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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 17:40
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  AU PRESIDENT ET A SA NOUVELLE COMPAGNE, LE SOUS-LIEUTENANT DE L'A.R.M. (ARMEE ROUGE MONDIALE) PIOTR MARAT KARPOV PRESENTE SES VOEUX DE BONHEUR POUR 2008
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 09:38


RENCONTRE AU SOMMET DE LA SPIRITUALITE

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     dépêche AFP (Annonciation de Foutaises Populacières) - Le Vatican a vu la rencontre entre 2 pèlerins français, Bigard et le nain, avec sa Sainteté Panzer Ier.
     L'entrevue a été cordiale, chaleureuse même. Elle s'est déroulée dans les appartements privés de sa Sainteté qui, dit-on, sont finement décorés de casques prussiens et de photos d'avions-chasseurs Stukas. En outre, Panzer Ier possède un exemplaire rare de Mein Kampf illustré d'aquarelles, cadeau du père Noël à petite moustache du temps où sa Sainteté gambadait dans les prairies en chantant "aïli aïlo aïla ah ! ah ! ah! ah !".
           
Le nain Président a prié le Panzer de l'absoudre du fait qu'il vit actuellement dans le péché, en instance de divorce avec une ex-future divorcée. Sa Sainteté a volontiers obtempéré, non sans rappeler que le divorce est un péché, surtout chez les pauvres. Ensuite Gnafron a raconté au Panzer comment il avait pécho la Bruni. Sa Sainteté s'est montrée fort intéressée.
          Pour finir, le pèlerin Bigard a interprété en l'honneur de Panzer Ier son célèbre sketch "Le lâcher de salopes". D'après un proche, sa Sainteté a ri "à gorge déployée".
            Tout ce beau monde s'est ensuite déplacé en salle de presse pour prêcher contre la misère, pour la paix dans le monde et que les gens riches et célèbres puissent acheter plus facilement des petits pauvres dans les pays déshérités.
         

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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 10:27



 DOES THE EMPIRE STRIKES BACK FOREVER ?

Lenine-balaie-copie-1.jpg(D'abord, il y a les armes de la critique, avant que ne surgisse le temps de la critique des armes)

 
        Comme des masses de salariés peuvent le constater au quotidien sur leur lieu de travail, l'ingéniosité patronale pour leur presser le citron jusqu'à la dernière goutte ne connaît aucune limite, sinon celles de la santé de l'employé.
     Aucun chef d'entreprise d'aucune nationalité ne possède l'exclusivité de l'exploitation optimum des travailleurs. Par conséquent, aucun n'en tire d'avantage qui soit durable. Tous les concurrents qui survivent à la concurrence passent en même temps à un stade supérieur de l'extraction de plue-value.
         
         Quand le prix de la force de travail - les salaires - s'égalise entre requins, le procédé suivant consiste à investir, moderniser, etc. afin d'augmenter la productivité du travail et de réduire le coût salarial : ces "re-structurations" s'accompagnent invariablement d'un "dégraissage" en règle. De nombreux salariés en font les frais, rejoignant la cohorte de ce que Marx nommait "l'armée industrielle de réserve". Les licenciements permettent aux capitalistes de réduire le prix de revient d'une marchandise donnée. Si on vend moins cher que le concurrent, tout en faisant plus de bénéfs', on lui pique ces précieuses "parts de marché" pour lesquelles un patron mettrait sa propre mère aux enchères.
     
          Lorsque la modernisation s'étend à toute une branche de la production, alors c'est la valeur de la force de travail qui s'abaisse en conséquence. Marx l'affirme haut et fort : l'accumulation de capital - ce que les benêts appellent la "croissance" - permet à la classe capitaliste d'augmenter la productivité et d'obtenir un "sur-profit de productivité". D'où cette quête lancinante de la "modernisation" et de la "compétitivité".

        
         Dans le chapitre IV de "L'impérialisme...", Lénine aborde le mouvement des capitaux, qui ne s'embarrasse pas de frontières mais s'effectue avec une intensité inégale suivant les aires économiques, provoquant le développement chaotique qui caractérise le mode de production capitaliste :

IV. L'EXPORTATION DES CAPITAUX

     "Ce qui caractérisait l'ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c'était l'exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c'est l'exportation des capitaux.

     Le capitalisme, c'est la production marchande, à son plus haut degré de développement, où la force de travail elle-même devient marchandise. L'extension des échanges tant nationaux qu'internationaux, surtout, est un trait distinctif caractéristique du capitalisme. Le développement inégal et par bonds des différentes entreprises, des différentes industries et des différents pays, est inévitable en régime capitaliste. Devenue capitaliste la première, et adoptant le libre-échange vers le milieu du XIXème siècle, l'Angleterre prétendit au rôle d'"atelier du monde entier", de fournisseur en articles manufacturés de tous les pays, qui devaient, en échange, la ravitailler en matières premières. Mais ce monopole, l'Angleterre commença à le perdre dès le dernier quart de ce siècle. D'autres pays, qui s'étaient défendus par des tarifs douaniers "protecteurs", devinrent à leur tour des Etats capitalistes indépendants. Au seuil du XXème siècle, on vit se constituer un autre genre de monopoles : tout d'abord, des associations monopolistes capitalistes dans tous les pays à capitalisme évolué ; ensuite, la situation de monopole de quelques pays très riches, dans lesquels l'accumulation des capitaux atteignait d'immenses proportions. Il se constitua un énorme "excédent de capitaux" dans les pays avancés.

     Certes, si le capitalisme pouvait développer l'agriculture qui, aujourd'hui, retarde partout terriblement sur l'industrie, s'il pouvait élever le niveau de vie des masses populaires qui, en dépit d'un progrès technique vertigineux, demeurent partout grevées par la sous-alimentation et l'indigence, il ne saurait être question d'un excédent de capitaux. Les critiques petits-bourgeois du capitalisme servent à tout propos cet "argument". Mais alors le capitalisme ne serait pas le capitalisme, car l'inégalité de son développement et la sous-alimentation des masses sont les conditions et les prémisses fondamentales, inévitables, de ce mode de production. Tant que le capitalisme reste le capitalisme, l'excédent de capitaux est consacré, non pas à élever le niveau de vie des masses dans un pays donné, car il en résulterait une diminution des profits pour les capitalistes, mais à augmenter ces profits par l'exportation de capitaux à l'étranger, dans les pays sous-développés. Les profits y sont habituellement élevés, car les capitaux y sont peu nombreux, le prix de la terre relativement bas, les salaires de même, les matières premières à bon marché. Les possibilités d'exportation de capitaux proviennent de ce qu'un certain nombre de pays attardés sont d'ores et déjà entraînés dans l'engrenage du capitalisme mondial, que de grandes lignes de chemins de fer y ont été construites ou sont en voie de construction, que les conditions élémentaires du développement industriel s'y trouvent réunies, etc. La nécessité de l'exportation des capitaux est due à la "maturité excessive" du capitalisme dans certains pays, où (l'agriculture étant arriérée et les masses misérables) les placements "avantageux" font défaut au capital".

     "...l'exportation des capitaux n'atteignit un développement prodigieux qu'au début du XXème siècle. Avant la guerre, les capitaux investis à l'étranger par les trois principaux pays étaient de 175 à 200 milliards de francs. Au taux modeste de 5%, ils devaient rapporter 8 à 10 milliards de francs par an. Base solide pour l'oppression et l'exploitation impérialiste de la plupart des pays et des peuples du monde, pour le parasitisme capitaliste d'une poignée d'Etats opulents !"

     "Les exportations de capitaux influent, en l'accélérant puissamment, sur le développement du capitalisme dans les pays vers lesquels elles sont dirigées. Si donc ces exportations sont susceptibles, jusqu'à un certain point, d'amener un ralentissement dans l'évolution des pays exportateurs, ce ne peut être qu'en développant en profondeur et en étendue le capitalisme dans le monde entier.

         Les pays exportateurs de capitaux ont presque toujours la possibilité d'obtenir certains "avantages", dont la nature fait la lumière sur l'originalité de l'époque du capital financier et des monopoles
".

         "Le capital financier a engendré les monopoles. Or, les monopoles introduisent partout leurs méthodes : l'utilisation des "relations" pour des transactions avantageuses se substitue, sur le marché public, à la concurrence. Rien de plus ordinaire que d'exiger, avant d'accorder un emprunt, qu'il soit affecté en partie à des achats de produits dans le pays prêteur, surtout à des commandes d'armements, de bateaux, etc. (...) L'exportation des capitaux devient ainsi un moyen d'encourager l'exportation des marchandises. Les transactions entre des entreprises particulièrement importantes revêtent, dans ces circonstances, un caractère tel qu[']..."elles confinent à la corruption"".

         "Le capital financier jette ... ses filets au sens littéral du mot, pourrait-on dire, sur tous les pays du monde. Les banques ... jouent en l'occurrence un rôle important".
        "Les pays exportateurs de capitaux se sont, au sens figuré du mot, partagé le monde. Mais le capital financier a conduit aussi au partage du globe
".
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 11:18


     MUAMMAR KHADAFI HABILLE LE TOUBIB POUR L'HIVER


     "J'aime bien écouter parler le docteur Kouchner. Il m'amuse beaucoup. C'est quelqu'un qui est capable de dire le soir exactement le contraire de ce qu'il a dit le matin"


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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 15:34
 


LA MALADIE PETITE-BOURGEOISE DE LA GAUCHE

l-homme-crucifi--.jpg("L'Homme crucifié", fresque murale de Diego Rivera ; Trotski est à droite, derrière le drapeau rouge)

    
     "Le marxiste révolutionnaire ne saurait aborder sa tâche historique sans avoir rompu moralement avec l'opinion publique de la bourgeoisie et de ses agents au sein du prolétariat. Cette rupture-là exige un courage moral d'un autre calibre que celui des gens qui vont criant dans les réunions publiques : "A bas Hitler, à bas Franco !" Et c'est justement cette rupture décisive, profondément réfléchie, irrévocable, des bolcheviks avec la morale conservatrice de la grande et aussi de la petite-bourgeoisie, qui cause une frayeur mortelle aux phraseurs de la démocratie, aux prophètes de salons, aux héros de couloirs. De là leurs lamentations sur l'"amoralisme" des bolcheviks. Leur façon d'identifier la morale bourgeoise avec la morale "en général" se vérifie sans doute le mieux à l'extrême gauche de la petite-bourgeoisie..."

(Léon Trotski, Leur morale et la nôtre, 1938)
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 18:18


THE EMPIRE STRIKES BACK AGAIN

Lenine-balaie-copie-1.jpg(cette Révolution-là balaya l'aristocratie et son système féodal)


     La concentration inexorable du capitalisme à l'échelle mondiale n'a fait qu'exacerber la concurrence qui, elle aussi, s'est "globalisée". Derrière cette évolution planétaire demeurent les lois basiques de l'économie capitaliste : s'accumuler, s'élargir, conquérir de nouveaux marchés. Pour faire simple, cette conquête consiste essentiellement à vendre moins cher que le concurrent, mais sans toucher - ou le moins possible - au profit. En dernier recours, il s'agit de baisser le coût de la force de travail. Les procédures ne manquent pas : employer des salariés non qualifiés, des femmes, des enfants, importer des immigrés ("clandestins" ou pas), délocaliser - c'est-à-dire investir dans des zones où les salaires sont plus bas -, limiter les salaires ou leur hausse par des mesures "légales", etc. Sans arrêt, les patrons n'ont de cesse de dénoncer ce que leur coûtent leurs employés.

     Dans sa brochure "L'impérialisme...", Vladimir Illitch Oulianov dit "Lenine" entreprend d'analyser ce qu'il nomme le "stade suprême du capitalisme", qu'il caractérise notamment par le passage à la domination de la sphère financière. Cette caractéristique, il l'aborde dans le chapitre III :  

LE CAPITAL FINANCIER ET L'OLIGARCHIE FINANCIERE

     "...concentration accrue de la production et du capital...
     Concentration de la production avec, comme conséquence, les monopoles ; fusion ou interpénétration des banques et de l'industrie, voilà l'histoire de la formation du capital financier et le contenu de cette notion.


     ...la "gestion" exercée par les monopoles capitalistes devient inévitablement, sous le régime général de la production marchande et de la propriété privée, la domination d'une oligarchie financière. Notons que les représentants de la science bourgeoise ... sont tous des apologistes de l'impérialisme et du capital financier. Loin de dévoiler le "mécanisme" de la formation de cette oligarchie, ses procédés, l'ampleur de ses revenus "licites et illicites", ses attaches avec les parlements, etc., etc., ils s'efforcent de les estomper, de les enjoliver. Ces "questions maudites", ils les éludent par des phrases grandiloquentes autant que vagues, par des appels au "sentiment de responsabilité" des directeurs de banques, par l'éloge du "sentiment du devoir" des fonctionnaires..., par l'analyse doctorale des futilités qu'on trouve dans les ridicules projets de loi de "surveillance" et de "réglementation", par des fadaises théoriques comme cette définition "scientifique" saugrenue ... : "Le commerce est une pratique industrielle visant à réunir les biens, à les conserver et à les mettre à la disposition"... Il en résulte que le commerce a existé chez l'homme primitif qui ne pratiquait pas encore l'échange et qu'il doit subsister dans la société socialiste !

     Mais les faits monstrueux touchant la monstrueuse domination de l'oligarchie financière sont tellement patents que, dans tous les pays capitalistes, aussi bien en Amérique qu'en France et en Allemagne, est apparue une littérature qui, tout en professant le point de vue bourgeois, brosse néanmoins un tableau à peu près véridique, et apporte une critique - évidemment petite-bourgeoise - de l'oligarchie financière.

     A la base, il y a tout d'abord le "système de participations"...
"

     "En fait, l'expérience montre qu'il suffit de posséder 40% des actions pour gérer les affaires d'une société anonyme, car un certain nombre de petits actionnaires disséminés n'ont pratiquement aucune possibilité de participer aux assemblées générales, etc. La "démocratisation" de la possession des actions, dont les sophistes bourgeois et les opportunistes pseudo-social démocrates attendent (ou assurent qu'ils attendent) la "démocratisation du capital", l'accentuation du rôle et de l'importance de la petite production, etc., n'est en réalité qu'un des moyens d'accroître la puissance de l'oligarchie financière. C'est pourquoi, soit dit en passant, dans les pays capitalistes plus avancés ou plus anciens et "expérimentés", le législateur permet l'émission de titres d'un montant réduit". 

     "Mais le "système de participations" ne sert pas seulement à accroître immensément la puissance des monopolistes, il permet en outre de consommer impunément les pires tripotages et de dévaliser le public, car d'un point de vue formel, au regard de la loi, les dirigeants de la "société-mère" ne sont pas responsables de la filiale, considérée comme "autonome" et par l'intermédiaire de laquelle on peut tout "faire passer"".

     "La technique moderne des bilans ne leur offre pas seulement la possibilité de cacher à l'actionnaire moyen les risques engagés ; elle permet aussi aux principaux intéressés de se dérober aux conséquences d'une expérience avortée en vendant à temps leurs actions, alors que l'entrepreneur privé assume l'entière responsabilité de ses actes... [les plus récents et spectaculaires exemples de cette gabegie sont ENRON aux Etats-Unis et EADS en Europe ; mais il en existe bien d'autres et non des moindres qui passent sous le manteau]

     Les bilans de nombreuses sociétés anonymes rappellent ces palimpsestes du Moyen âge, dont il fallait d'abord gratter le texte visible pour pouvoir découvrir, dessous, les signes qui révélaient le texte réel du document.
"

   "Toutes les règles de contrôle et de surveillance, de publication des bilans, d'établissement de schémas précis pour ces derniers, etc., ce par quoi les professeurs et les fonctionnaires bien intentionnés - c'est-à-dire ayant la bonne intention de défendre et de farder le capitalisme - occupent l'attention du public, sont ici dépourvues de toute valeur. Car la propriété privée est sacrée, et l'on ne peut empêcher personne d'acheter, de vendre, d'échanger des actions, de les hypothéquer, etc."

     "Quant aux capitaux des banques, [certains] les divise[nt] en capitaux à placement "productif" (dans l'industrie et le commerce) et capitaux de "spéculation" (consacrés aux opérations boursières et financières), estimant, du point de vue réformiste petit-bourgeois qui [leur] est propre qu'on peut en régime capitaliste distinguer entre ces deux genres de placements et éliminer le dernier." [aujourd'hui, les petits-bourgeois "progressistes" ne jurent que par le "développement durable" et le "commerce équitable" parce que ces placebos de réformes leurs semblent compatibles avec le système dont ils vivent]

      "Le capital financier, concentré en quelques mains et exerçant un monopole de fait, prélève des bénéfices énormes et toujours croissants sur la constitution de firmes, les émissions de valeurs, les emprunts d'Etat, etc., affermissant la domination des oligarchies financières et frappant la société tout entière d'un tribut au profit des monopolistes".

      "Toutes les conditions de la vie économique sont profondément modifiées par cette transformation du capitalisme. Même lorsque la population est stagnante, que l'industrie, le commerce et les transports maritimes sont frappés de marasme, [un pays] peut s'enrichir par l'usure.
     La rentabilité exceptionnelle de l'émission des valeurs, une des principales opérations du capital financier, joue un rôle très important dans le développement et l'affermissement de l'oligarchie financière...
"

     "Si, dans les périodes d'essor industriel, les bénéfices du capital financier sont démesurés, en période de dépression les petites entreprises et les entreprises précaires périssent, et les grandes banques "participent" soit à leur achat a vil prix soit à de profitables "assainissements" et "réorganisations". Dans l'"assainissement" des entreprises déficitaires, "le capital-actions est abaissé, c'est-à-dire que les bénéfices sont répartis sur un montant moindre du capital, et calculés par la suite en conséquence. Ou encore, si les revenus sont tombés à zéro, on fait appel à un nouveau capital ; celui-ci, associé à l'ancien qui est de moindre rapport, devient dès lors suffisamment rentable. Remarquons en passant ... que tous ces assainissements et réorganisations ont pour les banques une double importance : c'est d'abord une opération fructueuse et, ensuite, une occasion de prendre en tutelle ces sociétés embarrassées".

     "La spéculation sur les terrains situés aux environs des grandes villes en plein développement est aussi une opération extrêmement lucrative pour le capital financier. Le monopole des banques fusionne ici avec celui de la rente foncière et celui des voies de communication, car la montée du prix des terrains, la possibilité de les vendre avantageusement par lots, etc., dépendent surtout de la commodité des communications avec le centre de la ville, et ses communications sont précisément aux mains des grandes compagnies liées à ces mêmes banques par le système de participations et la répartition des postes directoriaux. Il se produit ce qu[un] l'auteur allemand [Eschwege], ... a appelé le "marais" : la spéculation effrénée sur les terrains suburbains, les faillites des entreprises de construction... ; ensuite, la ruine des petits propriétaires et des ouvriers que les firmes de construction factices laissent impayés ; les tripotages avec la "loyale" police et l'administration ... pour avoir la haute main sur la délivrance par la municipalité des renseignements concernant les terrains et des autorisations de construire, etc.

     Les "moeurs américaines", au sujet desquelles les professeurs européens et les bourgeois bien pensant lèvent si hypocritement les yeux au ciel, sont devenues, à l'époque du capital financier, celles de toute grande ville dans n'importe quel pays".

     "Le monopole, quand il s'est formé et brasse des milliards, pénètre impérieusement dans tous les domaines de la vie sociale, indépendamment du régime politique et de toutes autres "contingences". La littérature économique ... a l'habitude de louer servilement l'intégrité des fonctionnaires. (...) Mais la vérité est que même les publications bourgeoises consacrées aux affaires bancaires ... sont constamment obligées de déborder le domaine des opérations purement bancaires et de parler, par exemple, de "l'attraction exercée par les banques" sur les fonctionnaires qui, de plus en plus fréquemment, passent au service de ces dernières... (...) Des cas analogues ... [obligent] l'écrivain bourgeois à reconnaître que "la liberté économique garantie par la Constitution ... n'est plus, dans bien des domaines, qu'une phrase vide de sens" et que, la domination de la ploutocratie une fois établie, "même la liberté politique la plus large ne peut empêcher que nous ne devenions un peuple d'hommes privés de liberté "".

     "Le propre du capitalisme est, en règle générale, de séparer la propriété du capital de son application à la production ; de séparer le capital-argent du capital industriel ou productif ; de séparer le rentier, qui ne vit que du revenu qu'il tire du capital-argent, de l'industriel, ainsi que de tous ceux qui participent directement à la gestion des capitaux. L'impérialisme, ou la domination du capital financier, est ce stade suprême du capitalisme où cette séparation atteint de vastes proportions. La suprématie du capital financier sur toutes les autres formes du capital signifie l'hégémonie du rentier et de l'oligarchie financière ; elle signifie une situation privilégiée pour un petit nombre d'Etats financièrement "puissants", par rapport à tous les autres. On peut juger de l'échelle de ce processus par la statistique des émissions, c'est-à-dire de la mise en circulation de valeurs de toute sorte".

     "Ensemble, ... quatre pays possèdent ... près de 80% du capital financier mondial. Presque tout le reste du globe est, d'une manière ou d'une autre, débiteur et tributaire de ces pays, véritables banquiers internationaux qui sont les ... "piliers" du capital financier mondial".

      Rappelons qu'Illitch Oulianov écrivait ces lignes en 1916.

(à suivre)
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 08:47



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    "Les superpuissances ont violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre et donc il est normal que les faibles aient recours au terrorisme".

      Cette déclaration du Colonel Muammar al-Kadhafi, chef d'Etat de la Lybie, a fait pousser des couinements courroucés dans l'habituel cortège de pleureuses professionnelles constitué par toute une foultitude d'hypocrites, opportunistes, "philosophes" de gauche, de droite et du milieu, toujours prompts à monter sur leurs pattes arrière et aboyer, serviles caniches de garde de l'Etat.

     Le terrorisme est l'arme du faible, n'en déplaise à messieurs Hollande, BHL, Bayrou, etcetera...

      Terroristes les Palestiniens luttant contre l'occupation israëlienne
      Terroristes les Irlandais luttant contre l'armée britannique
      Terroristes les Algériens affrontant l'armée coloniale française
      Terroristes les Vietnamiens tuant des soldats états-uniens dans Saïgon
      Terroristes les Français organisant des attentats contre l'armée allemande
      Terroristes les Brigate Rosse affrontant l'Etat italien corrompu jusqu'à la moëlle
    Terroriste la Röte Arme Fraktion contre la Social-Démocratie allemande héritière du nazisme

     Les Etats sont bien placés pour parler de terrrorisme, eux qui concentrent tous les moyens de coercition, de répression, toutes les armes, tous les commandos, toutes les escouades, toutes les armées et toutes les polices, tous les scientifiques cogitant brillamment à perfectionner les moyens de destruction hyper-massifs. Ce terrorisme-là est bien plus ravageur que n'importe quel autre, mais il est légal.
      La plupart des Etats se sont constitués entre autres par la guerre et par la terreur. La plupart disposent d'armées occultes d'espions et de "contre-espions" ; la plupart utilisent en sous-traitance les services de groupes terroristes manipulés et instrumentalisés.
      
       Alors, les cris d'orfraie qui fusent ça et là de la droite et de la gauche à l'occasion de la venue de Kadhafi en France, ces phrases redondantes et convenues sur "l'horreur", les "victimes innocentes" et la "défense de la démocratie" ne sauraient couvrir le bruit des bombes, des missiles et de toute l'artillerie lourde déployée par l'impérialisme pour servir ses intérêts, au besoin par la terreur, "officielle" celle-là, c'est-à-dire sanctifiée par les lois, l'ONU et tutti quanti, qui convient très bien aux pleureuses extraverties venant s'agenouiller mouchoir à la main devant les médias.    
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 14:00


    MA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR, ...C'EST  MOI

sego.jpg

     Du plus loin que me revienne
     L'ombre de mes pantoufles anciennes
     Du plus loin des premiers rince-doigts
     Du temps des premières laines
     Lors j'avais 35 ans à peine
     Habillée comme un gland, lunettes et longs doigts
     Que ce fût, j'étais pas précoce
     De droles de fantasmes de grosses
     Ou les morsures d'un teckel froid
     Du plus loin qu'il me souvienne
     Si depuis j'ai dit "je m'aime"
     C'est que ma plus bell' histoire d'amour, c'est moi.

     C'est vrai que je fus très sage
     Et j'ai mis tout le monde en rage
     Sans rien dire, muette et ni vue, pas encor connue
     C'est vrai que je fus très sage
     Et mes curés de passage
     A peine entr'aperçus, déjà disparus
     Mais à travers leurs soutanes
     C'était déjà mon image
     C'était moi déjà, le cou nu
     Je défaisais mon bagage et poursuivais mon mirage
     Ma plus belle histoire d'amour, c'est moi.

     Sur la longue galère qui menait vers moi
     Sur la longue galère j'allais en émoi
     Le vent de novembre me gelait les doigts
     Qu'importait novembre si c'était pour moi.
     Qu'elle fut longue la route
     Mais j'me la suis tapée toute
     Celle-là qui menait jusqu'à moi
     Et je ne suis pas parjure
     Si ce soir je me jure
     Que pour moi, je l'eûs faite à genoux
     Il en eût fallu bien d'autres
     Que quelques mauvais apôtres
     Que l'hiver ou la boue à mon g'nou [prononcer "j'nou"]
     Pour que je perde patiencitude
     Et j'ai calmé mon anxyogénissitude
     ma plus belle histoire d'amour, c'est moi
    
     Mais tant d'hivers et pas mal d'automnes
     De nuits, de jours et personne
     Qui vienne au rendez-vous
     Et de moi prenant ombrage
     Soudain me venait la rage
     Mon Dieu que j'avais besoin de moi
     Que le Grand Cric me croq' et m'emporte !
     D'autres m'ont claqué la porte
     Dans la gueule. Je m'en allais loin de moi
     Oui, je me fus infidèle
     Mais me revenais quand-même
     Ma plus belle histoire d'amour, c'est moi

     J'ai pleuré des litrons de larmes
     Mais comm'il me fût doux
     Ce premier sourire denté de moi
     Et pour une larmiche qui venait de moi
     J'ai chialé comm'un veau, j'm'en souviens bien, quoi !
     Ce fut encor un soir de novembre
     J'étais venu attendre
     Ici même, je ne sais plus quoi
     A me regarder, à m'esbaudir
     A m'adorer sans rien dire
     C'est là que j'ai compris tout à coup
     J'avais fini le délire
     J'ai même congédié mon fakir
     J'étais venu au rendez-vous
     Qu'importe ce que le goret peut en dire
     Je tenais, moi, à me le dire
     Ce soir je me remercie beaucoup de moi
     Qu'importe c'que les éléphants peuv' t'en dire
     Tant que moi, je pourrai me dire
     Ma plus belle histoire d'amour,
     Eh ben...c'est moi, na !

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 13:27


BILAN IOPHYLISE DE L'ALGERIE FRANCAISE

 
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     "...le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité... ...des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes..."

     sentence prononcée par :

rubon108.jpg

     

     ...juste avant de négocier pour des milliards d'euros de contrats avec l'ancienne colonie.

       Ainsi, des centaines de milliers d'Algériens ne seront pas tombés pour rien sous les balles de l'armée française.

 
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 16:35


THE EMPIRE ALWAYS STRIKES BACK

Lenine-balaie-copie-1.jpg("Tovaritch Liéninn atchichtchaïett ziemliou ott niétchisti.")

     On en est au IIIème millénaire et le système économique atteint des degrés de centralisation et de concentration inimaginables à l'époque où Vladimir Illitch Oulianov écrivait "L'impérialisme..." (1916). Et pourtant, tout était déjà en place, imposant au regard du leader bolchevik la constitution chaotique de blocs à la taille phénoménale et aux intérêts concurrents. De tous temps cette tectonique multi-nationale a été organisée tant bien que mal par les Etats. Les présidents républicains se font les VRP-patriotes de leur  propre économie. La "diplomatie internationale" consiste essentiellement à fourguer par-ci par-là des technologies, des usines, des centrales d'énergie, des armes...
    
     La guerre est à tous les étages : guerre économique entre méga-sociétés concurrentes, entre Etats, entre capitalistes sur un même "coeur de cible" (composé de millions de gens). Naturellement, c'est entre Etats que l'affrontement atteint des degrés cataclysmiques, car en dernier ressort, la guerre constitue une issue vitale pour le système en crise. La vie de centaines de millions de salariés dépend de cette lutte sans règles autres qu'un darwinisme social impitoyable appliqué sur une échelle sans précédent. C'est toujours le même chant de lutte inexorable : la grande masse des salariés
plie sous le joug, au service de l'extraction de plue-value et pour la "nation", la raie-publique, l'entreprise ou la "démocratie". Sur le grand marché planétaire de la prédation, une himalayesque accumulation de marchandises fabriquées avec la souffrance des travailleurs fait empocher à la classe capitaliste hyper-minoritaire des surprofits galactiques.   

      Dans le second chapitre de sa brochure, Lenine s'arrête sur une des caractéristiques de l'impérialisme : la sphère du capital financier. Celle-ci tient désormais un rôle prépondérant, au détriment des autres sphères, notamment l'industrie. Dans ce cadre, Illitch Oulianov commence son analyse par les banques.


"II. LES BANQUES ET LEUR NOUVEAU RÔLE". [extraits]

     "La fonction essentielle et initiale des banques est de servir d'intermédiaire dans les paiements. Ce faisant, elles transforment le capital-argent inactif en capital actif, c'est-à-dire générateur de profit, et, réunissant les divers revenus en espèces, elles les mettent à la disposition de la classe des capitalistes.

     Au fur et à mesure que les banques se développent et se concentrent dans un petit nombre d'établissements, elles cessent d'être de modestes intermédiaires pour devenir de tout-puissants monopoles disposant de la presque totalité du capital-argent de l'ensemble des capitalistes et des petits patrons, ainsi que de la plupart des moyens de production et de sources de matières premières d'un pays donné, ou de toute une série de pays. Cette transformation d'une masse d'intermédiaires modestes en une poignée de monopolistes constitue un des processus essentiels de la transformation du capitalisme en impérialisme capitaliste. Aussi nous faut-il nous arrêter tout d'abord sur la concentration des banques".

     "Les petites banques sont refoulées par les grandes... ...transformation de toute une série de petites banques en de véritables filiales des grandes...

     ...c'est là une des caractéristiques les plus importantes de la concentration capitaliste moderne. Les grandes entreprises, les banques surtout, n'absorbent pas seulement les petites, elles se les "rattachent" et se les subordonnent, elles les incorporent dans "leur" groupement, dans leur "consortium", pour emprunter le terme technique, par la "participation" à leur capital, par l'achat ou l'échange d'actions, par le système des crédits, etc."

     "Il est évident qu'une banque placée à la tête d'un [grand] groupe et passant des accords avec une demi-douzaine d'autres banques, quelque peu inférieures, pour des opérations financières particulièrement importantes et lucratives, telles que les emprunts d'Etat, a dépassé le rôle d'"intermédiaire" et est devenue l'union d'une poignée de monopolistes."

     "...la concentration des capitaux et l'accroissement des opérations bancaires modifient radicalement le rôle joué par les banques. Les capitalistes épars finissent par ne former qu'un seul capitaliste collectif. En tenant le compte courant de plusieurs capitalistes, la banque semble ne se livrer qu'à des opérations purement techniques, uniquement subsidiaires. Mais quand ces opérations prennent une extension formidable, il en résulte qu'une poignée de monopolistes se subordonne les opérations commerciales et industrielles de la société capitaliste tout entière ; elle peut, grâce aux liaisons bancaires, grâce aux comptes courants et à d'autres opérations financières, connaître tout d'abord exactement la situation de tels ou tels capitalistes, puis les contrôler, agir sur eux en élargissant ou en restreignant, en facilitant ou en entravant le crédit, et enfin déterminer entièrement leur sort, déterminer les revenus de leurs entreprises, les priver de capitaux, ou leur permettre d'accroître rapidement les leurs dans d'énormes proportions, etc."

     "...la science bourgeoise ne se distingue que par une moindre sincérité et une tendance à voiler le fond des choses, à masquer la forêt par des arbres. "S'étonner" des conséquences de la concentration, "s'en prendre" au[x] gouvernements ... ou à la "société" capitaliste ..., (...) n'est-ce pas de l'impuissance ?"

     "En tout état de cause, dans tous les pays capitalistes, et quelle que soit leur législation bancaire, les banques renforcent et accélèrent considérablement le processus de concentration des capitaux et de formation des monopoles.

     "
Les banques créent, à l'échelle sociale, la forme, mais seulement la forme, d'une comptabilité et d'une répartition générales des moyens de production", écrivait Marx il y a un demi-siècle, dans "le Capital". ... "comptabilité générale" de la classe tout entière des capitalistes et même pas seulement des capitalistes, car les banques réunissent, au moins pour un temps, toutes sortes de revenus en argent provenant de petits patrons, d'employés et de la mince couche supérieure des ouvriers. La "répartition générale des moyens de production", voilà ce qui résulte d'un point de vue tout formel du développement des banques modernes... Mais quant au contenu, cette répartition des moyens de production n'a rien de "général"; elle est privée, c'est-à-dire conforme aux intérêts du grand capital - et au premier chef du plus grand capital, du capital monopoliste - qui opère dans des conditions telles que la masse de la population peut à peine subvenir à ses besoins..."

     "...d'un côté, ce sont en définitive toujours les mêmes magnats du capital bancaire qui disposent en fait des milliards confiés aux caisses d'épargne et, d'un autre côté, le monopole d'Etat en société capitaliste n'est qu'un moyen d'accroître et d'assurer les revenus des millionnaires près de faire faillite dans telle ou telle industrie". [aujourd'hui, un ministre, un PDG ou un chef d'entreprise "nationalisée", même en cas de faillite probante, aura toujours droit à un poste ou une promotion, un "golden parachute" ou un régime de retraite très "spécial"]

     "Les quelques banques qui, grâce au processus de concentration, restent à la tête de toute l'économie capitaliste, ont naturellement une tendance de plus en plus marquée à des accords de monopoles à un trust des banques".

     "Encore une fois, le dernier mot du développement des banques, c'est le monopole. [on a abouti à une "banque centrale" pour chaque pays, puis à la Banque Mondiale et au FMI]

     Quant à la liaison étroite qui existe entre les banques et l'industrie, c'est dans ce domaine que se manifeste peut-être avec le plus d'évidence le nouveau rôle des banques. 
(...) ...si [les] opérations se multiplient et s'instaurent régulièrement, si la banque "réunit" entre ses mains d'énormes capitaux, si la tenue des comptes courants d'une entreprise permet à la banque - et c'est ce qui arrive - de connaître avec toujours plus d'ampleur et de précision la situation économique du client, il en résulte une dépendance de plus en plus complète du capitaliste industriel à l'égard de la banque.

     En même temps se développe, pour ainsi dire, l'union personnelle des banques et des grosses entreprises industrielles et commerciales, la fusion des unes et des autres par l'acquisition d'actions, par l'entrée des directeurs de banque dans les conseils de surveillance (ou d'administration) des entreprises industrielles et commerciales, et inversement." [le ballet tragi-comique incessant des OPA, "fusions-acquisitions", etc.]

     "L'"union personnelle" des banques et de l'industrie est complétée par l'"union personnelle" des unes et des autres avec le gouvernement. L'élaboration et, pour ainsi dire, la mise au point des grands monopoles capitalistes se poursuivent donc à toute vapeur, par tous les moyens "naturels" et "surnaturels". Il en résulte une division systématique du travail entre quelques centaines de rois de la finance de la société capitaliste moderne..." [les gouvernements successifs, qu'ils soient "de gauche", "de droite" ou du milieu, ne font que mettre en cuisine de nouveaux commis pour faire la même tambouille]

     "...d'une part, fusion de plus en plus complète ou, suivant l'heureuse formule de N. Boukharine, une interpénétration du capital bancaire et du capital industriel, et, d'autre part, la transformation des banques en établissements présentant au sens le plus exact du terme un "caractère universel"."

     "On entend assez souvent les milieux industriels et commerciaux se plaindre du "terrorisme" des banques.
    
(...) A la vérité, nous retrouvons là les doléances du petit capital opprimé par le gros, seulement cette fois c'est tout un syndicat qui est tombé dans la catégorie des "petits" ! La vieille lutte du petit et du gros capital recommence, mais à un degré de développement nouveau, infiniment supérieur. Il est évident que disposant de milliards, les grandes banques sont capables de hâter aussi le progrès technique par des moyens qui ne sauraient en aucune façon être comparés à ceux d'autrefois. Les banques fondent, par exemple, des sociétés spéciales d'études techniques dont les travaux ne profitent, bien entendu, qu'aux entreprises industrielles "amies"".

     "Les dirigeants des grandes banques eux-mêmes ne peuvent pas ne pas voir que des conditions nouvelles sont en train de se former dans l'économie nationale, mais ils sont impuissants devant elles..."

     "L'ancien capitalisme a fait son temps. Le nouveau constitue une transition. La recherche de "principes fermes et d'un but concret" en vue de "concilier" le monopole et la libre concurrence est, de toute évidence, une tentative vouée à l'échec."

     "Ainsi, le XXème siècle marque le tournant où l'ancien capitalisme fait place au nouveau, où la domination du capital financier se substitue à la domination du capital en général."

(à suivre)
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