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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:10
COMMANDANTE, TU VIS ENCOR PARMI NOUS


Che-Guevara.jpg(1928 - 1967)

     Commandante Ernesto CHE Guevara

     le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire, toi qui, le 8 octobre 1967, fut abattu par un sbire de l'armée bolivienne. Le malheureux et minable troufion qui commit cet acte lamentable était loin d'imaginer qu'en obéissant à l'injonction de son supérieur hiérarchique - lui-même aux ordres du maître Yankee - il allait délivrer un souffle puissant d'histoire et de Révolution.
     Par ce geste fatal il t'immortalisa au lieu que de t'anéantir, ô Commandante. Nul doute que chaque jour, apercevant dans la glace sa face de pion indigne, il n'y songe avec effroi. Jusqu'à ce qu'un de ces beaux jours, sa disparition indifférente s'ensuive...

     Pour ce mauvais coup, l'impérialisme états-unien ne s'était pas trompé de cible :  la lutte contre ses exactions était ta raison d'exister, de vivre, de lutter passionnément.
     
     Toujours tu surfas sur la vague anti-impérialiste du continent Sud-Américain. Ta sommaire exécution fut le signal de son reflux inexorable. Il est vrai que l'administration états-unienne avait mis ta tête à prix et déployé les "grands moyens" pour t'éliminer. Ces chiens féroces te firent l'honneur de mobiliser toute une armée dotée de moyens destructeurs conséquents - pour ne pas dire surréalistes - dans le seul but de chasser et d'anéantir un homme. Il est des hommages qui parlent d'eux-mêmes.

      Commandante, ils t'ont tué, mais pas ce que tu représentais, toi, leader d'un courant politique radical qui, s'appuyant sur la paysannerie pauvre, faisait contrepoint au réformisme criminel des Peron d'Argentine and consorts. Ce courant connut une exemplaire apogée à Cuba (depuis, les Cubains le paient  au prix fort). Devenu co-leader de cette révolution sur les "arrières" de l'impérialisme U.S., sans cesse tu t'efforças de mettre en avant son caractère continental, internationaliste en fait. Citons l'OLAS (Organisation Latino-Américaine de Solidarité, fondée en août 1967) :

          "La lutte des classes a un caractère continental, la stratégie révolutionnaire doit donc, elle aussi, être continentale. C'est, sur tout le continent, un même système impérialiste et néo-colonialiste qui nous exploite".

     Considération impardonnable aux yeux de "Tio Caïman", l'encombrant voisin Nord-Américain, d'autant qu'elle implique un principe intangible dont tu fus l'ardent défenseur jusqu'à la fin : la violence révolutionnaire.

        Internationalisme et lutte armée. Pour les tontons flingueurs de Washington c'était plus qu'insupportable. Au delà de leur réaction prévisible, ta voix parle encor pour ceux qui, aujourd'hui, subissent le joug de l'impérialisme :

          "Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme : nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination -, des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue".

     La situation apparaît 1000 fois pire que lors de ta disparition. La violence politique, confisquée par la classe dirigeante, sert à nos humanistes dirigeants d'épouvantail à moineaux, afin que pas une tête ne dépasse, ni un pied ne sorte du rang de la démocratie (invention bourgeoise), cautionnant guerres, famines, chômage chronique, misère matérielle, morale.    

     Commandante, parmi nous tu vis encor. Le chemin de la libération des opprimés est long, il ne manquera pas de voir la naissance d'autres Che Guevara, d'autres commandante. Tel est le monde "globalisé", comme on dit, toujours plus oppressant, menteur, vénal, brutal, toujours plus pourri de corruption, de déliquescence, porteur endémique d'un but incontournable, celui pour lequel jusqu'à la mort tu combattis  : en finir avec l'exploitation, le profit, l'échange mercantile, le capitalisme.

     Commandante Ernesto CHE Guevara, le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire.
           
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 18:11
BEBERT S'EN VA-T-EN GUERRE
(mironton mironton mirontaine)

bernard-kouchner.jpg
     Entre 2 courts de tennis à taper la balle jaune avec son nouveau maître - le nabot élyséen -, le Docteur Justice national se fend de déclarations tapageuses, dans lesquelles on lui sent pousser dans le dos des ailes qu'il voudrait être celles de l'aigle martial, mais ne sont qu'appendices de poulet nourri au grain tricolore .

     [Blague : c'est Kouchner dans le désert, en petit fennec qui chemine le long d'une piste aride, suivi d'un énorme éléphant. Voyant des Touaregs qui l'observent, le fennec Kouchner leur dit fièrement : "Z'avez vu la poussière que je soulève quand je marche ?]

     Tout ce théâtre ne saurait étonner qu'un poisson rouge (2 mn de mémoire). L'humaniste Bébert a toujours réclamé des interventions militaristes pour pouvoir lever le rideau sur ses entrées en scène grandiloquentes. L'impérialisme exporte non seulement des armées et des guerres clés en main, il exporte aussi la panoplie d'infirmier et le pantin qui va avec.

     Il n'est pas inutile de relire quelques lignes datant de 1986, écrite par un ex-pote au docteur Ma buse :

     "...néo-philistin fier de l'être, et qui pourtant sentence et sermonne les autres."

     "...nulle part le style ne sauve l'homme, c'est-à-dire la bassesse politique." (Guy Hocquenghem "Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary")

     Piqûre de rappel : lorsqu'en été 1983, le gouvernement "socialiste" envoya les paras sauter sur une ex-colonie française (le Tchad), Koukouch-panier en trépignait déjà de ferveur humaniste et réclamait les bombardements en "combattant de la paix" (étiquette qu'il s'est recollé sur la langue ces jours-ci).

      "Le Kirk Douglas à fossettes de l'aide au Tiers-Monde, le grand embrasseur devant caméra d'enfants-martyrs subtilisés au tiers monde... (...)
         Le médecin tiers-mondiste est passé garde-chiourme des races inférieures..."

      20 ans après, le voilà placardé Ministre des Guerres-à-venir par un hystérique nabot libéral-totalitaire. Le destin de l'étron de la gauche caviar n'est-il pas la cuvette en marbre de Carrare des chiottes UMP ? De cette nauséabonde anti-chambre, la Mère Teresa des fabricants d'armes et des compagnies pétrolières a débouché directement au gouvernement, en tant que bouffon de la diplomatie internationale.

   

UN CAMEMBERT PRESIDENT (DU F.M.I.)

dominique-strauss-kahn-copie-1.jpg
     (Une bonne tête de social-démocrate, de celles qui inspirent confiance à la classe capitaliste, quelque chose comme la gueule du bon gros chien-chien qui surveille la villa "Léon Blum" du couple médiatico-humaniste Strauss-Kahn/Sinclair.)

     A la tête du Foutoir Monétaire International, le Président Dominique - coaché par Président Sarko - palpera quelques 500 000 euros annuels, fort peu en regard des 500 000 euros hebdomadaires de Thierry Henry à Barcelone.

     L'occasion de rappeler la haute utilité du philanthropique FMI, notamment à ceux qui pensent toujours qu'il s'agit d'un organisme de charité.
       Sous couvert d'"aide au développement", ce machin affilié à l'ONU - l'autre machin - permet aux Etats les plus développés d'acheter directement les Etats qui le sont moins.
         L'"aide" totalement intéressée du FMI concerne essentiellement des investissements financiers. Cette aide a pour but l'assujettissement total - économique et politique - des Etats secourus au cours de l'impérialisme mondial, dont la ligne est fixée à New-York et à Washington - pour le moment.
          Le degré d'endettement d'un pays constitue un indice significatif de l'exploitation dont il fait l'objet, du pillage de la force de travail de ses ouvriers et de ses paysans. Nul doute que le Président Dominique ne soit parfaitement au fait des bonnes oeuvres internationales dont il va prendre la direction. Nul doute qu'il n'améliore encor les bilans de la vénérable institution, c'est-à-dire qu'un milliard investi en ramène au moins 2. L'"aide" c'est bien joli, à condition de rendre du "jus". Le FMI constitue une forme globalisée d'usure ou de casino mondialisé.  A partir d'une mise initiale, les investisseurs attendent des 10, 15, 20% ou plus de "retour sur investissement". Eh bien voilà, à la roulette capitaliste, y'a un nouveau croupier mais mais mais mais mais mais attention : il est de gôôôche. Ca fera chaud au coeur et au corps de centaines de millions de déshérités.
        
A QUOI PENSE UNE FILLE DE GANACHE ?

medium_segolene-royal.jpg
     Quand des mal-intentionnés lui évoquent le dernier pavé ("L'Impasse) commis par un pachyderme qui prend de l'âge sur une île ingrate, à quoi pense une fille de vieille baderne à galons ? Eh bien, elle pense à la bible : 

     - Pardonne-lui, Père, car il ne sait pas ce qu'il fait...

    
Mais qu'est-ce que ce pauvre dieu-son-père peut bien en avoir à faire de la gauche la plus bête d'Europe et d'Asie Mineure ?

      En tout cas cela permet de noter la référence suprême de la fer-de-lance de la gauche française, face à un ancien tonton en pleine aigritude bavant 4 vérités banales :
     "Madame, vous personnifiez la quintessence de la nullitude, une vraie buse à bec de perruche, une potiche creuse sans poignée et sans fond, et le fait que les militants socialos vous aient désignée à la candidature reflète le degré d'idiotie auquel s'est rabaissé le Parti socialiste tricolore et les décérébrés du bulbe qui en font partie". Pas de quoi fouetter un chat fabiusien ou un chien hollandais.

        Mais elle, elle pense à dieu, à la bible et au goupillon paternel suspendu au-dessus de sa mise en plis ad vitam aeternam.
        

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:15
QUI SONT LES JAMBONS ?


Laporte.jpgjambon-Madrange.jpg
















                  imagesca8zm2v2-1.jpg


                                                                                                                                              





     En moins de temps qu'il n'en faudra à Président Sarko pour reprendre leurs billes à nos pauvres syndicats hexagonaux, l'organisation de la 6ème Coupe du Monde de rugby a donné lieu à un massacre à la tronçonneuse (non karpovienne) de ce sport et cela, au nom même de ses "valeurs", que les sponsors ont repris à leur compte afin d'assurer un marketing terroriste de luxe digne des concurrents du foot.

    
La mort du rugby à XV hexagonal

     L'assassinat était prémédité mais on ne le réalise que maintenant, une fois le jeu frappé à mort par l'enjeu idéologique et financier. Qui a donné l'ordre, cela ne peut venir que du plus haut de l'Etat : le nabot présidentiel se rêve "demi de mêlée" et capitaine du XV gouvernemental.
     Son bras armé, il se l'est choisi comme à la foire aux bestiaux : Bernard Laporte (dit Bernie the door), qui se rêva et sera effectivement bientôt secrétaire d'Etat à la Jeunesse formatée et aux Sports idéologisés. Le sélectionneur sélectionné va donc troquer son adjoint Jo Maso (patronyme prédestiné) pour Roselyne Bachelot, sorte d'énorme méduse violacée s'exprimant exclusivement par gloussements auto-satisfaits (en quelque sorte, Bernie va devenir son maso à elle). Il aura tout loisir de tenter d'expliquer les règles du ballon ovale à celle qui, il n'y a pas un mois, ignorait même qu'il pût exister un ballon "ovale" et désormais envoie au staff du XV de France 50 SMS par heure, pour exprimer : a) son enthousiasme ; b) son soutien ; c) ses condoléances (puisque ce XV-là a décidé de perdre d'entrée de jeu).

 
La scène du crime

       D'aucuns parmi vous auront assisté on the air à l'exécution capitale : c'était le 7 septembre à 20h30, à Saint-Denis  morne plaine.
     Pendant que 80 000 personnes attendaient fébrilement (vu le prix des places) que la fête commence, 14 millions de télespectateurs réalisèrent soudain soit avec satisfaction pour la grande majorité, soit avec horreur pour ceux qui apprécient le rugby, que c'était TF1 qui retransmettrait la compétition (ainsi que la chaîne payante Eurosport). Le décor était planté : TF1-Bouygues-Sarkozy, ça donne autant envie de voir un match de rugby international que Boston / Saint-Louis en base-ball (ou peut-être un peu moins...).
Que cela ait comme seul mérite de réjouir ceux que le rugby indiffère ou même gonfle profondément ne justifie pas plus l'ignominie.
        Mais il est des mises en scène qui sortent du cadre d'un simple évènement où le tout-capitalisme cherche à se placer devant les caméras. Ci-devant un cas de figure exceptionnel.

    
L'affaire de la lettre

     Après le match d'ouverture Argentine-France (qui se solda par une logique défaite de Bleus jouant comme des "bleus" bleus de trouille, incapables de produire quoi que ce soit qui ressemble à du jeu - même de loin), on en apprit un peu plus sur la mise en condition concoctée par Bernie. Il se trouva que le XV français possède un arrière de classe internationale, Clément Poitrenaud le toulousain et que, en raison de son niveau de jeu exceptionnel, le staff lui signifia qu'il regarderait le match en costard-cravate officiels depuis les tribunes MAIS qu'il aurait l'insigne honneur de lire à ses petits camarades qui, eux, joueraient (pas assez bons pour rester sur la touche), la fameuse lettre de Guy Moquet à sa maman. Cette lettre qui a remué le nabot élyséen jusqu'au tréfond de son short se retrouva ainsi au centre d'une mise en scène idéologique à la Joseph Staline. C'est le futur ministre qui introduisit la missive, devenue texte officiel définissant la ligne du parti étatique sarkozyste. Par ukase officielle, elle sera infligée sans tarder à tous les élèves de France , après que leurs profs se soient fadés la lettre à Président Sarko. On nage dans l'épistolaire LOURD.
      Pauvre Guy Moquet... exhumé pour être fusillé une seconde fois. A ses proches s'il en a, P.M. Karpov adresse ses plus poignantes condoléances.

A la Bourse des "valeurs" rugbystiques

     La brusquerie avec laquelle les annonceurs publicitaires se sont saisis du monde de l'Ovalie, de sa "culture" et de ses "valeurs" rappelle la promptitude du Gi's qui se saisit d'une fillette irakienne pour la violer.
       Il faut reconnaître que les cadres du rugby français ont ouvert en grand les portes et fenêtres de leur clinquant établissement. Tous les requins s'engouffrèrent en même temps dans la nouvelle caverne d'Ali-Baba.
     A ce point, on ne sait plus si les "valeurs" du rugby c'est le goût, la couleur (rose porcinet), la fraîcheur et les tranches fines et luisantes, tandis que ce qui fait la tradition du jambon, c'est la camaraderie, le courage, la solidarité et l'esprit collectif.
     La rencontre inaugurale a délivré un début de réponse : les joueurs français se sont comportés comme des jambons cuits, que d'âpres charcutiers argentins découpèrent en tranches. Bernie the door est parvenu à MADRANGISER toute l'équipe. Nul doute qu'il soit définitivement apte à exercer ses compétences dans un ministère. Pour le récompenser, Sarkozy serait bien inspiré d'en créer un spécialement pour lui : le Ministère du Jambon ovale. C'est Roselyne qui s'éclaterait, elle qui semble fort apprécier la charcuterie rugbystique,  ses taureaux musculeux, ses sangliers gascons et ses saucisses en costumes officiciels 3 pièces.

L'espoir

     A ceux que cette descente aux Enfers afflige, le Sous-Lieutenant Karpov dit : n'ayez pas peur. Un espoir subsiste de sauver ce qui reste du rugby hexagonal. Cet espoir est porté par les joueurs eux-mêmes. La solution ne peut venir que de leurs prestations : 

     il est de toute 1ère nécessité que le XV de France ne sorte pas de sa poule et soit éliminé dès le 1er tour. C'est uniquement par cette voie que les paupières se dessilleront et que les soi-disant "spécialistes" consentiront à reconnaître que Bernie the door est sans contestation possible le plus mauvais sélectionneur de l'histoire du rugby hexagonal, celui par qui le marketing idéologique phagocyta l'Ovalie.
     Dès cet instant, Piotr Marat Karpov apporte son soutien le plus fervent aux équipes de Namibie, d'Irlande et naturellement aux vaillants Pumas argentins qui ont incité l'équipe de France à retrouver sa vérité, enfouie sous les immondices de la publicité capitalistique.
 
      Amis Namibiens, frères d'Irlande !
    
     Aidez les joueurs Français :
sur le terrain, foutez leur une branlée salutaire, dans les règles de l'art et le seul esprit du rugby, indénichable par les épiciers de TF1 et la caravane publicitaire accrochée à leurs étals. 


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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 11:28
IL REVIENT

     Le Sous-Lieutenant revient d'un périple quelque part sur la planète, pas très loin en fait de n'importe quel autre point de la petite sphère bleutée.

      Alors, il est allé là :

Suomi-07.JPG(minuit heure locale)


     ici :

Tallin.JPG

      mais aussi là :

Corona-Bar.JPG(22 heures locales)


     2 des 3 clichés ont été pris dans des capitales européennes d'autant plus accueillantes qu'elles sont peu en vogue.
     Voilà, à vos neurones et si vous dénichez dans l'un de vos "engrammes" (terme scientologique) où est-ce que le Sous-Lieutenant P.M. Karpov a bien pu traîner ses guêtres, tentez votre chance.
     
     En attendant,
tel un pilier en mêlée il fait sa rentrée front en avant. A demain.
            

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20 juillet 2007 5 20 /07 /juillet /2007 14:07
MAILLOT JAUNI

Maillot-Jaune-Tour-de-France-2006.jpg
     Il semble que cette année, contrairement à l'an dernier, on n'attendra pas l'arrivée du Tour de France pour admettre que le vainqueur de la course utilise certains médicaments.

       Ne serait-il pas temps, pour la cohorte de journaleux que le Tour nourrit des miettes de ses éclats, de donner une fois pour toutes la règle déontologique du cyclisme comme de tous les sports professionnels médiatisés :

utilise tant que tu veux tout "médicament", mais point ne te fais attraper.

         Cela permettrait à bien des amateurs de cyclisme d'assimiler la ronflante hypocrisie de certains gros sponsors (notamment la marque "à 3 bandes") qui parlent de se désengager des courses cyclistes chaque fois qu'un coureur se fait pincer la seringue dans la cuisse.
         Ces requins-là savent pertinemment ce qui se trame dans les équipes arborant leurs logos consommationnistes ; ils en reconnaissent les effets remarquables, notamment au moment des bilans comptables. Les montagnes de profits générés par 3 semaines de Tour de France ne les incitent pas à jouer cartes sur table. N'est-il pas ô combien préférable de crier haro sur le baudet pris en flagrant délit d'avoine génétiquement modifiée.

          Quand est-ce que la fine équipe de France Télévision, qui  soutient et retransmet la course pour 180 pays, fera un travail plus subtil que celui qui consiste à roucouler à longueur d'antenne sur le "sport passion", la "course propre" et autres "ohlala quel moment d'émotion" ? Quand la chaîne "publique" enverra-t-elle des investigateurs à la recherche des lieux d'entraînement gardés secrets par les managers ?


seringues.jpg 

           Quand donneront-ils la parole aux médecins sportifs (pas ceux payés par le cyclisme professionnel) qui, depuis plus de 25 ans, parlent aux murs de l'évolution des techniques médicamenteuses permettant une amélioration exponentielle des performances du sportif (et une augmentation abyssale des risques de dommages collatéraux pour sa santé) ? "Performance", que voilà un mot qui met à genoux journalistes, spectateurs, sponsors, politicards et autres adorateurs du surhomme médiatique - enfant légitime de 3 parents adoptifs en "-isme" : le nazisme, le stalinisme ET le capitalisme.

          Nous vivons dans l'ère de "l'individu" ; les instances sportives ne manquent pas d'être imprégné de l'idéologie qui en découle et elles prétendent donc régler un problème systémique par des mesures individuelles. Le coureur qui se "charge", les médications qu'il s'inocule par une voie ou par une autre, ce n'est pas lui qui les a inventées. Ce n'est pas non plus lui qui supervise les réseaux qui permettent de se procurer les produits mis en cause. Et ce n'est pas plus lui qui, fort d'études en "médecine" avec spécialisation en "fabrication de surhommes à la clé", joue les "Dr Ferrari" pour transformer un être humain en...Ferrari.

          Voilà donc les coureurs sommés de se comporter en petits garçons, d'inventer des histoires d'une naïveté qui confine à l'innocence pour se dédouaner d'une prise évidente de substances prohibées : embouteillages, courrier égaré, pas de possibilités d'envoyer des mails, pas de téléphone portable (!). A quand un sportif dont l'humour pimenterait quelque peu le rituel obligé : il y avait un tremblement de terre, un tsunami, un nuage de sauterelles ou la 3ème guerre mondiale... spectacle affligeant de la personne traquée par les phares médiatiques, poussée à se dédire, à balbutier, à inventer des idioties pour échapper à une sanction-feuille de vigne.

     Peloton.jpg
      Le mode de production exige la compétitivité, la compétitivité nécessite la performance, la performance crée le spectacle, le spectacle suscite l'émotion "populaire", l'émotion se transforme en marchandise, la marchandise est facteur de profit, le profit doit augmenter et, au bout, la médicamentation sert d'huile dans les rouages pour que ceux-ci tournent à plein et toujours plus vite. Au risque que l'élément humain ne rompe. Mais celui-ci est interchangeable : une "star" chasse l'autre.

             Ainsi va la vie du cyclisme, que les autres sports concernés par la drôle de médecine "compétitionnelle", voient avec satisfaction (et soulagement) s'empêtrer dans ses histoires vaudevillesques sans fin, qui finissent par faire partie du spectacle lui-même. Dans le capitalisme, c'est comme dans la nature, rien ne se perd...

armstrong2000.jpg(cet Armstrong-là n'a pas marché sur la lune, non, il a accompli quelque chose de bien plus extraordinaire : il a remporté 7 fois le Tour de France après avoir failli mourir d'un cancer des testicules)
         
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 13:30
STRAUSS-KAHN, LE DJACK ET LA GREVE


lang-jack-copie-3.jpg











     N'est-ce pas qu'elle est belle, la gôche française, magnifique même. Pendant que les dirigeants fraîchement élus piétinent avec délices les conditions de travail des salariés, que fait donc Strauss-K ? Parti en "tournée internationale", le gugusse, pour bien démontrer à la classe capitaliste qu'il est le meilleur choix à la tête du FMI. Vous savez, le FMI, cette organisation philanthropique qui met les pays en "difficulté" dans des difficultés bien pires.

     Et que fait donc l'autre, là, le Djack ? Eh bien, il va participer à une commission impulsée par Président Sarko, pour réfléchir à une "réforme des institutions". Hein, c'est-y pas un grand destin ? Vous savez, les "institutions", celles qui protègent un Pasqua qui se pavane au Sénat et à la télé, un Chirac  vacancier tranquille (avec la bourgeoise) au Maroc et tel ou tel ancien PDG qui se prend un "golden parachute" de quelques dizaines de millions d'euros, une paille pour la retraite des vieux capitalistes.

     L'avez-vous entendu parler d'autre chose que de ses "compétences" en matière d'économie, Strauss-K ? Et le Djack ? L'avez-vous ouï cancanner d'autres fadaises que celles sur son plan de carrière, égrenées tout en caressant suavement un noeud de cravate de gôche ?

    Celui qui peut rapporter une quelconque causerie Strauss-Kahno-languienne au sujet de "la grève en tant qu'arme de classe" ne naîtra jamais.
    Eh non, les plus beaux fleurons de la gôche française ne s'amèneront pas de sitôt pour faire l'éloge de la grève générale illimitée sans préavis à un parterre ébahi. Strauss-K est plutôt un fervent de courbes de profit et de compétitivité. Quand au Djack, sa cravate penche pour les vernissages mondains hautement culturés, les phrases creuses et ronflantes d'avocaillon et les actes de présence ostentatoire à la gay pride de son pote Bertrand.

   Ces 2-là, durant le cours de leur aristocratique existence, ont-ils jamais participé à un jour de grève- un jour un seul un unique -? Savent-ils ce que c'est que de lutter pour un salaire moins misérable, pour un abaissement des heures de travaux forcés, pour moins d'intensité physique et morale sur le poste de travail ? Se sont-ils déjà coltinés au quotidien une idéologie dominante de culpabilisation, véhiculés par une hiérarchie de petits frustrés pavloviens ? Leur est-il arrivé d'affronter la concurrence des chômeurs ? D'être ballottés entre détermination et doute, quand l'accumulation des journées de luttes "illégales" mettent en péril les proches, les compagnons, les compagnes, les enfants ? Vous savez bien que non. Tout ce que vous pourrez arracher des lèvres de ces 2 pingouins de la gauche bourgeoise, c'est que la grève est "un droit" et qu'il ne faut pas attenter à ce droit, dont les salariés disposent bien entendu grâce à la bonne volonté philanthropique de la classe dirigeante.
     Président Sarko partage également ce point de vue : simplement, lui, le nabot qu'une majorité d'électeurs a assis sur son pouf de l'Elysée, défend à équivalence le "droit de travailler".

   Aaah, le "droit de travailler"... avez-vous jamais songé à ce que cette formule recouvrait dans la cervelle de celui qui, d'un air satisfait l'énonce tout en se palpant discrètement la Bourse ? Pensez, droit de se lever à 6 plombes du mat', droit de s'envoyer vit' fait un café et de passer une heure aller une heure retour dans les transports en commun ou dans sa caisse, droit d'arriver vit'fait sur le lieu de travail, droit d'accomplir sa journée de labeur sous le harcèlement conjugué du petit chef, des cadences et de la pression qu'on se met soi-même tout en ayant parfaitement le droit de la fermer et, la nuit venue, droit d'en cauchemarder ou de ne pas en dormir ?

     Le "droit au travail" est un droit individuel. Il débouche logiquement sur le droit au suicide, mais curieusement, ses défenseurs n'en parlent jamais de ce droit-là.

    Pour finir, un truc que Strauss-K et Djack ne vous diront pas, non par sournoiserie mais simplement parce qu'ils l'ignorent :

    le meilleur antidote au désespoir individuel conduisant à la dépression et parfois malheureusement à une fin tragique, c'est l'acte politique collectif, la lutte, qui unit et réunit les individus, qui les porte et les transcende, qui sollicite leur esprit de combat et de décision, qui leur fait découvrir des capacités que chacun ne soupçonnait pas mais que l'association révèle dans le cours même de l'affrontement travail contre capital, qui donne à tous les frères de classe courage, intelligence, force. Qui fait dire MERDE à tous les Djack, les Strauss-Kahn, Fillon, Sarko et autres avocats du capitalisme et la même chose au "droit de grève", ce droit bidon inventé par la très démocratique bourgeoisie.

     La grève comme remède au désespoir des salariés, comme arme pour refiler une dépression chronique à l'individu entrepreneurial et à la classe qu'il défend férocement.



greve.jpg
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 09:43
PLEURE Ô PALESTINE

Y A-T-IL UN FUTUR DANS LE PRESENT ?

IX

     La chute de l'Empire ottoman donna naissance au pan-arabisme. Durant la 1ère guerre mondiale, l'ensemble de la zone qui va de l'Egypte à l'Iran en passant par Bagdad entra en ébullition. Les 3 capitales historiques du monde Arabe, Le Caire, Damas et Bagdad, furent particulièrement touchées. Ces 3 centres culturels connurent un rayonnement qui porta en avant le mouvement arabe moderne, mais s'essouffla à mi-chemin du but premier : une grande nation Arabe unie, indépendante de l'Occident.

 
          Prenons l'Egypte. Depuis le début du XIXème siècle, le gouvernement égyptien - turc à l'origine - s'était constitué en tant que pouvoir autonome. Ainsi l'Egypte échappa-t-elle à une partition désastreuse.
        En Irak et en Syrie, ce fut une autre paire de manches. Quand naquit un mouvement national, l'impérialisme était déjà sur place, louchant sur les richesses du sous-sol. En conséquence, Bagdad et Damas n'eurent jamais ni la possibilité ni les forces nécessaires pour développer un Etat national bourgeois moderne.
         
Damas-1920.jpg(Damas, 1920)



         Le Moyen-Orient vit se présenter des mouvements de revendications identitaires qu'on regroupe généralement sous l'étiquette "pan-arabisme".
          Après la 2ème boucherie mondiale, le Nassérisme et le Baassisme connurent un relatif essor :
            - le Nassérisme, du nom de son fondateur, l'Egyptien Gamal Abdel Nasser, constituait une manière de compromis entre nationalisme pan-arabiste et religion, disons un "arabo-islamisme" ;
            - le Baassisme était plus radical, se fondant uniquement sur "l'arabité" et étant un mouvement laïque, c'est-à-dire faisant la séparation entre mouvement politique et mouvement religieux.
    
nasser6.jpg(Nasser : une ascension vertigineuse, une chute qui le fut encor plus)



          Parallèlement à ces 2 courants principaux, en existait un 3ème : le pan-islamisme. Ses représentants se situaient essentiellement en Egypte : les Frères Musulmans, que le nationalisme arabe condamnait et réprimait
parfois très durement. Ceux-là rêvaient aussi d'une nation Arabe, mais pas simplement au Moyen-Orient, non ; ils voulaient toute l'Afrique du Nord, considérant que l'arabité allait de l'Atlantique au Golfe Persique.
          Le Baassisme, essentiellement implanté en Syrie et en Irak, connut différents schismes liés à des interférences religieuses locales, ce qui donna par la suite 2 branches divergentes, l'une à Damas, l'autre à Bagdad.

          derricks-en-Irak.jpg(derricks en Irak)



          Revenons-en au pan-arabisme : incontestablement un mouvement réactionnaire, basé sur l'unité et la "pureté" de la race, la revendication de l'origine unique d'un peuplement, à l'instar de ses "cousins" pan-slaviste et pan-germanique.
      Logiquement, comme le pan-slavisme et le pan-germanisme, le pan-arabisme est allergique à toute idée de socialisme, a fortiori de communisme. Au Moyen-Orient, la répression s'abattit impitoyablement sur les organisations communistes d'obédience stalinienne et ce beaucoup plus que, par exemple, en Afrique du Nord.

          Comme on l'a déjà vu précédemment (Pleure ô Palestine VI),
en 1978 les accords de Camp David  firent basculer l'Egypte hors du camp Arabe. Le "raïs" égyptien Anouar El Sadate, nobélisé la même année que les accords, sera exécuté 3 ans plus tard par un commando des Frères Musulmans. A l'Egypte il ne fut jamais pardonné non seulement d'avoir rejoint les israëlo-états-uniens, mais surtout d'avoir négocié unilatéralement, sans poser le problème du règlement général de la situation au Moyen-Orient comme condition d'un règlement spécifique des problèmes avec l'Egypte. Cela provoqua une fracture ouverte entre Syrie et Egypte. Le pan-arabisme ne s'en releva pas. Dans l'esprit de cette idéologie, on devait agir comme "Arabe" de prime abord, Egyptien, Syrien ou Irakien en second lieu seulement.

assassinat-de-Sadate.jpg(1981 : Anouar El Sadate est mitraillé à mort sur sa tribune présidentielle)



EN GUISE DE CONCLUSION PROVISOIRE

          La Palestine vit se succéder divers impérialismes et diverses manières d'être spoliée et occupée. Aux formes coloniales, avec occupation des terres, mise à l'index de tout ce qui était Palestinien, succéda un apartheid régnant dans tous les territoires occupés.
           Parallèlement à cette situation désespérante de la population palestininenne, l'intérêt de l'impérialisme ne se relâche pas. Cette dangereuse attention naît dès avant 1945 de la nécessité pour l'Empire états-unien de contrôler la route du pétrole moyen-oriental. Tous les problèmes s'y accumulent depuis. Les guerres se sont succédées - notamment au Liban qui cumule 14 années d'affrontements sanglants. Les réfugiés palestininiens en Syrie, en Jordanie, au Liban et ailleurs, importent avec eux des situations très tendues, qui empoisonnent la question sociale des pays "accueillants".
        La revendication centrale posée par les réfugiés palestiniens, le droit au retour, est impossible à régler dans la situation actuelle ; pour en avoir une idée, il faut imaginer que l'ONU décrète le retour des états-uniens d'origine européenne dans leurs pays respectifs ! (encor que, cela serait peut-être moins ardu que le retour des réfugiés en Palestine)
         Les Palestiniens réfugiés sont plus nombreux que ceux qui vivent dans les territoires occupés. Dans le cadre actuel des rapports internationaux, tout cela est insoluble.

          Existe-t-il une solution à la situation de la Palestine ? Il faudrait ad minima un bouleversement du cours de l'impérialisme mondial. Or, les Etats-Unis veillent sur la zone géo-stratégique et maintiennent un gendarme pour surveiller les voies de communication et de passage du pétrole.
          Les problèmes ne se dénoueront pas par un accord entre pays minuscules, petits états non-viables s'entre-déchirant constamment. Cela ne pourra surgir que d'une situation bloquée, une crise totale née de la concurrence entre gigantesques Empires qui pourrait accoucher, de gré ou de force, d'une amélioration réelle.
          Pour commencer, un seul Etat dans la région pour tout le monde, arabes, juifs, chrétiens et surtout...non-croyants (solution proposée par Khadafi). Mais pour cela, il faudra nécessairement que salariés israëliens et salariés palestiniens prennent conscience de concert que rien ne les oppose, hormis l'idéologie capitaliste et ses officines religieuses.     
           



Palestine.jpg
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 13:52

EN BLANC ET EN NOIR


J.B. LENOIR
"ALABAMA BLUES"




 




"SABES QUE ELLOS MATARON A MI HERMANO Y A MI HERMANA"
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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 13:09
lang-jack.jpg
MADAME A SES VAPEURS


          Jack Langue, ex-ministre de la Culture Bourgeoise au sein du gouvernement "Mythe errant", a décidé de démissionner des instances dirigeantes du PS, et invite tous les membres desdites instances à l'imiter, lui, l'inimitable, l'unique, le paon-en-chef des enculturés de la gauche française.

          Quel est donc le motif du courroux de notre Jack Langue national ? Eh bien, sa direction lui demande logiquement de ne pas répondre aux appels langoureux de Président Sarkozy. Somme toute, une discipline d'organisation des plus basiques.

         Mais cette injonction déplaît fortement à l'encravaté égo-centriste. Monsieur Langue n'est pas membre du PS, c'est le PS qui est membre de la société médiatique "Langue Showbizz and co". Monsieur Lang dénonce le "caporalisme" de l'ex-Mr Royale. C'est un peu comme si l'on reprochait au dalaï-lama d'être trop brutal dans ses décisions. En fait, au sein du PS, Mr Langue pense avoir droit à un statut spécial : "j'utilise le PS à l'avancement de mon plan de carrière, mais quand celui-ci ose me donner une consigne, je dénonce sa dictature". Il n'est pas le seul dans son cas : Strauss-Kahn, futur PDG du FMI (soutenu par le nabot présidentiel) et Fabius, futur ex-looser, s'estiment devoir être traités à la même enseigne. Peut-être l'occasion pour le PS d'envoyer au cimetierre ses éléphants qui continuent désespérément de "se la raconter". Mais le secrétaire général du PS Porcinet est-il fait de ce jambon crû, lui qui vient de se faire découper en tranches par son ex-belette ?

       Alors, l'espoir renaît de ne plus avoir à subir l'affligeant spectacle du paon-qui-fait-la-roue, se caresse suavement le noeud (de cravate) dans l'espoir d'un "mandat" - n'importe lequel pourvu qu'il y ait des caméras -, prononce des phrases dont la "creusitude" le dispute à la plus vulgaire démagogie et passe la majeure partie de son temps "hors-champ" à s'entraîner au retournement de veste olympique. 

        Madame a ses vapeurs ; il lui faut partir en cure, prendre les eaux et surtout, par compassion pour la population française, ne plus revenir, jamais. 
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 11:38
PLEURE Ô PALESTINE

CHANGEMENT DE SHERIFF

VIII

      La crise de Suez (1956) marque la fin de l'influence anglo-française sur la région moyen-orientale, au profit du diktat des 2 géants, Etats-Unis et URSS (surtout des 1ers).
       La France essaiera bien de s'y ré-installer de part et d'autre (vente d'armes aux pays Arabes, aide à Israël pour acquérir l'arme atomique, etc.) mais peine perdue. Désormais,
n'en déplaise au rival soviétique, le maître est états-unien.
           
           Plusieurs facteurs contribuent au règne des USA sur tout le Moyen-Orient.
       
Dès le début des années 60, le mouvement anti-colonial s'essouffle ; dans l'absence de perspectives d'avenir viables, le nationalisme arabe suivra la même courbe descendante. Une raison concomittente est la faillite du mouvement socialiste. Ce mouvement qui, en 1917, avait été porteur d'un formidable espoir du prolétariat mondial, est retombé dans la seule défense des intérêts d'un Etat, la Russie. Les pays "satellites" et les "amis" du géant de l'Est ne sont plus que les instruments de sa politique étrangère.
     La période qui avait débuté dès 1920 avec la IIIème Internationale (l'Internationale Communiste) s'effondre. Le mouvement anti-colonial cesse ; le socialisme n'a plus les faveurs du Tiers-Monde. Et le nationalisme arabe ? Les accords de Camp David (1978) ont paraphé son acte de décès (voir "Pleure ô Palestine" VI).

           Ce contexte mouvant n'arrange pas la situation entre la Palestine et Israël. Toutes les résolutions adoptées, tous les accords signés restent lettre morte. La plupart du temps, l'Etat israëlien les rejette. Exemple parmi les plus connus : la résolution 242 adoptée par l'ONU en 1967 (après la Guerre des 6 Jours) demandant le retrait de l'armée israëlienne de la Cisjordanie n'a, à ce jour, JAMAIS été appliquée.
         
     Sharon.jpg(1967 : la Guerre des 6 Jours - Ariel Sharon prend du galon)
 



          Avec la fin des mouvements de libération nationale et le reflux du mouvement communiste, les pays Arabes tombent en déliquescence. Le problème de la Palestine ne va faire que souligner douloureusement cette situation de plus en plus dégradée. Sur un territoire exigu et surpeuplé survit une population qui se trouve malheureusement à la jonction de toutes les voies de ce Moyen-Orient tant convoité. Les conflits successifs ne sont pas seulement liés aux matières 1ères stratégiques. Il y a des heurts violents causés par la question de l'eau, de la géographie, du peuplement.

          Carte-Palestine.jpg
(la Palestine : l'eau y est plus précieuse que le pétrole)


          Quel que soit le shériff qui cherche à contrôler la région, la seule question qui préoccupe les protagonistes du conflit israëlo-palestinien, c'est celle du maintien de l'ordre, déjà évoquée dans un chapitre précédent. L'organigramme place au sommet de la hiérarchie les Etats-Unis, disons le "chef de chantier". Le contremaître c'est Israël et jusqu'à il y a 2 ou 3 ans, Arafat postulait au grade de "petit contremaître". Mais cela lui devint quasiment impossible une fois que l'Etat israëlien eût complètement détruit l'Autorité Palestinienne à grands coups de boutoir de son armée. L'Autorité avait beau condamner les actes terroristes fomentés par le Hamas, les duettistes de Washington et de Jérusalem tenaient le discours du loup et de l'agneau : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère".
            Or, sur un chantier, le contremaître ne fait que relayer les consignes du chef, tout en veillant jalousement à ne partager
un tel privilège avec qui que ce soit. Que dit le chef de chantier ? "L'ordre doit être maintenu à tout prix ; aussi ne soutenons-nous que ceux qui contribuent à son maintien". Discours clair, sans ambiguïtés, car la raison du plus fort est toujours la meilleure. Que dit le contremaître ? "L'ordre doit être maintenu à tout prix" répète-t-il, fort du soutien de son chef. Mais il ajoute : "Le maintien de l'ordre provoque des réactions terroristes que nous sommes obligés de réprimer". Si l'on examine le terrain géo-politique, on réalise que la plupart du temps, l'Etat d'Israël semble agir pour empêcher que l'ordre règne vraiment dans les territoires occupés : provocations incessantes de l'armée, brimades, ségrégation type apartheid sud-africain, implantation de nouvelles colonies, construction d'un mur qui annexe arbitrairement des terres palestiniennes, etc. A cette ambivalence il existe une raison bien précise.  De par sa nature,  l'Etat sioniste a un besoin fébrile de "désordre" pour justifier son action militariste. Depuis sa création, le sionisme a toujours utilisé ouvertement la violence, donc le terrorisme. Quand il a fondé son Etat, ce terrorisme est devenu militarisme. Les militaires ont toujours joué un rôle majeur dans la politique israëlienne. Ils placent les leurs à des postes gouvernementaux clés, avec la défense acharnée de la solution pour eux la meilleure : la guerre à tout prix contre les Palestiniens. D'ailleurs, pour les gradés, une guerre c'est la garantie d'un avancement dans la hiérarchie (plus quelques médailles).
              

MACHIAVEL ET LA PALESTINE

          machiavel.jpg


          Quand il s'agissait d'intrigues, de manipulations et de violence terroriste,
le sionisme ne s'est pas arrêté aux seuls Palestiniens, s'en prenant à ses propres compatriotes, aux juifs qu'il estimait pas suffisamment "convaincus" par ses méthodes. Il faut être bien naïf pour croire que jamais un mouvement nationaliste ne s'en est pris à ses propres membres. Quelle que soit la nationalité, quelle que soit la religion, c'est une pratique qui a toujours existé (Nicolas Machiavel n'est pas devenu universel pour rien) et perdurera tant qu'il y aura des religions, des nationalités et...des classes sociales.
               Les défenseurs de la politique militariste d'Israël ont beau jeu de présenter les habits démocratiques du sionisme : une "droite" (in memoriam Ariel Sharon) et une "gauche" (le vieux renard "prix Nobel de la Paix" Shimon Peres) qui cohabitent gentiment dans le même gouvernement, au passage un gouvernement totalement militariste. Mais si l'on place la politique "extérieure" israëlienne en perspective, on constate que "droite" et "gauche" sont tendanciellement les agents d'un système unique, qui les présente tour à tour au moment opportun (comme "chez nous", avec les "duels" Chirac-Le Pen) : faut-il un peu de militarisme ou beaucoup ? (Parfois les rôles sont inter-changeables : Sharon se fit colombe de la paix quand Peres prônait la solution militaire).

(à suivre)

Shimon-Peres.jpg
(Shimon Peres, Nobélisé en 1994)
         

              

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