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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 18:48


URIAH HEEP





VOYAGEUR DU TEMPS
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 13:44


FLEURIS-MES REGISTRES






Oui, Madame !
Il tourne, il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir
Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol l'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil
Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever
Pour trouver dans la mort sa seule liberté.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme, Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...

Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme, Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.

Il tourne, il tourne, et tournera toujours,
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Il tombera à terre et se laissera crever.

(Jacques Mesrine)
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 11:15


IL Y AVAIT EFFECTIVEMENT DES A.D.M. EN IRAK





(Le S-L K. tient à souligner la qualité technique des esquives du futur ex-Fürher du Reich U.S.)
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 17:40

PAS DE RELANCE AUTRE QUE CELLE DU SYSTEME ECONOMIQUE
PAS DE REPRISE AUTRE QUE CELLE DE L'EXPLOITATION INHUMAINE
PAS DE CROISSANCE AUTRE QUE CELLE DU CAPITAL

      Les charlatans qui se penchent au chevet du capitalisme fiévreux viennent de tous bords : droite sociale-chrétienne aussi bien que gauche-caviar humaniste, extrême-droite pétainiste comme extrême-gauche alternative durable, sans omettre les remarques "critiques" mais "constructives" de quelques ex-prédateurs à la retraite. Tous possédés par une  préoccupation unique, "sauver le monde", éviter l'"Apocalypse", la fin de la Civilisation et le "retour à la Barbarie". Autrement dit, sauver le mode de production tel qu'il est et repartir joyeusement sur de "nouvelles" bases, vers des sommets de croissance, de consommation, d'exploitation et de profits, vers de nouveaux terrils d'immondices et de misère humaine, de nouvelles crises débouchant sur une multiplication des conflits.

       Ce souci obsessionnel de préserver l'O.P.A. artificielle que le capitalisme lance en permanence sur les hommes et sur l'ensemble de la planète met également en valeur la prétention de nombres d'escrocs idéologiques à monter sur le podium olympique des sauveurs du cycle capitaliste.
        Escrocs, oui, à tout le moins lorsqu'on entend tel prétentieux philo-sophiste de gauche ou d'extrême-centre proposer qu'on remette de l'huile consommationniste de masse dans les engrenages bloqués de la machine infernale, à seule fin qu'elle redémarre de plus belle, s'élançant férocement vers un nouveau cycle d'accumulation-destruction. Le ouistiti pseudo-savant
enchaîné à l'orgue de Barbarie du Marché entame une danse de Saint-Guy fébrile et les badaux reconnaissants lui lancent des cacahuètes. Oui, piaille-t-il, qu'on augmente les salaires et ainsi on sauve le capitalisme et on remédie à la pauvreté, ô miracle évident ! Si évident qu'on se demande comment les dirigeants n'y ont pas pensé plus tôt. En outre, cette solution lie le sort de la classe salariée à celui de ses prédateurs. Même au coeur de la crise économique la plus profonde depuis 1929, les penseurs bourgeois font disparaître par prestidigitation le clivage de classe le plus fondamental, celui qui détermine le fragile équilibre sociétal.

       Il suffit de faire remarquer à ces chiens soumis qu'il y a belle lurette que, dans les pays développés, on a enchaîné les masses à la roue consommationniste par l'intermédiaire d'une batterie de crédits. Aux Etats-Unis avant le krach, les ménages moyens étaient endettés à hauteur de 40%. En France, on a découvert des familles qui se coltinaient plus d'une dizaine de crédits ! Maintenant que la machine infernale est grippée, que proposent les apologistes-apothicaires de la loi du profit ? Du crédit, encor du crédit, toujours du crédit !

      En ce qui concerne les crises cycliques du Capital, c'est une vieille histoire ; les différents points de vue des "analystes" ne sont là que pour occulter la nature essentiellement politique de la résolution définitive des crises. D'où l'aveu qu'elles sont insolubles, qu'il en existera toujours comme il arrivera toujours des tremblements de terre et des cyclones et surtout, que c'est une question de malveillance de certains gros "spéculateurs" et autres "patrons-voyous". Cette imagerie d'Epinal à succès est reprise abondamment par l'opportunisme de gauche sous toutes ses variantes, notamment la Mère Buffet, toujours prompte à caqueter sur les "excès du capitalisme" qu'il s'agit à tout prix d'atténuer par la vie "démocratique et populaire" et la "mobilisation des forces vives du pays", formules délavées qui ont le mérite aux yeux de ceux qui les utilisent de ne rien vouloir dire de précis et de pouvoir être reprises par tout un  chacun, depuis le curé de la paroisse jusqu'à l'épicier au coin de l'avenue en passant par le militant désoeuvré du samedi après-midi.
      Tous ces petits-bourgeois incurables s'effraient des effets dévastateurs de la crise, en particulier la possibilité que les masses frappées de plein fouet se mettent en mouvement. Ca, c'est beaucoup supporter pour leurs nerfs émoussés par les aléas économiques. Et d'offrir à la Bourgeoisie des services facturés afin d'éviter le "pire" au système. Nombre d'entre eux s'auto-proclament "militants" écolos, alternatifs ou d'extrême-gauche, leur principale préoccupation étant néanmoins d'appeler au calme et à la "raison", appels qui évidemment ne peuvent s'adresser qu'à la classe susceptible de perdre patience et d'entrer en ébullition à force de subir la pression grandissante des conditions de vie et de travail.
      Invités d'honneur dans tous les médias, ils racontent comme à des enfants leurs fariboles sur un "bon" capitalisme, sans crises, sans exploitation trop voyante, où tout le monde il est beau tout le monde il consomme rai-son-na-ble-ment, un capitalisme avec des "bons" patrons, qui embauchent tout le temps et ne licencient jamais, qui ne délocalisent pas et versent des salaires corrects à leurs esclaves... pardon, à leurs partenaires sociaux, un capitalisme où la loi du profit ne détermine pas la survie du système, sans guerres ni oppression des plus faibles, sans pillages ni famines artificiellement organisées. Ils viennent jouer de la harpe et du flutiau à ceux-là mêmes qui subissent les pires effets de ce mode de production dont ces larves idéologiques colorient les pourtours à gros traits faussement naïfs.

     Qu'est-ce qu'il suffirait selon eux pour passer du capitalisme tel qu'il est au capitalisme tel qu'il devrait être ? 3 fois rien : un peu de "bonne volonté", quelques débats démocratiques - calamiteuses tartes à la crème à laquelle ces parasites se prêtent avec délice -, un soupçon de réformettes, le tout sans broncher, sans grèves ni mouvements sociaux, sans affontement classe contre classe. Du moment qu'on "débat" ou qu'on se débat, cloué à sa chaise dans des A.G. aussi vaines qu'inutiles.

     La réponse à ces arguties lamentables, la jeunesse de Grèce est en train de la siffler aux oreilles de la Bourgeoisie européenne. Elle a déjà suffisamment fait vibrer les tympans des dirigeants français pour que le vaniteux bouffon qui ministre l'Education Nationale baisse d'un cran de falzar la morgue que, jusqu'à hier, il
affichait précieusement devant ces djeunss qui lui refilent une séropositivité chronique à toute rébellion sociale naissante. Logique en démocratie bourgeoise.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 18:16




LES FADAISES DE LA MERE BUFFET

    La Mère Buffet, qui tient le rade moisissant du PCF - autrefois lourd char d'assaut staliniste - depuis 7 ans et va bientôt passer la main à un camarade successeur un peu moins périmé, vient d'apporter son grain de sel aux débats délirants suscités par la crise économique mondiale parmi les organisations de la gôche frânçaise.




       Il n'est pas inutile d'observer d'un peu plus près ce que la Mère Buffet,
munie de la traditionnelle pesanteur idéologique qui sied à tout bon dirigeant opportuniste issu du courant stalinien, propose comme "solutions" pour sauver le capitalisme qu'elle prétend toujours combattre.
     En premier lieu, thème récurrent cher au PCF et à son croupion cégétiste :
depuis plus de trente ans, le gouvernement organise "la casse du tissu industriel" ! Argument des + fréquents parmi la batterie d'absurdités proclamées par l'appareil oxydé du parti. Donc, nous assène la Mère Buffet, la classe patronale fait en sorte que ce qui constitue son assise économique soit saboté, "cassé", détruit sciemment. A peine croyable.
     Du même coup, le rôle dévolu au PCF et à la CGT est de dénoncer la gestion coupable des "patrons-voyous", pour lui substituer des propositions constructives et "de progrès". Quelles sont-elles ?

     Eh bien pour commencer, soutenir les entreprises dîtes "publiques" qui, parce qu'elles sont majoritairement détenues par l'Etat, obtiennent grace à l'opération du Saint-Esprit soviétique un statut d'immunisation permanente contre les vraies "valeurs" du système : rentabilité, compétitivité, concurrence, etc. Apparemment, le fait pour
une entreprise d'être nationalisée la dispense - selon le PCF - des nécessités vitales dictant chez les autres leur gestion au plus près du taux de profit. En-dehors du fait qu'aussi bien sous un gouvernement de gauche que de droite, certaines entreprises peuvent être "privatisées"  alors que d'autres sont "nationalisées" suivant la direction du vent économique, l'argumentation pour défendre l'économie "publique" se limite à des incantations populistes et quelques sanglots nostalgiques des "Trente Glorieuses" du Capital.

         L'arme fatale, la Mère Buffet la sort de sa valise en carton juste après :    

    

"Une véritable politique de relance s’appuie sur l’augmentation des salaires."


       Ah ! que cela est sexy ; le SMIC à 1500€ (tout de même pas 2000, comme n'ose plus le proposer le vigoureux concurrent opportuniste Besancenot) ; claironner une augmentation générale des salaires non pas pour déstabiliser le mode de production esclavagiste mais au contraire obtenir à nouveau une "relance" et une "croissance" qui remettent la machine infernale sur ses rails.

    

       La Mère Buffet ne se prénomme pas "Marie-Georges" pour rien. "Georges" c'est pour Georges Marchais, Secrétaire Général du PCF de 1972 à 1994 (oui, 22 années !). Pour ceux qui n'ont pas eu le privilège de connaître ce glorieux prédécesseur, Georges - "Jojo" pour les camarades intimes et le KGB - représentait l'archétype du stalinien de transition : respectueux du "centralisme démocratique", il s'était néanmoins fait greffer les sourcils de Leonid Brejnev (et quelques-uns de ses neurones en fuite). Et voilà ce que déclarait Georges à l'Assemblée Nationale le 10 septembre 1975, s'adressant au 1er ministre de l'époque (un certain "Chirac") :


     " J'ai dit et je répète, Monsieur le Premier Ministre : la crise [le 1er choc pétrolier] que connaît notre pays va s'aggraver. Plus que jamais le pays a besoin d'un véritable changement de cap, d'une autre politique. Cette politique s'oriente d'abord vers une relance de la consommation populaire et sociale. Une relance de la consommation populaire est la condition de l'utilisation effective de l'appareil de production".






    









      


      

       La nostalgie n'est plus ce qu'elle était... En 1975, le 1er dirigeant du PCF expliquait déjà à la classe dominante comment mieux utiliser "l'appareil de production". La différence, c'est qu'électoralement parlant, les staliniens pesaient entre 15 et 20%. L'esprit demeure cependant : le spectacle lamentable d'une dirigeante opportuniste qui, au nom de la classe salariée, propose ses services aux prédateurs sociaux afin de sauver leur système d'esclavage ! 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

    


     Ce 19 novembre à Marciac dans le Gers, la gendarmerie a dispatché quelques uniformes sur un collège, histoire de montrer à des élèves de 4ème et de 3ème l'efficacité de la traque anti-drogue. Les bleus avaient emmené avec eux quelques klebards en uniformes à 4 pattes  de pantalon, dressés à renifler la came partout où la volaille en tenue la croit se planquer comme dans les daubes feuilletonnesques états-uniennes, par exemple un gosier, un pavillon auriculaire ou un trou de balle.

ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! CAILLERAS !
 
      vous n'êtes pas sans savoir que le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov vous porte au plus haut dans son coeur et dans son âme, comme vous, vous portez inconsciemment en votre "fort" intérieur, la possibilité non pas d'une île mais du devenir de la classe salariée, plus généralement de l'humanité. Ê si !

      Le Sous-Lieutenant est là pour dessaper cette cohorte de pédagogues, fonctionnaires de police, éducateurs et autres chiens soumis à l'impérative voix de leurs maîtres bourgeois. L'énorme rillette avariée intitulée "ministre de l'éducation nationale" n'a pas hésité à justifier le petit cinéma de ses épagneuls à visière. Il a  rappelé notamment, l'infâme bouffon bouffonnant, qu'il existait
     
     "dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale permettant de concilier l'efficacité de l'action judiciaire et le respect de l'intégrité des établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l'œuvre quotidiennement".

     C'est peu dire que cet encravaté adipeux-là vous considère comme de la chair fraîche à profit, des sauvageons, d'
irresponsables petits voyous  à qui on peut la raconter et se la raconter, c'est peu dire que cet enflé en costar à pli règlementaire vous conchie le portable avec un détachement à poser des bombes dans son ministère amer. 
      Le même pisse-froid cellulitaire a demandé qu'en cas d'intervention de la flicaille dans un établissement à la demande d'un de ces petits juges de province aux ordres (les pires de tous les cerbères de la Loi du Capital), "cette intervention respecte les termes des conventions". Décodez : les conventions esclavagistes bourgeoises.


      Le père d'une élève a déclaré :
 
       "Ma fille Zoé a été fouillée entre deux classes par une fouilleuse, deux gendarmes, sans la présence de quelqu'un de l'établissement. On lui a dit "avec la tête que tu as tu dois bien avoir du hasch". On l'a fouillée de plus en plus, on lui a fait enlever ses chaussures, ses chaussettes, jusqu'à passer la main sous son sous-vêtement. Zoé a su dire avec sa puissance et sa force "arrêtez !". Elle a ramassé ses affaires et est repartie en classe".

     Voilà la seule légitimité que peuvent s'offrir les chiens-loups de la Raie-Publique ! Tenter d'intimider - sans succès - une adolescente, pendant que les pipoles sur-médiatisés sniffent et s'inoculent en bonne compagnie toutes sortes de farines bios, pendant que des hommes d'affaires sombres mais respectables citoyens font dans l'import-export de poudres raffinées aux 2 sens du terme et que la valetaille capitaliste prétend s'offrir sur votre dos, djeunss, un certificat de pédagogie durable. Puissent-ils en suffoquer d'overdose bling-blinguesque et tomber sous le coup de la justice - la seule -  de classe.

     Dans ce cloâque infâme, quel est le rôle des profs et de l'administration du collège ? Une fois n'est pas coûtume, Meussieu le Sinistre de l'éducation nationaliste s'exprime sur le sujet avec son officielle suavité à lui découenner l'oignon :

     "L'opération s'est faite en partenariat avec le chef d'établissement et le procureur local qui donne toujours son feu vert. Depuis 2004, il y a un partenariat police/gendarmerie/Education nationale pour mener des actions de prévention et de contrôle antidrogue dans les établissements. Un contrôle est effectué par un chien qui passe dans les rangées. S'il détecte "un élément" suspect, l'élève est emmené et il est fouillé".

     Il s'agit ni plus ni moins d'une connivence entre les "acteurs" de la farce tragi-comique, impliquant une soumission dégoûtamment complaisante des profs à l'égard de leurs collègues fonctionnaires de police, gens d'armes et autres gendarmettes a-sexuées. Ah, la grande et belle famille des employés de l'Etat... Sur un versant, les pourvoyeurs en carottes pédagogiques ; sur l'autre, les donneurs de leçons  d'instruction civique et leurs sbires matraqueurs, poinçonnés par les institutions juridico-démocratiques. Un panier où barbotent toutes sortes de vilains crabes en décomposition avancée. Cela fouette bien plus qu'à marée haute.

     Tout cela n'a qu'un but, jeunes, écoliers, nourrissons, c'est de délivrer lourdement à vous tous un sérieux avertissement quand à votre passage dans l'âge dit "adulte" : la loi et l'ordre bourgeois veillent sur vous, c'est-à-dire surveillent au plus près vos têtes blondes - et de plus en plus en bas-âge -, délivrant à certaines occasions ciblées et mises en scène des leçons d'intimidation spectaculaires. La "prévention" de la drogue parmi la jeunesse ? Quelle misérable feuille de vigne, censée dissimuler un trafic bien réel, impliquant des centaines de millions d'euros dont les flots puissants éclaboussent en passant la maison poulaga, les politiciens, les basses-cours de la justice bourgeoise et flattent les narines de ceux-là mêmes qui posent aux donneurs de leçons.

     ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! BAMBINS ! ADOS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! FUTURS SALARIES, CHÔMEURS ET DELINQUANTS !

     En agissant de la sorte à votre égard, dôté notamment d'un mépris hautain non dissimulé pour tout ce qui concerne la jeunesse et les critères de son devenir dans la société démocratico-bourgeoise, le verbeux-mielleux-bouffon-bouffi-prétentieux présidant à votre séjour dans la ré-éducation nationaliste ne fait que donner la pa-patte à boutons de manchette à ses maîtres impitoyables. Le perroquet savant est dressé à hâbler avec aigreur et glacitude sur toute esquisse de critique, rebuffade, révolte collective de votre part. Ce qui n'est pas sans démontrer que sa marge de manoeuvre a l'épaisseur d'une feuille de papier à rouler des joints. Alors, P.M. Karpov vous le dit : continuez d'asticoter cette outre gonflée de présomptueuses prétentions, vous faîtes bien et ça rapproche sa seigneurie infecte de l'éjection par la lunette des chiottes raie-publicains. Le devenir du fils de sa race sociale putréfiée est entre vos mains pures et innocentes. 

Force et Honneur

(Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov)
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:28





Par la publicité qui nous empestifère
Et ces petits enfants affichés au parterre
Et par quelqu'un volé qui ne sait pas comment
Son esprit tout à coup s'ensommeille et descend
Par le strass les paillettes et le délire pédant
  On te salue, Franss'2.

Par les gosses-sandwiches, la redevance qui rentre
Par le taxé qui prend des coups dans le bas-ventre
Et par l'humiliation de l'ingénue raillée
Par la verge tendue qu'on a utilisée
Par les mères dont les fils ont été insultés
On te salue, Franss'2 .

Par la mémé qui, face à la caméra
S'écrie: " Non ! Non ! ! ", par le producteur dont l'émoi
Ne s'appuie que sur la chair humaine
Comme un feuill'ton merdique aux couleurs vilaines
Par le guignol tombé sous la cass'role qu'il traîne
  On te salue, Franss'2 .

Par les publicités qui pourrissent le monde
Par tous ceux que la consommation abrutit ou émonde
Par ceux qui sont sans tête, par ceux qui sont sans fins
Par le "citoyen" que l'on gruge et qui geint
Et par l'audimat au rang des assassins
  On te salue, Franss'2 .

Par la mère apprenant que son fils a un prix
  Le producteur jouant à l'oiseau tombé du nid
Par la graisse qui a faim et recueille le blé
Par le baiser amer par l'amour bidouillé
Et par le SDF qui génère monnaie
  On te salue, Franss'2 .


Par la caméra-putain qu'on prend et puis qu'on cache

Comme un barbeau en vison qui s'prend pour un Apache

Par David Pujadas et par Sainte-Thérèse

Par l'désir yophilisé qui agonit la baise

Par le sévice public et par ses têtes-de-noeud

On te salue Franss'2. (et Franss'3 avec)

 






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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 11:12




                                       LE PRESIDENT NOIR MONTRE PATTE BLANCHE


     Depuis que son destin l'a désigné comme sauveur de l'impérialisme planétaire, le fraîchement élu président états-uniens s'applique consciencieusement à rassurer ses futurs commanditaires, à savoir : le lobby militaro-industriel et la sphère du capital financier.

    




       Allons-y pour la constitution de la future fine équipe "yèssouicanienne". Pour commencer, B.O. a nommé le sieur Paul Volcker chef d'équipe anti-crise. Ce gars-là est l'ancien président de la Federal Reserve, la Banque Centrale des cow-boys. Nul doute que des "solutions" à la très grande dépression il en trouvera, dans la mesure où pour les prédateurs financiers c'est une question de mort ou de reprise de la croissance.





     
      Autre nouveau personnage à qui le Black President fait la courte échelle :  Timothy Geithner,  futur secrétaire d'Etat au Trésor, appellation made in USA du ministre de l'économie. Ce jeunot déjà Mandarin dans le bizness connaît la musique, au point que Wall Street - un des hauts lieux de la philanthropie mondiale - a salué sa nomination par une hausse de 6,54%. Welcome Timothy.





      On continue ? Au poste de secrétaire d'Etat, chef de la diplomatie soit ministre des Affaires Etrangères, la nommée nominée est...Hillary Clinton ! Une youpie va-t-en guerre qui, en prime, postulait au job de maîtresse du monde, obtient le poste le plus important de l'administration états-unienne après celui de résident à la Maison Blanche. Le nouveau patron d'Hillary, bien que s'étant opposé à la 2ème intervention en Irak, n'a jamais fait mystère de son intention d'enlever les troupes là-bas pour renforcer considérablement la présence militaire en Afghanistan. En politique, la femme chic et guerrière est l'avenir de l'homme noir élu.






       Passons au chef de la sécurité nationale : le nominé nommé, James Jones, est un ancien commandant de l'Otan, expert notamment dans la guerre contre le peuple Afghan, ce qui explique naturellement le choix de B.O.
      Comme secrétaire à la Défense, c'est Robert Gates qui est pressenti, vous savez, icelui déjà à ce poste dans l'administration Bush Senior. L'intention est louable mais on espère que Barack fera un petit effort supplémentaire en sortant du placard le très regretté Donald Rumsfeld. Il n'y a pas mieux comme garantie de politique impérialiste durable.



 

      





















      

      
      Maintenant il faut ouïr les sages paroles du nouvel élu :


     "Je construirai une armée du XXIème siècle et un partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à Kandahar" (Ô when the Saints, go marchin' in, ô when the Saints go marchin' in etcetera).


     En outre Saint Barack annonce qu’il s’inspirera de la politique étrangère "réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan". (On reprend : Ô when the Saints etc.)

    Maintes fois, l'homme noir a martelé qu'il puisait des idées aussi bien chez ses honorables concurrents que dans son propre camp. Notamment chez Bill Clinton, qui a su gommer les aspects les moins électoraux du programme démocrate, puisque le saxophoniste n'hésita pas en son temps à sucrer l'aide sociale aux plus démunis, conserver les inégalités salariales, maintenir vaillamment la peine de mort et la vente libre d'armes de destruction un peu massive. En cela, Bill fait l'admiration de Barack.


     Aux futurs déçus de la négritude présidentielle états-unienne, on dira la même chose qu'aux anciens larmoyants de la gauche mitterrandienne : vous méconnaissez un aspect essentiel et fondamental de la démocratie bourgeoise. Tout président gouverne au centre, qu'il soit "de droite", "de gauche" ou... du centre (à part peut-être Madame Thatcher, comme chantait le regretté Renaud). Lorsque l'élu vient de la "droite", il verse quelques larmettes de "gauche" - ne serait-ce qu'au niveau du vocabulaire - dans sa mixture ; quand il est issu de la "gauche", il fait l'inverse et se plante en arrêt comme un chien de chasse devant les "valeurs" conservatrices. Voyez le nabot présidentiel frânçais et sa rivale hystérico-mystique, leurs programmes, leurs discours, leurs looks respectifs, leurs vies "privées" mais pas pour la presse pipole, leurs moindres faits et gestes "spindoctorisés", étalés au grand jour comme une maladie idéologiquement transmissible, sacrée macédoine indigeste (sauf pour ceux qui ont goût pour les couleuvres politiciennes soigneusement faisandées).





       Déjà durant sa campagne, B.O. a versé dans sa mixture yèssouicanienne un additif à forte odeur républicaine. Exemples pris sans hasard : il critique le fait que la Cour Suprême - pas particulièrement progressiste - empêche par décret la mise à mort de certains violeurs qui n'ont jamais tué personne. Quand il prononce un discours à la Knesset, il se fait plus sioniste que le roi des sionistes (indivisibilité de Jérusalem par exemple). Son programme économique prône un indéfectible et puissant soutien à la classe patronale. 


      Même les proches du nouveau Président sont triés sur le volet. Le prochain secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, un démocrate centriste à peine politiquement pubère (47 ans), a fortement appuyé l'intervention massive en Irak. Plus ils sont jeunes plus ils sont vindicatifs. Son profil guerrier a valu à Rahm Emmanuel le surnom sympathique de Rahmbo. Décrit par le quotidien Chicago Sun Times comme « mordant, impitoyable, froid, arrogant et manipulateur », Rahm Emmanuel est le fils d’un immigré israélien. Il possède d'ailleurs la double nationalité. Avant la fondation armée de l’Etat d'Israël, son père était un vétéran de l'Irgoun, milice terroriste très active fondée par un leader sioniste, Vladimir Jabotinsky, dont le Sous-Lieutenant vous a déjà causé (Voir "Pleure, ô Palestine" IV et V, catégorie "karpov"). Rahmbo est donc un fanatique de l'Etat israëlien et considère les Palestiniens comme des ennemis génétiques. Lors de la première guerre contre l’Irak (1991), il s'est enrôlé dans l'armée israëlienne ! Quand on pense que les Juifs états-uniens qui d'ordinaire votaient démocrate ont portés ce coup-ci leurs voix en majorité sur le vieux Mac Cain... c'est de l'ingratitude caractérisée.






















      

      Lors d'une campagne électorale dans les années 80, face à un Républicain favorable à un Etat palestinien, Rahmbo a fait circuler une photo truquée du trop "modéré" politicien le montrant en compagnie de...Yasser Arafat ; résultat des courses : le Républicain a bu le bouillon. Plutôt rassurant pour le lobby sioniste, un temps effrayé par la couleur de peau, le 2ème prénom de B.O. et la religion de son paternel.


     Nul doute que ces quelques éléments ne trouveront de prise sur les "obamaniaques" et leurs délires sentimentalistes. Comme aurait pu le dire Lao-Tseu, ils attendront de nouvelles déceptions pour redevenir les éternels déçus qu'ils ont vocation à être.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 15:40




     L'autre jour, entre chien-loup et loup, ça toque à la porte du Sous-Lieutenant : "toc-toc-toc", alors P.M. Karpov ouvre la porte et il se voit une étrange créature à lunettes et chignon qui le regarde avec la tente penchée sur le côté. "Oui ?" demande le S-L P.M. K. "Je suis la Lumière" répond la créature étrange, ni homme ni femme ni jeune ni vieille. "Vous tombez bien, dit le S-L, il y a une panne de courant dans le secteur, jusqu'à la Préfecture ont dit les news."

    L'étrange créature myope semble ne pas entendre le S-L et elle lui demande subitement : "Aimeriez-vous connaître la Vérité ?" P.M. K. lui dit : "La vérité à quel sujet M'dame ?" "Au sujet des questions les + importantes que l'homme s'est toujours posées", répond la créature surgie de nulle part. "Ah bon, dit le S-L, lesquelles ?" "Elles sont au nombre de 6, répond la créature :

 

     1) Dieu se soucie-t-il vraiment de nous ?

    2) Les guerres et les souffrances cesseront-elles un jour ?
    3) Que devient-on quand on meurt ?
    4) Y a-t-il une espérance pour les morts ?
    5) Comment puis-je prier de façon à ce que Dieu m'exauce ?
    6) Comment puis-je trouver le bonheur
?"

 

     P.M. K. dit au chignon à lunettes : "Il me vient soudain une question importante supplémentaire :

 

     7) Est-ce que le baril de brut va redescendre au dessous des $100 ?", mais la question subsidiaire laisse la créature sans réaction.

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

    

     Alors, le S-L lui demande : "C'est où qu'on les trouve, les réponses aux questions les + importantes, à la télé, dans les bouquins ?" "Non pas dans les livres, dit la créature d'une voix tremblotante. Les livres ne servent qu'à embrouiller davantage l'esprit, ils se contredisent les uns les autres. Il existe cependant un livre qui contient des réponses dignes de la Foi. Ce livre est intégralement véridique, c'est Le Livre." "Le Capital ?" risque P.M. K., mais le chignon à lunettes semble ne pas avoir entendu. Derrière les verres épais, les yeux se perdent vers les Nues. "Bon, dit le S-L, je vous propose mes réponses :

 

      1) S'il existe, non, il n'en a rien à foutre ou alors il nous méprise de toute sa hauteur, vous pouvez le comprendre ;

 

       2) oui, quand l'humanité aura pris son devenir en mains propres ;

 

      3) de la nourriture pour toutes sortes d'animaux vivant sous terre ;

 

          4) ben, y'en a déjà guère pour les vivants ; 

 

      5) en étant toujours du côté du manche ;

 

      6) par la destruction systématique et joviale de centaines de millions de neurones."

 

     Après un blanc, P.M. K. demande : "J'ai bon ?" Le chignon secoue ses lunettes et dit d'une voix de plus en plus tremblotante : "Le livre qui contient les réponses véritables est celui qui porte la Parole de Jésus-Christ, c'est la Sainte Bible". "Ah bon ? dit P.M.K. Mais alors quelles sont-elles, ces fameuses réponses ?" La créature étrange prend sa respiration et débite sur un ton monocorde :

 

     "1) Dieu n'est jamais à l'origine du Mal. Il se soucie de nous, qu'il a créés pour assurer la réalisation de son dessein ; ["On est rassuré", commente le S-L K.]

      2) Dieu établira bientôt la Paix sur toute la terre ; larmes, souffrance, cris et douleurs, il y mettra fin ; [P.M. K. demande : "Avant ou après la 3ème guerre mondiale ?")

     3) Quand ils meurent, les humains cessent d'exister. L'Ecclésiaste 9:5 déclare que puisque les morts ne peuvent rien voir ou savoir ni éprouver quoi que ce soit, ils ne peuvent pas nuire aux vivants ni les aider ; ["D'accord avec ce meussieu ecclésiastique nine/five" dit P.M. K.]

      4) La majeure partie des morts seront ressuscités. ["Pas possible !" se réjouit le S-L K.] Le dessein originel de Dieu, c'est que les ressuscités vivent sur la Terre, tranformée tout entière en un Paradis. Luc 23:43 ajoute que Dieu promet pour eux la santé parfaite et la vie éternelle pour les humains obéissants. ["Obéissant à qui ?" interroge le S-L K.] La Bible nous assure que les Justes possèderont la Terre et règneront sur elle pour toujours ; ["Pour le moment, ce sont les Injustes qui la possèdent." remarque P.M. K.]

      5) Jésus nous apprend que nos prières ne doivent pas consister en des répétitions de formules toutes faites. [Le S-L K. commente : "Genre : donne-moi les chiffres du Loto ? ou : fais que je les baise toutes, ô saigneur..."] Si nous voulons que Dieu nous écoute, nous devons prier de la façon qu'il approuve. Pour cela nous devons apprendre quelle est sa volonté et prier en conséquence. Jean 5:14 nous dit que quoi que ce soit que nous demandions selon sa volonté, il nous entend ; [Le S-L K. remarque: "Forcément ! Il te prend pour un citron le gars ! Il te dit que tu peux lui demander tout ce que lui il veut. Il joue le fortiche juste passqu'en bas y'a que des buses !"]

     6) Heureux ceux qui sont conscients de leur pauvreté spirituelle, car Jésus en fait la clé du bonheur absolu. ["Objection, coupe P.M. K., les cons ignorent leur propre connerie. C'est cette inconscience qui en fait des imbéciles heureux, exactement l'inverse de ce que raconte Meussieu Christ."]

 

 

 

      L'étrange créature se tait. "O.K., dit le S-L K., je vais boire un coup. Ca vous tente ?" Le chignon secoue ses lunettes à moins que ce ne soit l'inverse. P.M. K. invite la créature surgie de nulle part à s'asseoir en tailleur devant la porte et il va se servir un ballon de Côtes-de-Provence. Le voyant revenir verre à la main, la créature accroupie soupire : "Vous ne savez pas que Dieu est Amour. Je sens la haine dans votre coeur..." "Pas du tout, répond le S-L, moi aussi je suis Amour, et même plus : Amour libre. Seul mon esprit recèle la haine de classe, une haine tout-à-fait saine, croyez-moi, Mâme... Mâme comment ?" La créature rougit : "Mademoiselle Marthe". "Hein ? Martre, comme l'animal à poil ?" "Non, Mar-THE", corrige la créature. Le S-L repart et revient avec la bouteille. Il se ressert : "Z'en voulez toujours pas, Mad'moisell' Mar-THE ? [Elle fait signe que non.] Z'avez tort. Le vin rouge est le sang de la Terre ; c'est quelque chose qui se partage volontiers, comme le faisait Meussieu Christ." Le chignon à lunettes murmure : "Bon d'accord, alors...".


 


     Au 3ème ballon de rouge, l'étrange Melle Marthe a le teint qui rosit. Elle se met à parler nettement plus vite qu'avant les verres de pinard :

 

       "Saura t'on jamais expliquer pourquoi tant de haine, comment elle serpente dans nos blessures jusqu'à faire de nous des monstres " ["L'amour, la haine, est-ce bien la mêm'chôôôse" commente P.M. K. en re-remplissant leurs verres.] Le racisme par exemple : quelle absurdité ! Il transforme le bonheur des familles en cauchemar. Lorsque ma fille avait 4 ans et demi... ["Z'avez un moutard, enfin une moutarde, VOUS ! s'exclame le S-L. Z'avez déniché un improbable qui accepte de se reproduire avec vous. ?... ben qu'vous soyiez croyante ça se comprend mieux alors. Chez vous l'enfantement tient du miracle ! Ah ! Ah ! Ah !"] ...nous nous étions retrouvés avec mon papa un dimanche après-midi pour aller au zoo. C'était au début du mois de décembre et mon papa voulait en profiter pour se faire une idée du cadeau de Noël à sa petite fille. [P.M. K. demande : "Elle s'appelle comment votre papillotte?" La créature répond : "Marthe Junior". "Trooop cool" fait P.M. K.] Ce jour-là il y avait beaucoup d'enfants car les écoles avoisinantes avaient emmené des classes entières, qui se bousculaient les yeux émerveillés devant les cages, certains se donnant même des coups pour être le 1er, qui devant les lions, qui devant les girafes, qui devant les ours... ["Et des mar-TRES, y'en avait des mar-TRES ?" demande le S-L K. tout en resservant une tournée de Côtes-de-Provence.] Difficile donc de voir quoi que ce soit et mon papa commençait à perdre patience. Il lançait vers les écoliers qui s'agitaient devant nous des regards courroucés ;  et puis il a dit distinctement : " Putain ! Y'a que des bougnoules ! On n'est plus en France nom de Dieu de bordel de merde ! Ils mériteraient ce qu'on a fait à leurs pères. J'te prendrais le tas à grands coups de talons dans leurs sales têtes à ces petits bicots. ["Trooop cool" fait P.M. K. en sirotant son ballon de rouge.] Sur le champ je fus anéantie par la haine que de tels propos recélaient. [L'étrange Melle Marthe commence à pleurer. Quand il aperçoît les larmes qui dévalent, le S-L re-remplit les 2 verres et constate que la bouteille est vide. Aussitôt il va en chercher une autre, un Côtes-du-Ventoux.] 

 

     Certes nous vivions dans une cité HLM, certes nous étions entourés d'enfants d'origine étrangère qui nous considéraient avec moquerie parce que nous, nous étions de vrais Français et aussi ils nous crachaient dessus dans l'escalier tout en nous traitant de "cons de Français de ta race maudite !" Mais enfin, cela ne justifie pas les paroles extrêmes de mon papa, même pas dignes de ces comptoirs de bars horribles dans lesauels il ne posait d'ailleurs jamais ses pieds. J'ai ressenti une honte extrême et je me suis demandée si mon papa était bien digne d'aimer sa petite fille. Je savais depuis toujours que chez mon papa la bonté s'effaçait parfois derrière les sombres pensées. [Le S-L demande : "Il vous foutait des beignes ?" Sans cesser son débit, l'étrange Melle Marthe hoche doucement ses lunettes.] A partir de ce jour maudit au zoo, je ne lui ai plus jamais confié Marthe Junior. Je savais pourtant qu'il m'en coûterait, étant donné que mon papa était plutôt riche et qu'il aurait pu offrir bien des présents à sa petite-fille. ["Il faisait quoi dans la vie votre vieux, militaire à la retraite ?" demande le S-L. Le chignon acquiesce encor des lunettes. "Encor un parasite social" commente-t-il.] Quoiqu'on en dise, l'Amour est une rose, qui comporte des délices parfumés aussi bien que des épines acérés [P.M. K. siffle d'admiration]. Rien n'est jamais gratuit, même aux yeux du Seigneur".  P.M. K. dit "amen" et remplit son office de serveur.]

 

 

     "Hé, Mad'moisell'Mar-THE, vous avez fini ?" demande le Sous-Lieutenant. Accroupie, l'étrange créature se balance d'avant en arrière, psalmodiant le verre à la main, tandis que les larmes roulent sur ses joues devenues carrément lie-de-vin. P.M. Karpov ajoute : "Ben, vous avez dit tantôt que vous étiez la lumière. Votre ampoule a grillé ou quoi ?" Soudain le chignon à lunettes se redresse, furieuse, et crie : "Ne-vous-moquez-pas !" Dans son emportement, elle a lâché le ballon à moitié plein (ou à moitié vide) qui se brise au sol. "7 ans de malheur pour vous, 7 de bonheur pour votre serviteur" commente P.M. Karpov. Puis : "Bon, c'est pas que votre compagnie ne me distraye pas, ça non, bien au contraire, mais il va falloir songer à mettre le sanglier au four." L'étrange créature demande d'une voix embuée par les pleurs et le vin rouge : "Vous voulez que je m'en aille, c'est cela n'est-ce pas ?" "Comme qui dirait : oui" répond P.M. Karpov. Puis : "Vous avez essayé le taï chi chuan ?" Le chignon à lunettes prononce encor ces mots : "Vous avez tort ! Vous avez tort de vous moquer. Rien n'est plus précieux que la Foi, rien !" "Et le Chateau-Laffitte alors ?" fait P.M. Karpov. L'étrange créature tremble d'ivresse et de courroux : "Des millions de gens, oui ! des millions ont bénéficié de la parole de Jésus, des millions sont tombés à genoux [elle tombe à genoux] et se sont écriés, exaltés par cette Révélation : J'ai-trouvé-la-Vé-ri-té !" Buvant son verre à petites lampées P.M. K. fait "Yoooh man" et enchaîne sur le suivant. Puis : "Relevez-vous Mad'moisell' Mar-THE, car Il vous a com-PRIS !" L'étrange Melle Marthe se calme net, lève la tête et demande "Qui ça, "il"?" P.M. K. lui répond jovialement : "Dieu ! Tu l'as devant toi ! Entre ici ô Mad'moisell'Mar-THE, dans sa Sainte Demeure ; après tu pourras dire  : "Il" existe, "Il" m'a... enfin, ben tu verras bien d'où qu'elle vient, ta "lumière". "Je ne comprends pas" sussurre-t-elle en se remettant sur pieds lentement. "Alors cela devrait te rassurer, dit P.M. K., toi que l'incompréhensible fascine." Elle demande : "Mais qu'allons-nous faire ?" P.M. K. répond : "Tu dois respecter le rite que te commande ton Dieu : entre ici, va tout droit puis 1ère à droite. Là tu trouveras un Lit sanctifié. Ôte tes vêtements et allonge toi sur ce Lit divin en écartant bien tes 2 membres inférieurs. Puis tu fermes les yeux, tu ouvres ta bouche toute grande et tu attends sans broncher."

 

     L'étrange créature s'exécute. Totalement dénudée au pied du lit, elle s'apprête à ôter ses lunettes quand P.M. dit : "Garde-les, c'est plus sexy". A ces mots, Melle Marthe rouvre ses yeux et semble se reprendre. Elle grogne : "Mais que se passe-t-il ?" "On communie avec le Seigneur, répond P.M. K. Ne désires-tu donc point apercevoir le Jésus de Lyon et ses 2 énormes noix bénites ?"

 

     Les pupilles de l'étrange créature s'écarquillent. Face à elle, une vieille glace pleine de taches lui renvoie une nudité austère. Elle pousse un cri épouvantable : "Aaaeueueuaaah !" Saisissant ses nippes à pleins bras, elle s'enfuit et pousse des sons dans les aigus : "Iiiuuuiii !" Le S-L K. lève son verre et, à  haute et intelligible voix il lui lance :

 

     "Tu fuis ton Seigneur ôôô toi, ne veux-tu donc pas qu'Il te canonnise à grands coups de goupillon céleste ? Que ne désires-tu devenir Sainte-Mar-THE du porte-à-porte Eve-angélique ? Rien ne pourrait t'être plus précieux, cette vérité divine-là libère de la croyance et des superstitions, ou dit autrement : Sex is healthy and beautiful. Cela procurerait enfin à ta vie aussi réjouissante que celle d'un rat d'égoût  - quoique... - une espérance et la possibilité de te croire enfin baisable par autre chose qu'un époux-à-la-con qui ne veut même plus de toi, le grossier personnage. Ton seul Dieu te le dit : hais ton prochain comme tu te hais toi-même, "d'une haine fondamentale" chante Lavilliers. Et alors seulement, tu connaîtras un semblant de Vérité et cette Vérité te délivrera de tes ineptes bondieuseries dont Dieu lui-même ici présent te révèle qu'elles le gonflent sâcrément et Il reste poli".

 

     L'étrange créature à chignon et lorgnons étant encor à portée de voix, P.M. Karpov en profite pour conclure :

 

     "Le jour où le monde capitalistique s'effondrera sur lui-même comme le firent en ce 11 septembre 2001 - que Blanqui, le Saint Patron socialiste du terrorisme le bénisse - les 2 tours de Babel du Marché mondial, ce jour-là marquera le début de l'espérance raisonnable ici-bas !"

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

     Non sans ajouter : "Et même si ces attentats ont été fomentés au coeur même de l'Empire, le résultat fut le même : redonner l'énergie et l'espoir aux damnés de la Terre."

     Ensuite, P.M. Karpov referme sa porte, bouteille dans une main, ballon dans l'autre. "Santé, Force et Honneur !" dit la voix derrière.

 

 


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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:17



RETURN OF THE LOOSING MACHINE
(Pièce en 376 actes)

[extrait]

  



ACTE 258, scène 412


(Le Congrès de Reims, une grande salle bruyante remplie de gens déguisés en lapins roses, coiffés de chapeaux de clowns, armés de langues de belles-mères et de sifflets. Une femme ronde et de petite taille à la mine triste arrive à la tribune et prend la parole.)


MERE AUBRY : - Je dépose ma  candidature au poste de premier secrétaire (protestations). Maire Bertrand, me soutiendras-tu ?

MAIRE BERTRAND (assis à côté de la tribune il tient un godemichet, en fait un micro sans fil) : - Il n'en est pas question ma chérie. Je t'aime bien, mais on n'a pas gardé les Ch'tis ensemble !

(Maire Aubry retourne s'asseoir tête basse. Un militant de base la remplace au micro. On dirait un professeur d'histoire-géo : barbu, il porte des lunettes et une fausse rose à la boutonnière.)

LE MILITANT DE BASE : - Eh bien camarades, voici le point de la situation : 
jeudi, les militants devront donc choisir parmi 3 postulants, qui sont Ségolène Royal pour la motion "Fra-ter-ni-té, é-ga-li-té, li-ber-té, vo-tez-pour-moi", Benoît Hamon et son groupe "Mais qu'est-ce qu'on fout là ?" et Martine Aubry, motion "Les militants préfèrent les pots-à-tabac tristes et ronds".


MAIRE BERTRAND : - Peuh ! Il n'y en a pas une pour rattraper l'autre. Il nous faudrait choisir entre une pétainiste allumée sur le retour, un jeunot mal rasé qui se la joue Besancenot modéré avec la voix plus grave (qu'on dirait la pub pour un parfum) et un thon rose en exil migratoire. Quel choix exceptionnel ! Une véritable aubaine, je vous le dis.

 

LE MILITANT DE BASE : - Camarades ! Je pose ici même et dès l'instant une motion aux voix pour qu'on fasse une pause casse-dalle. Que ceux qui approuvent cette motion lèvent la main gauche. (Protestations, cris : "Ca n'est pas démocratique !")


MERE ROYALE : - C'est au contraire une motion cons-truc-ti-ve et je la soutiens (elle lève la main droite puis, se ravisant, la gauche ; aussitôt, une forêt de mains gauche l'imite). Ceux qui rejettent la motion casse-dalle du camarade... (elle se penche vers le militant de base qui lui chuchote quelque chose à l'oreille) ...Georges n'ont qu'à retourner d'où ils viennent. Autrement dit : ceux qui ne m'aiment pas prendront le train, ce qui est tout-à-fait dé-mo-cra-ti-que, dé-mo-cra-ti-que, dé-mo-cra-ti-que. (applaudissements)


CAMARADE GEORGES : - Les discussions sont officiellement closes. J'ai ici le chrométrage officiel des bravos, je vous en livre le résultat sous contrôle d'huissier (apparaît un nain en queue de pie qui hoche la tête). Maître Etalon, je vous en prie.


(Le nain sort un papier de sa poche et lit d'une voix de baryton.)


MAÎTRE ETALON : - Chronométré par Festina, Martine Aubry : 36 secondes de bravos ; Benoît Hamon 35 secondes ("Oooh !") ; Mère Royale : 1 mn et 95 secondes ! (Applaudissements fournis)


(La Mère Royale revient à la tribune, sourire aux lèvres, cheveux ondulés teints en rose.)


MERE ROYALE : - J'en appelle immédiatement aux militants ! Nos règlements électoraux sont trop compliqués, débarrassons nous-en. Après le vote, si je suis choisie jeudi tout le monde, et j'en fais ma règle, devra se ranger derrière moi en rang par 2. Si je suis choisie, j'aurai besoin de toi Maire Bertrand et même de tes amies les plus bizarres. Nous aurons besoin de toi Père François, tous les militants savent ce qu'ils te doivent et toi aussi, tu sais combien tu me dois. Il y a tant de belles choses à faire, inventer le socialisme du XXIème siècle, rallumer le soleil thermostat 3, dénombrer toute nue et décoiffée les étoiles au ciel et les brins d'herbe au sol ("Qu'est-ce qu'elle raconte ?") et reprendre la barre des affaires. Nous manquons à nos amis financiers, ils me le disent tous les jours : so-cia-lis-me fi-nan-cier, so-cia-lis-me fi-nan-cier, so-cia-lis-me fi-nan-cier. (Elle essaie de faire répéter à l'assistance, en vain.)


(Arrive un jeune homme qui est le parfait sosie d'Olivier Besancenot. Certains s'écrient : "Ca alors ! Il est venu...impossible !" Emoustillée, Mère Royale fait les présentations.)


MERE ROYALE : - Je laisse maintenant la parole au chef de file de la motion "Mais qu'est-ce qu'on fout là ?". Camarades ! Je vous prie d'applaudir un peu Da-moi-seau Be-noît, Da-moi-seau Be-noît, Da-moi-seau Be-noît... (Réalisant soudain qu'elle est la seule à ânonner, elle cesse et retourne s'asseoir sourire aux lèvres en faisant "la-la-la". Père François, son ex, lève les yeux au Ciel en soupirant bruyamment.)


DAMOISEAU BENOÎT : - Merci, Royale Mère.  Chers camarades, aimer ce parti ne suffit pas. Certes, c'est important de l'aimer, ce parti, mais j'estime que nous devons reconnaître qu'il est dans la panade et nous avec. (Il se tourne vers la Mère Royale). Qu'as-tu fait ? Avec tes délires télévangéliques, tu as semé le trouble parmi les plus faibles d'esprit, et dieu sait qu'il y en a aussi bien chez les Eléphants que chez les militants de base. Sans parler du conflit des générations...


MAIRE BERTRAND (soupir langoureux) : - Ca c'est pas faux. Il est fort ce petit...


DAMOISEAU BENOÎT : - Tu permets Maire Bertrand ? (Maire Bertrand rougit.) Je te disais donc, Royale Mère, qu'en plus de ton cinéma alambiquée et de tes élans monomaniaques, tu prétends faire alliance avec les centristes. Or, les centristes, faut-il te le rappeler, Royale Mère, sont des libéraux, des li-bé-raux (il imite les poses extatiques de la Mère Royale ; une bonne partie du public s'esclaffe bruyamment.) Regardez ce qui est passé dans l'Empire américain ; chez nous, un Obama aurait dû, pour gagner ses galons, être âgé d'une quinzaine d'années de plus, avoir la peau rose et être enveloppé puisque en politique, il faut montrer patte blanche et avoir du ventre (rires des minces et des pâles).


MERE AUBRY : - Eh bien j'ai, moi, toutes mes chances ! Je suis une femme ("Ah bon?"), je ne suis pas blanche mais couperosée et je n'ai aucun ventre (elle le rentre, faisant s'esclaffer Maire Bertrand et le 1er rang. Soudain une énorme araignée velue traverse le pupitre. Martine Aubry la montre du doigt.) Encor une militante qui nous fait défection ! (rires) Trève de plaisanteries, nous ne faisons plus rêver personne, à commencer par nous-mêmes.


DAMOISEAU BERTRAND (sur un ton théâtral) : - "...dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort ?" ("Shakespeare ? Non, Le gendarme de Saint-Tropez".) 


SAL' AL'MALEK : - En tant que membre de l'exécutif et représentant de la minorité Nord-Africaine, je vous demande de ne pas oublier que la France nous regarde, en particulier la France des cités et des banl... (Huées : "Ouououh...on s'en branle !")


MERE AUBRY : - Eh bien une fois encor je dénonce fermement la motion de la camarade Mère Royale, avec sa tentation centriste permanente et sa vision d'un parti de masse, noir comme un combat de nègres dans un tunnel à minuit. Lorsque cette absence de gôchitude a été actée, restait une position possible, comme l'a dit Maire Bertrand tout à l'heure. (Elle se tourne vers lui avec le sourire, mais il fait semblant de regarder ailleurs.) Or la camarade MR n'a pas pris cette position. L'officialisation de ma candidature a été accueillie par un  formidable soutien ! (silence dans les rangées) Rassemblons-nous !


(Dans l'audience, une voix s'écrie : « Père François, tu peux te réveiller ! Tes 2 ex ont fini de nous les briser... »)


MAIRE BERTRAND (tout sourire) : - J'en vois qui bâillent aux corneilles. Vous n'avez pas dormi camarades ? Mais allez-y, continuez, ne vous gênez, les débats si passionnants ne s'interrompront pas durant votre sommeil.


(Aussitôt après, il descend de la tribune et file à l'Anglaise).


RIDEAU !




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