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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 17:58

       Un mois et demi. Un mois et demi de lutte sociale, de grève générale à la Guadeloupe aura suffi pour réveiller chez la classe dirigeante la peur ancestrale de la classe salariée. Un mois et demi d'un mouvement exemplaire tant sur le plan des modes d'action que sur celui de l'énergie farouche et de la détermination face aux cloportes journalistiques, aux corbacs sociologistes et aux doryphores philo-sophistes.
     Ce mouvement intervient en synchronie avec la crise économique mondiale, dont la vague tsunamique continue d'étaler son onde de choc à travers la planète. Sous prétexte de "paix sociale", chassez le naturel de l'instinct de classe, il revient au galop en temps de crise aiguë, quand, dans les galeries underground de la société bourgeoise, la vieille taupe historique qu'affectionnait Marx, a creusé, creusé et creusé encor plus.
     La Guadeloupe propose un avenir qui terrorise les petits et grands-bourgeois pacifistes, sages, non-violents, végétariens politiques, cochons d'Inde férus d'orientalisme, de bouddhisme et d'autres encens politiquement chloroformant. Un avenir, quel avenir ? Eh bien, une lutte à la vie à la mort entre les salariés et ceux qui les achètent, c'est-à-dire les Békés du Capital, qu'ils soient blancs, noirs, jaunes ou rayés jaunes et rouges à petits pois. De cette lutte implacable surgira aussitôt une génération combative, solidaire, organisée, politiquement éduquée par sa genèse d'affrontement. Regardez comment le mouvement Guadeloupéen a érigé spontanément des leaders charismatiques, humbles, droits comme la justice de classe, affrontant tranquillement la basse-cour hystérique des pintades de gauche, des dindonneaux de droite et des poules centristes - sans parler des tristes penseurs jésuitiques osant encor s'affubler sans honte du grotesque sobriquet de "philosophe".
    
     Pour la valetaille idéologiquement (et matériellement) soumise à ses maîtres, la grève générale aux Antilles n'est que la manifestation d'une frustration des Créoles et des Noirs à l'égard de la réussite sociale des "civilisés" que sont les Blancs, les Békés, les descendants de colons et toute cette écume de pieds-noirs de cocotiers. Certains petits roquets ont tiré suffisamment sur la laisse pour venir aboyer devant caméras et micros que tous ces foutus salauds de nègres grévistes étaient manipulés en sous-main par une junte clandestine d'indépendantistes-terroristes-anti-frânçais ! Le mouvement social a répondu par un calme et une détermination
inflexibles. Il n'a  coïncidé avec aucun des stigmates infâmants dressés par les pieds-noirs de la civilisation frâncèse sur leur liste infâmante. Il a même poussé l'ignominie jusqu'à faire florès en Martinique. Et bientôt, La Réunion ! Pour faire friser les poils du méprisant béké métropolitain écumant d'une rage froide sur ces négros barbaroïdes qui lui donnent laconiquement des leçons.

     Tous les petits chefs de l'opportunisme, "leaders" syndicaux permanents engraissés par les subsides de l'Etat, cheftaines de partis de la gôche-foie gras macro-bio-tics, éditorialistes média-tics soudés à l'arc sur leur sièges tournoyants ont fait front contre le front de classe dressé aux Antilles "françaises". Ils ont mobilisé maintes ressources pour dévoyer la lutte des salariés. Tous azimut ils ont accouru et hurlé "Au loup !", à l'esclave Noir libéré qui veut se venger des anciens maîtres, au vil et sournois indépendantiste anti-frânçais. En vain. Cela n'a pas fonctionné, leur théatre vaudevillesque ("Ciel ! Un gréviste qui fait une vraie grève générale pour obtenir la satisfaction de ses revendications sans quoi il reconduit indéfiniment son mouvement...quelle indicible horreur !")
    
     La Bourgeoisie transpire. Et consulte ses augures, désespérant d'une reprise de Sainte-Croissance qui jugulerait le mécontentement social avant sa cristallisation politique. C'est qu'il s'agit du seul élixir en lequel elle croit pour la sauver réellement et sauver surtout la prédation économico-politique. Les moins frileux des écono-fumistes le scandent avec fureur : les Etats-Unis, l'Union Européenne et la Chine doivent enterrer momentanément les dossiers discordants afin d'arracher le capitalisme mondial à la gangue de la crise mondiale. Que reviennent les valses...de Vienne ? non, de Wall Street et du NIKKEI (le bien-nommé !). Que soit re-vivifiée l'exploitation sur-boostée de la force de travail. Que soient versées sub-primes et parachutes dorées qui d'ailleurs n'ont jamais cessé de couler sur les comptes fiscalement paradisiaques, quoi que puissent gober les niais alter-capitalistes et leurs cons-sanguins frères catholiques apostoliques de gauche, férus de yoga, de légumes-bio et de démo-crasseuse.

     La classe dirigeante cherche, et c'est de bonne guerre de classe, à exorciser ses démons : la lutte des classes, la révolution, la société qui,
par delà le Marché mondial, lui succèdera, un monde sans plus-value ni échange mercantile. Le seul antidote qu'elle connaisse, c'est la drogue de la relance, du crédit, de la concurrence, etc. Remède pire que le mal, ersatz artificiel qui la conduit catastrophiquement vers son apocalypse.    

[Flash Spécial : L'Administration du Nain Jaune serait sur le point de lâcher du lest. A l'heure où se profile l'arrêt du mouvement en Guadeloupe, l'appel à la grève générale
est annoncé à La Réunion !
Tels des copropages assermentés,
les journaleux se sont mis à l'ouvrage pour dégrader l'action concertée des salariés dans les termes habituels de la mesquine épicerie idéologique petite-bourgeoise : "Combien le mouvement a-t-il coûté ?" S'agissant de grévistes tenant la barricade depuis 45 journées impayées, l'interrogation ne manque pas d'impudence. Et bien sûr elle est incomplète. Les journaleux peu enclins à la subtilité signifient par là : "Quel manque à gagner en terme de profit pour les Békés du Capital ?" Une autre question qui vaut son pesant de coups de pieds dans l'arrière-train déontologique : "Est-ce que finalement, pour en arriver à signer enfin un accord, on n'a pas perdu beaucoup de temps ?" Le Sous-Lieutenant va te répondre directement, ô indicible journaleux sous transfusion idéologique petite-bourgeoise vulgaire : chaque salarié qui a résisté, qui s'est solidarisé avec ses frères non pas de couleur mais de classe et par là-même s'est renforcé, chacun de ceux-là N'A PAS PERDU SON TEMPS. Tout au contraire, il a fait la démonstration que, sans détermination, sans solidarité et sans organisation, AUCUN MOT D'ORDRE NE PEUT ABOUTIR. S'il y a bien quelque chose que les grévistes vainqueurs n'ont pas commis, c'est une perte de temps en palabres fûmeuses, débats "contradictoires" à la con sans sus et dévoiements divers dans les médias démo-drastiques.]


LES SALARIES GUADELOUPEENS ONT GAGNE UNE BATAILLE,

MAIS LA CLASSE SALARIEE MONDIALE N'A PAS ENCOR GAGNE LA GUERRE !

     
         

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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commentaires

mathieu 08/03/2009 08:45

Salut Karpov, J'ai pu vérifier que tu modérais puisque mes deux précédents envois n'apparaissent pas.Je voudrais donc si tu en es d'ac que tu fouilles dans tes archives et que tu m'indiques si c'est possible les adresses IP de : MirageAllegraAnna.Ces trois là ne m'écrivent jamais sous ces identités mais je reçois des coms dont je suppose qu'ils émanent d'eux.En comarant les IP je pourrais le savoir et par la suite tenter de les localiser géographiquement.Selon moi, il faut prioritairement démasquer ces gens qui manipulent les autres en se travestissant à chaque fois qu'ils le peuvent.OK ??Je te remercie par avance et ne manquerai pas de t'informer éventuellement de la suite fructueuse de mes recherches.Mathieu.NB : si tu me réponds, fais le ici  : drodi11@yahoo.frIl est clair que si nous parvenons à déterminer qu'il existe un lien entre la soi-disant "Anna" et les autres pitres, nous leur porterions un coup sévère.Je crois qu'ils l'ont bien compris et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils se font si discrets chez moi.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 08/03/2009 08:58


Salut fraternel,Mathieu. Non, Karpov ne modère JAMAIS les coms, il laisse tout passer. Il y a peut-être eu un bug. Il faut dire que le S-L a encor des progrès à faire dans la manip'
informatique.
Alors figure-toi qu'AUCUN de ces gugusses n'a envoyé de messages sur ce blog (même s'ils le visitent régulièrement). Du coup, Karpov n'a pas leur adresse IP. Il faut dire qu'ils ont une frousse
bleue du Sous-Lieutenant, notamment les 2 ravans, qui se sont maintes fois faits cartonner à la rubrique "Musée aux Horreurs".

 


mathieu 08/03/2009 08:37

essai bis (erreur dans l'intitulé de mon blog dans le précédent envoi). je cherche à savoir si tu modères les coms car je voudrais te demander un "service".

mathieu 08/03/2009 08:35

essai

d�cembre 06/03/2009 14:47

Salut mon Sous-lieutenant,Et pendant ce temps-là, Sarkozozo, un salarié de la classe au-d'sus, se fait voter une augmentation d'salaire de 140%. La crise ? Quelle crise ?

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 06/03/2009 22:30


Celle qui fait dire au nabot présidentiel l'inverse de ce qu'il clamait il y a 6 mois ; celle grâce à laquelle a réapparu le spectre de la lutte des classes, qui vient chauffer la plante des pieds
bourgeois chaque nuit ; celle qui force chaque jour la classe dirigeante à fourbir son arsenal de vieilles lunes démocratiques et ses idéologues dressés comme des chiens de cirque ; et coetera
!

Salutations fraternelles