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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 16:20


CE QUE L'ON APPREND PAS A L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE

     
     En 1830, l'Empire français entame la conquête de l'Algérie. La population algérienne est alors d'environ 3 millions d'habitants. 
     En 1856, il y a 500 000 âmes de moins, effacées par la colonisation. En 1871, un million d'Algériens manquent à l'appel. Un million de personnes vaporisées, vous appelez ça comment ? Les colonisateurs agissent comme si les Algériens n'existaient pas, ou si peu.




    

     C'est que l'armée française ne fait pas de détails. Elle pratique une politique de la "terre brûlée", consistant à affamer les populations, à les chasser de là où elles vivent et, en cas de rébellion, à les exterminer. Des villages sont rasés sur pied, des villageois réfugiés dans des abris ou des grottes sont enfumés comme des lapins jusqu'à l'asphyxie de tous, hommes, femmes et enfants, vieillards. La France républicaine a aussi inventé la chambre à gaz. Qu'est-ce que le ministre Darcos attend pour faire ajouter ce haut fait dans les livres d'histoire ?

 

 



        Un officier (De Montagnac) déclare que l'objectif de la pacification est d'« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ». Dans ce but, les soldats tirent sur tout ce qui bouge, brûlent jusqu'à la plus humble masure, faisant fuir les survivants, condamnés à mourir de faim, de soif ou de maladie.

     De cette manière, un tiers des Algériens sont exterminés. Causes principales : massacres, déportations, famines artificiellement provoquées, épidémies importées par l'occupant.


     Un certain docteur René Ricoux, chef des travaux de la statistique démographique auprès du gouvernement général de l'Algérie, évoque avec détachement la disparition physique des indigènes. Pour lui et la plupart de ses pairs "scientifiques", le darwinisme social condamne les « races » faibles à succomber face aux races supérieures. Lorsque le toubib prononce ces paroles glorieuses, il existe en France une Assemblée Nationale qui, hors quelques voix contradictoires, est unanime sur le sujet. Elle le restera d'ailleurs tout au long de la tragique histoire de l'Algérie "française".

 




      Dès les premiers échos du massacre colonial, une commission d'enquête constate lucidement :

 

     "Nous avons envoyé au supplice, sur un simple soupçon et sans procès, des gens dont la culpabilité est restée plus que douteuse (...) Nous avons massacré des gens porteurs de sauf-conduits ; égorgé, sur un soupçon, des population entières qui se sont ensuite trouvées innocentes..."

 

[à suivre]



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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 11:25









Camarades ! Voici le temps venu
D'aller chanter pour sa venue
Le Sous-Lieut'nant est revenu
Banquier, tu peux avoir du chagrin
Et te soûler jusqu'au matin
Le Sous-Lieut'nant est revenu
Toi l'député, toi la Royale
Avec ta meute de rascals
Le Sous-Lieut'nant est revenu
Camarades ! Ne vous impatientez-pas
Ce soir il repart au combat
Sâcré Karpov, puisque le v'là !

  Impérialistes ! Ne vous emballez pas
Faîtes comme si vous ne saviez pas
Que l'Sous-Lieut'nant est revenu
Bourgeois ! Arrête de te répéter
Qu'il est moins fort qu'avant l'été
Le Sous-Lieut'nant qui est revenu
Che-Chevèn'ment, arrête de bavasser
Souviens-toi qu'il t'a déchiré
Le Sous-Lieut'nant qui est revenu
Et toi mé-Meir, ne te réjouis pas, non
Tremble carcasse, puisqu'il est là
  Sâcré Karpov enfin le v'là !

Et vous pipoles, n'êt'plus tranquilles
C'est un loup qui revient à la ville
  Le Sous-Lieut'nant est revenu
Et vous pipoles, ne vous cachez pas
Tout ça vous revient dans l'baba
  Le Sous-Lieut'nant est revenu
Et vous pipoles, tremblez toujours plus
Souv'nez-vous quand il vous pissait d'ssus
  Le Sous-Lieut'nant est revenu
Vous les pipoles, ne vous sauvez pas
Les parasites, ne vous barrez pas
Sâcré Karpov puisque le v'là !

Mé-Meir, arrête les prières
Ton che-che retourne en enfer
  Le Sous-Lieut'nant est revenu
Avec lui il apporte du vin
Un étendard rouge à la main
Le Sous-Lieut'nant est revenu
Toi l'journaleux, toi la paria
Vous allez faire dans vos draps
  Le Sous-Lieut'nant est revenu
Camarades ! Comptez sur lui encor une fois
  Il crache au Ciel il sort du bois
  Sous-Lieut'nant Karpov puisque le v'là, le v'là !
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 00:00

QUAND LA NATURE BEGAYE...




             ceci n'est pas Golda mé-Meir                    cela n'est pas che-Chevènement

(clichés non truqués)




DES CONSERVATEURS ?

2 VRAIS CO-NEONS !
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 15:57

 
SNOW-WHITE

 



SOMEDAY MY PRINCE WILL COME

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 13:15


(CHRONIQUE ESTIVALE)

A LA MIAOU C'EST TELL'MENT PLUS AGREABLE

 

     En ces temps impies, on oublie trop souvent les origines de la mi-août (prononcer "miaou" comme un chat d'égout).
     Le Sous-Lieutenant Karpov, dans la droite ligne du devoir mémoriel de retour à la spiritualitude prôné par le résident de la Raie Publique va, une nouvelle fois, pallier à cette regrettable carence :

     lors de la première moitié du XIXème siècle (Second Empire) vivait aux alentours de Lourdes une fillette très pauvre de la cambrousse. Née Bernadette Soubiroute, ses parents firent modifier son patronyme en Soubirous, car ils n'avaient pas été sans remarquer les ricanements provoqués par le patronyme de leur fille.
     Un jour que Bernadette se rendait aux champs de course, elle rencontra sur les bords du Gavé de Pau une espèce de grande Madame d'environ 50 ans, fort richement vêtue. La fillette, pauvre, ignorante et illettrée s'exclama : 
     
     - Ah ben c'qu'vous zêt' bell' vindju !      

     La Dame blanche lui répondit :

     - Yé m'appell' Concepciòn, pequeñita, Inmacoulata Concepciòn.

     Ensuite, elles se rencardèrent régulièrement au même endroit jusqu'à l’aube du XXème siècle et, tout aussi régulièrement, Bernadette reçut de la Madame riche différents messages d'agit-prop' l'incitant à se convertir pour devenir elle aussi une "crémière cousue d'or". Les apparitions de la Dame blanche s'étalent en effet sur des dizaines et des dizaines d'années, car ce n'est pas si souvent qu'il se rencontre sur les bords d'un fleuve une créature aussi pauvre de corps et d'esprit que la Bernadette, d'où l'assiduité de la messagère de Mr Jéhovah, domicilié dans la stratosphère comme chacun sait.


L'eau de source des Pyrénées...

 

     De fait les apparitions à la Soubirous de la VRP du nom de dieu commencent précisément en 1858 à Lourdes. A cette époque, il n'existe pas encor TF1 ou CNN pour répercuter l'info. Celle qui, en prime, se prétend "la mère encor vierge du petit Jésus soviétique" ne rendra pas moins de 18 visites à la fillette un peu juste de la comprenette. C'est depuis lors que l'eau de Lourdes est commercialisée à 50 € le litron jusqu'en Chine.

     Mais qui est Bernadette ? Une bien malheureuse née de la transsubtantiation opérationnelle entre François Soubiroute, meunier de son état et une certaine Louise Castro (d'après certains historiens, la Louise tiendrait une lointaine parenté avec Fidel). Sur la lancée 8 frères et soeurs suivront le rustique coup de reins inaugural.

     Meussieu et Mâme Soubiroute ont-ils jamais su ce que leur patronyme signifiait ? Ce qui frappe en tout cas à travers les épreuves d’humiliation et de pauvreté qui vont être le lot de la famille, c’est une soumission constante à la misère matérielle et morale qui constitue leur pain (c'est le cas de le dire) quotidien. Bref, de bons clients pour l'épicerie du Pape.

     Plus aucun commerçant de la vallée ne voulant faire crédit à l'indigent meunier, celui-ci doit se résoudre à laisser tomber son moulin à poivre pour aller se prostituer à la demi-journée à Lourdes, aux abords du stade de rugby. Toute la maisonnée s’installe alors dans une seule pièce mal aérée que des Lourdais particulièrement lourdauds baptisent "la boîte à biroute". Plusieurs des rejetons Soubiroute en affecteront une santé plus que précaire. Norbert, l’un des frères de Bernadette, claquera à 7 ans et demi d'une simple narine obstruée. La Bernadette en personne est bronchitique, asthmatique, tuberculeuse et arthritique depuis sa naissance. Faut vous dire, Meussieu, que chez ces gens-là (dans la boîte à biroute), on ne mange pas tous les jours meussieu, on ne mange pas, non, on suce des arètes d'un de ces gardons qui, parfois, s'échouent stupidement sur les rives du Gavé.

        
     - Ben si l'bon Dieu l'a voulu qu'j'sois dans la mouise vind'ju y'a rien à mouf'ter, se dit Bernadette dans sa sagesse campagnarde.

    

     Heureusement règne chez la famille Soubiroute une ambiance de franche gaieté. Chaque jour à table (sur laquelle il n'y a rien à manger, hormis des écorces de bouleaux), le père Soubiroute raconte des blagues, malheureusement intranscriptibles ici car politiquement incorrectes. Lors des séjours de Bernadette en cure à Aix-Les-Bains, le paternel trouve toujours un moment pour poursuivre sa petite fille (qui redoute les histoires drôles de son père plus que le diable) de ses trop affectueuses assiduités.

     L'aînée des Soubiroute décroche bientôt un job de bergère à moutons, comme l'une de ses idoles, Jeanne d'Arc. Elle ose à peine rêver qu'elle aussi, à l'instar de son modèle, elle va enfin entendre "des voix" tant qu'elle est encore pucelle (car son père se fait de plus en plus insistant).

     Comme pour tout le reste, elle essaie de bien faire sans jamais y parvenir. Un jour, inquiète des taches roses ornant la laine des ovins, qui sont en fait la marque de leur propriétaire, elle fait repeindre en blanc l'ensemble du troupeau. Son employeur la vire aussitôt.

     Elle en pleurera jusqu'au nouvel an et se réfugie dans la prière, apprenant par coeur "Pater", "Ave", "Credo" et autres recettes. Sans arrêt elle les récite à sa famille qui n'en peut plus. Cependant elle voudrait bien en savoir plus sur "l'autre là-haut" qu’elle prie si souvent, à en rendre fou toutes les Pyrénées. Le curé de Camaret a bien promis de lui faire le catéchisme (et d'autres douceurs) ; cependant,
face au cerveau déficient de la Bernadette il rompt sa promesse. Alors la fillette répète comme un talisman :

    

     - Ben si l'bon Dieu l'a voulu qu'j'sois dans la mouise vind'ju y'a rien à mouf'ter !

      Malgré une obéissance qui lui fait accomplir avec docilité les travaux qu’on peut lui confier, comme nettoyer les vespasiennes ou récurer la porcherie, elle a très tôt le désir d'aller plus loin dans sa carrière. Les senteurs de la campagne, bouses, écuries et autres boucs en rut l'inspirent au plus haut du mysticisme. Pour ses 14 ans elle découvre soudain ce qu’elle veut devenir : la nouvelle bergère connectée sur la Toile divine. Ayant mis le père Soubiroute au fait de son projet, elle ré-intègre la boîte à biroute et besogneusement, entre 2 poussées d’arthrite, planche sur la Bible et le catéch' comme si sa vie en dépendait, au grand désespoir d'ailleurs du reste de la dynastie Soubiroute.


     11 février 1858, Masse-bielle, un trou de rocher, une Dame cossue d'un certain âge...


     Début 1858, Bernadette organise sa première communion. Elle ne sait pas lire, elle n'y arrive pas, alors pour ce qui est d'écrire... Ce 11 février, on se gèle les miches de blé noir. Bernadette a contracté la grippe espagnole, normal, l'Espagne est juste derrière les cimes.  Malgré ses 45° de fièvre, elle accompagne sa sœur Priscilla qui est de "corvée de bois". Rébecca, une amie, participe à l'expédition. Au lieu où le Gavé de Pau longe une grotte que l’on surnomme en argot local « Masse-bielle » (ce qui signifie littéralement branle-bas), les 3 fillettes freinent net : tout autour de la grotte Masse-bielle il y a des fagots de bois secs bien rangés. Rébecca et Priscilla ôtent leurs sabots, franchissent la cascade. Bernadette, malgré la bronchite aigue qui la tourmente depuis 6 mois, se décide à les suivre dans le jus de glacier.

      Mais, à peine a-t-elle fini d'arracher ses chaussettes en cuir de bélier qu'un vent puissant et sonore surgit de la grotte Masse-bielle. La tête de l'aînée des Soubiroute pivote à 180° (comme dans L'Exorciste) et elle aperçoît dans un coin de rocher une Madame très mûre, certains historiens diront même "à point" (50 ou 60 balais), assez bien conservée, qui se signe à une vitesse telle qu'elle produit ce vent force 15. Et en prime, la Madame lui fait un sourire comme pour dire : "Sans forcer".

     D’abord pétrifiée, Bernadette fronce les sourcils (elle est en train de réfléchir), puis s'agenouille devant le ventilateur humain. Elle se met à réciter tout son répertoire de prières, ponctué de "vindju !" et de "macarel !". Plus tard elle déclarera à la presse :

     - « Quand j’t'eus fini d'dégoiser, la bourgeoise a m'a fait sign' qu'j'approch' ma j'a pas osé. Et alors pfout ! a l'a parti d’un coup vindju ! ».


     Asticotée par la frangine qui l’a vue se poser sur les rotules, Bernadette finit par manger le morceau. Elle exige de Priscilla qu'elle garde son clapet fermé. Résultat, le lendemain toute la vallée est au courant.

      25 mars 1858 La Dame Blanche déclare à Bernadette :


     - « Yé m'appel' Concepciòn, Inmacoulata Concepciòn et yé souis encorrr vierdge". 


     Entre le 11 février et le 25 mars se produisent une quinzaine de happenings, qui vont finir par révéler définitivement l’identité réelle de la « Madame riche ». Cependant, comme ils en ont marre des sarcasmes du voisinage, les parents Soubiroute tentent d'enfermer leur fille qui passe pour complètement à la masse. Le procureur l'inculpe même d'incitation à l'émeute ; quant au curé de Camaret, il ne décolère pas, vu que depuis les apparitions, il a dû renoncer à initier la fillette à la conception terrestre. En outre, le 25 mars la Dame Blanche serait apparu un soir à l'ecclésiastique au chevet de son plumard miteux, et lui aurait soufflé dans l'oreille : "Viejo jamòn".

     Déjà afflue à Lourdes une foule venue de toute la France et d’au-delà des frontières, pour recevoir le message de la Mère à Djiseuss. Il consiste en deux requêtes essentielles, que Bernadette a pour mission de colporter dans le monde rural gascon : la prière pour les pêcheurs à la mouche et la conversion des anciens francs en nouveaux. La Marie revient inlassablement sur cette double demande : pêche au leurre et parité monétaire. Lorsque l’on sait que la plus grande des victoires de Satan est de faire perdre patience au pêcheur d'eau douce, on mesurera mieux la portée du message de la Marie, sans cesse à rappeler la complexité de la pêche à la ligne, au seuil d’un XXème siècle qui verra l'apparition du poisson pané.

 

      Dernière apparition fantômatique le 16 juillet 1858 : comme à la 1ère fois, la Madame riche ne prononce pas un traître mot, se contentant de tracer dans le vide le "V" de la victoire. Aux alentours de Masse-bielle se sont déjà produits nombre de miracles proprement miraculeux. Un mouton sourd-muet retrouve l'usage de la parole, une vieille femme accouche d'un ragondin de Camargue et un dimanche à l'homélie, le curé de Camaret a soudain les ce-que-vous-savez qui pendouillent.

     Chez les Soubiroute, le quotidien devient carrément invivable : des visiteurs malintentionnés font le forcing pour démarcher qui un balai-brosse, qui une batterie de casseroles, qui l'Encyclopédie Universaelis. Pour avoir contracté un crédit de 45 ans afin d'acquérir une cuisinière à induction avec extension de garantie, la mère Soubiroute se prend un aller-retour sur sa face boursouflée avec prière de résilier le contrat subito.


Si on lui disait de se pendre, elle le ferait !

 

     Bernadette devient extrêmement célèbre dans sa région, pondant pratiquement un édito par jour dans Le pâté de campagne, journal de la paroisse, pour rapporter tout ce que lui raconte la bonne Mère (et dieu sait que la rombière friquée est devenue fort diserte avec la jeune et naïve péquenaude). Elle restera toujours modeste et humble, même sous contrat avec l'évêché. Une fois, après qu'elle ait subi debout avec une lampe dans la gueule 4 heures d’interrogatoires, en garde à vue pour "vente illégale de statues de la Vierge", le commissaire Bourret, goguenard, l'invite à s'asseoir. Elle ne peut s'empêcher de répondre :

« Ah bê non vindju ! J'm'a pissé d'sus ! », faisant s'esclaffer tous les pensionnaires de la maison poulaga.

    

     Devenue apprentie-bonne soeur en CDI, elle écrira un mémoire intitulé « Ben si l'Bon Dieu  l'a voulu qu'j'sois dans la mouise vind'ju y'a rien à moufter ! », aux éditions Marabout. Malheureusement, les 1ers exemplaires en seront saisis dès leur exposition en vitrine. En effet, la Bernadette se verra assignée en procès pour plagiat par Mgr Lustinier, évêque de Lourdes, qui a des vues sur la mère Soubiroute et postule au ministère du Culte. Cette affaire tuera dans l'oeuf une prometteuse carrière littéraire. Au lieu de quoi, Bernadette finira comme modèle dans une entreprise de bustes religieux en plâtre de Paris et, vers ses 75 années, poinçonneuse devant la fameuse grotte où pour la 1ère fois quelques années auparavant, elle avait aperçu etcetera etcetera.

     Telle fut la vie trépidante et trop ignorée de Bernadette Soubiroute, surnommée affectueusement "la grotte vide" par quelques amoureux éconduits.

 

     Qu'ici soit observées quelques secondes de mutisme à sa mémoire... (merci pour elle).

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 11:09

(CHRONIQUE ESTIVALE)

LA LCR ENLEVE LE BAS

     S'il y a bien quelque chose de positif dans l'agitation régnant présentement au sein de la LCR, c'est le fait qu'en se transformant en "parti anti-capitaliste", l'organisation néo-trotskiste s'est enfin décidée à abandonner dans son appellation 2 termes inappropriés et, pour tout dire, usurpés : communiste et révolutionnaire, en attendant que le PS et le moribond PCF agissent de même. Toute clarification politique de l'opportunisme, ne serait-ce qu'au niveau de l'étiquette, est toujours la bienvenue.

     Avec un décalage d'une quarantaine d'année, les trotskistes emboîtent donc le pas à leurs anciens ennemis mortels du PCF, balançant un à un par-dessus bord tous les principes que, de toute manière, ils n'ont jamais fait qu'agiter et brandir en paroles : la lutte des classes, la révolution, la société communiste, etc. A la place, les voilà à concocter une usine à gaz de la "gauche radicale", raclant vaguement les fonds de tiroir des déçus de la gauche classique, alter-capitalistes ou encor écolos alternatifs et même socio-démocrates qui croient encor à une différence chimérique entre "libéralisme" et capitalisme.

    
A l'attention des futurs clients de sa nouvelle épicerie, le "leader minimo" a déjà esquissé les contours quelque peu floutés du programme des réjouissances : populisme et "socialisme" en seront les 2 grosses mamelles. Le "peuple" et tout ce qui est "petit" aura droit à une économie certes de marché mais maîtrisée par l'administration étatique et l'établissement de la "démocratie directe".

     Ah, la démocratie directe... une vieille lune resservie de générations en générations petites-bourgeoises se payant de trouvailles désuètes. Selon Besancenot, on a là la recette-miracle pour s'assurer la maîtrise de la spéculation, l'endiguement de la corruption et la fin de l'exploitation. Partant d'un constat évident, à savoir que la démocratie bourgeoise ne fonctionne que pour inter-changer des pions formatés produits en série par l'idéologie dominante, le facteur à pédales prétend instaurer à la base des entreprises cette fameuse démocratie qui assurera aux salariés le contrôle de leur "outil de travail". Et tout cela grace à des décrets mis en place une fois que le Che Guevara des postes aura obtenu, grace à des succès électoraux, des fauteuils ministériels. En quelque sorte un remake du "Front pop'" version 3ème millénaire.

     C'est gentillet, totalement inoffensif et légaliste en diable alors ça fonctionne tant bien que mal, d'autant que le nabot présidentiel ne voit pas d'un mauvais oeil le relatif succès actuel de cette extrême-gauche enfin propre sur elle. Car en ciblant le coeur meurtri d'un électorat de plus en plus démoralisé par le spectacle des éléphants qui trompent tout le monde énormément, celle-ci érode un peu plus la part de marché électoral de la social-démocratie, condamnée à exhiber sans pudeur sa nature collaborationniste et par là-même, à perdre ses éléments les plus écoeurés par cette tardive révélation.
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 15:59

(CHRONIQUE ESTIVALE)

     On refait le match... Comment l'armée française a-t-elle pu perdre 10 hommes sur le terrain afghan, voilà la question brûlante qui domine les "débriefings" militaires. Dans cette question transparaît le vieil esprit colonial : comment avons-nous pu nous faire mettre en charpie par ces barbares moyen-âgeux ?

    
Les tacticiens revoient par le menu et en détails tout l'ordre des opérations qui ont mené au désastre, pour essayer de détecter la faille, le détail qui a foiré dans cet agencement tactique parfait.

     Quelles étaient les forces en présence ? D'un côté un groupe d'intervention militaire français, appuyé par la logistique de l'OTAN (satellites-espions, aviation, etc.) soit essentiellement les Etats-Unis. De l'autre, des combattants hiératiques, Mudjahiddins et autres Djihaddistes, habitués à manger des cailloux et à boire du sable, appartenant à un peuple guerrier (comme les Vietnamiens), que même les Anglais n'ont pas vaincu militairement au XIXème siècle et que la lourde et brutale armée soviétique n'a pu éradiquer en 14 années d'occupation impitoyable. Mais cela, les spin doctors de l'armée française ne sont pas payés pour le comprendre.

     Dans un élan de charité chrétienne, le Sous-Lieutenant Karpov souffle la réponse à "notre" armée :

     les Afghans sont chez eux, vous êtes aussi chez eux, vous êtes des intrus, des occupants ; eux y sont habitués et depuis enfant, grandissent avec un fusil à côté du biberon. Ils n'ont pas peur de la mort, surtout de la vôtre.
    
      Suite à l'accrochage qu'ont subi les vert-de-gris tricolores, l'OTAN a bombardé des villages, faisant semblant de se tromper et tuant une centaine de civils Afghans, essentiellement des femmes et des enfants (plus de 200 depuis le début de l'année selon les sources officielles). Normal, comme dirait Kouchner : ces femmes afghanes enfantent de futurs terroristes. Cet acte militaire sera classé "dommage collatéral". Naturellement l'OTAN "a ouvert une enquête" qui ne donnera rien, dans une démonstration du plus parfait cynisme civilisé.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 00:00


(CHRONIQUE ESTIVALE)

     "Morts pour la patrie, pour le drapeau, pour la liberté" et coetera. De droite à gauche et de gauche à droite, aucun politicien n'avait de mots assez glorieux pour "rendre hommage" aux 10 soldats français tués en Afghanistan.

     Ils nous expliquent ces va-t'en-guerre encravatés, avec des trémolos dans le gosier, que cette expédition militaire est menée pour "nous", afin de garantir "nos libertés démocratiques" (soit la liberté d'être exploité ou au chômage). Et comment cela ? Tout simplement en faisant de la sous-traitance "anti-terroriste" pour l'Empire états-unien, c'est-à-dire en tuant des Afghans. Elémentaire cher Watson.

     Quand on constate ce qui est arrivé aux Georgiens, 10 tués, ça n'est pas cher payé quand on désire jouer le caniche des Etats-Unis. Ces derniers, en état de crise économique, se sont orientés depuis Bush Junior vers une politique guerrière. Comme cible, il fallait bien remplacer l'ancien meilleur ennemi soviétique. D'abord soutenus et noyautés par la CIA, les Talibans ont accepté le rôle du casting et plus généralement tout ce qui est musulman. Cependant si les Russes et les Chinois postulent au rôle du "méchant", pas de problème, tout est ready, les scénaristes néo-conservateurs de Washington sont prêts à retoucher le synopsis.

    D'où ce discours lancinant des politicards franchouillards, à base de patriotisme de 14-18 réchauffé à la sauce mondialiste. Ces 10 soldats abattus sont tombés à point nommé, c'est le cas de le dire. Droite et gauche jouent du clairon national à l'unisson et ainsi, on comprend mieux ce qu'il en est de leurs soi-disant "différences". Pour la prochaine boucherie mondiale, nul doute qu'ils referont "l'union sâcrée", comme par le passé, pour envoyer à l'abattoir dans la joie et la bonne humeur ces masses de salariés et de chômeurs qu'en temps de "paix" ils envoient aux urnes. 
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 00:00

(CHRONIQUE ESTIVALE)

COMBAT DE REQUINS DANS UN BASSIN GEANT

     Qu'est-ce qui a bien pu pousser l'armée georgienne à bombarder l'enclave ossète ? En agissant ainsi, elle savait pertinemment qu'elle allait réveiller l'ours russe et l'impérialiste qui sommeille en lui depuis les Tsars. Ce qui a valu ces images de soldats russes mal rasés, perchés sur des chars, la Kalachnikov dans une main, la bouteille de vodka dans l'autre, en train de grogner que l'armée russe n'a jamais perdu une seule guerre. Visiblement, les cours d'histoire stalinienne ont repris dans les écoles de Russie.

     Quelques "détails" attirent néanmoins l'attention. La Georgie n'aurait jamais décidé de taquiner seule son redoutable voisin. Derrière la provocation se dresse un commanditaire aussi discret qu'un éléphant dans un magasin de cristal d'Arques, l'Empire états-unien, vous l'aviez compris. Depuis la désintégration de l'URSS, les Etats-Unis n'ont de cesse de "ceinturer" leurs rivaux potentiels les plus dangereux, à savoir la Chine et la Russie. Double problématique dans le cas de la Georgie : sécuriser l'acheminement du pétrole du Caucase et inciter les Etats de la région à intégrer l'OTAN.

     Le Caucase, ce sont les Balkans de cette partie de l'Asie. On y trouve tous les ingrédients volcaniques d'une future déflagration : du gaz, du pétrole, des Etats mafieux et 2 Empires qui se toisent par "diplomatie internationale" interposée. Pour épicer le tout, des enclaves autonomes agitées et manipulées en sous-main, comme l'Ossétie, l'Abkhazie, etc. Il n'y a plus qu'à pousser les pions sur l'échiquier. Les USA ont ouvert la partie, les Russes ont contré. Sur le terrain, cela signifie des civils massacrés et des centaines de milliers de réfugiés.

      Il existe un autre enjeu : la Pologne, allergique à la Russie pour de sérieuses raisons historiques, vient d'accepter sur son territoire l'installation de missiles anti-missiles états-uniens. Le "coup de Cuba" se refait à l'envers.
Si l'on se remémore la réaction des USA à l'époque, on saisit mieux l'énervement de l'Etat russe.

     Voilà ce que valent les leçons de morale de Mme Rice à l'encontre de ses rivaux. La loi du profit règne sur la planète, l'ONU ne sert à rien, l'Europe est une vieille prostituée et les populations un facteur qui n'entre pas en ligne de compte. Mais cette dernière constatation, cela fait longtemps qu'on l'a faite.
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 00:00


(CHRONIQUE ESTIVALE)

FRANCE TERRE D'ASILE (D'ALIENES)


 

 

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