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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 14:32

INTRONISATION 

 

 

                                                         (notre nouveau 1er Ministre)

    

     FILLON : de "fion", trou du cul ou trou de balle (XVIIème siècle) ; populairement "l'orifice entre les 2 fesses".

     Synonymes recensés : trou d'Aix (anus) ; pelaud, ponant, troufignon, verre de montre, département du bas-rein, moulin à vents, CIBLE A COUPS DE PIED [formule d'actualité], gros visage, bas du dos, oeil de bronze, moule à cake,etc.

 

[LE PETIT LINGUISTE DISTINGUE]

    

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 15:08

CHAPEAU BAS CAMARADE !

UNE ABSTENTIONNISTE REJOINT LE MOUVEMENT KARPOVIEN

 

(côté sex appeal, la nouvelle pasionaria révolutionnaire relègue Ségolène Royal au rang de danseuse de tango pour hospices de vieux socio-démocrates) 
    

 

     Cécilia Sarkozy n'a pas voté lors du second tour.

     Comment Nicolas et Cécilia Sarkozy ont-ils passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour ? Mal sans doute. 

     En consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy, un détective privé de l'Agence "Pipeaul" a découvert que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté". Incroyable mais vrai !

     Le chef de l'Agence de détectives "Pipeaul" a alors appelé Cécilia Sarkozy avant de confirmer l'information.

     Cécilia n'a pas voulu faire de commentaire. "Qui ne dit mot consent", comme disait Mitterrand avant de consulter Elizabeth Teissier.

     A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy sont intervenus et ont "interrogé" à la manière démocratique états-unienne le malheureux détective qui avait découvert le pot-aux-roses.

     Finalement Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère (conglomérat "médias démocratiques et armes de destruction massives"), ami personnel de Président Sarko, a exigé que l'enquête et le détective privé lui soit remis sous la forme de cendres dans une urne électorale.

     L'enquête de l'Agence "Pipeaul" mentionne également de vifs échanges enregistrés, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple présidentiel, après que Poivre D'Abord ait annoncé la victoire de Président Sarko.

     En exclusivité, le Sous-Lieutenant Karpov est en mesure de vous en livrer l'extrait le moins inaudible :

    

     " - Tu es petit ! petit ! dans ton corps et ton esprit ! Tu ne vois pas que Chirac a voté Ségolène Royal aux 2 tours ! Comme je le comprends ! 

     - Non mais tu vas pas un peu la boucler fissa ! Tu parles au nouveau Président ! Président ! Tu entends ce mot : "Président" ? Je ne suis plus ton mari, je suis ton Président à toi aussi, que tu le veuilles ou non ! Et puis d'abord, pourquoi t'as pas effacé de ton portable le numéro de l'autre enfoiré ?" [ici, le son devient indéchiffrable... on perçoit vaguement le bruit d'une fiole à whisky qui s'écrase contre un front, puis brouillage de la DST]

     

     Et dire qu'Onfray se vante, avec son misérable petit "vote blanc" au second tour !

    

    Le Sous-Lieutenant Karpov salue fraternellement la camarade Cécilia et l'invite à se débarrasser au plus vite de l'arapède (coquillage de rocher) accroché à ses escarpins et à rejoindre l'abstentionnisme révolutionnaire, mouvement où on lui a toujours trouvé nettement plus de "chien" qu'à la belette bien-pensante. 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 08:05

A LA UNE DE L'"HUMA"

 

 

L'Huma est devenu "journal communiste". Le 16 mars 1922, elle titre :

    

"PLUTÔT L'INSURRECTION QUE LA GUERRE".


On y parle d'anti-militarisme, de "haine à la guerre", d'anti-patriotisme... un certain Renaud (peut-être le grand-père du chanteur mort) interpelle la Chambre des députés : "Votre patrie c'est le dividende !".

Le 12 août 1923, le PCF mène campagne contre l'occupation de la Ruhr par l'armée française. L'Huma prône la fraternisation entre ouvriers, soldats français et ouvriers allemands qui sont en grève :

 

 "LE PROLETARIAT FRANCAIS AUX CÔTES DU PROLETARIAT ALLEMAND"


Le 8 janvier 1924, un article titre :


"L'ABSURDITE DU REFORMISME"


Un autre :


"L'ABOMINABLE VENALITE DE LA PRESSE : COMMENT ON PREPARE UNE GUERRE !"

 


Le 12 novembre 1935, changement brusque de ton à l'occasion de la commémoration de l'armistice de la 1ère boucherie industrielle mondiale :


"L'INCONNU [le soldat] A RETROUVE SES CAMARADES !"

"Fraternellement unis, anciens combattants, aviateurs illustres, officiers et sous-officiers de réserve, prêtres même, défilent à l'Etoile, 60 hommes de front, sous les ovations d'une foule innombrable".

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 15:40


              LES GRANDES PAGES DE "L'HUMANITE"

                                     (A l'époque, c'est le "journal socialiste quotidien")

    

     En 1912, Jaurès - l'idole de notre nouveau Président de la Raie Publique - est le directeur politique du journal, qu'il a fondé en 1904. Le 25 novembre, "L'Humanité" titre :

        

     "L'INTERNATIONALE EST UNANIME"

    

     Il est question d'internationalisme et de lutte contre la guerre qui menace.

    

       2 ans plus tard, exactement le 8 août 1914 :

                                  

     "LES FRANCAIS A MULHOUSE"

    

     Il est question de guerre patriotique et de soldats sous les drapeaux :

    

      "DEPUIS HIER LES FRANCAIS SONT A MULHOUSE. Cette nouvelle aura un immense retentissement dans les coeurs de tous les soldats, dans les coeurs de tous les Français. (...) Et maintenant, si la victoire sourit à nos armes, une fois de plus nous supplions nos chefs militaires, ..." etc. jusqu'à écoeurement.

 


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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 09:05

Au théâtre de Lenche à Marseille (cong !), le Sous-Lieutenant a vu :

pièce tirée du livre éponyme de Howard Zinn (éditions Agone).

     Le "pitch" : Karl Marx revient avant le Messie, en ce début de 3ème millénaire. Il "atterrit" dans la capitale de l'impérialisme mondial, qui n'est plus Londres, mais New York.

     Le "Vieux" constate avec une humble satisfaction et un étonnement certain que, non seulement ses prévisions sur le cours du capitalisme se sont effectivement réalisées, mais qu'elles sont allées bien au delà de qu'il aurait pu imaginer, malgré la puissance de son cerveau  : centralisation de la production, prépondérance du secteur financier, impossibilité pour la classe dirigeante de résorber le chômage et la misère, mondialisation, déshumanisation de l'humanité...

     Pendant une heure et demi, Marx évoque sa vie à Londres (dans un Soho apocalyptique), sa vie tulmultueuse avec sa compagne et ses filles, ses disputes homériques avec Bakounine (dont il trace un portrait rabelaisien formidable) et ironise sur ce que sont devenus les pays "communistes" et le marxisme (ça, ça l'amuse beaucoup ; en son temps, il avait déjà déclaré à un de ses fans : "Pour ma part, je ne suis pas marxiste"). En même temps, tout au long de ses observations sur notre époque, il constate que le capitalisme continue de creuser les inégalités sociales et par là même sa propre tombe (à condition que le fossoyeur, la classe salariée, se réveille tôt ou tard). L'humour qui parsème la pièce et sa clarté d'écriture lui permettent de maintenir un intérêt constant. L'unique acteur tient bon la rampe.

     Voilà, la salle était comble : au moins 150 personnes ! (les issues de secours étaient même occupées, il aurait pas fallu un début d'incendie contre-révolutionnaire). Le "Vieux" a fait un tabac sur Marseille, juste en face de la Bonne Mère. 

 

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 07:53

COMMEMORATION DU 8 MAI 1945

     Le 8 mai 1945 fut l'occasion, pour l'Etat français, de prendre sa revanche sur le sort ingrat que lui avait réservé l'histoire des guerres. Non seulement l'Allemagne nazie capitula, effaçant de l'ardoise la terrible pile qu'elle avait foutue à l'armée française - balayée en un mois de 1940 - mais la France allait emporter en ce jour de victoire, une bataille mémorable dans ce qu'on appelait alors "l'Algérie française".

     En ce 8 mai 45, pendant qu'à Paris les staliniens, les gaullistes et les états-uniens fêtent la victoire sur l'Allemagne, à Sétif et Guelma en Algérie, villes du Constantinois, ont lieu des manifestations qui demandent l'indépendance.
     Il faut préciser que durant la 1ère partie de la guerre, l'Algérie française avait été gouvernée par Vichy. La reprise en main de la colonie par les gaullistes se fit sans écarter du pouvoir colonial les fonctionnaires zélés du Maréchal Pétain. En gros, ceux-ci ne faisaient pas la différence entre un "raton" et un "youpin".

     A Paris, on chante la Marseillaise, on fleurit les chars, on embrasse les Gi's venus apporter la libération, le chewing-gum, le ouackêneouolle et les capitaux.
     Pendant ce temps à Sétif et à Guelma, une manifestation rassemble des milliers d’Algériens, dont certains se sont battus contre l'Allemagne nazie (on n'en parle pas de ceux-là, dans "Indigènes"). Ils désirent simplement, tous ces "français musulmans", célébrer leurs morts et revendiquer au passage l’indépendance, puisque la France a retrouvé la sienne.
     Mais en face, il y a les colons, les milices pieds-noirs soutenues par l'armée française ; la manifestation tourne mal et se solde par une sanglante tragédie, à laquelle participe l’armée, notamment "notre" Légion Etrangère, celle qui sent bon le sable chaud. L'aviation française, inexistante contre l'armée allemande en 1940, bombarde les populations. A Paris on danse le swing. Dans le Constantinois, la répression mettra 6 semaines à s'épuiser.
    
     Pour le bilan, le Sous-Lieutenant vous donne une méthode simple et efficace (comme pour les "manifs") : prendre le chiffre le plus bas et celui le plus haut, additionner et diviser par 2. En ce qui concerne les massacres de Sétif et Guelma : chiffre le plus haut 40 000 morts ; le plus bas 10 000. 40 000 + 10 000 = 50 000, divisé par 2. Il y aura eu au moins 25000 Algériens, Algériennes, hommes femmes - enceintes ou pas - enfants, nourrissons personnes âgées éradiqués par la réponse française à leurs doléances.

     Dans les écoles de la Raie publique, on ne trouve que depuis très peu de temps quelque trace de cette tuerie officieuse. Le Sous-Lieutenant en a entendu parler pour la 1ère fois dans des textes de la Gauche Communiste d'Italie (la vraie, pas les ectoplasmes staliniens qui l'ont remplacée par la suite). 

     Et il y a aussi la cerise rouge (cerise de mai) sur le gâteau sanglant. Il se trouve qu'en 1945, De Gaulle a mis des ministres "communistes" (càd) staliniens au gouvernement de "libération". Et que le ministère de la Défense comprend notamment un "Ministère de l'Air", l'aviation, l'Armée de l'Air quoi. Le "Ministre de l'Air" est un certain Charles TILLON. Parlons-en un peu de celui-là, afin de réhabiliter sa crapulerie en ce jour de commémoration.
     Charles TILLON est une de ces figures "héroïques" de la guerre dont le PCF se prévaut pour s'auto-proclamer "Parti de la Résistance" et "Parti des fusillés".
     C'est donc ce "héros" du PCF et de la Résistance (mort en 1993) qui présida aux bombardements des populations civiles de Sétif et Guelma. Rendons hommage à ce haut fait trop souvent occulté et dont le PCF a curieusement oublié la mention dans ses panégyriques.

         

 

("Charles et les Ferrailleurs" - de la Révolution)

    

     Aux va-t'en et fauteurs-de-guerre d'hier, d'aujourd'hui et de demain, aux emmédaillés du poitrails comme des VRP en breloques, le Sous-Lieutenant Karpov indique qu'ils peuvent s'enfiler par la pointe la hampe de leurs drapeaux tricolores là où le prolétariat révolutionnaire pense.

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 22:46

Pier Paolo PASOLINI (1922 - 1975)

le corps de Pasolini fut retrouvé sur un terrain vague des faubourgs de Rome. On l'avait battu à mort et laissé là, dans ces quartiers prolétariens qu'il avait célébré en poèmes, livres et films

 

PASOLINI se prétendait "marxiste chrétien" et, comme il était, en tant qu'artiste, passionné absolu et radical, il se fit des ennemis aussi bien du côté de l'Eglise, du Parti Communiste Italien que de l'extrême-droite

 

le martyre de sa fin reste à ce jour un mystère ; la thèse officielle, celle de l'enquête policière, accrédite un "crime passionnel" : PASOLINI aurait été tué par son petit ami éconduit

 

la  seule chose avérée, c'est qu'il y eut au moins 2 assassins, probablement plus

 

la disparition de Pasolini, en tout cas, a dû faire sabler le champagne à nombre d'ecclésiastiques, de fascistes et de soi-disant "communistes"   

 

à sa mémoire, le Sous-Lieutenant Karpov vous prie maintenant de lire avec lui à voix haute le rapport d'expertise :

 

     "Pasolini était couché sur le ventre, en jeans et maillot de corps, un bras écarté et l'autre sous la poitrine, les cheveux, pétris de sang, lui retombaient sur le front. Les joues habituellement creuses, étaient tendues par une enflure grotesque. Le visage, déformé, était noirci par les hématomes et les blessures. Les mains et les bras étaient meurtris et rouges de sang. Les doigts de la main gauche étaient coupés et fracturés. La mâchoire gauche brisée. L'oreille droite à moitié coupée, la gauche complètement arraché. Des blessures sur les épaules, la poitrine : avec les marques de pneus de sa voiture... Entre le cou et la nuque, une horrible lacération. Aux testicules, une ecchymose large et profonde. Dix côtes brisées, ainsi que le sternum, le foie lacéré en deux points, le coeur lacéré..."

 

in memoriam

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