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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 13:07
PLEURE Ô PALESTINE

FRAGMENTS D'UN ECRIT BELLIQUEUX

IV

       3 ans après la Déclaration de Balfour (1917) qui revendique, sous couvert britannique, la colonisation de la Palestine par le peuple juif, se fondent dans le mouvement sioniste diverses organisations de "défense". L'un d'eux, la Hagannah, a pour chef un certain Vladimir Zeev JABOTINSKY. Ce dernier prévoit déjà en 1920 que l'arrivée de millions de juifs en Palestine provoquera nécessairement la création d'un Etat hébreu dans les frontières "bibliques" (111 500 km2).

        Voici ce qu'écrit ce leader sioniste, Vladimir Jabotinsky, dans un texte prémonitoirement intitulé "Le Mur d'acier" (1920) :

            "L'auteur de ces lignes est considéré comme l'ennemi des Arabes, un avocat de leur expulsion ; ce n'est pas vrai, la relation émotionnelle que j'ai avec les Arabes est la même que celle que j'ai avec les autres peuples, une indifférence polie ... (...)
             ...nous ne tenterons jamais d'expulser et d'opprimer les Arabes, mais c'est une toute autre affaire de savoir si nos objectifs pacifiques peuvent ou non être atteints par des moyens pacifiques ; cela ne dépend pas de notre rapport avec les Arabes mais exclusivement des rapports des Arabes avec le sionisme ; tout peuple indigène, et peu importe qu'il soit civilisé ou sauvage, considère son pays comme son foyer national dont il sera toujours le maître ; il ne tolèrera jamais non seulement un nouveau maître mais même un nouveau partenaire. Il en est ainsi pour les Arabes : ceux qui, dans leurs rangs, favorisent le compromis, tentent de nous faire croire que les Arabes sont des simples d'esprit que nous pouvons tromper par une formulation modérée de nos objectifs, ou qu'ils constituent une tribu de "grippe-sous" prêts à abandonner volontiers leur droit de naissance sur la Palestine en échange de quelques avantages culturels ou économiques ; je rejette totalement cette appréciation des Arabes palestiniens. Il est vrai que culturellement, ils sont 500 ans derrière nous et que spirituellement, ils n'ont ni notre endurance ni notre force de volonté mais là s'arrête toute différence entre nous ; ils regardent la Palestine avec le même amour instinctif que les Aztèques considéraient le Mexique et que les Sioux considéraient leur patrie... (...)
            ...peu importent les mots, la colonisation porte en elle sa propre définition, totale et inéluctable, elle est comprise par chaque juif et par chaque arabe ; la colonisation ne peut avoir qu'un objectif, pour les Arabes palestiniens cet objectif est inadmissible ; telle est la nature des choses, changer cette nature est impossible : la colonisation ne peut être menée que contre la volonté des Arabes palestiniens. La colonisation sioniste, même la plus restreinte, doit ou bien cesser ou bien être menée contre la volonté de la population indigène ; par conséquent, cette colonisation ne peut continuer à se développer que sous la protection d'une force indépendante de la population locale, d'un mur d'acier
que la population locale ne peut forcer. Telle est notre politique envers les Arabes ; la formuler d'une autre manière relèverait d'une hypocrisie, alors, de ce point de vue, il n'y a pas de différences significatives entre nos militaristes et nos végétariens ; l'un préfère un mur d'acier et de baïonnettes juives, l'autre un mur d'acier et de baïonnettes britanniques et le 3ème un accord avec Bagdad ... , mais nous, nous applaudissons tous, jour et nuit, au mur d'acier". 

(à suivre)


emeutes-palestine.jpg(1920 : émeutes en Palestine)
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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 09:55
CHARLOT

LES TEMPS MODERNES (1936)

"SO, YOU'RE THE LEADER"





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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 13:06
RETOUR D'UN "PROPHETE" ?

Marcuse.jpg(Herbert MARCUSE, 1898 - 1979)

        Le nom de Marcuse connut une grande renommée dans les années 60, comme l'un des inspirateurs de nombreux mouvements contestaires qui éclatèrent à l'époque dans la jeunesse étudiante.

      Le Sous-Lieutenant Karpov, constatant que le nom du philosophe états-unien semble flotter dans l'air ces derniers temps, s'est intéressé sommairement à la "pensée" de Marcuse.

         Il naît en 1898 à Berlin, d'une famille de la haute bourgeoisie. Dans ses jeunes années, il est ébranlé, comme tout le monde, par le souffle venu de la Révolution d'Octobre 1917. C'est que l'intelligentsia européenne de l'époque "s'intéresse" aux évènements en Russie, aussi bien par souci d'esthétisme que pour se faire remarquer. Tant que messieurs les intellectuels bourgeois trouvent "belle" la Révolution, ils en chantent les gracieusetés. Lorsque, peu de temps après, ils sont obligés de prendre en compte les aspects "horribles" d'une guerre civile, ils poussent alors de hauts cris et fuient vers d'autres écoles de "pensée", traduisez : ils se renient aussi passionnément que précédemment, ils s'étaient "engagés".

        Le jeune Marcuse en pince donc pour les Bolcheviks victorieux. Le S-L K. n'est pas bégueule, il ne dira pas que c'était parce qu'ils étaient victorieux.
        Néanmoins, déçu par les errements de la Révolution russe, il intègre le groupe des intellectuels de la République de Weimar (1919-1933). Les rêves triomphants de la Bourgeoisie révolutionnaire du XIXème siècle se sont dissous dans le massacre industriel de la 1ère guerre mondiale. Marcuse et ses co-religionnaires découvrent toute la brutalité des crises capitalistes, aspect qu'ils ne soupçonnaient guère, étant nés avec une cuillère en argent massif en guise de sucette. Ainsi donc, dans la société du profit, aucune classe sociale n'est assurée de conserver ses "acquis" sociaux, pas plus les classes moyennes que le prolétariat, pas plus la paysannerie que nombre d'"aristocrates".

        Il en découle une certaine sympathie d'Herbert pour la classe salariée et la doctrine révolutionnaire dont elle s'est dotée. Cela n'ira pas jusqu'à l'acceptation des mesures politiques indispensables en vue d'une révolution organisée : la dictature du prolétariat effraie beaucoup plus les "philosophes" que celle de la classe capitaliste.

        Marcuse et d'autres théoriciens fondent "l'école de Francfort", qui tente d'hybrider marxisme et psychanalyse. Ce qui préoccupe fortement ces gens-là, ce n'est pas l'esclavage salarié, mais la répression bourgeoise qui en découle.
         Pour mieux saisir l'intérêt privilégié de Marcuse and consorts pour un aspect de la dictature de classe du Capital, il n'est pas inutile de lire ce qu'en disait en 1870 l'écrivain et polémiste russe Alexandre Herzen :

        "...le bien-être peut-il être atteint par tous dans l'ordre actuel ? Notre civilisation est une civilisation de la minorité ; elle n'est possible qu'avec le travail grossier de la majorité (...)
        Quand tous ne peuvent pas bien vivre, que quelques-uns vivent au moins, qu'un seul vive aux dépens des autres, pourvu qu'à quelqu'un il fasse bon vivre. C'est seulement de ce point de vue qu'on peut comprendre l'aristocratie. L'aristocratie n'est en général qu'une espèce d'
anthropophagie plus ou moins civilisée ; (...) Tant que la minorité développée, tout en absorbant à son profit la vie de générations entières, soupçonnait à peine pourquoi la vie lui était si facile ; tant que la majorité, tout en travaillant jour et nuit, soupçonnait à peine que tout le fruit de son son travail allait à d'autres, tous considéraient cet état de chose comme naturel, et le monde de l'anthropophagie pouvait se maintenir".

        Les couches improductives sont de plus en plus culpabilisées par la marche inexorable du Capital et se voient contraintes d'offrir leurs services - généralement à teinte "humaniste" et réformatrice - à la classe dominante.
        
Toute l'école de Francfort - Marcuse compris - constate un manquement à la promesse tenue par la Bourgeoisie révolutionnaire du siècle précédent : le "bonheur radieux" n'est pas pour tout le monde, il est même réservé à une étroite minorité privilégiée.
       
         Dans une interview au journal La Reppublica en 1979, Herbert le dit :

        "La révolution moderne consiste en ceci : dans la révolte des hommes - auxquels on a inspiré des besoins - contre le fait qu'on ne peut plus satisfaire ces besoins".

          Déclaration fort intéressante qui inspire au Sous-Lieutenant 2 remarques :

          - on a là, "lyophilisé", tout un versant de Mai 68 : les futures classes moyennes, auxquelles les "30 Glorieuses" ont inspiré un besoin passionné de consommer, se révoltent contre l'archaïsme des vieilles badernes encore en place à l'époque ;

                 - "le fait qu'on ne peut plus satisfaire..." Qui ça, "on" ? Il n'y a pas 36 solutions : Marcuse pense aux gens comme lui, appartenant à des couches sociales autrefois d'élite, désormais tenues de servir la conservation du système (autrement, Herbert aurait eu la conscience professionnelle de préciser et quand les générations de travailleurs qui l'ont précédé avaient pu "satisfaire leurs besoins" !).
        Mai-2068-20.jpg(Mai 1968 à Berlin)
  
         Plus loin dans l'interview, Marcuse dit encore :

       "Dans un monde qui est tombé dans le prosaïque, il faut avant tout réintroduire la dimension esthétique".

         
Lecteur concentré, cette phrase ne te dit rien ? Le S-L K. a-t-il précédemment oeuvré pour des pommes ? Bien, alors il faut ressortir l'indicible du sarcophage où il s'était mis en pensée hibernative :

michel_onfray-noir-buste.jpg("ré-introduire la dimension esthétique" dans une réalité "prosaïque", c'est bien ce qu'il propose, cet indicible-là)


        Tout comme Marcuse dans "L'Homme unidimensionnel", l'onfrayique essayiste critique ce qu'il appelle la "pensée unidimensionnelle", càd l'idéologie capitaliste aussi bien que la théorie de Marx / Engels.
         L'imposfrayrateur écrit également :

         "D'un côté l'esthétique et l'aspiration au sublime, de l'autre la revendication, sous couvert de scientificité, de prétendues vérités toutes utiles à la cristallisation et à la solidification des mensonges de groupe, voilà les termes de l'alternative".

        
Par cette déclamation en faveur de l'esthétisme "sublime", Onfray se place délibérément en dehors de toute action, toute lutte, toute prise de conscience collectives.
          Bien qu'
avec un soupçon d'énervement nietzschéen il taxe Marcuse de "freudo-marxiste", par ailleurs l'Onfayiure recommande chaudement la lecture de "Eros et Civilisation" et "L'Homme unidimensionnel".

         Fin du détour par l'Archevêché de Caen, retournons à Herbert.
         Dans les "Grundrisse", Karl MARX écrivait :

          "Ainsi, combien paraît sublime l'antique conception qui fait de l'homme (quelle que soit l'étroitesse de sa base nationale, religieuse et politique) le but de la production, en comparaison de celle du monde moderne, où le but de l'homme est la production, et la richesse le but de la production. (...) C'est pourquoi le juvénile monde antique apparaît comme un monde supérieur. Et il l'est effectivement, partout où l'on cherche une figure achevée, une forme et des contours bien définis. Il est satisfaction à une échelle bien limitée, alors que le monde moderne laisse insatisfait, ou bien, s'il est satisfait, il est trivial".

                S'il apparaît que Marcuse reprend en partie cette analyse à son compte, c'est parce qu'il détourne sciemment son regard - à l'instar de l'aristocratie intellectuelle bourgeoise dont il fait partie - des bas-fonds de la société pour le porter sur quelque chose qui s'accorde mieux avec son idée de "jouissance" : le monde antique. Herbert voit dans le monde contemporain tombant dans le "prosaïsme" la justification d'un retour aux "valeurs" du passé (là où Marx y découvre les prémisses de la libération totale de l'espèce humaine).

             Côté Marcuse, lamentations et souhaits du retour à la "beauté" du "bon vieux temps" sont récurrents. Il veut, comme nombre de leaders des années 60 (et aujourd'hui Monsignore Onfray), le bonheur ici et tout de suite, sans luttes de classes, sans affrontements violents, sans guerre civile, sans...révolution prolétarienne. Illusoire bonheur consommatoire qui enduit conséquemment l'idéologie "hédoniste" de qui-vous-savez.
            
De toute sa volonté de philosophe, Herbert désire que la croissance capitaliste soit mise sur le champ à disposition de celui qui veut "jouir sans entraves", celui qui se "rebelle" contre "l'éthique" du travail salarié. Parce que, dans le monde de Herbert et de qui-vous-savez, la classe salariée est essentiellement composée d'individus assez conformistes pour travailler non par nécessité,  mais par "choix éthique" !

            Cependant, Marcuse sent bien que ce désir d'immédiat est irréalisable sous le capitalisme :

        "Je considère que le phénomène essentiel de notre époque est le fait que le prolétariat marxiste [selon lui, Marx a "inventé" le prolétariat] a été remplacé par la classe moyenne, par les petits-bourgeois. Ceux-ci commencent à se révolter contre les grands monopoles qui désormais les écrasent, précisément comme le vieux capital écrasait le prolétariat du temps de Marx [c'est vrai qu'aujourd'hui, le "jeune" capital n'écrase plus les prolétaires, n'est-ce pas ?]. (...)
             C'est une aberration : si on en est arrivé à ce point, c'est parce que depuis un siècle on a oublié [encor le "on" de l'aristocratie déçue et déchue] la dimension esthétique, la seule qui puisse galvaniser un monde avide de penser, d'aimer, d'admirer, et qui n'est décevant pour certains [dont l'auteur de ces lignes fait visiblement partie] que parce qu'on leur a ôté les moyens d'en jouir".

           
Une façon comme une autre de reprocher aux salariés d'avoir vendu leur âme épris d'esthétisme, d'amour et d'eau fraîche pour une bouchée de pain prosaïque et ainsi, d'avoir contribué à la déchéance des esthètes, des hédonistes dandys et autres mirlitons fantasmatiques de la culture bourgeoise en décadence.

            Voilà la revendication frustrée de ceux qui, sans accomplir dans la société bourgeoise de tâche productive, reçoivent de celle-ci leur pitance en échange de moult génuflexions théoriques déguisées en charges "rebelles".
       A la décharge d'Herbert Marcuse, il a toujours eu conscience des limites de la marginalité esthétisante. Dans "L'Homme unidimensionnel", il dresse un constat lucide de la situation désespérée de la société capitaliste. Avant d'autres il se condamna à l'impuissance théorique et politique. Aujourd'hui, les Onfray and consorts ont repris la chandelle.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 16:46
PLEURE Ô PALESTINE

[Le 1er Ministre israëlien se déclare prêt à "négocier" avec Abou Mazen la création d'un "Etat" palestinien. Il faut apprécier ces offres de Gascon à la mesure des évènements actuels qui se précipitent : pendant qu'Ehoud Olmert propose ses bon offices, son armée étrangle consciencieusement la bande de Gaza. Comme s'il était question de créer un embryon avorté d'Etat palestinien dans la seule Cisjordanie, ou d'avoir les mains libres pour "nettoyer" Gaza... La marge de manoeuvre de Abou Mazen/Mahmoud Abbas ressemble à l'itinéraire d'une souris dans un labyrinthe... et celle du peuple palestinien à un éternel chemin de croix.]


AU COMMENCEMENT, LE VER ETAIT DANS LE FRUIT

III

      Au moment où intervient la Déclaration de Balfour (1917), les sionistes prônent un "foyer juif" non pas en Palestine, mais en un lieu qui reste à déterminer. On parla de l'Ouganda, du Guatemala et d'autres places, notamment de la Palestine. Dans la "real politik", c'est surtout l'Empire britannique qui s'intéresse à celle-ci.

        La 1ère partie de la Déclaration de Balfour comporte 2 paragraphes :

        1. "Le gouvernement de Sa Majesté accepte le principe que la Palestine soit reconstituée comme le foyer national du peuple juif" ;

         2. "Le gouvernement de Sa Majesté fera le maximum d'efforts pour assurer la réalisation de ces objectifs et on discutera les méthodes et
les moyens nécessaires avec les organisations sionistes".


        Arrêtons-nous un instant à la lettre de la Déclaration. Il ne s'agit nullement de reconnaître une propriété ancienne à un peuple, à partir d'une référence "biblique". La Déclaration de Balfour n'annonce pas la reconstitution "juive" de la Palestine antique, mais l'établissement d'un foyer national pour le peuple Juif. L'Angleterre sait pertinemment qu'existent en Palestine diverses communautés non-juives auxquelles il s'agit de ne pas porter préjudice.

        Dans le projet sioniste proprement dit, c'est un autre son de cloche. Ces communautés non-juives ne sont même pas évoquées. Un mot d'ordre va parapher cette occultation :
 
  "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".

        Les sionistes estiment que, les Palestiniens étant des Arabes, il doivent s'en aller vers des pays "Arabes" et laisser la Palestine aux seuls Juifs.

        A la Déclaration de Balfour succède la Conférence de San Remo (1920). On s'y partage les entrailles de l'Empire ottoman, que la 1ère boucherie mondiale a notamment charcuté. On s'y intéresse aussi aux "frontières" de la Palestine : où les mettre, ici ? là ? Jusqu'aux velléités conquérantes du sionisme (soutenues par les Anglais), il n'existait pas de frontières "modernes". La Palestine n'était que la partie Sud de la province de Syrie. Arabes, Palestiniens, Chrétiens, Musulmans, Juifs avaient la simplicité de cohabiter et de se considérer comme faisant partie du monde Arabe environnant.

0069fa00017p.jpg(une Palestinienne vers 1920)


        Mais les temps ne sont plus à la co-existence paisible. Les Empires occidentaux tracent au cordeau des frontières sur les cartes du Sahara et du Moyen-Orient, frontières ignorant sèchement les peuples nomades, qui ne sont ni Algériens, ni Lybiens, ni Maliens ou Tchadiens. C'est l'Europe coloniale qui va leur apporter ce "progrès" de la Civilisation que de se sentir appartenir à une "nation".
          En ce qui concerne le Moyen-Orient, un Traité confirme les tractations de San Remo, le Traité de Sèvres (1920). La Société Des Nations, 1ère mouture de la future ONU (tout autant "efficace") ratifie le Traité en 1922. Le mandat sur la Syrie démembrée est confié à la France, et celui sur l'Irak et la Palestine au rival Anglais. Les frontières palestiniennes sont ainsi fixées arbitrairement par l'impérialisme européen.

         La protection du Canal de Suez devient par là-même l'affaire des Britanniques (en bons mandataires, ils feront une guerre en 1956, guerre aux conséquences désastreuses pour eux !).

         Tous ces évènements se déroulent 30 ans avant la création ex nihilo de l'Etat d'Israël, et plusieurs "tendances" continuent de se manifester dans le mouvement sioniste.

(à suivre)
                   

 
      
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 22:28
ADRESSE DU SOUS-LIEUTENANT KARPOV A CEUX QUI VEULENT LEGIFERER SUR LE "DROIT DE GREVE"


       Où êtes-vous allés pêcher que la grève était un "droit" garanti par votre foutue Constitution ?
         La Bourgeoisie, selon vous, aurait donc consenti un beau jour, dans un élan d'humanisme démocratique, à ce que les salariés puissent se mettre en grève en toute "légalité" ?

        Vous n'êtes que des bouffons de la démocratie bourgeoise, et vos actuelles petites discussions d'épiciers avec les "partenaires sociaux" affichent le triste spectacle de la situation actuelle : une classe salariée anesthésiée par la pression quotidienne et les anti-dépresseurs médiatiques.

         Lorsque, au début du siècle dernier, les prolétaires faisaient la grève, c'était dans la plus totale illégalité et vos dirigeants d'aïeux envoyait la gendarmerie ou la troupe pour leur tirer dessus à hauteur de poitrine. Ils n'avaient pas même le "droit" de réunion ! Leur seule "liberté" garantie, c'était de finir par crever d'épuisement ou de maladie sous le harnais.

        Aujourd'hui, la moindre heure d'arrêt de travail collectif est considéré par vous comme une "prise d'otage". Vos chaînes de télé et vos radios ont inventé leur plus grotesque figure fictive : celle de "l'usager". L'usager se pose en éternel otage des grèves; en général, lorsque se produit le moindre petit mouvement social, notre usager, en bon professionnel de "l'usage", se trouve à moins de 2m 50 d'un micro ou d'une caméra pour ânonner sa petite leçon apprise d'avance : "Les usagers en ont assez d'être pris en otage ! On veut travailler !" Instructifs, ces montages télé qui coupent la moindre expression de solidarité avec les grévistes. Un avatar de plus du "droit" à l'info !

        Profitez bien de cette époque formidable pour la classe capitaliste, où l'on oublie que salariés et chômeurs forment largement le plus gros de la troupe, qu'ils sont tous, à un moment ou à un autre, "usagers" les uns des autres. Profitez de la concurrence généralisée de tous avec tous.

        Profitez, parce que cela ne durera pas. Tant qu'il y aura deux classes sociales fondamentales dont l'une, ultra-minoritaire, jouit du privilège exorbitant de faire marner l'autre à son unique et grand profit, il y aura des mouvements sociaux, il y aura des luttes des salariés et des chômeurs, il y aura des grèves et même pire (pour vous).

        LA GREVE N'EST PAS UN "DROIT" QUE RECLAMENT LES PROLETAIRES. LA GREVE EST UNE ARME DE CLASSE !

        Le Sous-Lieutenant Karpov vous invite à prendre la seule mesure conséquente de la part de dirigeants assumés du capitalisme. Au lieu de ratiociner sur les formes risibles que devrait prendre une
grève selon vos canons "constitutionnels" (prévenir le patronat à l'avance, assurer un service "minimum", tout faire pour qu'un arrêt de travail ne gêne personne et soit par conséquent totalement inefficace, mettre les moindres modalités d'une action en règles procédurières, etc.), prenez la seule authentique mesure capable d'éclaircir le terrain social aux yeux de tout le monde :

        INTERDISEZ LA GREVE PAR DECRET !

        C'est la seule "réforme" que le S-L K. souhaite que vous engagiez rapidement. Une interdiction pure et simple. Car alors, les salariés retrouveront encor plus rapidement le chemin de la lutte pour leurs revendications "illégales" mais légitimes : baisse du temps de travail général, augmentation générale des salaires, amélioration des conditions du travail, etc.

             "Illégales", les grèves redeviendront ce qu'elles étaient, une arme de combat pour la défense des intérêts des salariés et des chômeurs. Un gréviste illégal fait montre de toute sa détermination et de sa solidarité avec ses frères de classe.

             Dernier rappel : la grève ne pose pas de préavis, elle est illimitée et reconductible par vote à main levée des salariés en lutte. Elle opère pour frapper le patronat, frapper son imagination et ses intérêts bien compris, pas pour amuser la galerie et distribuer des caramels mous aux "usagers" filmés par la télé.

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 13:08

FLASH INFOS

MEUSSIEU BERNIE THE DOOR, SECRETAIRE D'ETAT A LA JEUNESSE ET AUX SPORTS, S'ADRESSE A LA FRANCE



 

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 19:56
FLASH INFOS


REMANIEMENT MINISTERIEL

bernard-kouchner.jpg








226326.jpg




"PUTES, SOUMISES ET FIERES DE L'ÊTRE"
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 09:51
PLEURE  Ô  PALESTINE

[Aujourd'hui l'armée israëlienne "boucle" la bande de Gaza et instaure un embargo total. Les banthoustans palestiniens se retrouvent plus que jamais tels des îlots de surpopulation, de misère et de désespoir humain. Israël a le contrôle de l'eau, de l'électricité, ses forces armées tiennent les voies de communication. Tout en éradiquant patiemment l'OLP jusqu'à ce que son leader historique, Yasser Arafat, se décide enfin à passer son arme à gauche, Israël a favorisé dans le même temps la montée du Hamas, reproduisant à son échelle la stratégie états-unienne (soutenir Ben Laden et les Talibans) en Afghanistan, en Irak (jouer les chiites contre les sunnites) et ailleurs.]



AU COMMENCEMENT LE VER ETAIT DANS LE FRUIT (suite)

II

     En 1840, l'Empire britannique estime qu'il faut impérativement diviser la zone Egypte/Palestine en 2 parties distinctes. A l'époque, c'est un conglomérat de régions arabes de l'Empire ottoman.
        Les Britanniques insistent sur la nécessité de garder l'Egypte "égyptienne", ce qui signifie empêcher ses velléités sur la partie asiatique de la région : Syrie, Irak, Transjordanie et Lybie.

        De tout temps, l'Egypte a eu des tentations "naturelles" d'expansion vers l'Est. Le sieur "Mohamed Ali", gouverneur d'Egypte ambitieux et "moderniste", se retrouve bientôt avec une défaite militaire en Syrie sur les bras. Conséquence, le projet de "foyer juif" en Palestine, sous l'arbitre de Messieurs les Anglais, est momentanément passé en "profits et pertes".

     S'écoulent quelques décennies. Les pays de l'Est européen sont en ébullition. Les communautés connaissent des troubles graves, en particulier les Juifs. On les persécute, notamment en Hongrie et dans l'Empire russe : un mot devient tristement célébre, "pogrom" qui, en langue russe signifie "destruction". Ces vagues successives de répression envers les Juifs vont susciter la naissance du mouvement sioniste.

       A ses débuts, le sionisme ne revendique pas un Etat juif en Palestine. Il veut que les Juifs soient et restent "juifs" partout où ils vivent et refuse l'intégration ou "l'assimilation" aux divers Etats. Le sionisme exige que le fait d'être "juif" soit reconnu comme l'équivalent d'une nationalité, comme par exemple en Russie.

       [Le marxisme, toute jeune théorie révolutionnaire à l'époque, s'oppose à cette revendication et considère que les Juifs doivent lutter dans le cadre et les organisations des pays où ils sont présents].

       La 1ère guerre mondiale éclate. Le monde passe du XIXème au XXème siècle de la manière la plus terrible, et l'Empire ottoman de vie à trépas par dépeçage des vautours impérialistes ; Anglais et Français se précipitent sur tout ce que laissent les Turcs au Moyen-Orient. Bilan du festin charognard : la France prend la Syrie, le Liban plus l'Irak Nord; l'Angleterre ramasse la Palestine (aujourd'hui "Israël"), la Jordanie et la Transjordanie et se fait servir au final une bonne tranche d'Irak Sud.
      Un peu plus tard, moyennant une solide participation dans la formation  d'une compagnie pétrolière anglo-irakienne, la France lâchera l'Irak Nord. Pétrole ! Vous avez dit "pétrole" ? Le S-L K. confirme : en 1914-18 déjà, la région concernée c'est "PE-TRO-LE".

        "L'or noir" paraphe toutes les négociations territoriales. Dans cette zone, ce sera l'obnubilation principale de la politique occidentale.

        Pendant ce temps, les sionistes arrachent au gouvernement britannique un décret historique : la déclaration de Balfour (1917).

(à suivre)



palestine-1920.gif
(la Palestine en 1920 - futur "Israël")
   
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 13:43
EPITAPHE A UN MINISTRE DISPARU



863G7635-3.jpg

 

 

     Comme Jospin s'exila à l'île de Ré, avec son cortège de harengs dans la pluie d'Atlantique et les pêcheurs bourrés au chouchen,

     dégage d'ici, Alain Juppé, retourne au Canada attrister les castors et effrayer les bûcherons,

     avec ta calvitie et ta gueule d'empeigne. Avec ceux qui t'apprécient dans les caves du Bordelais sans avoir failli, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus marrant, en ayant failli ; avec tous les costards et toutes les potiches des microcosmes de la politicaillerie, avec le dernier notable trébuchant des folles nuits de bordels bordelais, enfin vidé de sa vile semence dans quelque improbable péri-pathéticienne mineure importée d'Albanie ; avec ces quelques "Français" qui ont voté pour toi, avec la dernière femme qui ose encor t'approcher à moins de 50 mètres, la tienne. 

     Dégage, avec les applaudissements des abstentionnistes - nos frères, nos camarades...     
     Commémorant l'anniversaire de ton inéligibilité, le Sous-Lieutenant Karpov disait : "Écoute ce soir, jeunesse du monde, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a un an. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour qu'un jour, tous les Juppés de la Terre aillent se faire voir chez les Canadiens (ça apprendra à ces derniers à exporter en France leurs chanteuses québécoises)."

     L'épitaphe d'aujourd'hui ne s'adresse qu'à toi maintenant, toi que les salariés ont invité, en 1995, à remettre ta "réforme" dans le falzar, toi qui sussurre fielleusement plus qu'il ne parle, qui possède autant de chaleur humaine qu'un clerc de notaire dépressif, toi qui mêle impassibilité et mépris bourgeois, sauf quand les grèves et les actions des salariés se lancent contre tes foutus projets. 

     Écoute aujourd'hui, jeunesse du Monde, ce qui est pour Juppé le Chant du Départ. C'est la marche funèbre de ce notable que voici. A côté de celles de Balladur, de celles de Chirac, de celles de Giscard, tous veillés par la Corruption aux ailes dorées, qu'ils dégagent définitivement avec leur long cortège de turpitudes. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de la cuvette des chiottes, pauvre face informe du dernier ministre, de ses lèvres qui ne murmureront plus leurs phrases hautaines ; ce jour où il dégagera un peu où il veut, Juppé aura la gueule vomissable de "la France qui gagne" qui a perdu...

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16 juin 2007 6 16 /06 /juin /2007 13:08
A l'occasion du second tour des législatives françaises

INVITE AU NON-VOTE NON-CITOYEN


20070524.WWW000000359-25629-1.jpg(petite agitation factice entre amis)


   SALARIEES, SALARIES ; CHÔMEUSES, CHÔMEURS,

      dimanche dernier, ils n'ont pas été bien nombreux, ceux qui se sont déplacés vers le bureau de vote. Ce dimanche, il s'agira d'être encor plus nombreux à ne pas faire partie de ceux-là.

         Une abstention massive est le seul moyen de faire savoir à la classe dirigeante que sa crédibilité auprès des salariés et des chômeurs tend vers un unanime et réjouissant "zéro".

        
Les ténors enroués de la gauche nous bassinent avec la "vague bleue" qui aurait désormais la haute main sur les "institutions". Comme si la couleur "politique" dominante du poulailler de luxe changeait quoi que ce soit au fait que c'est la Bourgeoisie qui tient les manettes de la politique et de l'économie, qu'elle soit bourgeoisie "de droite" ou bourgeoisie "de gauche".

         Ces discours compassés, ces pseudo-chamailleries ont fait leur temps. Plus personne n'y croit. La plupart des électeurs votent pour une personne, un costard ou un tailleur, une coupe de cheveux, une intonation de voix, un discours non politique mais marketé ou même des turpitudes étalées sur les magazines "people".

        La politique et les clivages de classe sont ailleurs et le seront de plus en plus : dans les luttes sociales à venir, les débrayages, les grèves, les affrontements entre salariés / chômeurs et milices d'Etat, dans les actions "illégales" contre la loi et la justice de classe, tous ces mouvements qui ne manqueront pas de se produire à l'avenir devant l'absence d'avenir du "contrat social" capitaliste.


SALARIEES, SALARIES ; CHÔMEUSES, CHÔMEURS,


       
l'unique possibilité de sortir un jour du cycle infernal du chômage et de l'exploitation salariée passe par une 1ère étape indispensable, un saut qualitatif conscient : le rejet des croyances et des rites démocratiques, dont la fonction principale est d'assurer la pérennité du capitalisme, tout en amusant la galerie et en lui faisant accroire la possibilité d'un "libre choix". Libre choix qui se résume en fait à travailler dans des conditions de plus en plus lamentables ou être au chômage (et souvent conséquemment "à la rue").


IL N'Y A AUCUNE LIBERTE DE "CHOISIR" SOUS LE CAPITALISME


 
   Ce dimanche, faîtes savoir aux politiciens ce que vous pensez vraiment de leurs pitreries :


ABSTENTION REVOLUTIONNAIRE !


PAS UNE "VOIX" POUR LA DROITE NI POUR LA GAUCHE BOURGEOISES!

       

            

 

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