Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 00:00









UNE NATION DE LUNATIQUES (3)

"Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début !"

     Quand Lincoln fit la Proclamation d'Emancipation, nous avons pensé que l'esclavage était définitivement aboli. Nous n'imaginions pas alors les ghettos des Etats du nord avec des problèmes raciaux pires que le sud n'en a jamais connus. Après les esclaves noirs, nous avons créé les esclaves blancs - les esclaves de l'ère de la Machine. Le Ku Klux Klan existe encore. La Mafia aussi ! (...)

      


       En fait, malgré tout notre discours progressiste, nous sommes aussi étroits d'esprit, bourrés de préjugés et assoiffés de sang que nous l'avons toujours été. Un coup d'oeil à notre situation militaire - le Pentagone ! - suffit à nous saisir d'effroi. La dernière guerre - le Vietnam -, quelles actions insensées ! Tamerlan et Attila ne sont rien comparés à nos derniers monstres armés de canons nucléaires, napalm, etc. Si Hitler a pratiqué le génocide, que dire de nous ? Nous avons pratiqué le génocide depuis le tout début ! Celui qui est en désaccord avec nous, qu'il disparaisse ! C'est vrai pour les indiens, les noirs, les mexicains, qui que ce soit. Et puis il y a la T.V. et le cinéma. Avec eux, tout y passe. Les enfants grandissent en regardant crimes, meurtres, viols, tortures, tout ce qu'on peut imaginer de plus insensé, d'arriéré, de barbare. Autant de facettes de notre "progrès" chéri. Et nous nous demandons pourquoi notre nation, notre peuple s'écroule par tous les bouts. Je me demande très sincèrement s'il existe un seul aspect de la "civilisation" que je puisse louer. Je n'en trouve aucun. Les prisons sont les antres du vice. Les écoles, des sièges pour apprendre...quoi ? De nos jours, le maître a peur de ses élèves ! Tout le monde a peur de quelque chose, jusqu'aux microbes. Sans arme, on n'ose pas sortir la nuit. En fait, se promener dehors la nuit est devenu quelque chose de suspect. (La 42e rue et Broadway sont aujourd'hui le vagin du monde alors que Hollywood et Vine en constituent le trou du cul.)





      Comme il est vrai le proverbe brésilien - Quando merda tiver valor pobre nascem sem cu - (Quand la merde aura de la valeur le pauvre naîtra sans trou du cul !)

      Discuter aujourd'hui de maladies vénériennes et de consommation de drogues est un lieu commun. Tous jeunes, les adoescents se refilent des maladies vénériennes. Le pourcentage de ceux qui en sont affectés est colossal. Il en va de même pour les drogues et l'alcool. Une nation d'intoxiqués ! Même grand-mère se pinte !

      A l'âge de vingt et un ans, je suis allé à Washington D.C. pour voir le Congrès à l'oeuvre en pleine cession. Qu'ai-je vu ? En premier lieu, le crachoir ! (...) Quel spectacle ! Des rustres sans éducation, les pieds sur la table, buvant à la bouteille, trop ivres, quelques-uns, pour se lever, tenir debout et faire un discours intelligent. "Et ce sont ces gens-là qui nous représentent !", me suis-je dit, "Pfuitt! Ils mériteraient d'être jetés à la rue comme le cochon de Gadarene !" (Résultat partiel, je n'ai jamais voté de ma vie.) C'était il y a soixante ans. A l'exception des crachoirs, le tableau n'a guère changé. Je suppose qu'ils ont passé de mode.



       Quand j'étais jeune, personne dans mon entourage, n'était drogué. Il y avait des amis qui se droguaient, sans doute, mais en très petit nombre. Aujourd'hui, même les gens "respectables" se défoncent. (...)

       Si vous regardez les nouvelles à la T.V., vous ne manquerez pas de remarquer aussitôt après qu'on différencie très peu les choses les unes des autres. Après avoir annoncé un épouvantable tremblement de terre dans quelque pays lointain, on glisse à un scandale mesquin, le plus souvent concernant des homosexuels, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, suivi de flashes concernant l'effondrement d'une banque importante, un village massacré, des fourgueurs pris sur le vif lors d'une grosse opération de hasch ou de cocaïne, plus quelques potins de dernière heure sur les comédies de nos leaders à Washington. Tout ça raconté avec la même expression tête de noeud, un mélange d'idiotie crasse et d'indifférence abyssale.

      Telle est l'éducation que reçoivent nos jeunes. Ce qu'ils apprennent à l'école ne prête pas à conséquence ni ne les aide dans leur lutte avec le monde. Si ce damné système d'éducation avait un gramme de réalité, on leur apprendrait d'abord les arts martiaux, les arts machistes, la boxe inclue, la lutte, le judo et le karaté. On leur enseignerait à tuer la conscience tranquille... On leur apprendrait à boire, à fumer, comment baiser l'autre en cas de besoin, comment faire et balancer des bombes en période révolutionnaire, comment violer (filles sans défense, femmes et grands-mères). En bref, comment survivre dans une époque telle que la nôtre. (...)



    
     Les gens de notre époque sont tout aussi gredins, catins, infects et odieux qu'au temps de la Reine Elizabeth. Certes, mais où sont les Shakespeare, les Drake, les Raleigh ?


(1978)

[à suivre]




[à suivre]
     

Partager cet article

Repost 0
Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Rubrique à brac
commenter cet article

commentaires