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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 08:50

SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

VII

 

 

 

                        

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    



(avec sa fille Nina)                                                                                   (avec lui-même)

 

    

    

     Vous n'êtes pas sans savoir que M. Onfray est "philosophe". Il a donc une morale, comme tout philosophe auto-proclamé (et "diplômé"). Essayons, à travers les lignes de Mr Onfray, de détecter quelques bribes significatives de cette morale :

     "L'interrogation subsiste : sur quoi asseoir le le positivisme juridique, si ce n'est sur l'idée préalable qu'on se fait de la justice ? Car on conviendra que l'édiction d'une loi ne procède ni de rien, ni d'elle-même, mais d'une antériorité éthique en vertu de quoi le droit découle du juste ou de l'idée qu'on s'en fait a priori à partir des formes éthiques universelles..."

 

     Eh bien il exista quelqu'un qui n'en "convenait" pas, de cette "antériorité éthique universelle" brandie par le philosophe professionnel. Ce quelqu'un s'appelait Léon Davidovitch Bronstein, plus universellement reconnu sous le nom de "Trotski".

     Dans un texte de 1938, "Leur morale et la notre", Trotski réfute tout l'échafaudage moraliste universaliste des philosophes soi-disant radicaux qui pullulaient déjà à son époque. Le S-L K., dans un souci d'"éthique pédagogique", en fait profiter ceux qui fréquentent son blog.

 

"Leur morale et la notre"

Extrait VII

 

    

     "L'idéalisme classique en philosophie, dans la mesure où il tendait à séculariser la morale, c'est-à-dire à l'émanciper de la sanction religieuse, fut un immense progrès (Hegel). Mais, détachée des cieux, la morale avait besoin de racines terrestres. La découverte de ces racines fut l'une des tâches du matérialisme. Après Shaftesbury, il y eut Darwin, après Hegel, Marx. Invoquer de nos jours les "vérités éternelles" de la morale, c'est tenter de faire rétrograder la pensée". (Léon TROTSKI, 1938) 
        
 

    

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commentaires

claude 05/06/2007 16:22

Tu as raison de me rapporter les mots de Ferreri (je connais le cinéaste,  prodigieux je suis d'accord), qui tapent juste pour moi, aujourd'hui.
Nous sommes isolés, tous, tu as raison. Et pour ce qui est des ONG, tu vois, j'avais déjà énoncé la réponse à ma propre interrogation.
La résistance in situ, je fais cela depuis des années -avec le nouveau gouvernement, c'est au bord du précipice qu'on gère les services, qu'on soigne des gens qui crèvent de trouille à l'idée de perdre la CMU, de se retrouver sans papier. L'hopital psy, c'est avec la gérotologie, le dernier stade avant le cercueil, ou la rue, ou la reconduite à la frontière. Alors si on me sucre les crédits...Certes on ne medemande pas de les empoisonner, mes patients, juste de les garder "le moins longtemps possible", que ce soit globalement "conforme" à ma "ligne budgétaire"!!!!
On continue, Karpov!

claude 05/06/2007 13:02

Dénoncer sans relâche et donner à comprendre, je peux faire ça.
Voilà mes "munitions", ce que j'ai vu, vécu, vis. Ce que je ne peux admettre.  Comme ce que tu fais ici: donner à lire, à comprendre.
A l'heure où j'écris, je suis près de la lettre de démission, et  près à me rembarquer à l'étranger. On a besoin de toubib au Sud de la Sicile, et encore ds des camps au Liban et au Soudan. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas si agir ainsi est un acte vrai ou une fuite individualiste. Ce que je ne veux pas.
Le risque, aussi, d'être un cache-misère alibi dans une ONG, même si on peut sauver des gens.
Je navigue à vue. On ne saurait mieux dire.  En attendant, je continue mon boulot au service des gens, mais aux mains des labos désormais, et je te lis. Salut.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 05/06/2007 15:12

 
     Tu es médecin et tu soignes. Voilà qui est déjà énorme. Le fait d'être ou pas au service des "labos", de toute manière le choix ne t'est pas donné.
     Tant qu'ils ne te demandent pas d'empoisonner les patients, tu peux toujours rester sur place faire de la résistance. Bien sûr tu n'es qu'une personne isolée mais aujourd'hui, il n'y a que ça, des personnes isolées. Karpov considère que c'est un moindre mal par rapport à la fonction effective de "cache-misère" dans une ONG.
     Il se rappelle des paroles d'un metteur en scène italien prodigieux, Marco Ferreri, mort dans une certaine indifférence médiatique : "La misère, il n'y a pas besoin d'aller la chercher en Afrique. La misère, c'est quand je vais voir mon père mourant dans un hôpital de Rome..."
     Force et honneur

claude 05/06/2007 12:02

Tu as raison de te méfier des écueils, celui de la tour d'ivoire est le pire.
Si tu le veux bien, je me voi bien naviguer à vue ds ta barque. Tes références historiques me correspondent. J'ai vu l'Afrique de l'est et le Darfour (et le kosovo avant), comme médecin: le prolétariat des damnés de la terre. Je le soigne à l'hopital avec de moins en moins de moyens. Je n'en peux plus des discours d'appel au calme. On veut me faire financer mon service par des labos privés, mettre mes patients à la merci des capitalistes de la chimie, comme je les ai déjà vu faire leur loi en Afrique (marchands d'armes, de médocs, ravis du bordel ambiant qui fait marcher le commerce à coup de pots de vin.
Voilà d'où je te parle, SLK, juste pour que tu comprennes ma démarche. Je ne veux plus laisser faire. Cette fois, fini, je ne vais plus chercher des solutions "de moindre mal". Impossible.
Salut
 

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 05/06/2007 12:33

 
     Eh bien Dr Claude, Karpov ne demande qu'à connaître les "munitions" de ton expérience en tant que médecin.

claude 05/06/2007 11:30

as-tu en projet de réécrite l'Ami du Peuple via le net, sur ton blog? Est-ce que ce serait possible?
Parce que souhaitable, je le pense. Marat a émis des propositions largement en avance sur son temps, qui ont inspiré la 2ème constitution, celle de 1793. J'ai lu des textes de Marat où l'idée d'une société sans classe et autogérée (évidemment en d'autres termes) est clairement exprimée. Il a été un aiguillon pour la révolution. C'est là un magnifique pseudo qui lui rend hommage, SLK. mais au-delà?
Quel serait ton projet, ici? Qu'attends-tu des commentaires?
Déjà, je te remercie de l'ensemble des tronçonnages Onfray, et surtout de faire lire Bronstein-Trotski. Salut.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 05/06/2007 11:42

 
     Le S-L K. se contente de puiser chez "l'Ami du Peuple" son énergie révolutionnaire. En quelque sorte, Karpov a repris le flambeau de cette passion - de cette rage.
     En politique, il est vrai que Marat se tenait à la gauche de "l'Incorruptible".  Il est vrai aussi qu'il a eu en quelque sorte l'intuition qu'il fallait mener la Révolution bien au-delà de ses prémisses bourgeoises : éradiquer définitivement "l'agiotage", établir la vraie "égalité" sociale. Un contemporain posa même les jalons d'une future nouvelle théorie : Gracchus BABEUF, 1er communiste moderne, éliminée par la Révolution elle-même.
     Le S-L K. n'a pas de "projet" préconçu sur son blog, il y navigue à vue. Il attend des commentaires de baliser le chemin entre les écueils soit du "commercialisme", soit de la tour d'ivoire de l'élitiste qu'il n'est pas.
     Force et honneur
 

claude 05/06/2007 10:01

Tout universalisme, fondé sur la religion comme sur l'idéologie, est voué à devenir un totalitarisme et un impérialisme (si tant est que les deux ne vont pas systématiquement de paire).
salut SL Piotr Marat K, ami du peuple, et merci pour ses éclairages.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 05/06/2007 10:51

Oui, le S-L K.  est "l'Ami du Peuple" du IIIème millénaire et ce, en toute modestie.