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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 15:05

commentaires de (Vieux) Thierry

Message commenté :  Commémoration du 8 mai 1945 par Karpov

à Charles-Edouard

A Charles-Edouard, donc, qui n'est plus là mais qui est quand même là sans être là, ce n'est pas une transsubstantiation que l'on se rassure, mais une simple évanescence.

Flou que l'on retrouve dans votre argumentation, Charles-Edouard. A ceux, nombreux, qui pensent que l'attitude du PCF de 1938 à 1940 mérite au mieux le manteau de Noé et si l'on est moins charitable une critique sévère, vous assénez trente pages de l'inénarrable Annie Lacroix-Riz. C'est parce que je suis un garçon fondamentalement bien élevé que je la qualifie ainsi, d'autres plus expéditifs mais en somme plus exacts useraient du terme clownesque.

Mandarin à Paris VII, symptomatiquement membre du fantômatique Pôle de renaissance communiste en France, propagandiste plus qu'historienne, Annie Lacroix-Riz est de ces personnes à qui on peut libéralement appliquer le terme stalinien puisqu'elle s'est livré tout au long de sa carrière à une apologie effrénée du bandit géorgien et à une remise en perspective proprement outrageante de ses hauts faits.

Je ne pourrai bien sûr pas relever toutes les inexactitudes qui émaillent ces trente pages de fichaises, d'autant qu'un certain nombre d'entre elles m'échappent sans doute, mais notons par exemple qu'imputer l'assassinat de Barthou aux nazis relève de ce genre de fantaisies complotistes qui attribuent aux martiens l'assassinat du président Kennedy.

Soucieuse tel un artiste de music-hall de souligner l'effet pour ajouter au comique par exagération, Annie Lacroix-Riz poursuit incontinent qu'ils agirent ainsi pour le remplacer par Laval, plus acquis à leur cause. Précisons pour ceux qui ont un peu perdu de vue ces péripéties lointaines que l'épisode se déroule non sous Vichy mais en 1934, ce que la petite Annie semble oublier: si les nazis avaient eu alors les moyens de choisir un ministre français, on peut penser qu'ils n'auraient pas jeté leur dévolu sur un homme qui souhaitait ouvertement un rapprochement avec l'Italie mussolinienne pour contrer un péril nazi qu'il dénonçait tout aussi ouvertement. Quant à Barthou, rappelons qu'il fut une victime collatérale comme on dit aujourd'hui de l'assassinat du Roi serbe de Yougoslavie Alexandre Ier par un exalté croate.

Plus largement et pour en éviter la lecture à ceux qui sont pressés, résumons le papier d'Annie Lacroix-Riz: en fait, les élites de la troisième république et les polices nazies étaient peuplées
d'anti-communistes. Etonnant, non ?
Bien à vous.
  (Vieux) Thierry 10/05/07 - 14:57

 

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