-islamisme" ;
            - le Baassisme était plus radical, se fondant uniquement sur "l'arabité" et étant un mouvement laïque, c'est-à-dire faisant la séparation entre mouvement politique et mouvement religieux.
    
nasser6.jpg(Nasser : une ascension vertigineuse, une chute qui le fut encor plus)



          Parallèlement à ces 2 courants principaux, en existait un 3ème : le pan-islamisme. Ses représentants se situaient essentiellement en Egypte : les Frères Musulmans, que le nationalisme arabe condamnait et réprimait
parfois très durement. Ceux-là rêvaient aussi d'une nation Arabe, mais pas simplement au Moyen-Orient, non ; ils voulaient toute l'Afrique du Nord, considérant que l'arabité allait de l'Atlantique au Golfe Persique.
          Le Baassisme, essentiellement implanté en Syrie et en Irak, connut différents schismes liés à des interférences religieuses locales, ce qui donna par la suite 2 branches divergentes, l'une à Damas, l'autre à Bagdad.

          derricks-en-Irak.jpg(derricks en Irak)



          Revenons-en au pan-arabisme : incontestablement un mouvement réactionnaire, basé sur l'unité et la "pureté" de la race, la revendication de l'origine unique d'un peuplement, à l'instar de ses "cousins" pan-slaviste et pan-germanique.
      Logiquement, comme le pan-slavisme et le pan-germanisme, le pan-arabisme est allergique à toute idée de socialisme, a fortiori de communisme. Au Moyen-Orient, la répression s'abattit impitoyablement sur les organisations communistes d'obédience stalinienne et ce beaucoup plus que, par exemple, en Afrique du Nord.

          Comme on l'a déjà vu précédemment (Pleure ô Palestine VI),
en 1978 les accords de Camp David  firent basculer l'Egypte hors du camp Arabe. Le "raïs" égyptien Anouar El Sadate, nobélisé la même année que les accords, sera exécuté 3 ans plus tard par un commando des Frères Musulmans. A l'Egypte il ne fut jamais pardonné non seulement d'avoir rejoint les israëlo-états-uniens, mais surtout d'avoir négocié unilatéralement, sans poser le problème du règlement général de la situation au Moyen-Orient comme condition d'un règlement spécifique des problèmes avec l'Egypte. Cela provoqua une fracture ouverte entre Syrie et Egypte. Le pan-arabisme ne s'en releva pas. Dans l'esprit de cette idéologie, on devait agir comme "Arabe" de prime abord, Egyptien, Syrien ou Irakien en second lieu seulement.

assassinat-de-Sadate.jpg(1981 : Anouar El Sadate est mitraillé à mort sur sa tribune présidentielle)



EN GUISE DE CONCLUSION PROVISOIRE

          La Palestine vit se succéder divers impérialismes et diverses manières d'être spoliée et occupée. Aux formes coloniales, avec occupation des terres, mise à l'index de tout ce qui était Palestinien, succéda un apartheid régnant dans tous les territoires occupés.
           Parallèlement à cette situation désespérante de la population palestininenne, l'intérêt de l'impérialisme ne se relâche pas. Cette dangereuse attention naît dès avant 1945 de la nécessité pour l'Empire états-unien de contrôler la route du pétrole moyen-oriental. Tous les problèmes s'y accumulent depuis. Les guerres se sont succédées - notamment au Liban qui cumule 14 années d'affrontements sanglants. Les réfugiés palestininiens en Syrie, en Jordanie, au Liban et ailleurs, importent avec eux des situations très tendues, qui empoisonnent la question sociale des pays "accueillants".
        La revendication centrale posée par les réfugiés palestiniens, le droit au retour, est impossible à régler dans la situation actuelle ; pour en avoir une idée, il faut imaginer que l'ONU décrète le retour des états-uniens d'origine européenne dans leurs pays respectifs ! (encor que, cela serait peut-être moins ardu que le retour des réfugiés en Palestine)
         Les Palestiniens réfugiés sont plus nombreux que ceux qui vivent dans les territoires occupés. Dans le cadre actuel des rapports internationaux, tout cela est insoluble.

          Existe-t-il une solution à la situation de la Palestine ? Il faudrait ad minima un bouleversement du cours de l'impérialisme mondial. Or, les Etats-Unis veillent sur la zone géo-stratégique et maintiennent un gendarme pour surveiller les voies de communication et de passage du pétrole.
          Les problèmes ne se dénoueront pas par un accord entre pays minuscules, petits états non-viables s'entre-déchirant constamment. Cela ne pourra surgir que d'une situation bloquée, une crise totale née de la concurrence entre gigantesques Empires qui pourrait accoucher, de gré ou de force, d'une amélioration réelle.
          Pour commencer, un seul Etat dans la région pour tout le monde, arabes, juifs, chrétiens et surtout...non-croyants (solution proposée par Khadafi). Mais pour cela, il faudra nécessairement que salariés israëliens et salariés palestiniens prennent conscience de concert que rien ne les oppose, hormis l'idéologie capitaliste et ses officines religieuses.     
           



Palestine.jpg
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 11:38
PLEURE Ô PALESTINE

CHANGEMENT DE SHERIFF

VIII

      La crise de Suez (1956) marque la fin de l'influence anglo-française sur la région moyen-orientale, au profit du diktat des 2 géants, Etats-Unis et URSS (surtout des 1ers).
       La France essaiera bien de s'y ré-installer de part et d'autre (vente d'armes aux pays Arabes, aide à Israël pour acquérir l'arme atomique, etc.) mais peine perdue. Désormais,
n'en déplaise au rival soviétique, le maître est états-unien.
           
           Plusieurs facteurs contribuent au règne des USA sur tout le Moyen-Orient.
       
Dès le début des années 60, le mouvement anti-colonial s'essouffle ; dans l'absence de perspectives d'avenir viables, le nationalisme arabe suivra la même courbe descendante. Une raison concomittente est la faillite du mouvement socialiste. Ce mouvement qui, en 1917, avait été porteur d'un formidable espoir du prolétariat mondial, est retombé dans la seule défense des intérêts d'un Etat, la Russie. Les pays "satellites" et les "amis" du géant de l'Est ne sont plus que les instruments de sa politique étrangère.
     La période qui avait débuté dès 1920 avec la IIIème Internationale (l'Internationale Communiste) s'effondre. Le mouvement anti-colonial cesse ; le socialisme n'a plus les faveurs du Tiers-Monde. Et le nationalisme arabe ? Les accords de Camp David (1978) ont paraphé son acte de décès (voir "Pleure ô Palestine" VI).

           Ce contexte mouvant n'arrange pas la situation entre la Palestine et Israël. Toutes les résolutions adoptées, tous les accords signés restent lettre morte. La plupart du temps, l'Etat israëlien les rejette. Exemple parmi les plus connus : la résolution 242 adoptée par l'ONU en 1967 (après la Guerre des 6 Jours) demandant le retrait de l'armée israëlienne de la Cisjordanie n'a, à ce jour, JAMAIS été appliquée.
         
     Sharon.jpg(1967 : la Guerre des 6 Jours - Ariel Sharon prend du galon)
 



          Avec la fin des mouvements de libération nationale et le reflux du mouvement communiste, les pays Arabes tombent en déliquescence. Le problème de la Palestine ne va faire que souligner douloureusement cette situation de plus en plus dégradée. Sur un territoire exigu et surpeuplé survit une population qui se trouve malheureusement à la jonction de toutes les voies de ce Moyen-Orient tant convoité. Les conflits successifs ne sont pas seulement liés aux matières 1ères stratégiques. Il y a des heurts violents causés par la question de l'eau, de la géographie, du peuplement.

          Carte-Palestine.jpg
(la Palestine : l'eau y est plus précieuse que le pétrole)


          Quel que soit le shériff qui cherche à contrôler la région, la seule question qui préoccupe les protagonistes du conflit israëlo-palestinien, c'est celle du maintien de l'ordre, déjà évoquée dans un chapitre précédent. L'organigramme place au sommet de la hiérarchie les Etats-Unis, disons le "chef de chantier". Le contremaître c'est Israël et jusqu'à il y a 2 ou 3 ans, Arafat postulait au grade de "petit contremaître". Mais cela lui devint quasiment impossible une fois que l'Etat israëlien eût complètement détruit l'Autorité Palestinienne à grands coups de boutoir de son armée. L'Autorité avait beau condamner les actes terroristes fomentés par le Hamas, les duettistes de Washington et de Jérusalem tenaient le discours du loup et de l'agneau : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère".
            Or, sur un chantier, le contremaître ne fait que relayer les consignes du chef, tout en veillant jalousement à ne partager
un tel privilège avec qui que ce soit. Que dit le chef de chantier ? "L'ordre doit être maintenu à tout prix ; aussi ne soutenons-nous que ceux qui contribuent à son maintien". Discours clair, sans ambiguïtés, car la raison du plus fort est toujours la meilleure. Que dit le contremaître ? "L'ordre doit être maintenu à tout prix" répète-t-il, fort du soutien de son chef. Mais il ajoute : "Le maintien de l'ordre provoque des réactions terroristes que nous sommes obligés de réprimer". Si l'on examine le terrain géo-politique, on réalise que la plupart du temps, l'Etat d'Israël semble agir pour empêcher que l'ordre règne vraiment dans les territoires occupés : provocations incessantes de l'armée, brimades, ségrégation type apartheid sud-africain, implantation de nouvelles colonies, construction d'un mur qui annexe arbitrairement des terres palestiniennes, etc. A cette ambivalence il existe une raison bien précise.  De par sa nature,  l'Etat sioniste a un besoin fébrile de "désordre" pour justifier son action militariste. Depuis sa création, le sionisme a toujours utilisé ouvertement la violence, donc le terrorisme. Quand il a fondé son Etat, ce terrorisme est devenu militarisme. Les militaires ont toujours joué un rôle majeur dans la politique israëlienne. Ils placent les leurs à des postes gouvernementaux clés, avec la défense acharnée de la solution pour eux la meilleure : la guerre à tout prix contre les Palestiniens. D'ailleurs, pour les gradés, une guerre c'est la garantie d'un avancement dans la hiérarchie (plus quelques médailles).
              

MACHIAVEL ET LA PALESTINE

          machiavel.jpg


          Quand il s'agissait d'intrigues, de manipulations et de violence terroriste,
le sionisme ne s'est pas arrêté aux seuls Palestiniens, s'en prenant à ses propres compatriotes, aux juifs qu'il estimait pas suffisamment "convaincus" par ses méthodes. Il faut être bien naïf pour croire que jamais un mouvement nationaliste ne s'en est pris à ses propres membres. Quelle que soit la nationalité, quelle que soit la religion, c'est une pratique qui a toujours existé (Nicolas Machiavel n'est pas devenu universel pour rien) et perdurera tant qu'il y aura des religions, des nationalités et...des classes sociales.
               Les défenseurs de la politique militariste d'Israël ont beau jeu de présenter les habits démocratiques du sionisme : une "droite" (in memoriam Ariel Sharon) et une "gauche" (le vieux renard "prix Nobel de la Paix" Shimon Peres) qui cohabitent gentiment dans le même gouvernement, au passage un gouvernement totalement militariste. Mais si l'on place la politique "extérieure" israëlienne en perspective, on constate que "droite" et "gauche" sont tendanciellement les agents d'un système unique, qui les présente tour à tour au moment opportun (comme "chez nous", avec les "duels" Chirac-Le Pen) : faut-il un peu de militarisme ou beaucoup ? (Parfois les rôles sont inter-changeables : Sharon se fit colombe de la paix quand Peres prônait la solution militaire).

(à suivre)

Shimon-Peres.jpg
(Shimon Peres, Nobélisé en 1994)
         

              

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans karpov
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