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26 mai 2007 6 26 /05 /mai /2007 13:08

DISCOURS D'INVESTITURE DE Mr LE NOUVEAU PRESIDENT DE LA RAIE PUBLIQUE FRANCAISE

 

 

     Comme vous n'êtes pas sans le savoir, la plupart de nos femmes et hommes politiques pratiquent la "langue de bois".

     Nicolas Sarkozy, lui, était jusqu'à présent un adepte du "franc parler". Mais voilà qu'à peine élu, il s'adonne à son tour à l'imbuvable verbiage soporifique qui enfume la politique française.

     Mais le Sous-Lieutenant Karpov ayant plus d'un tour dans son cabas, il a mis au point un procédé de décryptage du discours "langue de bois" :  le "karpovcode".

     Voici donc le discours d'investiture de Président Sarko, nettoyé de ses scories par l'ingénieux karpovcode :

 

      

     Bande d'abrutis,

     En ce jour où je suis enfin Président de la Raie publique française, je pense à ce que j'ai dû en chier pour en arriver jusque là, j'ai dû en baver des couvercles de marmite et pourtant je me suis toujours relevé, vu que j'ai les yeux plus près du sol que la plupart d'entre vous, tas de crétins. Désormais c'est moi qui tiens la baraque et ça va vous faire du changement avant pas longtemps.

     Je pense à tous les grands cons qui m'ont précédé. 

     Je pense à l'autre grande baderne de Colombey-les-2-Eglises, qui enfila par deux fois la Raie publique à la cosaque, fit le fanfaron contre l'Amérique et finit par nous mettre mal avec tout le monde. 

    

 

     Je pense au cortisoné de Normale sup' et à la saucisse accordéoniste qui, chacun à leur manière, se foutèrent si bien de votre gueule que la France en prit pour 30 ans de vieille droite variqueuse.

   

    

 

    

 

 

 

 

    

 

 

 

 

   

 

 

 

    


    

     Je pense au plus grand d'entre ces enfoirés professionnels : Mitterrand ! La classe pure, c'est bien la seule chose sur laquelle je m'accorde avec Chi-chi. Le chapeauté de Latché sut vous faire gober qu'il était de gauche (quand on connaît son parcours oh ! oh ! oh !) à un moment où la gauche devenait nécessaire pour que la Raie publique continue de défendre le Marché.

    

 

     Je pense à Chirac, qui pendant douze ans a oeuvré dans les chaumières pour me pourrir l'existence et faire rire sur mon compte. Je pense au rôle qui a été le sien pour accréditer l'idée que je n'étais qu'une petite merde. "Marchez-lui dessus, qu'il disait, ça vous portera bonheur !" Maintenant c'est moi qui les envoie à l'équarrissage, lui et sa vieille carne.

    

 

     Mais en cet instant si jouissif, ma pensée va d'abord à ceux qui ont quand même voté pour moi, qui m'ont pris en sympathie malgré ma taille réduite et la réputation que me faisait l'escogriffe de l'Elysée, qui se sont tapé le trajet jusqu'au bureau de vote après s'être levés tôt pour dire leur foi en moi, pour dire qu'il ne voulait pas de la pétasse d'en face. Je pense à vous, qui m'avez refilé les clés de la cambuse. Depuis, j'en boufferai du Parti socialiste à tous les repas !
 
     Je pense à cette attente, non sans ressentir fortement les boules qui me remontent, à cette incertitude du résultat, à ce besoin de croire qu'une fois de plus j'allais me faire planter par une gonzesse.

     Je pense que le peuple français est bien aussi stupide qu'on le pense généralement dans le monde. Ce peuple sans cervelle, je n'ai pas le droit de le décevoir.

     Je raclerai donc dans tous les coins afin de souder tout le monde derrière moi, parce que la France n'est forte que lorsqu'elle se réfugie dans le dos d'un seul homme - fut-il atteint de nanisme. Aujourd'hui la France a besoin d'un mec comme moi : petit mais costaud, frustré mais obsédé quand même, cocu mais content.

     Je respecterai ma parole, je tiendrai les engagements pris : harceler les pauvres, exciter les salariés pour les pousser à la faute, càd à la grève, caresser les poils pubiens du Marché.

     Je vais te re-foutre les travailleurs au travail vite fait, mais en pire : plus d'efforts demandés sinon ceinture niveau portefeuille. Pour gagner un peu plus, faudra le mériter beaucoup, faudra le respect de la hiérarchie, parce que c'est comme ça que ça doit tourner et pas autrement, c'est le fondement de la dignité de l'entrepreneur et la condition de l'accroissement des profits.

     J'exige dès à présent la tolérance envers le patronat et l'ouverture vers les banquiers parce que jamais l'intolérance et le sectarisme n'ont été aussi destructeurs, parce que jamais il n'a été aussi nécessaire que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté mettent en commun leurs talents, leurs intelligences, leurs idées pour imaginer comment faire que les profits entrent en érection continue.

     J'exige que ça change dès tout de suite parce les concurrents vont pas attendre après nous (ils viendront plutôt nous bouffer le foie si on baisse la garde). Ce monde a changé, voyez-vous, il a EMPIRE: chacun s'efforce de niquer l'autre plus vite, toute lenteur d'action peut être fatale et devient vite irrattrapable et donc criminelle.

     J'exige la sécurité et la protection pour moi et mes semblables, parce qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la racaille et contre ce sentiment de révolte qui encourage l'initiative et la prise de risque vers la contestation de l'ordre établi.

     J'exige l'ordre et l'autorité parce nous avons trop cédé aux rebuts sociaux qui surpeuplent les cités et dont les démonstrations pyromaniaques sont d'abord préjudiciables aux petits et aux grands patrons.

     J'exige du résultat, du chiffre, de la statistique favorable parce que les Français n'en ont pas encor assez que dans leur vie quotidienne rien ne s'améliore jamais, parce que les Français n'en ont pas encor assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français n'en ont pas encor assez des sacrifices qu'on leur impose sans aucun résultat. Et la meilleure preuve de ce que j'dis, c'est que cette bande d'andouilles de Vire m'a élu le doigt là où je pense.

     J'exige la justice parce que depuis bien longtemps autant de potes chefs d'entreprise n'ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d'injustice, ni le sentiment que les sacrifices n'étaient pas assez équitablement imposés à leurs salariés, ni que les droits n'étaient pas assez égaux pour eux, qui ont la bonté d'offrir du travail - réménéré par-dessus le Marché.

     J'exige la rupture avec les comportements de gauche du passé, les habitudes de pensée à gauche et le conformisme intellectuel de gauche. Tout ça, ça n'a de tout manière amélioré en rien la condition des plus misérables. En plus, la plupart des intellos de gauche bouffent dans les mêmes restaus que moi et avec certains on se tutoie carrément.

     Le peuple m'a confié LE mandat des mandats, je vais le remplir comme on remplit une femme quand on a la grosse banane entre les gambettes. Je le remplirai scrupuleusement, à fond et jusqu'à la dernière goutte, avec la volonté d'être à la hauteur, pour me forger une réputation 100 fois plus blindée que celle de Rocco Siffredi.

     Je défendrai l'indépendance de la classe qui est la mienne et l'identité de la France capitaliste.

     Je veillerai au respect de l'autorité de l'Etat et à son impartialité à l'égard des pratiques courantes sur le Marché, qu'il faut cesser de persécuter.

     Je m'efforcerai de construire une Raie publique fondée sur les droits réels des employeurs et une démocratie irréprochable du point de vue du nombre de jours de grève (ça sera "tolérance zéro" !).

     Je me battrai pour une Europe qui protège son pré carré, pour l'union de la Méditerranée-qui-reste-de-l'autre-côté-de-la-Méditerranée et pour le développement de l'exploitation accrue de l'Afrique.

     Je ferai de la défense des droits de l'employeur et de la lutte contre la surchauffe du climat social les priorités de l'action politique de la France dans le monde.

     La tâche sera difficile et elle va durer, croyez-moi. D'ores et déjà, envisagez de me ré-élire en 2012.

     Que chacun d'entre vous reste à la place qui est la sienne dans l'Etat et les chèvres citoyennes seront bien gardées et le fromage n'en sera que meilleur pour nous.

     Je veux dire ma conviction qu'au service de la France il n'y a qu'un seul camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion du profit.

     A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et que je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d'oublier leur histoire. A eux de décider, en leur âme et conscience d'hommes libres, comment ils veulent se retourner devant moi et tomber le falzar et le calbut.

     Le 6 mai il n'y a eu qu'une seule victoire, la mienne, celle qui veut l'ordre mais qui veut aussi le mouvement national, qui veut le profit mais qui veut aussi la fraternité entre les profiteurs, qui veut l'efficacité mais qui veut la justice pour les créateurs d'emploi, qui veut l'identité nationale mais qui veut également l'ouverture vers le nationalisme.
     Le 6 mai il n'y a eu qu'un seul vainqueur, moi. Je ne veux pas renoncer, je ne veux pas me laisser enfermer dans l'immobilisme et dans le centrisme de gauche comme tous mes prédécesseurs, je ne veux plus que l'on décide à ma place, que l'on pense à sa place (même si c'est ma putain de bonne femme !).

     Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre avec moi, à ce peuple qui ne veut pas renoncer à moi, qui me mérite tellement, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir et même à aller bien au delà de leurs désespérances.

                                      

                                       Vive la Raie publique !
                                       Vive la France !
                                       Vive moi !

     (les 1ers accords de La Marseillaise éclatent sur fond de couchant bleu azur)

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 09:20

SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

IV

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




(20 ans : exilé en Sibérie)                                                                        (45 ans : exilé en fac)

 

    

    

     Par delà 70 années, Léon Davidovitch Bronstein Trotski s'adresse à Mr Onfray et à ses comparses :

 

"Leur morale et la notre" (1938)

Extrait IV

 

    

     "Mais que sont tous ces moralistes démocrates ? Les idéologues des couches moyennes tombées, ou qui craignent de tomber, entre deux feux. Les prophètes de ce genre sont surtout caractérisés par leur éloignement des grands mouvements de l'histoire, par le conservatisme rétrograde de leur pensée, par le contentement de leur médiocrité et par la pusillanimité politique la plus primitive. Les moralistes souhaitent par dessus tout que l'histoire les laisse en paix avec leurs bouquins, leurs petites revues, leurs abonnés, leur bon sens et leurs règles. Mais l'histoire ne les laisse pas en paix. Tantôt de gauche, tantôt de droite, elle leur bourre les côtes". (Léon TROTSKI)

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 20:00

          LA TRONCONNEUSE VII

 

         

     

ET A LA FIN, LES ATHENIENS S'ATTEIGNIRENT
  (ET LES PHILOSOPHES S'ETEIGNIRENT...)

 

    

                                                   (en voie d'auto-extinction individuelle)

 

    

     On ne peut pas dire que Mr Onfray fasse preuve d'une grande originalité quand il sort son "Le Pen". Il énonce d'un air pompeux, haussé au maximum sur ses ergots de coq nietzschéen :

     "Je rappelle, pour information, que Le Pen ne votera pas blanc mais qu’il appelle à l’abstention, ce qui n’est pas vraiment la même chose. Ne pas aller voter, c’est dire qu’on méprise la machine démocratique quand on n’a plus de candidat à faire valoir ; voter blanc, c’est dire qu’on respecte cette machine et qu'on refuse de choisir entre deux visions du monde parce que le monde n’est pas binaire (droite ou centre droit) et qu’on peut en souhaiter une troisième (gauche)".

     Quand on est en panne d'arguments politiques, il existe toujours le joker borgne pour vous dépanner. Mr le politologue bas-Normand s'essaie - en tant qu'essayiste onfrayique - à l'amalgame le plus ringard du rafistolage politicard : Le Pen s'abstient au second tour; Le Pen méprise la démocratie ; les abstentionnistes du second tour sont des "Le Pénisants" qui "méprisent" la démocratie. Syllogisme bas-de-gamme bricolé à la hâte, au shatterton jésuitique, que ne désavouerait pas Marcel du "Bar des Sports"-cong ! Karpov va user du même bâton en bois de termites : lors du référendum sur la Constitution européenne, Mr Onfray était de la cohorte des "nonistes", en compagnie des Le Pen, De Villiers, Dupont-Aygnan et autres gargouilles. Mr Onfray est donc une gargouille réactionnaire. Efficace, n'est-ce pas ? Oui, mais politiquement inefficient.

    

     (Mr Onfray, quand il est en méditation politique transcendentale, a toujours un cochon borgne dans le caleçon, qu'il sort à l'occasion, en particulier quand il est un peu à court d'idées)

 

    

     Après ce brillant fait d'armes contre l'abstentionnisme Le Péniste, Mr Onfray se perd dans son propre salmigondis philosophico-politico-etc. pour justifier ce fameux "vote blanc", dont il voudrait qu'il entre dans les annales de la rébellion libertaire absolue, comme un suppositoire entre dans un "nietzschéen de gauche". Avec cette ultime justification sublimesque :

     "...je n’ai pas appelé à voter blanc, j’ai dit que je voterais blanc, personnellement, pour moi seul, et n’ai pas couru la publicité pour ce geste que je n’effectue pas de gaieté de cœur, ni sans peine. Je l'ai même accompli avec un réel dégoût. J’ai conclu à ce geste désespérant – mais à qui la faute : à la candidate ralliée à Bayrou ou à moi ?"
     
     Ehé éhé : il a voté "pour lui tout seul" (il manque le "na !" final) et il n'en a parlé à personne : re-éhé éhé. Quelle discrétion, hurlée sur tous les tons et dans tous les médias possibles et inimaginables. De plus, par la faute à Ségolène, il a failli vomir dans l'urne ! "Tu rends compte ?" comme dirait Djamel Debouzze. C'aurait été compté comme un "vote blanc nul". Une première dans l'histoire des élections électives démocratiques.
     Rien ne va plus : même France Inter - la seconde maison du philo-sophiste - refuse de faire la promo du 294ème tome de ses oeuvres complètes. En pleine campagne présidentielle ils préfèrent parler de la campagne présidentielle ! Sont-ils cuistres envers un malheureux prof de philo hédoniste qui ne demande qu'à s'exprimer.

     Trève de galéjades. Mr Onfray ne sait plus sur quelle patte danse l'ours. Il n'est pas loin de se retouver cul-de-jatte de la politique. On devrait le revoir à l'automne sur un petit chariot à roulettes, alourdi d'une de ses dernières productions dans chaque main.

 

[article de M. Onfray "Conclusions, pièges à cons" lisible sur blogs.nouvelobs.com]

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 09:19

SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

III

 

                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



(un matérialiste dialectique à 18 ans                                            (un essayiste onfrayique à pas-d'âge)

 

    

     En février 1938, Léon Trotski, dans son ultime exil mexicain, écrivit un texte intitulé "Leur morale et la notre".

    

     Le Sous-Lieutenant fait profiter ceux qui le désirent des critiques acerbes et toujours opérantes que le leader révolutionnaire asséna aux petits-bourgeois à prétentions radicales de son époque, petits-bourgeois préfigurant les essayistes onfrayiques dont nous avons la joie de profiter aujourd'hui.

 

 

 "Leur morale et la notre" (1938)

 

      "Ces rapprochements et ces identifications sont essentiellement caractérisés par l'ignorance complète des assises matérielles des diverses tendances, c'est-à-dire de leur nature sociale et, dès lors, de leur rôle historique objectif. On y apprécie et classe par contre les diverses tendances d'après des indices extérieurs et secondaires, le plus souvent d'après leur attitude envers tel ou tel principe abstrait auquel le classificateur attribue professionnellement une signification particulière. Pour le pape, les francs-maçons, les darwinistes, les marxistes et les anarchistes sont frères en le sacrilège puisqu'ils repoussent tous l'Immaculée Conception". 

 

[Aujourd'hui, "l'Immaculée Conception" c'est le principe démocratique]  

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 08:36

[LA VERSION COURTE DE LA SERIE D'ARTICLES "LA TRONCONNEUSE" A ETE "MODEREE" PAR "L'ONFRAYRATEUR" DU SITE DU NOUVEL OBS']

LA TRONCONNEUSE VI

Y'A COMME UN GOÛT DE PAS FRAIS DANS LA BOUCHE DE ONFRAY


    

     LA TRONCONNEUSE TURBO KARPOV ECONOMIQUEMENT DURABLE

     CARBURE A L'HUILE DE PEPINS DE RAISINS ET A L'ADRENALINE

 

    

     L'INVITE :

 

(Ce visage avenant, c'est celui de l'hédonisme onfrayique)   

 

    

     "Je n'ai jamais voté à droite", affirme Mr Onfray. Avec si peu de conviction que le S-L K. la lui repose, la question fatidique :
     - T'étais où le jour du 2ème tour des Présidentielles de 2002 ?

     Mais le S-L K. connaît la réponse qui, prononcée par Mr Onfray, lui arracherait les derniers hullulements du désespoir romantico-hédoniste ("Quel con ! Quel con ! Non mais quel con !").

     "Avec Bayrou, des centristes et des ministres UDF, on fera, vraiment, une politique de gauche ? Ce serait nouveau… " ironise le politologue populaire à Caen et chez France Inter. Ben pas vraiment, Mich'. La plupart des Présidents de la Vème Raie publique sinon tous ont gouverné AU CENTRE et parfois même pire (relire ces 2 derniers termes 394 fois d'affilée). Quelques exemples qui viennent à l'esprit de Karpov :

     - Giscard abaisse la majorité légale de 21 à 18 ans (ce qui contribuera à le faire battre par le Pétainiste en mai 81) ;

     - sous le même Giscard, Simone Weil fait passer la loi sur l'avortement libre, ce qui ne fut pas une partie de plaisir pour une femme cernée par des blaireaux réactionnaires style papa Royale ;

     - Michel Jobert, un pur centriste ministre des Affaires Etrangères sous le Pétainisme de gauche - de la taille de Président Sarko mais politiquement bien plus grand - mène une politique pro-Arabo-palestinienne et, dans un livre tout-à-fait correct sur le Moyen-Orient, présente le Colonel Kadhafi comme le leader Arabe le plus charismatique qu'il ait rencontré,... etc.

 

(Michel Jobert, petit par la taille mais pas par l'esprit)

    

     "On me demande d’avaliser ce virage franc, net et massif du Parti Socialiste vers la droite, je dis non".
    

     1) Personne ne demande quoi que ce soit à Mr Onfray (sinon d'arrêter les délires mysticisants) ;
     2) les ministres mitterrandiens Hernu, Joxe, Chevènement, c'étaient des "virages francs, net et massifs" vers "la gauche du PS" ?

     Alors, piteux, confus, bougonnant comme une vieille baderne, il s'en est allé "voter blanc" au second tour des érections pestilentielles. Le S-L renonce à rappeler que le candidat "blanc" n'était même pas présent au 1er tour. Il faut renoncer à rappeler quoi que ce soit à Mr Onfray ; en ce qui le concerne, le mieux est de renoncer à tout raisonnement. La seule chose qui marche, c'est la Karpov Turbo Durable, alors chauffe Marcel !

    

     "Dès lors, la haine s’est abattue sur moi. Ma messagerie explose depuis de courriers électroniques méprisants, insultants, insinuants, outrageants, offensants, blessants. Les mots, les phrases, les arguments dépassent l’entendement dans le lynchage. Des courriers d’auditeurs de l’Université Populaire me menacent d’une « descente » chez moi, on met en question ma santé mentale, on suppose que je roule en secret pour Sarkozy sans vouloir le dire haut et clair, que depuis cette rencontre pour Philosophie magazine, j’aurais été acheté, vendu, qu’on m’aurait promis des postes, des avantages et que je négocie mon ralliement…"
    
  
     Ouais... l'excès d'indignité non mérité aurait succédé à l'excès d'honneur encor moins mérité. Peu probable selon Karpov. Cela est une manière cousue de gros fil de bâche marketée - jouer les martyres - d'éviter de dire :

    
     "Dès lors et depuis le début, la critique s'est abattue sur mes productions. Mes articles sur le blog de l'Obs' explosent d'envois ironiques, contradictoires, polémiques et souvent bien achalandés côté arguments. Ces mots, ces phrases, ces arguments incisifs dépassent largement mon entendement de philo-sophiste populaire à Caen et à la radio. Des courriers de bloggueurs s'avèrent nettement supérieurs aux miens, je suis obligé de les pomper outrageusement tout en faisant semblant de ne pas les lire, au point que j'en ai été réduit à sommer le modérateur d'effacer les plus redoutables, sous peine de ma démission. Comment ont-ils su que oui, j'avais été tenté l'espace d'un instant - ô si fugace - par une trève en forme d'alliance avec le Président Sarkozy ? Comment ont-ils percé à jour cette si périlleuse et inaboutie négociation avec le PS pour obtenir un strapontin ministériel ?             

(Moi qui pensais que tous les bloggueurs étaient des boeufs à qui il suffisait de citer Sénèque pour les subjuguer...)"                              


     (la prochaine rondelle est en cours de tronçonnage)

     [article de M.Onfray "Conclusions, pièges à cons" lisible sur blogs.nouvelobs.com]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 20:06

SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

II

 

                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




(le fondateur de l'Armée Rouge)                                             (le fondateur du nietzschéisme de gauche)

 

    

     Mr Onfray accepte de frayer avec les pâles épigones du "trotskisme" (style le facteur à pédales). Pour les mêmes raisons, le philo-sophiste déteste le fondateur malgré lui du courant "trotskiste".

 

     Le Sous-Lieutenant Karpov lui non plus n'est pas "trotskiste". C'est dire si cette aversion onfrayique pour le dirigeant révolutionnaire (ou plutôt pour ses positions politiques) l'intéresse au plus haut point. Ayant lu quelque part que Mr Onfray vouait aux gémonies le texte "Leur morale et la nôtre", il s'en est enquis, l'a lu et a compris les motivations de cette onfrayique excécration.

 

     La parole est maintenant à Léon Davidovitch Bronstein :

 

 

 "Leur morale et la nôtre"

Extrait II

 

     "Des échantillons de perfection éthique sont distribués gratuitement dans toutes les rédactions intéressées. Cette prédication aussi ampoulée que fausse a sa base sociale - de classe - dans la petite bourgeoisie intellectuelle. Sa base politique est dans l'impuissance et le désarroi devant la réaction. Base psychologique : le désir de surmonter sa propre inconsistance en se mettant une fausse barbe de prophète.
     Le procédé favori du philistin moralisateur consiste à identifier les façons d'agir de la révolution et de la réaction. Des analogies formelles en assurent le succès
". (Léon TROTSKI, 1938)

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 10:04

 











    





     Inquiet des difficultés sentimentales du couple présidentiel, le Sous-Lieutenant Karpov tient à leur rappeler avec affection qu'en France, tout commence et tout finit "par des chansons".

     Alors, pour contribuer à leur redonner du baume au coeur, du coeur à l'ouvrage et de l'ouvrage aux désoeuvrés, le S-L K. leur dédie une chansonnette, oh 3 fois rien. Tout est dans l'intention :

 

SARKOZY AUSSI


C'est dans un coin du bois d'Boulogne
     Qu'il a rencontré Cécilia
     Elle arrivait de la Bourgogne
     Lui arrivait en pyjama
     Il trouva vite une occasion
     D'engager la conversation

    

     Il faisait un temps superbe
     Cécilia s'est assise sur l'herbe
     Sarkozy aussi
     Elle pensait les arbres bourgeonnent
     Et les gueules de loup boutonnent
     Sarkozy aussi
     Près d'eux sifflait un poulet
     Les flics venaient de débouler
     Sarkozy aussi
     Un clochard ronflait tout proche
     Il avait une drôle de cloche
     Sarkozy aussi

    

     Afin d'séduire la petite chatte
     Il l'emmena dîner chez Fouquet's
     Comme elle est fine et délicat's
     Elle prit un pied d'cochon grillé
     Et pendant qu'elle mangeait le sien
     Lui fit du pied avec le sien

    

     Ell'prit un homard sauce tomates
     Il avait du poil au pattes
     Sarkozy aussi
     Puis une sorte de plat aux nouilles
     On aurait dit une andouille
     Sarkozy aussi
     Il lui prit un pâté en croûte
     Qui empestait la biroute
     Sarkozy aussi
     Puis un steak avec des frites
     Seulement les frites étaient tout'p'tites
     Sarkozy aussi

    

     Le Chablis lui tournant la tête
     Il murmura "quand tu voudras"
     Alors il emmena sa conquête
     Dans un palais tout près de là
     C'était l'hôtel de l'Elysée
     Et Matignon réunis

    

     Ell' trouva la chambre pas mirifiq'
     La femme de chambr' pleine de tics
     Sarkozy aussi
     Elle se lava les mains bien vite
     L'lavabo avait une fuite
     Sarkozy aussi
     Sous la télé y avait une cale
     Car elle était toute bancale
     Sarkozy aussi
     Y'avait un fauteuil un peu naze
     Z'avaient dû l'ach'ter d'occase
     Sarkozy aussi
     Et des draps de soie de Chine
     Lui titillaient sa mandoline
     Sarkozy aussi

    

 

     (non, pas de remerciements. Tout est dans l'intention, le S-L Karpov vous le redit)

 

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 22:00

SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

I

 

                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

(il n'y a pas que les lunettes qui diffèrent sensiblement)

 

   

 

 

 





     Le Sous-Lieutenant Karpov ne sait plus où il a lu sous la plume de Mr Onfray toute l'aversion que portait celui-ci à un texte de Léon Trotski intitulé "Leur morale et la notre", écrit en 1938 par l'ancien dirigeant révolutionnaire en exil au Mexique.

       N'écoutant que sa curiosité, le S-L K. a voulu découvrir et lire ce texte qu'il ne connaissait pas. Bien lui en prit car cela lui permit d'appréhender toute la vitalité dudit texte et de comprendre tout-à-fait les raisons pour lesquelles il déplaisait fortement au philo-sophiste. Et comme il aime bien partager, le S-L K. tient à en faire profiter ceux qui le désirent.

     Avant de commencer, le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov adresse de chaleureux remerciements au philosophe nietzschéen de gauche Michel Onfray.

    

     Extrait 1 de "Leur morale et la notre" :

 

    

     "On voit, dans les époques de réaction triomphante, MM. les démocrates, sociaux-démocrates, anarchistes et autres représentants de la gauche, sécréter de la morale en quantité double, de même que les gens transpirent davantage quand ils ont peur. Répétant à leur façon les dix commandements ou le sermon sur la montagne, ces moralistes s'adressent moins à la réaction triomphante qu'aux révolutionnaires traqués, dont les "excès" et les principes "amoraux" "provoquent" la réaction et lui fournissent une justification morale". (Léon TROTSKI, 1938) 

 

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 21:01

LA TRONCONNEUSE

OPUS V

 

       (Père, gardez-moi de mes amis politiques, mes ennemis je m'en charge)

 

 

L'INVITE :

 

               (Ô Friedrich, garde-moi de mes ennemis politiques car de fait je m'en suis fait de tous les côtés)


     Des fâcheries, encor des fâcheries, toujours des fâcheries pour Mr Onfray, puis, toujours aussi soudainement, l'illumination :

     "Je votais donc Besancenot, non sans avoir réfléchi à un vote Royal dès le premier tour. Mais mon envie de peser à la gauche du parti socialiste pour qu’il gauchise un peu de ses positions, et de contribuer au score de la gauche antilibérale, ma sensibilité, me fit prendre cette décision. J’avais le ferme désir de voter au second tour pour la candidate présentée par le Parti Socialiste, même si je la trouvais pâlichonne politiquement, errante idéologiquement, opportuniste dans le déroulé de sa campagne… Il y eut le résultat que l’on sait".

    

                    (Qui de plus décisif, pour peser sur le PS, que le redoutable candidat de la LCR ?)

    

     Résumé pour ceux qui ont du mal à suivre : Mr Onfray se décida à soutenir le facteur à pédales pour "peser sur la gauche du PS". Rien que cette démarche amène une question liminaire : en quoi le fait de voter Besancenot "pèse"-t-il sur la "gauche du PS" ? Question liminaire suivante : la "gauche du PS" existe-t-elle ailleurs que dans l'imagination fébrile de Mr Onfray ?
     
     Bon, faisons semblant d'admettre que oui, elle existe cette gauche-là, et mettons ce raisonnement spécieux sur le compte de la complexité complexifiante du politologue Onfray. Le voilà donc s'affichant trotskiste occasionnel, parce que voulant mettre la pression sur une candidate "pâlichonne politiquement" [soit "inconsistante"], "errante idéologiquement" [re-"inconsistante"], "opportuniste dans le déroulé de sa campagne" [soit "opportuniste", un terme que Mr Onfray utilise depuis peu ... Karpov a la prétention d'y être pour quelque chose]. Et Mr Onfray de constater : "Il y eut le résultat que l'on sait". Càd que sur le plan politique, Mme Royale s'avéra de fait inconsistante et opportuniste. Pour une fois que l'intuition nietzschéenne de Mr Onfray l'abusait un peu moins que d'habitude... En fait, le "résultat" dont parle Mr Onfray c'est évidemment la victoire éclatante de Président Sarko.

     On en arrive alors au "cas Bayrou". D'après les sondages - couillonnades pour distraire les votants -, à gauche, le seul "vote utile" c'était le candidat de l'UDF dès le 1er tour car, au second, d'après les mêmes couillonnades, lui seul pouvait terrasser Président Sarko. C'était trop à admettre pour le prof de philo rebelle, libertaire, populaire et hédoniste. Poser au sage gandhien avec le futur Président ne lui posa aucun problème ; voter centriste au lieu de voter "pâlichonne politiquement, errante idéologiquement, opportuniste..." et aussi " cynique", re-"opportuniste" et "démagogique", impossible pour Mr Onfray.

    

 

(ni inconsistant politiquement, ni cynique, ni opportuniste, mais "de droite" : rédhibitoire pour un philosophe nietzschéen "de gauche") 

    

     "Comprend qui peut", comme chante Bobby.
    

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 20:57

LA TRONCONNEUSE IV

LE CÔTE OBSCUR DE L'OBSCURITE

 

 

L'INVITE

(ne reculez pas vos yeux de l'écran ; l'habit ne faisant pas le moine hédoniste, ce personnage est totalement inoffensif)

 

    
    
Objectivement, il arrive à Mr Onfray d'émettre des arguments efficaces, par exemple lorsqu'il critique le PCF. Karpov voudrait alors rendre un hommage bio-dégradable au prof de philo "populaire", d'autant que ce dernier s'est permis d'exhiber de petits rappels historiques généreusement piochés chez Karpov (avant de faire censurer le même Karpov et d'autres par "l'Onfrayrateur") : le pacte germano-soviétique, les négociations avec la Kommandantur parisienne pour tenter de faire reparaître l'Huma, les accords de Grenelle en tant qu'acte de décès négocié de la grève générale de Mai 68. Il y a bien d'autres points critiques sur l'histoire du stalinisme "français" que Mr Onfray méconnaît, Karpov en causera une autre fois.

     Fin de la bio-dégradation de l'hommage karpovien à Mr Onfray : notre exceptionnellement peu perspicace politologue s'avisa de "conseiller" le PCF. Si chaque conseil donné par Mr Onfray lui rapportait un euro, il serait devenu milliardaire en peu de temps.

     Oncques, l'Onfray dit un beau jour aux zombies staliniens :
     "Soyez raisonnables, faîtes un travail de mémoire. Je souhaite ardemment pour ma part nietzschéenne de gauche, la re-fondation de votre crèmerie (dont j'ai pourtant évoqué auparavant l'histoire, faite de volte-faces et de trahisons de la classe ouvrière. A être philosophe, je n'en suis pas moins amnésique à la vitesse d'un poisson rouge. Au bout de 5 mn, j'ai oublié le début de mes raisonnements !)"
     Et le "libertaire" de se fendre soudainement d'un voeu pieux qui fit et fait encor se retourner dans leur fosse commune anonyme les anarchistes massacrés par le stalinisme : "ce Parti [le PCF] mériterait aujourd'hui de faire les scores qu'il faisait après guerre". Qu'est ce que le camarade Onfray attend pour s'encarter au PCF, entre la poire trotskiste et le fromage social-démocrate ?

     La réponse ne se fit néanmoins pas attendre : "Je fus couvert d’insultes. On me répondit non pas sur les faits – comment les nier ?-, mais on condamna, on fit tomber le couperet de la guillotine communiste, on me menaça physiquement, on fit circuler sur internet des calomnies, on utilisa les colonnes de la presse militante pour m’agresser personnellement sans jamais discuter mes arguments, sans récuser les faits, sans apporter l’ombre d’une analyse critique , on vandalisa ma voiture, on m’écrivit des lettres d’insultes, non signées pour beaucoup, je reçus des appels téléphoniques anonymes en plein milieu de la nuit".

     Mr Onfray, s'il se rendait dans le Grand Nord canadien et, chemin faisant, tombe sur un ours mal léché (tous les ours le sont), tiendrait au plantigrade le discours suivant :
     - Sois raisonnable, compère ours. Je souhaite ardemment que tu refondes ta réputation sur une attitude non plus agressive mais aimable. Ton espèce - les carnivores plantigrades - mérite aujourd'hui d'entrer dans le Panthéon des animaux pacifiques".
     Quelle serait donc la réaction de l'ours ? Pas pire que celle des staliniens, certes, car l'ours est un prédateur, donc "assassin innocent". Le stalinisme non.

     Observer le spectacle édifiant de  Mr Onfray jouant les nurses auprès du PCF a quelque chose de pitoyable, entre le masochisme et l'opportunisme petit-bourgeois.

     Conclusion provisoire : le petit Michel se retrouva donc fort marri de s'être ainsi fâché AUSSI avec les staliniens, malgré tous ses efforts évidents de bonne volonté (pour ne pas dire d'ostentatoires génuflexions).

(A suivre pour la prochaine rondelle)

 

[article de M. Onfray "Conclusions, pièges à cons" lisible sur blogs.nouvelobs.com]

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