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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 17:49
COMMERCE EQUITABLE ET DEVELOPPEMENT DURABLE SONT SUR UN BATEAU
 

(LA COLOMBIE AU SECOURS DE L'AFRIQUE)


Escobar.jpg
(un des grands bienfaiteurs de l'humanité)

       Depuis que les Etats-Unis, quelque peu inquiets de la pénétration accrue de la poudre dans leur jeunesse dorée, ont resserré leurs frontières maritimes et aériennes, les nouvelles plaques tournantes de la principale source de devises colombienne ont migré vers le continent Africain, notamment la Guinée.

Guin--e.jpg(Guinée équatoriale)

       C'est ainsi que la matière blanche transite vers les côtes guinéennes par une myriade d'archipels. Mais que fait la police ? se demandera-t-on. Eh bien, elle prélève sa dîme au passage, sans parler des notables de l'administration qui mettent de l'huile de palme dans leur manioc.
         C'est bien simple, quand vous vous balladez dans la capitale (Conakry), si vous voulez connaître les fer-de-lance de la lutte anti-trafic, repérez les chantiers ou les maisons pharaoniques : au sus et au vu de tout le monde, ministres, officiers et autres huiles se sont faits bâtir des villas qui seraient impensables à Juan-Les-Pins ou à La Baule.
      Quand des passeurs Colombiens ont la nonchalence de se faire pincer, ils ne séjournent guère plus de 2 ou 3 jours à l'ombre, le temps d'arroser qui de droit, en attendant qu'un
mystérieux coup de  téléphone venu "d'en haut" ne les fasse sortir du trou et retourner tranquillement à leurs affaires.

        Cet import-export frappe aussi un pays frontalier : le Sénégal. Là, l'Etat fait mine de mettre un peu plus d'entrain à la tâche de surveillance des frontières. Mais que faire réellement ? Le chiffre d'affaires de cette marchandise particulière représente plus de 100 fois le PNB du Sénégal ! Impossible de lutter.

Senegal.jpg(de la "neige" pour le Sénégal)

        Seuls les naïfs peuvent croire à une "solution" dans le cadre des rapports impérialistes mondiaux. Il existe bien une mesure qui, d'un point de vue capitalistique, aurait quelque chance d'aboutir : la cotation en Bourse des matières 1ères de la drogue. Cependant, pas une Bourgeoisie n'aura le culot de prendre une mesure en apparente contradiction avec la "morale" publique et le "civisme" citoyen. En conséquence, il est fort à craindre des jours ensoleillés et profitables pour le trafic mondial de saloperies en tous genres. L'économie colombienne ne s'effondrera pas de sitôt, pas plus que celle des pays pétroliers.
           

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 18:41

 

 

THE EMPIRE STRIKES BACK

 

 

 

 

 

Lenine-balaie-copie-1.jpg("Le Camarade Lenine nettoie la Terre de la saleté")

 

 

 

 

 

 

LE CAPITALISME, UN UNIVERS CONCENTRATIONNAIRE

 

 

 

    
     Dans la préface de 1920 aux éditions françaises et allemandes de la brochure qu'il a écrite en 1916, "L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme", Lenine présente ainsi les choses :

     "Ce livre montre que la guerre de 1914-1918 a été de part et d'autre une guerre impérialiste (c'est-à-dire une guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la distribution et la redistribution des colonies, des "zones d'influence" du capital financier, etc.

     Sur cette base économique, les guerres impérialistes sont absolument inévitables, aussi longtemps qu'existera la propriété des moyens de production.

     Propriété privée fondée sur le travail du petit patron, libre concurrence, démocratie: tous ces slogans dont les capitalistes et leur presse se servent pour tromper les ouvriers et les paysans, sont depuis longtemps dépassés. Le capitalisme s'est transformé en un système universel d'oppression coloniale et d'asphyxie financière de l'immense majorité de la population du globe par une poignée de pays "avancés". Et le partage de ce "butin" se fait entre deux ou trois rapaces de puissance mondiale, armés de pied en cap ... qui entraînent toute la terre dans leur guerre pour le partage de leur butin.

         Où est donc la base économique de ce phénomène historique universel ?
     Précisément dans le parasitisme et la putréfaction qui caractérisent le stade historique suprême du capitalisme, c'est-à-dire l'impérialisme. Comme il est montré dans ce livre, le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée (moins d'un dixième de la population du globe ou, en comptant de la façon la plus "large" et la plus exagérée, moins d'un cinquième) d'Etats particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier...
      On conçoit que ce gigantesque surprofit (car il est obtenu en sus du profit que les capitalistes extorquent aux ouvriers de "leur" pays) permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l'aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays "avancés" la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés.

     L'impérialisme est le prélude de la révolution sociale du prolétariat. Cela s'est confirmé, depuis 1917, à l'échelle mondiale. ...


     Nous allons tâcher d'exposer sommairement, le plus simplement possible, les liens et les rapports existant entre les caractères économiques fondamentaux de l'impérialisme."

     Le dirigeant révolutionnaire va donc s'attacher à illustrer la loi de la concentration capitaliste.
     De  nos jours, ce ne sont ni les lois anti-trusts, ni les taquineries administratives et judiciaires (voir Microsoft) qui ont ne serait-ce que freiné le processus.
     Une poignée de méga-entreprises gèrent la majorité de l'économie du monde.
     
    

      Lenine aborde ce phénomène dans le chapitre I de "L'Impérialisme", intitulé : "LA  CONCENTRATION DE LA PRODUCTION ET LES MONOPOLES". [extraits]


   "le processus de concentration extrêmement rapide de la production dans des entreprises toujours plus importantes constitue une des caractéristiques les plus marquées du capitalisme".

       "Le capital-argent et les banques ... rendent cette supériorité d'une poignée de très grandes entreprises plus écrasante encore, et cela au sens le plus littéral du mot, c'est-à-dire que des millions de "patrons", petits, moyens et même une partie des grands, sont en fait entièrement asservis par quelques centaines de financiers millionnaires".

     " ...la concentration, arrivée à un certain degré de son développement, conduit d'elle-même, pour ainsi dire, droit au monopole. Car quelques dizaines d'entreprises géantes peuvent aisément s'entendre, et, d'autre part, la difficulté de la concurrence et la tendance au monopole naissent précisément de la grandeur des entreprises. Cette transformation de la concurrence en monopole est un des phénomènes les plus importants - sinon le plus important - de l'économie du capitalisme moderne".

      "...une particularité extrêmement importante du capitalisme arrivé au stade suprême de son développement est ce qu'on appelle la combinaison, c'est-à-dire la réunion, dans une seule entreprise, de diverses branches d'industrie qui peuvent constituer les étapes successives du traitement de la matière première (par exemple, la production de la fonte à partir du minerai de fer et la transformation de la fonte en acier, et peut-être aussi la fabrication de divers produits finis en acier), ou bien jouer les unes par rapport aux autres le rôle d'auxiliaires (par exemple, l'utilisation des déchets ou des sous-produits ; la fabrication du matériel d'emballage, etc.)"

    "Et la concentration va croissant. Certaines entreprises deviennent de plus en plus importantes ; un nombre toujours plus grand d'entre elles, d'une même branche ou de branches différentes, s'agglomère en des entreprises géantes soutenues et dirigées par une demi-douzaine de grosses banques..."

      "Il y a un demi-siècle, quand Marx écrivait son Capital, la libre concurrence apparaissait à l'immense majorité des économistes comme une "loi de la nature". La science officielle tenta de tuer par la conspiration du silence l'oeuvre de Marx, qui démontrait par une analyse théorique et historique du capitalisme que la libre concurrence engendre la concentration de la production, laquelle, arrivée à un certain degré de développement, conduit au monopole. Maintenant, le monopole est devenu un fait. (...) Les faits montrent que les différences existant entre les pays capitalistes, par exemple, en matière de protectionnisme ou de libre-échange, ne déterminent que des variations insignifiantes dans la forme des monopoles ou dans la date de leur apparition, tandis que la naissance des monopoles, conséquence de la concentration de la production, est une loi générale et essentielle du stade actuel de l'évolution du capitalisme".

     "Pour l'Europe, on peut établir avec assez de précision le moment où le nouveau capitalisme s'est définitivement substitué à l'ancien : c'est le début du XXème siècle".

      "Essor de la fin du XIXème siècle et crise de 1900-1903 : les cartels deviennent une des bases de la vie économique tout entière. Le capitalisme s'est transformé en impérialisme".

    "Les cartels s'entendent sur les conditions de vente, les échéances, etc. Ils se répartissent les débouchés. Ils déterminent la quantité des produits à fabriquer. Ils fixent les prix. Ils répartissent les bénéfices entre les diverses entreprises, etc.

     "Ce n'est plus du tout l'ancienne libre concurrence des patrons dispersés, qui s'ignoraient réciproquement et produisaient pour un marché inconnu. La concentration en arrive au point qu'il devient possible de faire un inventaire approximatif de toutes les sources de matières premières (tels les gisements de minerai de fer) [aujourd'hui le pétrole] d'un pays et même, ainsi que nous le verrons, de plusieurs pays, voire du monde entier. Non seulement on procède à cet inventaire, mais toutes ces sources sont accaparées par de puissants groupements monopolistes. On évalue approximativement la capacité d'absorption des marchés que ces groupements "se partagent" par contrat. Le monopole accapare la main-d'oeuvre spécialisée, les meilleurs ingénieurs ; il met la main sur les voies et moyens de communication...
       Le capitalisme arrivé à son stade impérialiste conduit aux portes de la socialisation intégrale de la production ; il entraîne en quelque sorte les capitalistes, en dépit de leur volonté et sans qu'ils en aient conscience, vers un nouvel ordre social, intermédiaire entre l'entière liberté de la concurrence et la socialisation intégrale".

     "La production devient sociale, mais l'appropriation reste privée. Les moyens de production sociaux restent la propriété privée d'un petit nombre d'individus. Le cadre général de la libre concurrence nominalement reconnue subsiste, et le joug exercé par une poignée de monopolistes sur le reste de la population devient cent fois plus lourd, plus tangible, plus intolérable".

    Ce n'est plus la lutte concurrentielle entre les petites et les grandes usines, les entreprises techniquement arriérées et les entreprises techniquement avancées. C'est l'étouffement par les monopoles de ceux qui ne se soumettent pas à leur joug, à leur arbitraire.
       (...) Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de "régner" et d'être considérée comme la base de toute l'économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux "génies" des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l'immense progrès de l'humanité, qui s'est haussée jusqu'à cette socialisation, profite... aux spéculateurs. Nous verrons plus loin comment, "sur cette base", la critique petite-bourgeoise réactionnaire de l'impérialisme capitaliste rêve d'un retour en arrière, vers la concurrence "libre", "pacifique", "honnête". [tels les "alter-mondialistes" et autres tenants du "commerce équitable"]

     "Les rapports de domination et la violence qu'ils comportent, voilà ce qui est typique de la "phase la plus récente du développement du capitalisme", voilà ce qui devait nécessairement résulter, et qui a effectivement résulté, de la formation de monopoles économiques tout-puissants".

     "Le monopole s'ouvre un chemin partout et par tous les moyens, depuis le paiement d'une "modeste" indemnité jusqu'au "recours", à la façon américaine, au dynamitage du concurrent".

      "Que les cartels suppriment les crises, c'est là une fable des économistes bourgeois qui s'attachent à farder le capitalisme. Au contraire, le monopole créé dans certaines industries augmente et aggrave le chaos inhérent à l'ensemble de la production capitaliste. La disproportion entre le développement de l'agriculture et celui de l'industrie, caractéristique du capitalisme en général, s'accentue encore davantage".

     "les crises (de toute espèce, le plus souvent économiques, mais pas exclusivement) accroissent à leur tour, dans de très fortes proportions, la tendance à la concentration et au monopole".

     "Le monopole, tel est le dernier mot de la "phase la plus récente du développement du capitalisme". Mais nous n'aurions de la puissance effective et du rôle des monopoles actuels qu'une notion extrêmement insuffisante, incomplète, étriquée, si nous ne tenions pas compte du rôle des banques".
 
(à suivre)
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 09:56


LE SOUS-LIEUTENANT KARPOV PRESENTE SES PLUS CHALEUREUSES FELICITATIONS A :


Fadela.jpg(Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville)

POUR SES BRILLANTS ETATS DE SERVICE GOUVERNEMENTAUX, SON DEVOUEMENT ET SA PROBITE DONT LES VERTUS COMMENCENT A PORTER LEURS FRUITS DANS LES QUARTIERS DESHERITES.

     (Comme quoi, le fait d'être une femme, d'origine immigrée de surcroît, est effectivement d'une probante efficacité)


Emeute-Banlieue.jpg

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 10:24
 JEAN-MARIE ROUART, DE L'ACADEMIE FRANCAISE (CONG !)

Rouart.gif(à gauche du cliché est écrit "BNP PARIBAS 2006 - Droits réservés". Aaah, la romance...)


SPECIAL DEDICACE A JEAN-MARIE, QUI A DECLARE DANS UN EDITO DU TRES ROMANTIQUE "NICE-MATIN" QUE LEV DAVIDOVITCH BRONSTEIN DIT "TROTSKI" ETAIT "UN BARBICHU BINOCLARD AUSSI FUMEUX DANS SES IDEES QUE NEFASTE DANS SES ACTES...".



     "Les libéraux et les sociaux-démocrates d'Occident, que la révolution d'Octobre fit douter de leurs idées surannées, ont senti des forces leur revenir. La gangrène morale de la bureaucratie soviétique leur parait réhabiliter le libéralisme. On les voit sortir de vieux aphorismes éculés de ce genre : "Toute dictature porte en elle-même les germes de sa propre dissolution" ; "la démocratie, seule, assure le développement de la personnalité" et cætera. L'opposition de la démocratie à la dictature, impliquant en l'occurrence la condamnation du socialisme au nom du régime bourgeois, étonne, considérée sous l'angle de la théorie, par l'ignorance et la mauvaise foi dont elle procède. L'infection du stalinisme, réalité historique, est mise en comparaison avec la démocratie, abstraction supra-historique. La démocratie a pourtant eu une histoire, elle aussi, et dans laquelle les abominations n'ont point manqué. (...)  
     ...la démocratie ne s'est pas établie par des méthodes démocratiques, loin de là. (...) Sans la destruction de la féodalité par les méthodes jacobines, la démocratie bourgeoise eût été inconcevable. Il est aussi faux d'opposer aux étapes historiques réelles : jacobinisme, thermidor, bonapartisme, l'abstraction "démocratie" que d'opposer aux douleurs de l'enfantement le calme du nouveau-né".
                                                                                          
(Leur morale et la nôtre, Coyoacàn 1938)
 


Trotski-par-Rivera.jpg(sur cette toile du peintre mexicain Diego Rivera, le "barbichu binoclard" apparaît au centre, tenant le drapeau rouge aux côtés notamment de Friedrich Engels et de Karl Marx)
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 12:32
PIOTR MARAT KARPOV ECRIT A JEAN-MARIE


     Mr Jean-Marie Rouart (photo ci-dessous), qui n'est pas la moitié d'un académicien français, dans un éditorial intitulé "Le Pen : le vieux lion dégriffé s'éloigne", se fend des diverses considérations suivantes (extraits) :

     "Sarkozy a prononcé les deux mots bannis de la chiraquie : sécurité, immigration, et le tour a été joué. Quelle différence de traitement entre l'extrême droite et l'extrême gauche! A l'extrême gauche, le bénéfice de toutes les complaisances. Je veux bien qu'Olivier Besancenot ressemble à un premier communiant ou à un enfant de choeur, mais son idéologie, tout autant que celle d'Arlette Laguiller, a tout de même été de celles qui ont ensanglanté la planète. Comme si le trotskisme pouvait encore apporter des réponses à notre temps ! Quelle idée de se référer à un barbichu binoclard aussi fumeux dans ses idées que néfaste dans ses actes à l'ère de l'Internet et de la mondialisation !
      Quand Le Pen, qui peu à peu s'éclipse, aura définitivement disparu, il manquera au paysage. Sinon ses provocations, ses jeux de mots indignes et d'autres qui n'étaient pas du meilleur goût, du moins sa personnalité haute en couleur, son langage imagé, sa culture. Comme De Gaulle, comme Mitterrand, il appartient à cette génération de politiques qui n'a pas encore été élevée dans les serres chaudes de l'ENA ni affadie par le jargon technocratique. Il a de la chair, du sang, du verbe. C'est l'anti-Juppé, l'anti-Copé. Il a perdu la partie électorale, mais ses idées, du moins une grande partie, ont fini par l'emporter. Sarkozy a pillé son programme, reprenant à son compte la fameuse formule de Laurent Fabius : "Le Pen pose de bonnes questions, mais il donne de mauvaises réponses.""
     (publié dans la gazette locale "Var-Matin", franchise du célèbre journal progressiste de la Riviera "Nice-Matin")


rouart-jean-marie.jpg(scène du film "La Marche de l'Empereur" coupée au montage)


      Piotr Marat Karpov, Sous-Lieutenant de l'ARM (Armée Rouge Mondiale) lui a aussitôt adressé la missive que voici (ou plutôt il l'a envoyée à Var-Matin) :

     Cher Jean-Marie (un prénom que tu portes plutôt bien),

       le Sous-Lieutenant Karpov a lu avec le plus vif intérêt et en face de 2 mouettes qui se disputaient les restes d'un rat d'égoût (grace à quoi il était plongé dans l'esprit de ton article éruditionnant) ton éditorial brillant en 1ère de couv' du trop méconnu "Var-Matin".

    Quelle n'a pas été sa surprise de déceler en toi, ô noble Académysticien, les stigmates d'un inguérissable ostracisme. Non m'enfin, qu'est-ce t'as contre les gens qui portent le bouc et une paire de lunettes ? Ils forment tout de même une part notable de la gent humaine et lui ont offert quelques grandes figures de la science, de l'humanisme, de la politique et aussi de la restauration rapide (voir l'emblème de la chaîne de poulets rôtis-frites "Kentucky Fried Chicken". Absolument pas, ce n'est pas Léon Trotski qui figure sur leurs enseignes...)
     
     kfc.jpg(m'enfin Jean-Marie, puisqu'on te dit qu'icelui-là n'est pas le "néfaste barbichu binoclard fumeux"...)



       Serait-ce là cendres martyrisées d'une enfance misérable, tes petits copains d'école privée introduisant malignement leurs doigts huileux dans tes narines  frémissantes tout en hurlant : "Rouart le Couard ! Rouart le Couard !" ? Y avait-il, parmi ces tortionnaires précoces, quelque adolescent boutonneux à la barbichette naissante et portant d'odieux lorgnons circulaires ?
       Quoi qu'il en soit, Jean-Marie, le Sous-Lieutenant Karpov élève avec humilité contre cette opprobre que tu jettes sur une part notable de l'humanité une protestation solennelle, au nom des "barbichus binoclards" de tous les pays, qu'ils soient "trotskistes", académistes, rouaristes, se prénomment "Jean-Marie" ou un autre machin. En outre, sache qu'il arrive au Sous-Lieutenant de porter bouc et lunettes à la manière du fondateur de l'Armée Rouge, n'en déplaise aux vertueux académiciens.

      Accessoirement, tu confonds "trotskisme" et "stalinisme". Demande quelque éclaircissement à Max (Gallo), s'il lui reste des neurones disponibles en stock bien entendu (encor que, Giscard le vieux briscard en sait peut-être plus sur l'affaire que l'historien niçois hypocondriaco-patriote).
     
      Pour le reste, le Sous-Lieutenant Karpov t'accorde un éclair de lucidité : les idées du fascisme l'ont effectivement emporté. Simplement bien avant que tu ne le penses, en fait dès la fin de la dernière guerre. Pas qu'en France et pas que dans la cervelle des académiciens. Tu n'as donc aucune raison d'être nostalgique sous prétexte que le bas-breton borgne va bientôt passer l'arme à gauche. Au fait, que ne te gausses-tu de celui-là ! Il n'arbore ni barbiche ni lunettes, mais possède un oeil unique fort voyant (c'est le cas de le dire), permettant nombre de galéjades inspirées. Dans le but de t'être agréable, le Sous-Lieutenant en propose quelques-unes à ton indulgence :
    
     - il n'a pas fermé son oeil de la nuit ;
     - il lui faut ouvrir l'oeil et le bon ;
     - il a les immigrés à l'oeil ;
     - tu lui as tapé dans son oeil ;
     - partout où il va, il entre à l'oeil, etc...

       Cher Jean-Marie, le Sous-Lieutenant Karpov te souhaite une excellente fin d'année, les hémorroïdes, la prostate, Alzheimer, tout ça. Et bonjour à Dutourd, ça rime.

(signature manuscrite et adresse du ci-devant blog)
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 11:26

 
VARIABILITE DE LA MORALE


Trotski-en-Norv--ge-1936.jpg(Norvège 1936)
    
    
         "...les doctrinaires du "bon sens" ont été surpris par le fascisme. Le bon sens procède au moyen de grandeurs invariables dans un monde où il n'y a d'invariable que la variabilité. La dialectique, au contraire, considère les phénomènes, les institutions, les normes dans leur formation, leur développement et leur déclin. L'attitude dialectique envers la morale, produit fonctionnel et transitoire de la lutte des classes, parait "amorale" aux yeux du bon sens. Il n'y a pourtant rien de plus dur, de plus borné, de plus suffisant et cynique que la morale du bon sens !"

                                        (Lev Trotski, Leur morale et la nôtre, 1938)

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:50


D'ABORD LES BOEUFS, PUIS LA CHARRUE


     revolution.jpg


     Dans la tradition invariante de la Gauche communiste d'Italie intervient la dénonciation permanente des briseurs de l'organisation politique de la classe salariée, c'est-à-dire le Parti communiste international.
     Nombre de ces anti-parti affirmaient et affirment toujours que la révolution communiste est affaire de formes d'organisation. Ce à quoi la GCI ré-affirme que ce qui est déterminant, c'est le programme politique du Parti et l'orientation suivant laquelle il défend ce programme in-négociable.
     Les illuminés en tous genres ont aussi opposé à l'organisation politique des salariés l'aspiration à la venue d'un être exceptionnel, un "grand homme", une sorte de héros qu'on pourrait aduler à souhait, un messie, un extra-terrestre... Ce sont là avatars du culte de la personnalité que, paradoxalement, la société "post-industrielle" a réactivé par son individualisme nombriliste. Tout ce fatras, il faudra le remiser dans la cave de l'histoire et l'y oublier.
    
     Des formes d'organisation, certes il y en aura. Mais ce sera un processus réel qui les suscitera. Dans les périodes révolutionnaires, personne ne "crée" des formes d'organisation, elles naissent spontanément d'une situation de tension sociale parvenue à son paroxysme. Le rôle du Parti est de les conquérir par le militantisme révolutionnaire, non de se soumettre à elles (ce qui équivaudrait à s'auto-détruire).

   Qu'advienne une situation révolutionnaire et apparaîtra une hiérarchie des différentes formes d'organisation dont se dotent les salariés, le Parti étant prééminent par rapport aux autres formes. La primauté de celui-ci est une des thèses fondamentales de la Gauche Communiste d'Italie.

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 14:00

LE BON SENS EST "UN IMBECILE TOUT ROND"



time.jpg(une du "Time" en 1937)

    
     "Le "bon sens", la démocratie et la morale "généralement admise" ne sont pas les seules victimes de l'impérialisme. Le bon sens "inné à tous les hommes" est sa troisième victime. Cette forme inférieure de l'intellect, nécessaire dans toutes les conditions, est aussi suffisante dans certaines conditions. Le capital principal du bon sens est fait de conclusions élémentaires tirées de l'expérience
humaine : Ne mettez pas vos doigts dans le feu, suivez de préférence la ligne droite, ne taquinez pas les chiens méchants... et cætera, et cætera. Dans un milieu social stable, le bon sens se révèle suffisant pour faire du commerce, soigner des malades, écrire des articles, diriger un syndicat, voter au parlement, fonder une famille, croître et multiplier. Mais sitôt qu'il tente de sortir de ses limites naturelles pour intervenir sur le terrain des généralisations plus complexes, il n'est plus que le conglomérat des préjugés d'une certaine classe à une certaine époque. La simple crise du capitalisme le décontenance ; devant les catastrophes telles que les révolutions, les contre-révolutions et les guerres, le bon sens n'est plus qu'un imbécile tout rond".
                                     (L. Trotski, Leur morale et la nôtre, 1938)
                                                                   
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 10:24

 

gr--ve.jpg

     Malgré les "sondages d'opinion" concoctés par les médias, malgré les reportages quotidiens sur les souffrances terribles des "usagers" (qui, d'habitude, semblent ne pas subir le métro-boulot-dodo quotidien), malgré les ronds-de-jambe gênés des bonzes syndicaux et la désapprobation muette de la gauche-caviar, la grève perdure. Les salariés en lutte ne semblent pas décidés à lâcher l'affaire facilement.

      L'acharnement anti-grévistes en dit plus que les simples anathèmes ("feignants, privilégiés, corporatistes", etc.) récurrents ou les analyses méprisantes ("une fois encore, une minorité agissante manipule en sous-main les salariés") élaborées hâtivement par des conseillers en comm' pris de court (comme à chaque fois que se lèvent les travailleurs)
.
         Ce que révèle le mouvement social au fur et à mesure qu'il perdure et accroît l'hystérie bourgeoise contre lui, c'est l'horreur de la classe dirigeante et de ses affidés face à l'affirmation de classe des revendications, de l'action et du discours des grévistes.
         Le spectre qui hante capitalistes et démocrates petits-bourgeois de droite ou de gauche n'en finit pas de ressurgir de dessous du lit : nous vivons dans une société de classes inégalitaires, dont l'une - la minorité - veut toujours tirer plus de l'autre - l'immense majorité. Ce retour en force d'une réalité plus ou moins masquée durant la période des "30 Glorieuses", explose à la face des opportunistes de tout bord, de ceux qui prônent "l'harmonie sociale", le "dialogue", la "négociation" et autres habillages sirupeux de l'exploitation forcenée du travail à ceux qui, jouant franc-jeu, revendiquent haut et fort le débourrage des nouvelles générations de prolétaires.

        Chaque jour de grève supplémentaire est un démenti cinglant des thèses "humanistes" sur la coopération sociale et la "vie ensemble". Si effectivement "on est tous sur le même bateau", "on" y tient pas tous la même place. Sur le Titanic, l'aristocratie valse tout en haut sous les lustres ; en fond de cale, les machinistes suent dans la pénombre ; qu'advienne l'iceberg de la crise économique, ils sont les 1ers noyés.

      Rien n'y fait, ni les appels à la "démocratie" (qu'on n'entend jamais quand un chef d'entreprise "dégraisse") et à la "liberté du travail" (= droit d'esclavage salarié), ni les mauvais points économiques (les grévistes sont responsables du "retard" économique du pays !).
       
Afin de briser cette grève-là, il va falloir une fois encor que les syndicats-croupions et l'Etat serrent les rangs et se démènent tant et plus. Peut-être y parviendront-ils sur le coup. Mais il y aura d'autres vagues sociales, encore et encore, de plus en plus larges, gardant la mémoire des précédentes et se laissant de moins en moins embringuer par les appels à la "raison" et les dénonciations des "minorités" agissantes. 
        Cette toute-puissance accordée
inconsciemment à la classe salariée par les dirigeants finira bien par la réveiller. Et ce jour-là, ils n'auront pas fini de trembler, tous nos dynamiques chefs d'entreprise et autres politicards féroces déguisés en sacristains de "l'intérêt général" !

 
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 13:08



Parisot.png

     A TOI MATRONNESSE, MERE-MAQUERELLE DE TOUS LES PORCELETS CAPITALISTIQUES QUI GLUENT SUR TES BAS RESILLES ;

        LE SOUS-LIEUTENANT DE L'ARMEE ROUGE MONDIALE PIOTR MARAT KARPOV ADRESSE UN MESSAGE DE HAINE DE CLASSE ET DE GUERRE CIVILE ;

            TOI QUI SUR LES RADIOS D'ETAT VIENT COUINER SON DESARROI PURULENT :

            TU DIS QUE LA GREVE DES CHEMINOTS FAIT PERDRE CHAQUE JOUR "A LA FRANCE" 300 MILLIONS D'EUROS.

            300 BRIQUES D'EUROS PAR JOUR ! ET A CEUX QUI, PAR LEUR SUEUR ET LEUR SANG ENGRANGENT UN TEL PROFIT, TU AS L'INSOLENCE BOUFFIE D'ORGUEIL ARISTOCRATIQUE D'ORDONNER DE TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS, TU LEUR REFUSES "EN PRIME" D'AUGMENTER DES SALAIRES MISERABLES, BARONNE SÂCREE DU PROFIT-ROI !

             TU DIS ENCOR QUE "LE MONDE ENTIER A LES YEUX BRAQUES SUR LA FRANCE". AH, C'EST QUE LA BOURGEOISIE, CONFRONTEE A SES CONTRADICTIONS DE CLASSE ET A L'EPREUVE DE LA LUTTE DES EXPLOITES, EPROUVE UN SENTIMENT INTERNATIONALISTE, UNE SOLIDARITE ENTRE ESCLAVAGISTES DE TOUS LES PAYS.
           PAS COMME LES SYNDICATS A TES BOTTES EN CUIR, QUI PASSENT SOUS SILENCE LE RECENT AFFRONTEMENT DES CHEMINOTS ALLEMANDS AVEC TES HOMOLOGUES D'OUTRE-RHIN.

               A TOI LA PATRONNE DES PATRONS, DES CHEFS DE PETITES, MOYENNES OU OBESES ENTREPRISES DE DESHUMANISATION DE LA PLANETE, TOI, TENANCIERE D'UNE FRANCHISE DU GRAND BORDEL GLOBAL DES 2 GONADES OFFENSIVES A KARPOV, CE DERNIER TE FAIT SAVOIR PAR CETTE ADRESSE QUE LE CAPITALISME N'EST PAS L'AVENIR DE L'HUMANITE, NI LA BOURGEOISIE CELUI DU PROLETARIAT, ENCOR MOINS LA FEMME BOURGEOISE DONT TU CONSTITUES L'ARCHETYPE SEC NE SAURAIT REPRESENTER CELUI DE L'ÊTRE HUMAIN.

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