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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 15:56

 

(Soyez les bienvenus et prenez place, car j'ai une petite déclaration à vous faire :)

     
     J'EN AI RAS LE SAC A MAIN D'AVOIR A ME FARCIR
TOUS LES JOURS L'ARMEE DES SINGES SANS COUILLES. DANS MON DOS A PARTIR DES 11 HEURES 30 TAPANTES C'EST LA COURSE A CELUI QU'A LA PLUS PETITE.

     EN PARTICULIER Y'EN A 2 DE CES LOPETTES ENCRAVATES QUI SE TIRENT LA BOURRE, ENTRE LE 1ER DE LA CLASSE QUI LEVE LE DOIGT EN PERMANENCE POUR RABOCHER DES CRAQUES SUR MES OMOPLATES ET LE FRISE DE LA CRECHE QUI, DES QUE JE LE SIFFLE, SE PLANQUE DERRIERE 3 METRES D'APEROS POSES SUR LE BAR DE L'ASSEMBLEE NATIONALE.

    















    













    



    

      C'EST QUAND ILS VEULENT QUE CES DEMI-SEL SE RETIRENT L'INDEX DU FILLON ET TRANSPIRENT UN PEU DE L'ATTACHE-CASE AU LIEU DE RESTER SOUDES A L'ARC A LEUR STRAPONTIN ET A LEUR PORTABLE. COMME D'HAB' DES QU'IL S'AGIT DE MONTER AU FRONT, LES RATS SE DEBANDENT DANS LES SOUTES A BOUSTIFAILLE. VISIBLEMENT LE PETIT CHEF FAIT RIRE LA MEUTE MAIS CA NE L'EMPÊCHE PAS D'ESSAYER DE ME PIETINER LES ROUSTONS QUE JE N'AI PAS. QUANT AU FRISE PAS FRAIS, QU'EST-CE QU'IL ATTEND POUR SORTIR DU TROQUET OU,
DEPUIS QU'ON LE PAIE A RIEN FOUTRE, IL A POSE SA NICHE ? QU'ON FERME L'ETABLISSEMENT POUR CAUSE DE PENURIE DE PASTAGAS ? FAUDRAIT QU'IL SE DECIDE AVANT JUIN 2099 PASSQUE MOI J'AI MIEUX A FAIRE QUE DE ME FADER SA TRONCHE EMBUEE DE GRAND CANICHE MITEUX EN ARRÊT DEVANT LE COMPTOIR CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT.

 

(Je vous remercie de votre attention...)


    

 

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 17:26

TINTOUIN AU TIBET

          Le CIO (Cénacle International d'Orfraies) ne devrait pas tarder à prendre la seule mesure qui s'impose à l'approche des JO pékinois : souffler sur la flamme et arrêter sagement son parcours international.




       Car s'il existe une cérémonie qui a porté aux yeux et aux oreilles du monde entier la question du Tibet, c'est bien cette course de la flamme olympique de pays en pays, flamme qui est en train de devenir incendie. "La maison brûle" disait Chirac à propos du capitalisme mondial ; aujourd'hui, concernant ce cercle des vieux aristocrates oisifs qui ne veulent pas disparaître que constitue la maison olympique, il recyclerait sa formule.
       


         En toute logique, les huiles frileuses de l'olympisme et de ses "valeurs" vont arrêter les frais : leur cirque s'est transformé en tribune médiatique de protestation internationale. Et puis, il s'agit d'apaiser l'inquiétude des dirigeants chinois. Les Tibétains, le Dalaï-Lama, ils s'en aviseront plus tard, après les Jeux, une fois évalué le retour sur investissements. Ou ils ne s'en aviseront plus du tout, ayant "d'autres chats à fouetter", comme on dit dans le grand monde.




          Le Sous-Lieutenant Karpov n'oublie pas de rendre un vibrant hommage à 2 ministres républicains, dont le courage et l'intégrité n'ont d'égal que la fidélité aux idéaux, ce que l'affaire tibétaine a souligné de manière spectaculaire. On peut affirmer sans hésitation qu'avec ces 2-là dans le gouvernement de la France, l'emprisonné tibétain, le torturé irakien ou l'explosé afghan se sentira soutenu. Quant aux bourreaux de toutes nationalités (sauf états-unienne), rien que d'apercevoir les 2 vaillants défenseurs des "droits de l'homme", ils en tremblent sur leurs fondations.


(opprimés de tous les pays, "n'ayez pas peur" comme disait le Pape polak ; ces 2-là veillent sur vous 24h sur 24, et même les jours fériés)

     
   Reste le Dalaï-Lama, qui doit mesurer avec amertume et lucidité les limites de la pipolisation occidentale. Quel acteur états-unien, quelle starlette franchouillarde d'un jour (ou d'un quart d'heure dans une piscine), quel raté professionnel n'est pas venu lui soupeser les gonades, histoire d'être touché en retour par la grâce puis pondre un bouquin sur cet orgasme mystique ? La marge de manoeuvre du dirigeant tibétain en exil est de l'épaisseur d'une feuille de cigarette. Le malheureux est condamné à arborer un éternel sourire de contentement - breveté pure buddhism - tout en sachant que, lentement mais sûrement son pays et son peuple sont digérés par le futur Empire dominant.



       Un autre monde n'est pas possible dans ce monde, ni pour le Tibet, ni pour le Kurdistan, ni pour la Palestine, ni pour la classe salariée mondiale. La seule mesure décente à l'égard des Tibétains que l'Etat chinois oppresse est la suppression pure et simple des JO. Or, le Dalaï-Lama en personne n'y est pas favorable. Il n'y a donc rien qui puisse soulager en quoi que ce soit le destin malheureux du Tibet. Surtout pas le troupeau des athlètes sur-anabolisés et re-formatés arborant leur hostie grotesque en faveur d'"un monde meilleur".



         C'est l'éternelle promesse divine : un monde meilleur, les pieds devant.

          
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 15:50

 

ANARCHISTES ET BOLCHEVIKS

VI

      Les anarchistes espagnols accordaient peu d'attention au passage éventuel d'une société semi-capitaliste à une société communiste. Ils envisagent cette transition du jour au lendemain, à partir de structures autogestionnaires déjà mise en place avant la révolution sociale et sont réfractaires à la nécessité mise en avant par le marxisme d'une révolution bourgeoise, pour préparer le prolétariat à sa future libération.
      Or, les petits paysans et artisans ne constituent un potentiel révolutionnaire qu'à la condition de rejoindre les rangs des prolétaires. Quant aux ouvriers agricoles, leur condition, l'intensité de leur misère les poussent sur le chemin de la rébellion.

       L'histoire de l'Espagne compte nombre de révoltes paysannes. Léon Trostki écrit à ce propos :

     "La situation de la paysannerie a fait d'elle depuis toujours la participante à de nombreuses insurrections. Mais ces explosions sanglantes eurent un rayonnement local, non pas national, et furent empreintes de couleurs très variées, dans la plupart des cas de la couleur réactionnaire. De même que les révolutions espagnoles furent de petites révolutions, les insurrections paysannes prirent la forme de petites guerres" (Publications la IVème Internationale).

      



           Il existe une divergence de fond entre anarchisme et communisme : il ne suffit pas de se révolter pour être révolutionnaire ; il s'agit à chaque fois d'estimer les possibilités existantes d'un changement de mode de production. D'autre part l'éparpillement des travailleurs agricoles sur d'énormes surfaces anihile leur force alors que la concentration urbaine augmente celle des ouvriers. La condition misérable du manoeuvre agricole et le faible taux d'alphabétisation rendent la tâche des révolutionnaires très ardue.
     Quant à la dénonciation par les anarchistes de l'attitude "méprisante" du marxisme à l'égard de la paysannerie, il suffira de rappeler que les paysans furent les principaux alliés des ouvriers dans la Révolution d'Octobre. Cette union est symbolisée par un emblème universellement connu : la faucille et le marteau croisés. La défiance des anarchistes dévoile une inclination naturelle des paysans libertaires au mysticisme.

     


       Les défenseurs de la cause libertaire sont des dévots, empreints d'un romantisme à la "Robin des Bois". La force de l'anarchisme espagnol est dans ses racines villageoises, dans les montagnes de l'Andalousie et du Levant.
    

        Les ruraux arrivant dans la Barcelone anarchiste du début du XXème siècle sont mus non par les sanglantes révoltes campagnardes ou par un idéal politique mais par un mysticisme profond. Ces nouveaux apôtres parcourent la région andalouse, prêchant les idées anarchistes à la manière d'une nouvelle religion.
       Tout cela est fort éloigné de la conception matérialiste du révolutionnaire marxiste. En outre, la passivité politique et la faiblesse du militantisme paysan font que la plupart des villageois ne se sont jamais vraiment engagés dans le mouvement anarchiste. Bien qu'il leur arrive, poussés par le désespoir, de passer à l'action violente, d'ordinaire ils s'occupent uniquement des affaires quotidiennes et montrent peu d'intérêt pour la théorie.
       Dissémination des paysans, isolement géographique dû aux difficultés d'accès, à l'absence de route, etc., conditions climatiques rigoureuses, rudesse des travaux, analphabétisme, voilà une série de raisons objectives qui expliquent en partie la faiblesse et la vulnérabilité du mouvement anarchiste paysan. L'absence de liens sociaux durables est flagrante, y compris chez les "braceros", les ouvriers agricoles qui arrivent ensemble à l'embauche mais doivent se disperser
bientôt en fonction des travaux saisonniers.
     



      
        Ces masses de travailleurs n'ont ni identité sociale définie ni organisations syndicales ou politiques pour les accueillir. Le caractère versatile des anarchistes favorise la multiplicité des courants. Dans les années 1880, le concept de "partage des terres" signifie pour la plupart des paysans anarchistes espagnols la division de la terre en parcelles individuelles et non pas en fermes collectives. L'idée d'une structure sociale communautaire commença à se répandre avec l'anarcho-syndicalisme.

       A la même époque en Russie, le développement économique entraînait le pays sur la voie capitaliste. Avant l'abolition du servage, les révoltes paysannes s'amplifiaient à chaque décade. Elles obligèrent le Tsar Alexandre II à abolir le servage en 1861. Le capitalisme s'introduisit alors dans l'agriculture. Peu à peu l'agriculture russe acquit un caractère marchand et industriel. La croissance des grandes villes faisait accroître la demande de produits alimentaires. Malgré cela, indigence, accablement et ignorance demeuraient le lot des paysans et n'avaient pu déclencher que des révoltes isolées et parcellaires, "des sortes de jacqueries que n'éclairait aucune conscience politique" (V.Lenine, La réforme paysanne et la révolution prolétarienne).

    
       
(né en 1818, le Tsar Alexandre II gouverna la Russie à partir de 1855 ; assassiné en 1881 par l'organisation nihiliste "Narodnaïa Volia" - "la Volonté du Peuple")

    
      La prolétarisation des paysans les incita, dans leur majorité, à lutter contre les nobles propriétaires terriens. Les idées anarchistes furent amenées par des révolutionnaires citadins, les "narodnikis" (populistes). La principale revendication des narodnikis était la suprématie de la paysannerie sur les autres classes populaires. Leur mouvement se caractérisait par l'absence d'une organisation centralisée car chaque groupe agissait à son gré. Cela permit une répression efficace et l'influence anarchiste dans les campagnes fut pratiquement anéantie.
     En même temps les idées marxistes commençaient de pénétrer en Russie grâce à Georgui Plekhanov qui, tirant un bilan de l'échec des méthodes anarchistes, contribua à la divulgation des oeuvres de Marx-Engels : en 1881, il signala que la Russie était en route vers le capitalisme et que, par conséquent, miser sur la commune paysanne était une utopie. La suite des évènements vit les paysans se ranger derrière la classe ouvrière.

(Georgui PLEKHANOV, 1856-1918)
    
      Les traits principaux de l'anarchisme espagnol, refus d'une organisation centralisée, d'un programme politique cohérent, d'une théorie homogène, reflètent sommairement l'état d'esprit des paysans, leur existence semi-féodale, leur isolement.
      L'attrait du bakounisme sur la paysannerie s'explique d'autant mieux qu'il sut jouer sur les revendications nationales, les idéaux communautaires, la méfiance à l'égard d'une autorité centrale et l'attrait pour l'action directe et spontanée.
       En Russie, ce furent les avancées du capitalisme dans l'agriculture qui empêchèrent  notamment l'implantation de l'idéologie anarchiste. Ensuite la notion de "peuple" laissa la place à celle défendue par les communistes russes :

        le "prolétariat", en tant que seule classe réellement révolutionnaire.

[Tina LOBA]


 
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 00:00






LE P'TIT HONGROIS DE MAUVAIS ALOI

    
Yeah quand on parlera de ce Nicolas qui fut le Président

    Chacun dira de ce gredin : "Quel triste souverain"
    Tandis que Georges Bush Junior se bat chez les Barbares
    Nous sommes saignés à blanc par ce bon à rien navrant
    Plus bête qu'une oie, sans foi ni loi, au-dessous du pire, on l'appellera :
    "Le p'tit Hongrois de mauvais aloi"
    Maudit soit le p'tit Hongrois de mauvais aloi ! Hé hé hé

    
Dessus le trône bien trop grand pour lui ce nain est mal assis

     Il voudrait être un président mais il n'est qu'insultant
     On le voit souvent grincer des dents pour peu qu'on le courrouce
     Alors il appelle Carla et il lui suce le pouce (bêtement oh oh oh)
     Voyez ! Le voilà qui boude...
     Il veut qu'on l'appelle "Nick le Preux" mais il ne sera que Niq' l'Affreux
     Le p'tit Hongrois de mauvais aloi
     (Trouvez-vous plaisant cet anchois, ouais ?)

    
Cependant qu'il prend tout notre argent, tandis qu'il nous arnaque

     On voit au poignet de ce larron scintiller sa tic-taque
     Mais tant qu'il y aura des salariés traités comme des chiens
     Ils reprendront à ce fripon de quoi manger du pain
     Sans qu'il s'en avise, son 1er ministre...lui subtilise son prestige hé hé hé
     Sans foi ni loi le p'tit Hongrois de mauvais aloi
     Cafard vicieux pernicieux
     Plus méchant qu'efficient
     Papelard fripouillard
     Aigrefin en tous points
     Vile charogne
     Sans vergogne
     Le p'tit Hongrois de mauvais aloi yeah !

   
     

      
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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 18:28

ANARCHISTES ET BOLCHEVIKS

V

       Nous abordons maintenant l'analyse des raisons pour lesquelles à la fin du XIXème siècle, les conditions socio-économiques furent favorables à l'anarchisme en Espagne et au marxisme en Russie.
     A cette époque, 87% des Russes vivent à la campagne et 81,5% de ceux-là sont paysans. Dès le début du XXème siècle, ce pourcentage diminue à cause d'un exode rural massif. Environ trois millions de personnes "flottent" entre activité industrielle et rurale.
    



       L'Espagne à la même époque est "en retard" économique. Les rapports de production capitalistes se profilent à peine. 70% de la population active travaille dans l'agriculture et l'élevage.
     Cependant, les formes de protestation sociale suscitées par cette arriération prennent un aspect différent dans chacun de ces deux pays.

      On remarque aussi la nature despotique des Etats espagnols et russes.
     Il existe un parallèle naturel entre tsarisme et despotisme asiatique. En effet, la Russie et l'Asie sont en continuité géographique. La Russie est elle-même à cheval sur l'Asie centrale.
    Comparons avec l'Espagne : sous les Habsbourg et sous l'influence de la Sainte Inquisition qui entretenaient les préjugés raciaux - la "limpieza de sangre" - la monarchie espagnole empêcha l'essor de la bourgeoisie naissante, condamnant le pays à la stagnation  économique et l'ancienne classe dominante à la décomposition. Léon Trotski écrit :

      "Les nobles hautains couvraient souvent leur orgueil de capes trouées" (Publications de la IVème Internationale).

      Il fait ainsi une distinction entre absolutismes russe et espagnol. Selon lui, le tsarisme s'est formé sur la base du "développement extrêmement lent" de la noblesse ainsi que des villes.
      La monarchie espagnole quant à elle s'est forgée dans des conditions de "décadence" du pays et de "putréfaction" des classes dominantes :

      "Si l'absolutisme européen put se développer grâce à la lutte des villes, en voie de consolidation, contre les vieilles castes privilégiées, la monarchie espagnole, de même que le tsarisme russe, puisait sa force relative dans l'impuissance des vieilles castes et des villes" (idem).

      En Espagne à la fin du XIXème siècle, les paysans formaient environ 85% de la population, dont 55% journaliers et 34% propriétaires.
        Manque de terres, manque d'eau, prix élevés du fermage, outillage agricole primitif, méthodes de culture rudimentaires,impôts élevés, prélèvements de l'Eglise, prix des produits industriels inaccessibles, surpopulation agraire, nombreux chemineaux et mendiants, voilà le tableau de la campagne espagnole au XIXème siècle.

      


        La paysannerie privée de la possession des terres, accède par force au salariat et donc au prolétariat agricole. Cette évolution fut au coeur de la polémique entre anarchistes et marxistes à propos de la nature réactionnaire des petits paysans.
    Les anarchistes libertaires affirmèrent les possibilités révolutionnaires de la classe paysanne et du petit artisanat. Ils n'avaient pas assez d'invectives pour dénoncer le matérialisme historique, selon lequel la position sociale, les conditions d'existence et les techniques de travail déterminaient l'idéologie réactionnaire des paysans.
    




    
    Ce que Marx s'attache à démontrer est que le prolétariat ne devient une force révolutionnaire que s'il évolue de l'artisanat vers l'industrie car dans ce cas, le procès de production l'incorpore dans une classe obligée
par les nouvelles conditions qui lui sont faites de s'unir et de s'organiser. Et ce sont précisément cette discipline et cette organisation exigées par la condition ouvrière qui obligent en même temps les prolétaires à accepter la routine de l'usine, ainsi que la soumission immédiate aux exigences des contremaîtres. Il est vrai aussi que le flux migratoire entre la campagne et la ville constitue un catalyseur qui avive la ferveur révolutionnaire traditionnelle du prolétariat naissant. Résultats d'un mode de production pré-industriel, les habitudes des immigrés ruraux se heurtent aux normes sociales et à la frénésie urbaine. Ils n'ont rien à perdre et leur présence radicalise l'atmosphère de la ville.

    


    
         Revenons à la polémique, en dégageant deux points principaux :

     - les anarchistes contestent que les "possibilités révolutionnaires" soient l'exclusivité du prolétariat industriel dans une région industrielle ;

     - en conséquence ils qualifient de "méprisante" l'attitude du marxisme à l'égard de la paysannerie et de l'artisanat.

    Prenons les "possibilités révolutionnaires" en Espagne fin XIXème-début du XXème siècle. Il faut distinguer petits paysans et journaliers (braceros). Ceux-là constituent 80% de la population du Sud.
      Le petit paysan est propriétaire du lopin qu'il cultive avec sa famille et qui lui permet de la nourrir. A l'instar de l'artisan, il se distingue des travailleurs modernes comme produit d'un mode de production condamné à péricliter. Il est souvent un futur prolétaire mais pour autant, cela ne le rend pas sensible aux théories révolutionnaires.

     "Le sentiment de la propriété qui est ancré en lui, l'en empêche encore. Plus il est obligé de lutter avec âpreté pour conserver son petit lopin de terre, plus le désespoir le fait s'y cramponner fermement, plus aussi le social-démocrate qui parle de transfert de la propriété foncière à la communauté lui paraît être un ennemi aussi dangereux que l'usurier et l'avocat" (Friedrich Engels).

     



     
        C'est dans ce sens que la théorie marxiste explique pourquoi les paysans et les artisans ne peuvent être que réactionnaires en politique. Par instinct de survie, ils s'opposent au développement du capitalisme qui menace directement leur existence. "Ils cherchent à faire tourner à rebours la roue de l'histoire" dit V.Lenine dans Karl Marx et sa doctrine.
     





        La seule possibilité pour ces classes d'échapper au conservatisme est la perspective de leur prolétarisation. Dans ce cas elles sont poussées à défendre non leurs intérêts immédiats mais leur intérêt futur.

[Tina LOBA]  



      
 
    
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 00:00


 JACQUES MARSEILLE






















                   


                                                                 



(Jacques Marseille au repos...                                                                        ...et pendant une grève)






UN AMI DE L'HOMME ET DU PATRON

 

     Aujourd'hui, le Sous-Lieutenant P.M. Karpov a l'insigne honneur d'inscrire au Panthéon de l'humanité avant qu'il ne soit trop tard, "Jacques Marseille" le bien nommé, passque dans ce méritant homme resplendit le soleil du retour sur investissements.

    
     Jacques Marseille est, entre autres, économiste. Un "économiste", c'est quelqu'un qui est payé par l'Etat pour venir dire dans les médias que les crises économiques sont aussi incompréhensibles et fatales que la grêle, les nuages de criquets et la Star Academy. Avec, de la part de Jacques Marseille, un petit "plus" : la crise, c'est surtout la faute aux "fonctionnaires" (terme raciste désignant tout employé par l'Etat), 
maudits privilégiés qui prennent le travail à ceux qui n'en ont pas, osent se mettre en grève et prendre l'usager en otage (comme les FARC et Ingrid Bettencourt). 

     En matière de fonctionnariat, Marseille sait de quoi il cause, appointé
lui-même par l'Etat à hauteur de 6000 € mensuels pour 128 heures annuelles à La Sorbonne. La Sorbonne... jardin de bourgeoiseaux auxquels il conte l'histoire des bienfaits innombrables dont l'humanité est redevable au patronat.

     Jacques Marseille est aussi un ancien membre du PCF. Autrement dit il fut stalinien avant que d'être économiste soudé au pied de l'économie marchande. C'est dire s'il connaît le rôle des syndicats et de la gauche dans les mouvements sociaux. Ce qui décrypte partiellement sa vindicte obsessionnelle contre les salariés du secteur "public", du moins ceux qui ont le culot de se battre contre leur employeur étatique et mordre
ainsi la main qui achète leur pâtée.
     Chaque fois qu'éclate une grève ici, là et ailleurs, Marseille souffre corps et larmes. Il souffre par procuration le chemin de croix du chef d'entreprise, endossant plaies et bosses, l'esprit frappé des stigmates de l'humanisme entrepreneurial : crise, endettement, chômage, impopularité, faillite, golden parachute et surtout, baisse du profit.
Devant micros et caméras, il en bave de dépit et de tristesse et n'en éprouve que plus de rancoeur contre cette engeance de propres à rien qui font la grève.

     Parmi les hautes oeuvres du Saint-Patron des PDG, on compte naguère la parution d'un opuscule cossu intitulé "L'IUMM, 100 ans de vie sociale". Pour les non-initiés, "l'IUMM", c'est ce tout-puissant syndicat patronal de la métallurgie, militant pour la défense des "lubrifiants sociaux" - une noble cause ne désirant qu'adoucir l'entubage quotidien des employés par leurs employeurs. Empli de gratitude jusqu'au blanc de l'oeil, l'humaniste Denis Gautier-Sauvagnac, ancien vice-président de l'UIMM, maintenant retraité avec une modeste dot parachutale de 6 millions d'euros, déclara :

     "Le Professeur Jacques Marseille, spécialiste reconnu de l’histoire économique et sociale, a bien voulu prendre la responsabilité de ce livre. Nous lui sommes reconnaissants d’avoir travaillé sans a priori".

     Quand un bonhomme tel mister "Gautier-Sauvagnac" en personne adoube ainsi un modeste nègre du Capital, cela paraphe
en beauté pour l'heureux bénéficiaire un blanc-seing dans les plus hautes sphères de l'humanisme esclavagiste. Il faut reconnaître que Jacques Marseille se montre 24 heures sur 24, sous toutes les coutures et sur tous les canaux médiatiques où on lui déroule la carpette, un serviteur plus que zélé de la pensée manageuriale. Dans son bouquin à la gloire des prédateurs capitalistiques, sous la photo de Robert Pinot, 1er secrétaire de l’UIMM, il a ajouté cette remarque subversive : "Robert Pinot, des yeux pétillants de malice et d’intelligence". Gratifier la main qui remplit de caviar sa gamelle en or massif de l'humble salive du besogneux oeuvrant dans l'ombre au quotidien, tout un art dans lequel excelle l'humble Jacques ... La reconnaissance à la Marseille, c'est plus qu'une culture transgénique, c'est poignant comme un briefing à la Société Générale.


   Le remarquable sire n'est pas seulement économiste d'Etat, mais aussi fonctionnaire-historiographe assermenté tatoué répertorié bagué du patronat. Suite à ses intrépides investigations sans
autre compromission que de faire les poubelles des garden-parties bourgeoises, grâce à notre héraut anti-grévistes les fidèles usagers auront appris que l'IUMM était un organisme caritatif concurrençant l'Abbé Pierre et ses bien falots "Emmaus" : les salariés ingrats (pléonasme) doivent aux patrons-bienfaiteurs (tautologie) la journée de 8 heures (1919), les congés payés (1936), la Sécu et les retraites (1945), les hausses de salaires (mai 1968). Juste une petite contradiction : aujourd'hui Marseille n'a de cesse de répéter que ces cadeaux patronaux sont cause de l'effroyable gabegie actuelle. Mais qui n'a de ces petits remaniements de veste qui font le sel de la pensée économique humaniste ?


     Pour autant, malgré tant de services rendus au patronat, à l'Etat et au taux de profit, malgré ses émoluments amplement justifiés et les faveurs accordées par la Cour patronale, Jacques est un économiste amer :

     "Le patronat français n’a guère tenté, au cours du siècle, de faire sa “réclame” auprès d’une société hostile à l’argent et au profit, et allergique, dans ses grandes masses, aux chiffres, calculs et angoisses qui sont le pain quotidien de ceux qui sont chargés de créer les richesses et le travail".

    
Ingratitude du monde du travail... Puisse le dieu de l'exploitation et du Marché Mondial porter oreille à ces prophétiques paroles et accorder à Jacques Marseille la grâce d'une saine remise au pas de ces foutus chiens galeux de salariés. 

               

      [pris sur le site : PlanB.org - Merci à : o2soudubalcon.canalblog.com]    

 

 

 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 13:18

ANARCHISTES ET BOLCHEVIKS

IV

        A la vision différente des deux courants révolutionnaires antagoniques répond une vue différente sur la société future.

     L'anarchisme reflète la réaction de l'homme du XIXème siècle qui, entrevoyant le mirage de la "liberté", ressent d'autant plus durement les injustices de la vie sociale qu'il impute à l'Etat. Se détournant, recroquevillé sur lui-même, il prêche la liberté sans limites préconisée par Mikhaïl Bakounine.

    

    
        Les anarchistes espagnols qui participent à la IIIème Internationale à Moscou affirment qu'une fois le pouvoir conquis, il faut s'approprier toutes les richesses et les distribuer équitablement, obtenant de cette manière plus de liberté, plus de justice, plus de bien-être. Certains d'entre eux admettent que le nouveau pouvoir devra se défendre contre toutes sortes d'ennemis au nom de la liberté, sans préciser comment cette défense pourra être assurée sans une forme provisoire d'Etat.
   


(L'anarcho-syndicaliste espagnol Angel Pestaña, délégué à la IIIème Internationale Communiste)


     Les marxistes ont, quant à eux, une conception relative de la liberté et de l'autorité. Dans la société bourgeoise qu'est-ce que la liberté ? D'un côté la liberté de la concurrence qui écrase les plus faibles, de l'autre la liberté et la défense de la propriété privée qui garantit l'indépendance des possédants et la réduction des non-possédants à l'état d'esclaves du salariat. Selon le marxisme, tant que l'Etat, qu'il soit bourgeois ou prolétarien est nécessaire, la liberté ne peut exister. En outre, "liberté", "égalité" sont des abstractions que le mode de production capitaliste ne peut réaliser (même s'il prétend le faire).

    
(la CNT - Confederaciòn Nacional del Trabajo - était un syndicat anarchiste prônant le communisme libertaire)

    
     Nous avons vu que les principales différences entre les deux mouvements gravitent autour de l'Etat. De la conception de l'Etat découlent celles de centralisme, d'autorité, de liberté. Bien que le but commun soit l'abolition de l'Etat, le fossé exista dès le début et ne fit que se creuser. Friedrich Engels tranchait de la sorte :

      "L'idée de l'abolition de l'Etat est, chez les anarchistes, confuse et non révolutionnaire" (De l'autorité).

    


    
        Cette question centrale en pose d'autres. Tactique et méthode révolutionnaires divergent aussi, entraînant un rejet mutuel.
      Au cours de la première Internationale à Londres, sous l'égide de Marx et Engels, éclate un litige entre communistes et bakounistes. Ces derniers sont expulsés en 1872. Ils fonderont une Internationale dissidente qui perdurera jusqu'en 1877.
     De leur côté, les anarchistes espagnols se constituèrent en section de l'Association Internationale des Travailleurs (la première Internationale) en 1881.
     Les marxistes intègrent la IIème Internationale (1889-1923), qui deviendra célèbre pour les positions patriotiques de sa principale composante, la social-démocratie allemande. C'est ce qui provoquera la sortie des mêmes marxistes, confortés par le triomphe de la Révolution d'Octobre 1917.





[Tina LOBA]



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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 10:04


A QUI PROFITE LE FOOTBALL PROFESSIONNEL ?


(déployée dans le stade de France, une bandelole : "PEDOPHILES CHÔMEURS CONSANGUINS BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS")

    
     Le Sous-Lieutenant Karpov adresse ses félicitations aux auteurs de la prose ci-dessus et compatit à l'ingratitude affichée des journalistes sportifs qui crient haro sur ses auteurs, alors que ce happening médiatisé relance plus que jamais l'intérêt d'un Championnat de foot somme toute assez morne.

     Ces journalistes éthiques mais pas étiques qui vivent grassement du sport se sont livrés, à l'occasion des matches de foot Lens-PSG et Bordeaux-Nancy, à un énième lynchage médiatique des arbitres. Dans le même temps, les instances footballistiques refusent d'utiliser la vidéo pour juger d'actions litigieuses, comme cela se fait
avec efficacité pour le rugby.

     Ainsi, l'inefficience arbitrale est-elle favorisée et par le manque de moyens techniques (alors que les matches de la Ligue 1 sont surmédiatisés !) et par la pression constante des charognards venant disserter sur les plateaux-télé ou dans les torchons sportifs sur telle ou telle action de jeu, telle ou telle erreur d'arbitrage disséquée en long, en large et en travers en utilisant la vidéo qu'on refuse aux arbitres, philosophant sur les vertus de tel ou tel président de club, les vices de tel ou tel entraîneur, bref des scatophiles professionnels qui, sans le foot, les matches truqués, le dopage (qu'ils ignorent avec une indifférence superbe), les hooligans et les banderoles de l'acabit de celle-là, seraient eux-mêmes de simples supporters avec leurs bassesses, leurs frustrations et leurs limites. Au lieu de quoi ils posent à l'homme politique, au philosophe, au singe savant, au bouddhiste tibétain.

     Il faut souhaiter pour ces gens-là que perdurent les banderoles et les cris racistes, que perdure la violence dans les stades et tout autour, que prospère le dopage donc la compétitivité des équipes professionnelles donc les résultats donc la médiatisation donc l'audience donc les sponsors donc les rivières de fric, dont quelques miettes substantielles viendront rembourrer au passage le portefeuille de ces "spécialistes" qui encouragent sciemment et de toute leur petitesse cette gadoue qui baigne le football professionnel.
    
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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 13:31

CATECHISME LAÏQUE :

L'Evangile conté aux petites écolières et aux petits écoliers






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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 16:22

ANARCHISTES ET BOLCHEVIKS

III

      Une fois l'Etat aboli, que proposent les anarchistes ? Sur ce chapitre, leur programme est confus et discordant suivant les courants. Certes, il y a anarchistes et anarchistes mais tous éludent en bloc la question des formes politiques sous lesquelles devra s'opérer la transformation socialiste de la société.

     Si l'on s'en réfère à Mikhaïl Bakounine, le père spirituel des anarchistes espagnols, c'est la liberté sans limites qui contribuera au plein développement des forces matérielles, intellectuelles et morales qui gisent dans chaque personne. Ainsi les individus libres s'épanouiront dans les communautés. Si ces communautés ne sont pas déflorées par la propriété, l'exploitation et l'autorité, l'intérêt commun les fera aboutir à un système coopératif harmonieux et humain, une société sans Etat formée des communes libres et décentralisées que relieront des accords ou des contrats.
    Paradoxalement, l'"ordre" adpotera sa forme la plus épanouie à travers le développement spontané de l'individualité. L'Alliance, organisation secrète fondée par Bakounine pour concurrencer la Ière Internationale Communiste, précise dans son programme :

      "La terre, les instruments de travail comme tout le capital, devenant la propriété collective de la société tout entière, ne peuvent être utilisés que par les travailleurs, c'est-à-dire par les associations agricoles et industrielles".

    


      L'organisation de la société et de la propriété collective ou sociale de bas en haut, par la voie de la libre association est donc l'alternative proposée par l'anarchisme à la dictature du prolétariat  prônée par les communistes.

       Le schéma de la société anarchiste est le suivant :

       à la base, l'autonomie de la volonté individuelle.
      Sur ce socle, que ce soit au plan régional ou sur le plan professionnel, une infinité de contrats à caractère provisoire s'engendrant les uns les autres.

    On voit que le concept de fédéralisme se heurte au centralisme démocratique des bolcheviks. Les anarchistes voient dans la destruction de l'Etat bourgeois l'anéantissement du capitalisme honni. Lenine réagit vivement à cette conception :

      "Si le prolétariat et la paysannerie prennent en main le pouvoir d'Etat, s'organisent en toute liberté au sein des communes et unissent l'action de toutes les communes pour frapper le Capital, écraser la résistance des capitalistes, remettre à toute la nation, à toute la société la propriété privée des chemins de fer, des fabriques, de la terre, etc...., ne sera-ce pas là du centralisme ? Ne sera-ce pas là le centralisme démocratique le plus conséquent et, qui plus est, un centralisme prolétarien ?" (Socialisme et anarchisme).

     Dans sa pensée il s'agit d'organiser "l'unité de la nation pour opposer le centralisme prolétarien conscient, démocratique, au centralisme bourgeois, militaire, bureaucratique" (idem).
      Il faut souligner que, si les marxistes sont parvenus à une unité doctrinale, cela ne peut être le cas de l'anarchisme, attaché à la liberté de pensée.


    
    

     
     Bakounine entrevoit une fédération internationale de plus en plus extensible des "peuples révolutionnaires". Les anarchistes défendent avec acharnement l'autonomie administrative locale, ignorant que, pour les théoriciens du marxisme, cela ne contredit pas le centralisme si les communes et les régions défendent de leur plein gré l'unité de l'Etat prolétarien.
       Cependant, cette unité, les anarchistes ne sauraient en aucun cas s'y rallier, puisqu'il s'agit de leur bête noire, l'Etat quel qu'il soit. Déjà les proudhoniens puis les bakounistes s'affirmaient "anti-autoritaires". Ils niaient toute subordination à un quelconque pouvoir, une quelconque autorité. Friedrich Engels avait élucidé la question en montrant qu'autorité et autonomie sont des notions relatives. Le domaine de leur application variant suivant les différentes phases de l'évolution sociale, il est absurde de les prendre comme valeurs absolues. D'ailleurs, Bakounine n'explique pas comment une société - fut-elle composée de deux individus - peut fonctionner plus d'une journée sans que chacun de ses membres abandonne une partie de son "autonomie".

     Selon les marxistes, deux phénomènes majeurs conditionnent la subordination à une autorité, une organisation, un Etat, etc. Tout d'abord le mode de production capitaliste a remplacé les petits ateliers de producteurs isolés par des unités plus grandes, les "fabriques" ou usines, dotées de machines perfectionnées.

      "Le mécanisme automatique d'une grande fabrique est bien plus tyrannique que ne l'ont jamais été les petits capitalistes qui emploient des ouvriers" (F.Engels, Critique de l'anarchisme).

    


     Les problèmes qui s'y posent doivent être résolus sur le champ sous peine de bloquer toute la production, et ils se résolvent par la décision d'un responsable. La volonté individuelle se subordonne souvent à un délégué, un chef, un supérieur hiérarchique, un "élu" : la plupart des questions importantes de la vie sont résolues par une "autorité" qui échappe totalement à la volonté et à l'autonomie individuelles. Si les anarchistes reconnaissent la validité de ce constat, ils se justifient en faisant la distinction entre l'autorité et la "mission" dont sont chargés certains de leurs délégués : on change les choses en changeant leur nom.
      D'autre part, la question de la subordination est déterminée par une vision différente de la Révolution. Les anti-autoritaires voient en celle-ci la solution au problème de l'Etat politique : du jour de la prise du pouvoir à son lendemain l'Etat s'abolit brutalement. Or, les conditions sociales qui ont présidé à son existence demeurent malgré ce premier acte de la Révolution sociale.
      Alors Engels demande :

     "Ces messieurs ont-ils jamais vu une révolution ? Une révolution est à coup sûr la chose la plus autoritaire qui soit. C'est un acte par lequel une partie de la population impose à l'autre partie sa volonté à coups de fusils, de baïonnettes et de canons, moyens autoritaires s'il en fut. Force est au parti vainqueur de maintenir sa domination par la crainte que ses armes imposent aux réactionnaires" (De l'autorité).

     Engels en conclut que des positions anti-autoritaires sur une question aussi cruciale servent surtout...les contre-révolutionnaires.




[Tina LOBA]



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