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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 09:07


HEUREUX LES AGNOSTIQUES !


     Au gré d'aléatoires pérégrinations, il arrive comme vous au Sous-Lieutenant de tomber sur des personnages intrigants, bizarroïdes ou tout simplement insignifiants, mais dont l'approche permet de clarifier à l'insu de leur plein gré des notions fondamentales.
       Sinon, ce genre de trouvaille serait sans intérêt. Il se trouve que dans le cas exposé ci-dessous, le bonhomme est copieusement bardé d'auto-décorations. Pour commencer par quelque chose, il s'auto-proclame "Connaissance" et prétend par cette appellation sonore exposer à un parterre d'éventuels admirateurs les réflexions profondes tirées de son existence de petit bonhomme. Vous connaissez Karpov, quand il a aperçu l'enseigne, il est entré aussi sec, of course (de chevaux). Si vous le permettez, entrons nous aussi dans le vif du sujet. Citation de Mr "Connaissance" :


"Que nous permet d'espérer la connaissance ?

Dans E = mc2, l’Esprit, forcément, est déjà là !


L’Énergie Égale la Masse multipliée par une constante, le carré de la vitesse de la Lumière... Le signe = et * ne peuvent exister dans cette formule - dans toutes les formules - que si la Logique (de l’Esprit) fait partie de la formule. SANS ELLE, PAS DE FORMULE ! PAS D’ÉQUIVALENCE ! L’Énergie, la Masse, la Lumière, sont incontestablement des choses physiques, matérielles, palpables ; mais ce qui les réunit, c’est la Logique, la part d’Esprit qui décrète l’équivalence. Comment n’ai-je pas compris cela plus tôt ?" (Fin de citation)

      N'est-ce pas ? Donc le gars, il voit la formule à Bébert "E = mc2," dont on lui dit le plus grand bien et hop !, il en tire sa formule à lui :


E (Esprit logique) = m (moi) multiplié par c2 (couillonnades au carré)


et décrète qu'il vient de formuler le Saint-Graal de la "Connaissance".


    


      "Bon sang mais c'est bien sûr !"
s'est-il exclamé un beau matin, se découvrant ainsi habité par "la Logique de l'Esprit", un locataire cérébral à l'état dormant qui venait subitement de se réveiller. Savez-vous que si Mr "Connaissance" habitait au bord du Niagara, il aurait les oreilles décollées et le front plat (vous avez deviné pourquoi ?). Toujours est-il que le Sous-Lieutenant demanda courtoisement à Mr "Connaissance" d'où sortait-il, cet Esprit frappant.
     C'est alors que surgit un autre bonhomme, singulièrement différent du précédent, un susceptible vindicatif bilieux, postillonnant des insanités de type caca nerveux, brandissant en outre à l'adresse d'un Karpov devenu
soudain indésirable par sa simple participation des avertissements sans frais de censure prochaine. Qu'à cela ne tienne, pour ne pas contrarier plus le docte docteur Knock-naissance, le Sous-Lieutenant a retiré ses billes sur le champ, afin de ne pas lui laisser le loisir de jouer des cisailles (na !). Entretemps, le cuistre avait déjà viré 2 envois (dont un de Karpov) et trituré ça et là quelques échanges précédents afin de retomber sur ses pa-pattes. Le docteur Knock-naissance s'avère être, entre autres, un charlatan doublé d'un pompeux prétentieux.

     Revenons-en au fond de la question : la "Logique" de l'"Esprit" universel qui présida à la création de l'Univers. Les explications du gugusse chatouilleux sur ses élucubrations rendaient la compréhension de celles-ci épineuses :
   
 

       "Puisque E=mc2, autrement dit que l’énergie égale la masse multipliée par une constante - le carré de la vitesse de la lumière - il n’est pas irrationnel, tout au contraire, de considérer que tout est lié : Énergie, Matière et Esprit. J’insiste: ET Esprit."

      


    Pour la bonne bouche, le docteur Knock-naissance rajouta 2 chapitres supplémentaires à l'exposé de sa géniale découverte, après avoir piqué une crise d'épilepsie à cause de votre serviteur :


      "Je fais donc l’hypothèse que le big-bang de l’Énergie primitive était aussi big-bang de la Matière et big-bang de l’Esprit, que les croyants appellent Dieu - je vais garder cette terminologie pour faciliter la compréhension.
      C’est ici, à mes yeux, que les matérialistes se trompent en ignorant le big-bang de l’Esprit. Du coup, forcément, pour eux, quand la matière se désagrège : tout se désagrège. À leurs yeux, l’homme n’est que matière ; le mental, qui résume l’homme qui pense et réfléchit, dépend totalement du cerveau ; quand celui-ci meurt, tout de l’homme meurt forcément".

     Double ajout précipité, dont Karpov se targue d'être à l'origine. En effet, au départ le génial cuistre croyait avoir posé son "invention" sur des bases "scientifiques". Mais la venue du Sous-Lieutenant l'a fait se rétracter instantanément dans sa coquille fumeuse, d'où, après quelques éructations passagères, il se hâta de modifier les pré-supposés de sa conférence loufoque.
    

     Cependant, déroulons jusqu'au bout le PQ pontificateur du docte conférencier :


      "Je répète, c’est à ce niveau, qu’à mes yeux, les théoriciens athées se séparent de ma vision - et de la vision de tous les croyants, quelles que soient les formes de croyance - Ils n’envisagent, dans le big-bang, que l’expansion de l’Énergie et de la Matière - comme si l’Esprit, sous forme singulière et particulière, n’y était pas déjà contenu, ce qui voudrait dire que l’Esprit peut naître de l’Ènergie ou de la Matière".

      

     Plutôt noueuse, la pensée au cuistre bouffonnant ! Bon, le Sous-Lieutenant ne rechigne pas à nettoyer les moules ou à écosser les fèves, alors il peut bien, pour la beauté du geste, peigner le girafon :


       Mr Con-(de)-naissance nous révèle toute l'originalité de "sa" vision ("ma vision", qu'il dit dans un élan touchant de bouffissure flatulante), le démarquant du reste de l'humanité entière, les croyants comme les "théoriciens athées". Si une personne lisant cette  appellation bizarroïde en devine la signification profonde, Karpov lui sera reconnaissant de le faire savoir ; quant à lui il fera passer l'explication au conférencier qui, la plupart du temps, ne comprend pas lui-même ce qu'il a voulu dire (c'est pour cette raison qu'il a modifié nombre de chapitres parmi sa macédoine après que le Sous-Lieutenant lui ait plongé la tête dedans). Restez avec nous, le sketch n'est pas terminé :     
      
     "Pour moi, c’est cela qui faisait problème : je me suis toujours demandé comment l’Esprit aurait pu survenir, de l’Énergie et de la MATIÈRE, s’il n’y était pas déjà ? C’est pourquoi je considère que la formule E=mc2, ne fait pas apparaître que la Matière et l’Énergie, mais aussi la Logique de l’Esprit. Sans elle : Pas de formule possible. l’Esprit était donc déjà là dans l’Énergie primitive. J’en conclue, en opposition à leur vision, que si la matière du cerveau disparaît, tout de l’homme ne disparaît pas, car, selon ce que je viens de dire, je fais l’hypothèse qu’IL RESTE cette parcelle d’Origine, cette parcelle de Mystère, cette parcelle d’Esprit, cette parcelle de Logique, de Dieu... - appelez cela comme vous voudrez -."

      Voilà comment le docteur Knock-naissance démontre la validité de ce qu'il pense être un postulat scientifique. Nulle part il n'explicite ce qu'il appelle "la Logique de l'Esprit". Karpov émet une hypothèse : il s'agit de son "esprit" à lui, le cuistre pompeux et pompant, qui ne veut surtout pas être assimilé à un "théoricien athée" ou "matérialiste", mais ne désire pas non plus qu'on l'appréhende comme un banal croyant. Lorsque votre serviteur lui a suggéré qu'il n'était qu'un agnostique honteux, comment pensez-vous que le gugusse a réagi ? Anathèmes, malédictions fusèrent aussitôt. Et des arguments ? Autant que de beurre en broche, comme vous avez pu le lire ci-dessus : affirmations assénées avec l'évidence du philistin qui prend sa vessie pour le ver luisant de l'"Esprit" universel.


      Quelle puissance supra-terrestre ! Quelle inimaginable énergie que celle qui a permis à Mr C. de re-fonder notre Univers à partir de la seule "logique de l'Esprit universel" !

        Qu'il soit permis au Sous-Lieutenant P.M. Karpov, en hommage à l'oeuvre grandiose, de re-formuler à son tour les prémisses de la Genèse universelle :

        Au commencement était la Logique de l'Esprit universel du docteur Knock-naissance. Au commencement l'Esprit universel du docteur Knock-naissance créa...le docteur Knock-naissance.


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 16:00



ET LE VENTRE RACISTE EST ENCOR FERTILE, D'OU A SURGI L'IMMONDE BÂTARD :

L'ANTI-"RACISME" !


     
Vous n'êtes pas sans savoir que les Antilles sont en train de produire un mouvement social exemplaire, parce que politiquement radical. Après avoir essuyé un revers retentissant, la classe dirigeante tente actuellement de discréditer les salariés Guadeloupéens en lutte.
Après la flicaille, c'est l'arme médiatique d'abrutissement massif qui entre en service, suscitant une soi-disant "polémique" autour du leader Elie Domota. Des ficelles aussi subtiles que les cordes d'amarrage d'un Cap-Hornier !

    Ce bourdonnement furieux de l'Administration métropolitaine a vu le retour, non du Jedi mais du Jégo, et ce sur 2 plans. Après avoir été rapatrié par le Nain Jaune présidant au destin nascionâl (et inter-nascionâl) de la Bourgeoisie, le gigot-à-cravate est ressorti du micro-ondes pour fustiger devant un parterre de journaleux bavants et baveux les « dérapages verbaux inadmissibles » du leader politique Guadeloupéen.
     Petit rappel des propos qui ont été saisis au bulldozer par les spin doctors à Sarko-le-Nabot-idéologique :

      1) "Que les entrepreneurs qui refusent l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires quittent la Guadeloupe" ; 

       2) "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage".

      P.M. Karpov émet 2 petites remarques :

       1) Cette invite claire et peu amène résulte d'un mouvement qui s'est battu un mois et demi durant et faisant preuve de vigilance - à juste titre ! - afin que sa victoire toute relative ne se transforme en mascarade humiliante ;    

        2) l'avertissement second ne constitue pas tant un avertissement sans frais qu'un constat plaqué sur la réalité : à la Guadeloupe comme à la Martinique ou à La Réunion et ailleurs, l'esclavage existe encor ! Sous une forme évoluée, il rampe insidieusement et diffuse sa matière fielleuse dans les rapports humains. 

       Cet épisode n'est qu'une escamourche idéologique de la lutte des classes, illustrant au passage toute la  vacuité
minable des péroreurs patentés ratiocinant à longueur d'effets de manche sur "l'indépendance de la Justice" et autres tartes rhétoriques moisies à la crème propagandiste avariée. Voici que l'Elysée a sifflé : "Au pied !" et qu'un petit procureur des îles flottantes sur la gadoue capitaliste est venu se mettre en arrêt queue tendue devant le papatt'ron. Le minuscule cuistre à poil ras, langue bavante de gratitude, oeil humide et soumis, dentition courte et acérée a ouvert une enquête pour (placez votre index sur la bouche afin de ne pas rendre le 4 heures) décider éventuellement des poursuites à entamer à l'encontre du négro qui a botté le cul des békés capitalistes. L'intitulé est à crever de rire, à vomir sinon à pisser sur un professeur de "droit" (de droit tordu !) : "racisme anti-Blancs". Le politically correct importé outre-Atlantique de chez nos alliés politiquement sous-doués mène à tout.      

       La parole est maintenant à celui qu'"ils" n'oseront pas inculper :

     « S'il y a convocation devant les tribunaux, nous ferons en sorte que le tribunal soit l'espace où il y aura ce qu'on peut appeler le grand déballage sur la réalité sociale, historique et culturelle de la société guadeloupéenne en 2009 ».

       Tout juste ! Imaginez-vous un instant que le gouvernement au Fion va oser intenter un procès en racisme contre un leader politique Noir, procès organisé par les serviteurs des esclavagistes capitalistes contre les descendants d'esclaves qui les ont mouchés proprement ? Ce serait se tirer une rafale de FAMAS dans les bourses en crise.
      L'enjeu est avant tout idéologique. Le gigot ne s'en cache pas, partageant en cela l'avis de Madâme Parisot - la tenancière de l'Hôtel du Patronat. La paire s'offusque en choeur de ce que le préambule à l'accord avec le LKP  qualifie l'économie de la Guadeloupe d'«économie de plantation», c'est-à-dire, selon eux d'«économie esclavagiste». C'est la raison pour laquelle le Medef local a refusé de signer cet accord, expliquent-ils à l'unisson. Ah ! ces politicards... ils n'aiment appeler un chien "un chien" que lorsqu'il s'agit de pointer un membre du personnel en grève. Les salariés, les employés sont en fait des collaborateurs (comme en 40 ?), l'accumulation du capital, c'est la croissance et le progrès, la crise économique mondiale est une question de folie déraisonnable. Il n'y a que pour les grévistes que leur vocabulaire se densifie légèrement : preneurs d'otage, irresponsables, terroristes, manipulateurs, idéologues, et coetera et queue-de-rat.
Et maintenant, le fin du fin, tout juste dé-iophylisé du micro-ondes idéologique : celui que ces salauds de bananias ont choisi comme porte-parole est un raciste. Parfaitement Mâme !

         Il n'y a pas plus sujet à caution que l'idéologie dominante, notamment lorsqu'elle se mêle de légiférer sur des thèmes tels que le racisme. En agitant la volonté outrancière d'universaliser celui-ci en l'appliquant aussi bien à un Noir "anti-Blancs" qu'à un Blanc "anti-Noirs", les spin doctors assermentés cherchent à occulter l'aspect essentiel des tensions actuelles, à savoir un pur affrontement classe contre classe, dans lequel le "racisme" a bon dos.
         Selon votre serviteur, les cuistres étatiques ne sauraient poursuivre jusqu'à la fin des fins cette logique. Ayant commis une erreur de tir, ils ne tarderont guère à le réajuster (si ce n'est déjà fait) et à revenir aux fondamentaux du brisage de lutte : pourrissement, propagande médiatique massive, opportunisme syndical, etc.
        Et le Sous-Lieutenant ajoute : malheureusement.
Pourquoi ? Ca, tous vous le savez, bien sûr !
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:09


LE PIRE AVATAR DE L'ANTI-SEMITISME ?

L'ANTI-"ANTI-SEMITISME"!

       C'est une époque formidable que celle-ci. Le Sous-Lieutenant P.M. Karpov combat pour promouvoir quelques idées simples et humaines : destruction du mode de production, abolition du salariat, dépassement du Marché mondial, suppression des classes sociales. Ce programme concis, s'il a été déjà  vaillamment défendu, n'a pas encor été appliqué. Nulle part vous ne trouverez de trace historique du commencement d'un début de "Nouveau Monde".
       Nulle part la société de demain n'a encor entamé son chemin de lutte, de fureur et d'humanité. Ni dans le Paris de la Commune, ni dans la Russie d'Octobre 1917 ou l'Allemagne "mère blafarde" des années 20 (que certains fifrelins osent encor qualifier d'"années folles").
        Que faudra-t-il pour que nous nous extirpions de la gadoue capitaliste ? Oh, 3 fois rien : un terrible affrontement classe contre classe, dont les Antilles ne sont qu'un avant-goût édifiant. La violence sera ré-appropriée par tous ceux que le système a damnés à jamais, dans cette société au sein flétri de laquelle une autre société est impossible.

      Cela fait plus d'un demi-siècle que les partis, syndicats et organisations diverses de l'opportunisme protéiforme de la gauche-foie gras promènent les foules "sentimentales" de forums démocratiques en débats d'opinion. Tout cela, cette noria furibonde d'images, de sons et de bla-blas éthiques pour occulter le seul choix réel pour le genre humain : civilisation ou communauté humaine, gemenweisen.

       En 1945, la gauche stalinienne en place a fait gober aux masses survivantes que l'alternative réelle se jouait entre "démocratie" et "bête immonde". On exigea des survivants de l'effroyable boucherie de "se retrousser les manches" et de "reconstruire"...le capitalisme.
        Aujourd'hui, à écouter les cris d'orfraie des vieux Templiers du PCF, la "bête immonde" demeure le seul danger pour nos belles "démocraties". Et merde pour le colonialisme, la corruption, l'exploitation forcenée des travailleurs et, de crises en crises, la course à l'abîme de l'accumulation du capital ! A part "ça", vous pouvez dormir tranquilles, braves gens, "no pasaran !"

      Chez les petits-bourgeois de la gauche bio-dégradée, l'argument est imparable : l'existence de la "démocratie" garantit à un Etat un label de qualité l'autorisant à toutes les ignominies. Les Etats-Unis appliquent la peine de mort par pendaison, électrocution, injection et chambre à gaz (des petites, des "individuelles") ; ils dévastent des pays entiers au nom du "Bien", de la "liberté" et de la "démocratie". Leur administration livre très officiellement des cargaisons gigantesques d'armes ultra-sophistiquées de destruction hyper-massive à Israël, qui le leur rend bien en appliquant autour de son territoire les mêmes préceptes de "liberté" et de "démocratie" à l'encontre de la Palestine.
         En se soudant sans condition à l'Etat sioniste, l'Europe participe de cette croisade humaniste bien-pensante. Dès lors qu'il s'agit des intérêts impérialistes, les "droits de l'homme" viennent à point nommé pour dénoncer le fascisme des résistants du Hamas. Ceux-ci, bien qu'élus démocratiquement, ont été frappés du sceau de l'infâmie par l'idéologie dominante. Ils sont les représentants de la "barbarie moyen-âgeuse", qu'Israël combat au nom de la démocratie et de la "civilisation occidentale". Si on les massacre, c'est pour leur "bien", naturellement, tout comme leurs "frères" Irakiens et bientôt, pourquoi pas, le peuple Iranien...pourquoi ne pas leur faire connaître à eux aussi les faveurs de la liberté, "liberté chérie" qu'on écrira avec leurs tripes et leur sang sur tous les murs en ruine ?

         L'argument principal, la pierre de touche du dossier, la charge de la preuve ? L'anti-sémitisme, la pire peste du IIème et du IIIème millénaires, selon les Torqueimada de la Sainte-Inquisition anti-"anti-sémite". Ils ont même fondé une organisation qui s'auto-intitule "Ligue Contre le Racisme et l'Anti-sémitisme", appellation curieuse si l'on y pense d'un peu plus près : différencier "racisme" et "anti-sémitisme", quel procédé curieux. Qu'est-ce à dire ? Le Sous-Lieutenant Karpov vous propose une analyse interprétative de cette chirurgicale séparation idéologique :

     " Selon nous [les Torqueimada de la S-I A-"A-S"] de tout temps, l'humanité a été en proie aux pulsions racistes mais l'anti-sémitisme remonte à encor plus loin ; il s'inscrit dans la création divine. Le fils à dieu a d'ailleurs été supplicié et cloué sur des madriers en tant que "Roi des Juifs". Le ver dans la pomme, ce n'est pas seulement cette aspiration blasphématoire des femmes à être les égales des mâles barbus avec ou sans tresses, mais aussi et surtout l'anti-sémitisme premier. Et le ventre du serpent est encor fertile d'où a surgi la bé-bête immonde..."

        Le résultat d'un tel bombardement théologique est l'envahissement du droit et de la philosophie bourgeoises par les stigmates de l'anti-"anti-sémitisme", et conséquemment le marquage des manières de "raisonner" du tout-venant pipole-médiatique au fer rouge de cette pensée totalitaire monolithique, d'ailleurs essentiellement véhiculée par d'anciens staliniens-maos reconvertis comme un seul à l'évangélisme impérialiste.
         En toutes occasions, les anti-"anti-sémites," saisissant prestement leur mégaphone méga-médiatique, hurlent à ce-que-vous-savez. Tout le champ de la "communication" s'imbibe par porosité de cette  hystérie meuglante. Une sorte de Carnaval grotesque et dérisoire, où les mêmes personnages de comédie viennent délivrer les mêmes répliques surannées. Jusqu'à de jeunes femmes Juives, créant de toutes pièces des happenings médiatisables, dans lesquels elles jouent avec conviction les victimes fantasmées d'horribles néo-nazifiants anti-sémitiques ricanants et velus ! Ah, le métro n'est plus à l'abri...des mythomaniaques. Jusqu'à des fondamentalistes sionistes s'envoyant à eux-mêmes sur leur portable des messages "à caractère passible d'une amende" et de la taule sans sursis. Jusqu'à des négas-sionistes, qui, jouant à fond leur rôle indispensable, assermenté et rémunéré, nient les actes des Apôtres du Sionisme, nient les tueries, les destructions, nient la souffrance d'un peuple bombardé quotidiennement, essentiellement celle des mères et de leurs enfants et des vieillards qui n'ont plus la capacité de se mouvoir et de s'escaper suffisamment vite pour échapper aux bombes intelligentes que l'Empire du "Rêve" fournit complaisamment aux habitants de la terre qui leur était "promise".
     
     Toute cette mascarade a un but, un seul. Il s'agit de détourner le regard des masses de leur véritable ennemi. Qui ne sont ni les Juifs spécifiquement, ni les intégristes de tous bords, de tous poils de barbes, de tresses et de parties honteuses.

     Le seul ennemi des salariés, des chômeurs, des paysans sans terre, des femmes Musulmanes ou Juives, des enfants babyloniens du Tiers-Monde (oui, il existe encor !), des animaux sauvages en voie d'extermination et des forêts premières, c'est

                                                      LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE


[En exergue, voici une lettre glanée sur la Toile :


     Je m’appelle Claude Raymond, c’est moi seule qui ai interpellé Arthur à Vals-les-Bains, j’ai le droit de m’exprimer face à l’emballement dément et à l’accusation d’antisémitisme dont les médias ont fait leurs choux gras depuis un mois. A Vals-les-Bains, où la configuration est particulière (casino, théâtre et bar donnant sur un hall à entrées multiples), c’est la police qui a interdit l’entrée du théâtre, et c’est Arthur lui-même qui a annulé son spectacle. Notre manifestation, sans le moindre soupçon d’antisémitisme, était pacifique et d’ailleurs la police n’a procédé à aucun contrôle d’identité. Deux journalistes du Dauphiné libéré étaient présents et ont relaté correctement l’événement dans son édition du 18 janvier 2009. La dépêche de l’AFP était également exacte. Alors, pourquoi tous ces mensonges : journalistes sans éthique ou volonté délibérée de tordre la vérité ? Mesdames et Messieurs les journalistes, c’est à vous que je pose la question !

     Revenons à Vals-les-Bains, après une heure d’attente, Arthur s’est présenté en victime : «
On m’attaque pour ma religion, je suis juif ». Je suis juive aussi, je le lui ai dit, il m’a regardée et c’est bien la première fois que ses yeux exprimaient un sentiment, une haine féroce. Il y a eu ensuite son texte dans Le Monde. « La haine des incendiaires des âmes », une longue pleurnicherie victimaire et pas un mot sur son soutien (ou pas) à l’Etat d’Israël. Et j’ai enfin compris. Sous son air benêt se cache un redoutable mariole, et quoi de mieux pour booster son spectacle, qui n’attire pas les foules (à ce qu’on dit), que de jouer sur le communautarisme des uns et la solidarité contre l’antisémitisme des autres. Pain bénit !

     J’ai tenté, sans résultat, de joindre des rédactions pour rétablir la vérité et surtout pour faire comprendre qu’il est irresponsable d’assimiler le refus du sionisme assassin à l’antisémitisme. Les vrais antisémites sont toujours là et vous ne serez plus crédibles en hurlant au loup quand ils se déchaîneront.

     Je suis juive, petite-fille de déportés morts à Auschwitz, enfant cachée pendant l’Occupation, traitée de « sale youpine » toute mon enfance et victime d’une campagne antisémite dans mon joli village de l’Ardèche il y a vingt ans, j’y ai laissé mon entreprise, une variante de « rumeur d’Orléans ». Je connais les ravages du véritable antisémitisme en France, je doute fort qu’Arthur comprenne de quoi je parle, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la religion dont il se réclame et qui relève de la sphère privée, je suis athée et mes grands-parents venus de Pologne, Icek et Rosa Rosenberg, n’étaient pas religieux non plus…

     Je suis membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix). Les médias (presse, radios, télés) ne peuvent continuer à dérouler le tapis rouge à tous les Français sionistes sans les confronter aux Français qui ne peuvent plus supporter les massacres impunis commis par Israël, cet Etat voyou qui a perdu son âme. Si les médias n’ont pas ce courage, qu’ils ne s’étonnent pas quand nous nous faisons entendre directement, comme, au hasard… à Belfort, Lille ou Vals-les-Bains.

Claude Raymond"

lectrice du Nouvel Obs' - nobody's perfect -, à propos de la polémique suscitée par l'annulation du spectacle du présentateur-producteur Arthur à Val-Les-Bains.]
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 00:00

DEMOCRATIE FASCISTE

      Quel est cet Etat démocratique qui, depuis qu'il existe, pratique la politique de la terre brûlée, des habitations détruites, du massacre technologique, des armes de destruction massives ? L'Irak ? Que dalle. La Corée du Nord ? Et votre soeur ? Elle fait toujours le caniveau devant un mur lamentable ?




        Quel est ce pays dont les Etats-Unis fournissent 95% des armes ? Le Canada ? Que nenni. La Grande Bretagne ? Fuck off !

 

      Dans ce pays-là, on vénère tellement "son" armée qu'on l'a affublée d'un sobriquet religieux, pour marquer l'affection culturelle portée à cet instrument de guerre et de destruction massivement légitimée. La Chine peut-être ? Neïn ! Cette armée "sâcrée" perpètre "crimes de guerre" sur "crimes de guerre" en toute impunité. Les Etats-Unis ? Vous chauffez !





     Tout récemment, l'Etat démocrâtique en question a opéré une démonstration de force brutale, plaisamment intitulée "plomb durci", démonstration durant laquelle quelques 1500 personnes vivant dans un banthoustan misérable ont été éparpillées sur le sol, parmi les décombres, essentiellement des enfants et des vieillards. Ah ça y est, vous pensez avoir enfin trouvé : ne serait-ce pas la Colombie ? Joder no, hombre !

 

     Ont été utilisées sur le terrain, avec l'assentiment du Parlement local et d'une majorité de citoyens :


      - des bombes au phosphore, permettant de porter l'air ambiant à des températures de 1500°, calcinant instantanément toute vie ;

     - des missiles "Feu de l'Enfer", projectiles intelligents guidés par ordinateur, atomisant intelligemment tout ce qui palpite ;

     - des "Mères de toutes les bombes", capables de souffler un quartier, également guidées sur leur portable par des jeunes surdoués de l'informatique .





      Face à une telle situation, où un Etat-voyou soutenu par un autre plus puissant et néanmoins encor plus voyou, commet des actes incontrôlés et contribue à déstabiliser  toute une aire depuis un demi-siècle, les gentilles ONG ont réclamé la seule mesure susceptible d'affaiblir un tel pays : l'embargo total sur l'armement.


     Pour conclure, question subsidiaire : les gentilles ONG obtiendront-elles gain de cause ? Envoyez vos réponses à la SOFRES, au Pape ou bien à l'ONU ou bien ouvrez la fenêtre et hurlez-les au chaland qui passe.




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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 10:32

 

RETOUR AUX SOURCES (EMPOISONNEES) D'UN NOUVEAU COURANT DE LA PENSEE :

LE NEGA-SIONISME

    

  Mesdames et Messieurs, veuillez vous agenouiller devant la Sainte-Trinité du néga-sionisme : 


L'entarté universel

 

 

                                                  Mé-Meir               che-Che "the raised-left-eyebrow" asshôle

    
       

     Tout le temps qu'auront duré les "hostilités" dans Gaza, on aura vu et entendu sévir de nouveaux apôtres, pratiquant avec insouciance et allégresse ce qu'ils prétendent dénoncer chez autrui : le révisionnisme, la négation fanatique d'un évènement se produisant à l'instantané sous les yeux du monde. Pendant que frappaient à Gaza obus, missiles intelligents, roquettes industrielles et bombes humanistes, la sainte-Trinité néga-sioniste hurlait à l'outrage, au racisme et à l'"anti-sémitisme".

      Le dieu vengeur de cette engeance divine est une façon ectoplasmique de "philosôf", en réalité fils d'excellente famille faisant mu-muse avec une panoplie de cow-boy-intello-justicier, se faisant parfois entarter la face propre toujours savamment mal rasée, histoire de viriliser un peu le pack penseur-acteur de l'actu-pipol.

 

     On vit donc l'entarté précieux se faire "embedder" sur un char de "tsaaaHAL"! (à leurs souhaits mortifères), décrire en "laïve" à un auditoire médusé cette héroïque expérience. Pas de décombres, pas de morts, pas de destructions : il ne constatait qu'une pacifique obscurité régnant sur des habitations intactes : "Je ne vois que la nuit qui bleuioit, l'herbe qui verdoit, la paix qui flamboie..." Ceux qui osaient parler de "massacre à Gaza" n'étaient que vils représentants du Mal suprême, engeance damnée surgie par césarienne du ventre fertile de ragnagnagna, malades irrécupérables atteints par le SIDA "anti-sémite".

 

     Dans sa pieuse croisade d'assainissement moral et intellectuel de ces masses d'"anti-sémites" invétérés, l'entarté-justicier universel trouva des apôtres à la mesure de la noble cause qu'il colportait de forums en forums, de bar-mitszas télévisuelles en podiums de foire aux armes de destruction pacificatrice.

     Pour servir sa croisade à 9 branches, l'entarté universel ne dispose pas seulement d'une table ouverte sur tous les médias mais également de tout un aéropage d'admirateurs plus ou moins veules qui sont au grand-bourgeois précautionneusement mal coiffé ce que les doryphores sont à la pomme de terre.

     Le Sous-Lieutenant a choisi pour vous 2 specimens certes hors d'âge, hors du temps et hors d'usage, mais suffisamment représentatifs du nouveau courant de la pensée non recyclable. Leurs trognes impayables sont affichées ci-dessus ; à elles seules, elles constituent déjà un motif d'intérêt ethno-entomologique. Voici donc quelques morceaux choisis parmi le terril d'immondices que les 2 cancrelats ne se sont pas privés de déverser sur un peuple pendant qu'à Gaza l'armée israëlienne "pacifiait" une partie dudit peuple.

 

     "en tant que non hostiles à Israël, et sensibles aux crimes du Hamas"

     Euphémiques quand il s'agit de l'Etat israëlien, mais très direct quant aux "criminels" Palestiniens les 2 busards. Ensuite ils font donner l'artillerie :

 

   

        "Premier fromage où plongent leurs quenottes, à l’envi, les rongeurs de tout poil. Israël ne suivrait pas les recommandations de l’ONU.

       L’ONU a voté une résolution essentielle, dont tout découle, en 1947. Elle était très claire et invitait à la création de deux états, l’un arabe, l’autre juif. D’entrée de jeu, les juifs ont été refusés et ont dû faire face à une haine ardente, pérenne, qu’on voit à l’œuvre aujourd’hui encore, et qui constitue le seul obstacle au vœu émis par l’ONU de l’époque comme au bon sens".

        Par souci d'exactitude, le Sous-Lieutenant n'a pas corrigé les fautes d'orthographe. 1947, c'est déjà place nette en Palestine. La terre a été nettoyée de ses habitants, afin de répondre aux voeux des sionistes fondateurs : nous, "peuple sans terre", nous installons ici, sur cette "terre sans peuple" qui nous était promise. La "haine ardente, pérenne" est effectivement celle des Palestiniens survivants, chassés, exilés, dépouillés. 

  
      "Sur cette haine-verrou, qui n’a cessé d’exposer Israël à toutes les guerres, et ne lui a pas laissé d’autre choix que de les gagner, nul ne parle. On n’invoque l’ONU, qui a bien changé depuis, que pour rappeler les injonctions lancées à Israël d’avoir à revenir aux frontières antérieures aux combats menés victorieusement pour échapper à l’étau où il se trouvait sans cesse enserré. Mais on oublie qu’Israël, depuis le début de son existence, n’a jamais pu compter sur les nations pour le comprendre ni lui rendre justice.

       Débrouille-toi, lui lance l’ONU, mais recule, rends, restitue".

    
     Voilà pourquoi l'Etat israëlien n'a jamais rien rendu ou restitué mais, a contrario, a continué d'annexer, de coloniser, de "pacifier". Israël est incompris, comme c'est étrange : un Etat fondé sur une appartenance religieuse, annexant par la force des territoires en invoquant une justification biblique. C'est pourtant évident à "comprendre" !  Les 2 busards déplumés plaident pour la reconnaissance des victimes :

  
       "On ne peut exiger d’un Etat qu’il renonce à sa survie pour rester dans les clous et devenir une victime bien convenable".

 

     Dans l'affaire,  Israël joue la "victime" depuis 50 ans. Un rôle de composition très mal tenu. Démonstration :  

    
"Qu’Israël, depuis sa création, ait vu mourir plus de civils sous les coups barbares des terroristes qu’il n’en est mort en quinze jours à Gaza, voilà qui les dépasse. Gaza, c’est aujourd’hui, là, maintenant, ça saigne, ça souffre, ça moi comprendre, ça moi révolter, ça massacre.

       Mais comme les morts israéliens, dans les bus, les pizzas, les rues et ailleurs, Israël ne les montre pas en devanture, ça moi pas voir, ça pour moi pas exister, ça même pas parler, ça propagande".

     Quand ils sont en colère, la paire sinistre fait parler ses adversaires en "petit nègre", ce qui  symbolise selon eux la "barbarie moyen-âgeuse". "Anti-sémitisme" ça y'a pas bon, pardon bwana !

 

        "toutes les guerres font des victimes civiles, et pourquoi celles de Gaza seraient-elles plus tragiques et plus détestables que d’autres ?"

      Comprenez ici que,
selon le duo mortifère, les victimes Gazaouis sont moins "tragiques" et "détestables" que d'autres. Toi y'en a saisir, le toubab raciste ?

 

    "En réalité, l’obsession anti-israélienne défie toute rationalité, et c’est la monstruosité d’Israël qu’une propagande continue est en train de diffuser. Je ne veux pas tant justifier la mort d’enfants palestiniens que m’indigner du traitement dont Israël, et les Juifs par ricochet sont l’objet.

     Pour faire bonne figure, j'aurais pu commencer ma note avec l'introduction d'usage, on doit regretter tous les morts, la guerre est horrible, un enfant mort est en mort de trop...À quoi bon".

 

      Pour une fois, reconnaissons à che-Che et à sa mé-Meir l'absence de démagogie. Au moins, ils ne dissimulent pas leur soutien inconditionnel à l'Etat sioniste derrière des déclarations purement formelles de soutien aux Palestiniens.

 

      "Ceux-là mêmes qui ont exploité ces morts d'une manière scandaleuse, comme on l'a rarement fait auparavant pour des civils tués par la guerre, prenant bien soin de les compter à chaque JT, dans chaque article, dans des centaines ou des milliers de blogs, de les exposer dans divers médias, de brandir des mannequins d'enfants ensanglantés dans des manifestations, s'érigent en moralisateurs indignés, quand d'autres les comptent, et comme de coutume, me jettent la Shoah et le négationnisme au visage. Il n'y a pas de négationnisme, je ne nie pas qu'il y ait des morts. Et une fois de plus, la Shoah est instrumentalisée par des individus qui seront les premiers à accuser les Juifs de le faire à leur profit.

 

      Croient-ils que tout le monde est dupe de leur propagande ? Où est le scandale, si  une autre vérité existe peut-être et essaye courageusement de faire entendre sa voix ?"

 

 

     Le Sous-Lieutenant vous laisse méditer la courageuse formule : "brandir des mannequins d'enfants ensanglantés". Ces barbares qu'on pacifie vont jusqu'à fabriquer des "mannequins d'enfants", les vermines ! Venant des 2 busards, cela ne relève pourtant pas du "négationnisme". Plutôt du néga-sionisme.

     Karpov évitera d'alourdir la mule déjà bien chargée en jetant sur son dos rompu la "choâ" (de toute manière il ne pratique ni le rite Juif ni aucun autre, alors la "chôa", il ne sait pas ce que c'est et il ne veut pas le savoir. Lui, ce qu'il connaît, c'est la pratique concentrationnaire typique du capitalisme, aussi bien en période de guerre que durant la "paix", pratique qui fut inventée en France en 1871 pendant la répression de la Commune parisienne).     


       "C’est l’occasion pour moi de dire que je ne déteste pas les Palestiniens, mais que je déteste le Hamas et tout ce qu’il incarne. Et surtout, je ne supporte plus tous ces gens ici qui se servent de la cause palestinienne parce qu’elle fait partie de la batterie d’ustensiles propres à leur idéologie, ou parce qu'ils assouvissent ainsi leurs penchants haineux envers les Juifs, ou envers tous ceux qui ne pensent pas comme eux".


     Résumé : le Hamas suffit à lui tout seul à justifier le massacre des Palestiniens qui ont osé l'élire, mais le massacre des Palestiniens ne justifie nullement qu'on s'approprie la "cause Palestinienne". Se solidariser d'une population emprisonnée et martyrisée depuis des dizaines d'années, c'est assouvir ses "penchants haineux envers les Juifs".        

         
"Le gouvernement israélien a, certes, une responsabilité dans la prolongation du conflit avec les Palestiniens, notamment dans les atermoiements du processus de paix et du démantèlement des colonies de Cisjordanie.

  Il ne semble plus possible aux juifs de notre pays d’exprimer leurs opinions sans qu’on les renvoie à leur identité, censée les disqualifier".

 

     Tu as bien lu, ô lecteur aux "penchants haineux envers les Juifs". Noir sur blanc : l'Etat d'Israël porte une responsabilité (dont les 2 sinistres se gardent bien d'évaluer l'importance) dans "la prolongation du conflit", prolongation qui, au demeurant, dure depuis le début du "match". Cet aveu a échappé à la paire infernale, comme un postillon gicle des babines trop empressées à s'auto-justifier.

     Juste après ce constat qui fait tache sur l'ensemble de la démonstration, un atermoiement assez bizarre sur le fait d'être Juif en France et d'avoir une opinion. Le vieux morveux et la vieille morvelle ont maintes fois claironné qu'ils n'étaient pas Juifs mais qu'ils se solidarisaient avec un pays critiqué, cerné, agressé en permanence. La Palestine ?

      Ne te déconcentre pas, ô lecteur haineux du judaïsme, car le Sous-Lieutenant a gardé le solilès pour le dessert :

 

            "On sait aussi enfin, de façon absolue, indéniable :

 

          Que le Palestinien ressemble beaucoup à l’Arlésienne. On ne parle que de lui, ne se bat que pour lui, son estomac vide suggère la faim bien plus que les galettes de boue dont certains pays doivent se contenter, ses oliviers privés d’eau assèchent toutes les glandes lacrymales, ses frontières, le réduisant à une vie carcérale, ankylosent jusqu’aux  paralytiques, mais…c’est le grand absent, celui qu’on ne voit pas".

       
Morceau de choix, morceau de roi que ce passage particulièrement acerbe. "Le Palestinien" selon che-Che et la mé-Meir, c'est celui qui n'existe pas. "Le Palestinien" ? Un fantasme d'"anti-sémite" en somme. Et d'Occidental : toute la culpabilisation des bien-nourris bien-logés projetée sur un peuple virtuel ! Redoutable argument : si un peuple est purement artificiel, ses victimes le sont également. Relisez le passage, imprégnez-vous du ton méprisant qui l'oint. Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Un peuple ne faisant pas partie de l'humanité... que l'on peut effacer manu militari... vraiment, la référence est-elle si décalée que ça ? Pas pour votre serviteur dans tous les cas.

 

      "C’est le grand absent parce que, depuis soixante ans, tout le monde s’en fout, des Palestiniens. Ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent n’offre aucun intérêt. Ils ne commencent à vivre un peu que quand ils meurent, et dynamisent ainsi la haine dédiée à ceux contre qui ils meurent. Tout contre. C’est le sionisme tout entier qui se couvre du  sang d’un Palestinien martyr. C’est le monde entier que celui-ci braque contre l’arme hébraïque qui le frappe. La mort est non seulement son destin, comme  celui de tous les hommes, mais elle est son seul apport, son seul rapport à l’espèce".

     
Passage re-mar-qua-ble et le Sous-lieutenant pèse ses mots. "Ils ne commencent à vivre que quand ils meurent"...
totale lucidité. Piotr Marat Karpov te le re-martèle en tête, lecteur "anti-sémite", cela ne fut-il pas le lot d'un autre "peuple sans terre" dont personne ne voulait ? Et cette autre-là : "La mort est non seulement son destin..., mais elle est son seul apport, son seul rapport à l'espèce". Un peuple mortifère, dont la disparition re-vivifiera l'espèce humaine.
     Le Sous-Lieutenant souligne la force que chacun des mots jetés par la paire infernale transporte au service de la "cause israëlienne" :

 

      "Le peuple Palestinien ne s’appartient pas, en fait. Il est composé d’âmes en transit, flottant entre des ombres d’orangers, dans la pâleur de cieux pastel, et le silence des agneaux, dans le vert de l’espérance comme sous celui du Hamas, pour la plus grande gloire d’Allah. Ce sont des Frères de Frères, des icônes, des enluminures, de latentes émotions, prêtes à émouvoir. Des Injustices déplacées, qui désignent à l’univers où sont ceux qui les commettent".

 

      Terrible sentence, qui condamne "le Palestinien" (c'est-à-dire tous les Palestiniens) à continuer de ne pas exister, à disparaître corps et "âmes en transit", artifices d'"Injustices", mythes hallogènes au service d'une religion barbare moyen-âgeuse.

     Petit exercice de style, refaire le commentaire karpovien en changeant certains termes :


          Terrible sentence, qui condamne "le Juif" (c'est-à-dire tous les Juifs) à continuer de ne pas exister, à disparaître corps et "âmes en errance", artifices d'"anti-sémitisme", mythes hallogène au service d'une justification religieuse biblique.

 

     "Voilà où en est l’Opinion sur rue, après le conflit de Gaza.

        Non seulement, comme cela a été dit, le Hamas a combattu en utilisant les civils comme boucliers, mais il a eu pour stratégie assez claire de ruiner Israël dans l’opinion internationale en lui offrant le plus grand nombre possible de victimes innocentes à écraser. Quand on ne peut gagner un combat en soldat, il faut bien le mener en montreur d’images".

       Les victimes à qui l'on reproche d'être des victimes. Ce n'est pas l'Etat israëlien qui ruine son existence en ruinant (au sens 1er du terme) celle des Palestiniens, c'est le Hamas qui, ne pouvant "gagner un combat en soldat" (verdict de lâcheté !), joue les "montreurs d'images" en sacrifiant des "victimes innocentes" sur l'autel des médias internationaux.
     
Dans la frénésie du discours purement idéologique, les 2 busards ne peuvent s'empêcher d'émettre des sentences à double tranchant. Lorsque le vil Hamas offre à Israël des victimes expiatoires, celui-ci ne se prive pas des jouer les bourreaux sacrificateurs.  

       "Imaginez à présent un petit, tout petit pays, à peine né, entouré de bandes hostiles, ne songeant qu’à l’éliminer, en se coalisant contre lui ; puis, miraculeusement tenues à distance, qu’à pourrir son existence par de permanentes attaques, de façon à entretenir la crainte et la méfiance chroniques, quelle paix véritable peut espérer un tel pays, quelles que soient ses réactions ? Il ne peut pas changer de quartier, lui. Il est assigné à résidence là, pas ailleurs. Nulle police pour le protéger. Son infériorité numérique est si écrasante qu’il n’a qu’une ressource : s’armer, se prémunir, contre l’insécurité, ce cancer des corps comme des âmes ; s’armer par tout ce qui permet de mettre entre l’agresseur et soi la défense immunitaire, qu’elle passe par la technologie, l’espace, l’observation, la prévention, en un mot, tout ce qui peut tenir en échec la haine et le rejet".

         Imagine à présent, ô lecteur haineux des Juifs, un petit pays surpeuplé, morcelé par un Etat hostile ne songeant qu'à l'éliminer en agissant contre lui ; qu'à pourrir l'existence de ses habitants par de permanentes agressions, de façon à entretenir la crainte et la méfiance chroniques, quelle existence réelle peut espérer un tel pays, quelles que soient ses réactions ? Il ne peut changer d'endroit, lui. Il est concentré là, pas ailleurs. Nulle armée pour le protéger. Son infériorité militaire est si écrasante qu'il n'a qu'une ressource : s'armer, lutter contre l'oppression, cette guerre
quotidienne de proximité  humiliant hommes, femmes, enfants, vieillards (surtout les plus faibles d'entre eux), arme technologique, idéologique, financière, en un mot, face à cette présence armée chronique ce petit pays voué au désespoir ne peut que mourir pour vaincre.      

      "Mais le Hamas, mouvement national-religieux fanatique y porte, lui, une responsabilité écrasante.
      Il est parvenu au pouvoir par les urnes, puis par les armes ; il a pour projet idéologique la disparition d’Israël par la force, l’instauration d’un Etat totalitaire et l’extermination des Juifs. Il a pour ouvrage de référence les Protocoles des Sages de Sion, dont le délire antisémite avait inspiré Hitler pour justifier son plan d’extermination des juifs.

       Ce même projet meurtrier, inscrit dans la charte fondatrice du Hamas, est martelé, ad nauseam, par ses dirigeants sur les ondes d’Al Aqsa, la TV de Gaza".

 

     Argument absolu, argument irréfutable. Les Palestiniens du Hamas sont une résurgence du nazisme classique. Apprends, au cas où tu l'ignorerais ô toi "anti-sémite" de lecteur que cet argument-là, les dirigeants israëliens des années 80 (le Nobélisé de la paix Menahem Begin et le boucher en gros Ariel Sharon) le brandissaient déjà contre le Fatah de Yasser Arafat puis l'OLP, qu'ils pourchassèrent et détruisirent tranquillement, en même temps qu'ils versaient des millions de dollars à ce Hamas aujourd'hui voué aux gémonies !


    "Aujourd’hui, dans un article du Corriere della Sera intitulé "Les jeunes garçons du Hamas disent qu’ils ont été utilisés comme cibles", les habitants de Gaza accusent les militants islamistes : « ils nous empêchaient de quitter nos maisons d’où ils tiraient », le  journaliste Lorenzo Cremonesi exprime ses doutes sur le nombre de victimes : elles pourraient être 600 et non 1300".

 

     Le nombre même des victimes est l'objet de récriminations accusatrices ! Les enfants morcelés ne sont que "mannequins ensanglantés", les chiffres des morts grossis comme du temps de la planification stalinienne. Jusqu'au patronyme du "journaliste" italien participant du procès en sorcellerie : Cremonesi... Pourquoi pas Enzo Crematori tant qu'ils y étaient, les 2 impérialistes perclus ? A eux le râle final : 


         
"Ce qui est insupportable,  c’est l’indignation à sens unique, les préjugés et les a priori, le manque d’équilibre, et la conviction obtuse que la raison est toujours entièrement de l’une des parties".

 

     Vous l'avez écrit, bouffis !


        Nota bene : pendant que Gaza comptait ses morts et ses mutilés, que l'on évoquait certains types de bombes nouvelles utilisées par tsamachin, les 2 placardés ci-dessus évoquaient les victimes...au Congo ! Vous avez bien lu : durant le massacre en Palestine, ils se sont découvert une passion pour les Congolais ! Si cela n'était pas répugnant, ce serait extrêmement marrant.
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 17:00

2. MANIPULATIONS IDEOLOGIQUES

        La fondation d'Israël en 1948 a profondément modifié l'idéologie officielle de l'Etat, qui a dès lors divergé nettement du sionisme primitif. Le rappel de la caution biblique s'est alourdi de l'instrumentalisation des camps de concentration nazis. D'abord extermination, la "solution finale" réservée par les leaders nationaux-socialistes aux Juifs d'Europe centrale est devenue holocauste, puis dernièrement "Shoah" ("catastrophe" en Hébreu), mot qui apparaît fréquemment dans la Bible hébraïque.
     Cet alliage artificiel entre le mythe des Hébreus et la réalité des camps de concentration a été sur-exploité par les idéologues officiels. Mais cette arme symbolique est à double tranchant. A chaque guerre provoquée par Israël, les massacres et les exactions commis par "Tsahal" ("Armée de Défense d'Israël") sont venus faire remonter à la surface la référence à la brutalité des Nazis, dans une proximité historique et idéologique qui a provoqué le malaise des rescapés des camps. Il était inévitable que se produise l'assimilation des militaires israëliens à l'armée allemande de 1940 et du peuple Palestinien aux Juifs d'Europe. Ceux qui hurlent le plus fort à l'infâmie sont ceux-là mêmes qui brandissent le droit biblique d'Israël à la conquête guerrière, à l'oppression et à l'impérialisme.

      Les sionistes les plus récents ne se sont pas contentés d'invoquer la Bible ou Adolf Hitler pour justifier la terrible répression militaire s'abattant régulièrement sur les Palestiniens. Ils se livrent communément à un amalgame des plus vulgaires entre l'anti-sionisme et l'anti-sémitisme, en y adjoignant des accusations loufoques de "révisionnisme" et de "négationnisme". La récente apparition de "l'historien" Faurisson devant un parterre de cailleras pro-palestiniennes les a fait pousser leurs  cris d'orfraie
habituels pour tenter de couvrir les bruits du massacre et les odeurs de chair palestinienne grillée par les missiles "intelligents". Ces faux théoriciens dérisoires prétendent édicter du haut de leur chaire percée les Tables de la Loi du sionisme :

     - la politique d'Israël ne critiqueras ;

     - si Tsahal dénonceras, anti-sémite et révisionniste définitivement  seras ;
 
     - aucun massacre de Palestiniens n'évoqueras ;

     - avec les Nazis les faucons sionistes ne compareras ;

      ...et tout ce qui s'en suit.

      Voilà les chiens de guerre tsahaliens absous de leurs atrocités, au nom de la Shoah, d'Israël et de la Bible ! 

        Cette négation de la négation mérite qu'on s'y attarde : la vie d'un Palestinien est loin de valoir celle d'un Israëlien. Cela se retrouve logiquement dans le bilan comptable des victimes, où le dernier rapport est de 1 à 400. Un rabbin fondamentaliste peut très bien, au coeur de Jérusalem et au sus et au vu de tout le monde, réclamer la "solution finale" pour tous les Arabes Israëliens et Palestiniens.
     Quelles armes Israël n'a-t-elle utilisées sur les champs d'expérimentation et de bataille du Liban et de Palestine ? Bombes au napalm ? c'est fait ; à fragmentation ? idem ; sans oublier les bombes n'explosant au sol que lorsque les gens sortent des abris - en règle générale, ce sont les enfants qui accourent en 1er - ; bombes contenant des substances anti-cicatrisantes ; bombes sales (aux vrais morceaux de déchets d'uranium); bombes chimiques, etc.
      Evoquons maintenant la redoutable efficacité des méthodes guerrières israëliennes ; contrôle des voies de communication, embargo total, privation d'eau et d'électricité, terreur militaire, bombardements continus et conjoints (artillerie terrestre + aviation + marine si possible), destruction systématique des habitations - du moins celles qui ont échappé aux bombes et aux missiles -, arrestations de groupe, torture, internement... Rien n'y manque, du moment que
le justifie la "sécurité du territoire" .
       N'omettons pas de noter la remarquable harmonie tactique entre les chiens de guerre tsahaliens et la "diplomatie" israëlienne. Dans une 1ère phase, les molosses blindés sont lâchés sans crier gare ; puis, pendant que l'ennemi "terroriste" commence à compter ses morts et ses blessés, on fait dans l'explication pédagogique devant la meute des corbeaux médiatiques ; on lance
ensuite une 2ème phase plus meurtrière, tout en faisant mine d'accepter une trève négociée mais soudain intervient la 3ème phase, beaucoup plus destructrice, pendant que Messieurs et Mesdames les Ambassadeurs-drices s'expriment suavement face micros et caméras, dans la langue du pays où ils officient. Cette sarabande  infernale atteint son point culminant quand "le machin" (l'ONU) proteste mollement (Tsahal flingue avec bonhommie ses mandataires) et commence à évoquer des "crimes de guerre". Après la 25ème injonction du cousin d'Amérique à "faire preuve de modération et de retenue", se taisent alors les canons chauffés au rouge, ne laissant derrière eux que ruines, fumerolles et désolation, parsemées de tas de morceaux calcinés de ce qui était quelques jours auparavant des êtres humains, femmes, hommes et leur progéniture, vieillards et mémés re-sculptés dans la mort par le métal hurlant.

     Telle est la nature de l'Etat d'Israël, ce en quoi il ne se distingue nullement des autres Etats impérialistes. Le rêve d'une "Terre promise" s'est dissous dans les velléités d'un mini-territoire fauteur de guerre, appuyé par la plus puissante Famille actuelle de la Mafia capitaliste planétaire.

     D'avenir pour cet Etat-là, il n'y en a pas plus que pour l'existence effective d'un "Etat Palestinien". Hors la guerre en permanence, le "Grand Israël " n'a aucun futur et les sionistes le savent pertinemment.

     Pour en finir provisoirement, le Sous-Lieutenant va te raconter une petite histoire qu'il a empruntée à l'écrivain  Juif Marocain Edmond Amran El Maleh :

     dans les années 80 durant la énième guerre au Liban, un certain "colonel Geva", officier dans l'armée israëlienne, se présenta au 1er Ministre d'Israël, le fameux Menahem Begin, pour démissionner en plein blitzkrieg car il n'assumait plus les horreurs quotidiennes perpétrées par la troupe. Dans son exposé à Mr le 1er Ministre, le colonel Geva déclare avoir aperçu à la jumelle des enfants de l'autre côté de la ligne de front. "Eh bien Colonel, lui demande Begin, avez-vous reçu l'ordre de les tuer, ces enfants ?" L'officier fait signe que non. Begin lui répond simplement : "Dans ce cas, de quoi vous plaignez-vous ?"
    
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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 00:00

1. AU COMMENCEMENT ETAIT LA TERREUR

       Israël - l'Israël du XXème siècle - vint au monde brutalement. Il fut fondé, entre autres, sur la négation d'un peuple, les Palestiniens et sur un mythe, celui du Juif errant qui, après 3000 années d'exil, revenait à sa biblique Terre natale, pur phantasme politico-religieux.
       Le sionisme comme idéologie fondatrice de l'Etat Hébreu a su mouliner dans son creuset des éléments hétéroclites : socialisme, communautarisme laïque et religieux, messianisme revisité, etc. Au passage, quelques "gadgets" connurent leurs heures de gloire : les célèbres "kibboutz", censés fonctionner suivant les préceptes du socialisme, en omettant simplement de préciser qu'ils prospéraient éphémèrement sur des terres arrachées aux paysans Palestiniens avec des capitaux essentiellement yankees.
     Donc, pas plus de socialisme kasher que de communisme hallal. Mais en fait un colonialisme hyper-activiste mâtiné de nationalisme messianique, où un peuple virtuel joue le rôle du petit Jésus ressuscité. Juste qu'à la fin des Fins c'est lui, l'Elu, qui crucifie tous les autres.

       Aujourd'hui comme hier dans les territoires occupés, les familles israëliennes sont imbibées jusqu'à la moëlle de cet esprit colonial qui suppurait pareillement des discours pieds-noirs ou Afrikaners : "cette Terre nous appartient, quand nous y avons posé le pied pour la 1ère fois, il n'y avait rien ni personne, c'est nous qui y avons établi la Civilisation, nous ne sommes pas des pièces rapportées contrairement aux sauvages surgis de nulle part qui osent contester notre statut".
     
     L'idéologie officielle d'Israël a subi
malgré tout nombre de mutations. Qui sait ou se rappelle aujourd'hui que le sionisme primitif était purement laïque ? Qui a appris qu'il s'opposait alors au judaïsme orthodoxe ? Qui se rappelle qu'il ne voulait pas d'un "Etat Juif" ? Comme quoi, l'étatisme bourgeois est bien plus fort et fédérateur qu'une vulgaire idéologie populaire et populiste, fut-elle "laïque" à l'origine. Le sionisme était soluble dans le monde bourgeois et il s'y est assimilé avec ferveur.

      L'Israël contemporain adopta comme principes premiers de sa fondation la théorie de la différence religieuse et raciale et, comme moyen pour entériner le dogme, l'action militariste systématisée. La célèbre Irgoun, dont un des fondateurs était le futur 1er Ministre nobélisé de la paix Menahem Begin, était un corps-franc para-militaire qui revendiquait et pratiquait le terrorisme. Voici l'extrait d'un témoignage de l'année 1948 :

     "La première chambre est sombre, tout est en désordre, mais il n’y a personne. Dans la seconde, je trouve parmi les meubles éventrés, les couvertures, les débris de toutes sortes, quelques cadavres, froids. On a fait ici le nettoyage à la mitraillette, puis à la grenade ; on l’a terminé au couteau, n’importe qui s’en rendrait compte. Même chose dans la chambre suivante, mais au moment de sortir, j’entends comme un soupir. Je cherche partout, déplace chaque cadavre, et finis par trouver un petit pied encore chaud. C’est une fillette de dix ans, bien abîmée par une grenade, mais encore vivante. Comme je veux l’emporter, l’officier me l’interdit et se met en travers de la porte. Je le bouscule et passe avec mon précieux fardeau, protégé par mon armoire à glace, le brave. L’ambulance chargée s’en va avec ordre de revenir au plus tôt. Puisque cette troupe n’a pas osé encore s’attaquer directement à moi, j’ai la possibilité de continuer. Je donne ordre qu’on charge les cadavres de cette maison sur le camion, et j’entre dans la maison voisine et ainsi de suite. Partout c’est le même affreux spectacle. Je ne retrouve que deux personnes vivantes encore, deux femmes, dont une vieille grand-mère, cachée derrière des fagots où elle se tenait immobile depuis au moins vingt-quatre heures.
     Il y avait quatre cents personnes dans ce village, une cinquantaine se sont enfuies, trois sont encore vivantes, tout le reste a été massacré sciemment, volontairement, car, je l’ai constaté, cette troupe est admirablement en mains et elle n’agit que sur ordre
"(1948 à Jérusalem, Jacques de Reynier - Pris sur algerie-focus.com)

     De la guerre, Israël a fait une culture d'autant plus vivace qu'il s'agissait de venger et d'effacer des siècles d'oppression et de pogroms, même si le peuple Palestinien n'y était strictement pour rien. Les Juifs non plus n'étant pour rien dans le vieil anti-sémitisme russo-européen (qui, matiné de colonialisme, déboucha sur les théories raciales), alors tant qu'à faire, autant s'en prendre à un plus faible qu'on commença par chasser et qu'on finit par nier. Un peuple est toujours le Juif ou l'Arabe (ou l'Irlandais) d'un autre mais parfois, il en devient le Nazi, le colonisateur (ou l'Anglais).
      Rien de plus classique que la fondation de l'Etat israëlien : la force prima puis fut ensuite transmutée en droit laïco-religieux par les victoires "militaires", c'est-à-dire l'expropriation, les massacres, la terreur, etc. L'Europe culpabilisée délivra au nouveau venu à la table des Familles mafieuses un blanc-seing d'inviolabilié : Israël fut décrété zone intouchable et in-critiquable sous peine d'ex-communion politico-théologique.

     Tout adversaire de l'Etat israëlien se retrouvait devoir endosser par force le rôle du méchant, du "traître au regard torve", du diabolique, du mécréant, du barbare moyen-âgeux, du vil terroriste et par là-même devait s'attendre très prochainement à des retombées massivement destructrices. Là aussi l'Histoire a maintes fois rejoué en farces tragi-comiques la complainte du poseur de bombes, là aussi on est toujours le "terroriste" de quelqu'un, avant de devenir, parfois, sa victime.
     Les vieux Sages d'Israël, ceux que tout le monde respectait au nom de l'ancienneté et de la "Shoah" - en fait des fondamentalistes hyper-fanatiques - eurent tôt fait d'officialiser du point de vue religieux la répression féroce exercée sur les ennemis réels ou supposés de l'Etat Hébreu. Toutes les guerres menées par "Tsahal" - toutes - ont reçu le benidicite rabbinique : "nous sommes dans notre bon droit, il s'agit d'une croisade contre les forces du Mal anti-sémite universel, y apporter son soutien est obligatoire car c'est une bonne action, une mistva, le ventre est encor fécond d'où a surgi la bête immonde", etcetera...

    [à suivre]
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 09:00


MISSILES INTELLIGENTS CONTRE CHAIR HUMAINE


"L'industrie de la mort" dont parlent certains djihadistes dans leurs exhortations, c'est Israël qui en fournit le capital constant et la population Palestinienne qui sous-traite à "ses" corps défendants, c'est le cas tragique de le dire.

     Roquettes inefficientes contre armée technologique et missiles intelligents, population civile contre soldats professionnels, terrorisme désespéré contre terrorisme d'Etat, telles sont les parties prenantes du conflit. Le discours mortifère du djihadiste fait écho au "Viva la muerte !" des anarchistes espagnols - et des fascistes également - ou à cette alternative posée par le membre de la Bande à Baader Holger Meins, alors qu'il était en train de mourir dans sa "camera silens" - un cube blanc totalement insonorisé, éclairé en permanence : 

                                  
ou la vie et la défaite, ou la victoire et la mort.
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 11:43



JOYEUX HANOUCCA AUX PALESTINIENS !


 

  (Gaza a bien reçu les cadeaux de l'armée israëlienne)


         A peine achevée la fête religieuse de "Hanoucca", célébrant la paix sioniste millénaire, l'Etat israëlien a bouclé les festivités par des raids aériens sur Gaza. Cette fois il s'agit d'"en finir avec le Hamas", vous savez, ce Hamas qu'Israël finançait dans les années 80 tout en détruisant méthodiquement les infrastructures de l'OLP. En quelques minutes les frappes aériennes massives ont exterminé près de 300 personnes. De plus, l'Etat militaro-religieux mobilise des milliers de réservistes pour menacer ostensiblement d'une "intervention" terrestre, sous la houlette du ministre de la Défense Ehud Barak, un faucon social-démocrate qui a déjà officié à la tête du croupion impérialiste avec de brillants résultats, c'est-à-dire beaucoup de victimes "terroristes" (bien que comportant la plupart du temps des civils, des enfants, des vieillards...). Bref, le bonhomme a déjà fait ses preuves.

 

           Cette opération de nettoyage a été baptisée "plomb durci".
          Comme de coutume, elle a été préparée de longue date par l'Etat sioniste, grâce à la médiation active des colons Juifs qui, depuis des années, brûlent des maisons palestiniennes, tirent sur la population et effectuent
régulièrement des raids dévastateurs dans les territoires occupés, sous l'oeil attendri des soldats de "tsahal". En fait, de véritables pogroms de Palestiniens qui font du sionisme le nazisme du IIIème millénaire.

       Comme de coutume, Israël a  attendu sagement que la population assiégée, pressurée et humiliée finisse par réagir en tirant en pure perte des centaines de roquettes oxydées qui auraient fait une victime israëlienne (encor qu'on n'en est même pas sûr).

       Comme de coutume, les médias français présentent la tragédie comme un "affrontement", une "guerre", des "combats", bref s'ingénient à mettre un mouchoir en papier "objectif" sur des bombardements de civils, une agression et une occupation militaires, un banthoustan, le camp de concentration le plus humainement dense de la planète : un million et demi de prisonniers potentiels sur un territoire de 40 kms de long sur 10 de large !

       Comme de coutume, l'ONU et le Conseil de Sécurité mettent sur un plan d'égalité les "belligérants", laissant le champ libre au blitskrieg sioniste.

       Comme de coutume, la vieille Europe à la prostate prostrée condamne mollement la destruction des maisons, des immeubles et l'extermination de la population. Comme de coutume, Israël et son mentor états-unien s'en lavent les mains et les pieds dans le sang Palestinien. Comme de coutume, les pays Arabes hurlent à l'infâmie sans rien faire d'autre. L'Arabie Saoudite, principal bâilleur de fonds du Hamas, ne voit pas d'un mauvais oeil la mise au pas du turbulent mouvement, qui se retourne de plus en plus contre elle. Il est vrai aussi que l'intervention israëlienne fait remonter le cours du baril de brut... pour quelques probables milliers de morts faisant partie d'un peuple qui a l'habitude, ça n'est pas cher payé en ces temps de tarissement budgétaire.

       Comme de coutume, l'armée israëlienne va pousser ses pions blindés sur l'échiquier aussi loin que le lui permet son puissant souteneur ; au passage, l'idée de revanche hante les faucons sionistes, humiliés à jamais par la déculottée que leur infligea le Hezbollah Libanais voici 2 ans. Il est probable qu'ils tenteront d'étancher leur soif de vengeance par un surcroît de cadavres, au nom de la "sécurité du territoire" bien entendu. Il faut aussi se rappeler l'inquiétude qu'a soulevé dans la diaspora sioniste l'élection d'un Noir à la présidence états-unienne, diaspora qui, pour l'occasion, a soutenu en majorité l'autre candidat, le  Républicain blanc.

      Comme de coutume, les canons iront jusqu'au bout de leur logique avant une période de redescente des cendres et il sera organisé par les prédateurs en chef et leurs poissons-pilotes une reprise des "négociations" avant le prochain massacre.

 

      Comme de coutume.

 
         [dernière dépêche : entre les chiens de guerre tsahaliens et la population Gazaoui, le score est de 450 morts à 2 et demi.]
     

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

    


     Ce 19 novembre à Marciac dans le Gers, la gendarmerie a dispatché quelques uniformes sur un collège, histoire de montrer à des élèves de 4ème et de 3ème l'efficacité de la traque anti-drogue. Les bleus avaient emmené avec eux quelques klebards en uniformes à 4 pattes  de pantalon, dressés à renifler la came partout où la volaille en tenue la croit se planquer comme dans les daubes feuilletonnesques états-uniennes, par exemple un gosier, un pavillon auriculaire ou un trou de balle.

ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! CAILLERAS !
 
      vous n'êtes pas sans savoir que le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov vous porte au plus haut dans son coeur et dans son âme, comme vous, vous portez inconsciemment en votre "fort" intérieur, la possibilité non pas d'une île mais du devenir de la classe salariée, plus généralement de l'humanité. Ê si !

      Le Sous-Lieutenant est là pour dessaper cette cohorte de pédagogues, fonctionnaires de police, éducateurs et autres chiens soumis à l'impérative voix de leurs maîtres bourgeois. L'énorme rillette avariée intitulée "ministre de l'éducation nationale" n'a pas hésité à justifier le petit cinéma de ses épagneuls à visière. Il a  rappelé notamment, l'infâme bouffon bouffonnant, qu'il existait
     
     "dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale permettant de concilier l'efficacité de l'action judiciaire et le respect de l'intégrité des établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l'œuvre quotidiennement".

     C'est peu dire que cet encravaté adipeux-là vous considère comme de la chair fraîche à profit, des sauvageons, d'
irresponsables petits voyous  à qui on peut la raconter et se la raconter, c'est peu dire que cet enflé en costar à pli règlementaire vous conchie le portable avec un détachement à poser des bombes dans son ministère amer. 
      Le même pisse-froid cellulitaire a demandé qu'en cas d'intervention de la flicaille dans un établissement à la demande d'un de ces petits juges de province aux ordres (les pires de tous les cerbères de la Loi du Capital), "cette intervention respecte les termes des conventions". Décodez : les conventions esclavagistes bourgeoises.


      Le père d'une élève a déclaré :
 
       "Ma fille Zoé a été fouillée entre deux classes par une fouilleuse, deux gendarmes, sans la présence de quelqu'un de l'établissement. On lui a dit "avec la tête que tu as tu dois bien avoir du hasch". On l'a fouillée de plus en plus, on lui a fait enlever ses chaussures, ses chaussettes, jusqu'à passer la main sous son sous-vêtement. Zoé a su dire avec sa puissance et sa force "arrêtez !". Elle a ramassé ses affaires et est repartie en classe".

     Voilà la seule légitimité que peuvent s'offrir les chiens-loups de la Raie-Publique ! Tenter d'intimider - sans succès - une adolescente, pendant que les pipoles sur-médiatisés sniffent et s'inoculent en bonne compagnie toutes sortes de farines bios, pendant que des hommes d'affaires sombres mais respectables citoyens font dans l'import-export de poudres raffinées aux 2 sens du terme et que la valetaille capitaliste prétend s'offrir sur votre dos, djeunss, un certificat de pédagogie durable. Puissent-ils en suffoquer d'overdose bling-blinguesque et tomber sous le coup de la justice - la seule -  de classe.

     Dans ce cloâque infâme, quel est le rôle des profs et de l'administration du collège ? Une fois n'est pas coûtume, Meussieu le Sinistre de l'éducation nationaliste s'exprime sur le sujet avec son officielle suavité à lui découenner l'oignon :

     "L'opération s'est faite en partenariat avec le chef d'établissement et le procureur local qui donne toujours son feu vert. Depuis 2004, il y a un partenariat police/gendarmerie/Education nationale pour mener des actions de prévention et de contrôle antidrogue dans les établissements. Un contrôle est effectué par un chien qui passe dans les rangées. S'il détecte "un élément" suspect, l'élève est emmené et il est fouillé".

     Il s'agit ni plus ni moins d'une connivence entre les "acteurs" de la farce tragi-comique, impliquant une soumission dégoûtamment complaisante des profs à l'égard de leurs collègues fonctionnaires de police, gens d'armes et autres gendarmettes a-sexuées. Ah, la grande et belle famille des employés de l'Etat... Sur un versant, les pourvoyeurs en carottes pédagogiques ; sur l'autre, les donneurs de leçons  d'instruction civique et leurs sbires matraqueurs, poinçonnés par les institutions juridico-démocratiques. Un panier où barbotent toutes sortes de vilains crabes en décomposition avancée. Cela fouette bien plus qu'à marée haute.

     Tout cela n'a qu'un but, jeunes, écoliers, nourrissons, c'est de délivrer lourdement à vous tous un sérieux avertissement quand à votre passage dans l'âge dit "adulte" : la loi et l'ordre bourgeois veillent sur vous, c'est-à-dire surveillent au plus près vos têtes blondes - et de plus en plus en bas-âge -, délivrant à certaines occasions ciblées et mises en scène des leçons d'intimidation spectaculaires. La "prévention" de la drogue parmi la jeunesse ? Quelle misérable feuille de vigne, censée dissimuler un trafic bien réel, impliquant des centaines de millions d'euros dont les flots puissants éclaboussent en passant la maison poulaga, les politiciens, les basses-cours de la justice bourgeoise et flattent les narines de ceux-là mêmes qui posent aux donneurs de leçons.

     ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! BAMBINS ! ADOS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! FUTURS SALARIES, CHÔMEURS ET DELINQUANTS !

     En agissant de la sorte à votre égard, dôté notamment d'un mépris hautain non dissimulé pour tout ce qui concerne la jeunesse et les critères de son devenir dans la société démocratico-bourgeoise, le verbeux-mielleux-bouffon-bouffi-prétentieux présidant à votre séjour dans la ré-éducation nationaliste ne fait que donner la pa-patte à boutons de manchette à ses maîtres impitoyables. Le perroquet savant est dressé à hâbler avec aigreur et glacitude sur toute esquisse de critique, rebuffade, révolte collective de votre part. Ce qui n'est pas sans démontrer que sa marge de manoeuvre a l'épaisseur d'une feuille de papier à rouler des joints. Alors, P.M. Karpov vous le dit : continuez d'asticoter cette outre gonflée de présomptueuses prétentions, vous faîtes bien et ça rapproche sa seigneurie infecte de l'éjection par la lunette des chiottes raie-publicains. Le devenir du fils de sa race sociale putréfiée est entre vos mains pures et innocentes. 

Force et Honneur

(Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov)
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