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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:56

    


     Ce 19 novembre à Marciac dans le Gers, la gendarmerie a dispatché quelques uniformes sur un collège, histoire de montrer à des élèves de 4ème et de 3ème l'efficacité de la traque anti-drogue. Les bleus avaient emmené avec eux quelques klebards en uniformes à 4 pattes  de pantalon, dressés à renifler la came partout où la volaille en tenue la croit se planquer comme dans les daubes feuilletonnesques états-uniennes, par exemple un gosier, un pavillon auriculaire ou un trou de balle.

ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! CAILLERAS !
 
      vous n'êtes pas sans savoir que le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov vous porte au plus haut dans son coeur et dans son âme, comme vous, vous portez inconsciemment en votre "fort" intérieur, la possibilité non pas d'une île mais du devenir de la classe salariée, plus généralement de l'humanité. Ê si !

      Le Sous-Lieutenant est là pour dessaper cette cohorte de pédagogues, fonctionnaires de police, éducateurs et autres chiens soumis à l'impérative voix de leurs maîtres bourgeois. L'énorme rillette avariée intitulée "ministre de l'éducation nationale" n'a pas hésité à justifier le petit cinéma de ses épagneuls à visière. Il a  rappelé notamment, l'infâme bouffon bouffonnant, qu'il existait
     
     "dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale permettant de concilier l'efficacité de l'action judiciaire et le respect de l'intégrité des établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l'œuvre quotidiennement".

     C'est peu dire que cet encravaté adipeux-là vous considère comme de la chair fraîche à profit, des sauvageons, d'
irresponsables petits voyous  à qui on peut la raconter et se la raconter, c'est peu dire que cet enflé en costar à pli règlementaire vous conchie le portable avec un détachement à poser des bombes dans son ministère amer. 
      Le même pisse-froid cellulitaire a demandé qu'en cas d'intervention de la flicaille dans un établissement à la demande d'un de ces petits juges de province aux ordres (les pires de tous les cerbères de la Loi du Capital), "cette intervention respecte les termes des conventions". Décodez : les conventions esclavagistes bourgeoises.


      Le père d'une élève a déclaré :
 
       "Ma fille Zoé a été fouillée entre deux classes par une fouilleuse, deux gendarmes, sans la présence de quelqu'un de l'établissement. On lui a dit "avec la tête que tu as tu dois bien avoir du hasch". On l'a fouillée de plus en plus, on lui a fait enlever ses chaussures, ses chaussettes, jusqu'à passer la main sous son sous-vêtement. Zoé a su dire avec sa puissance et sa force "arrêtez !". Elle a ramassé ses affaires et est repartie en classe".

     Voilà la seule légitimité que peuvent s'offrir les chiens-loups de la Raie-Publique ! Tenter d'intimider - sans succès - une adolescente, pendant que les pipoles sur-médiatisés sniffent et s'inoculent en bonne compagnie toutes sortes de farines bios, pendant que des hommes d'affaires sombres mais respectables citoyens font dans l'import-export de poudres raffinées aux 2 sens du terme et que la valetaille capitaliste prétend s'offrir sur votre dos, djeunss, un certificat de pédagogie durable. Puissent-ils en suffoquer d'overdose bling-blinguesque et tomber sous le coup de la justice - la seule -  de classe.

     Dans ce cloâque infâme, quel est le rôle des profs et de l'administration du collège ? Une fois n'est pas coûtume, Meussieu le Sinistre de l'éducation nationaliste s'exprime sur le sujet avec son officielle suavité à lui découenner l'oignon :

     "L'opération s'est faite en partenariat avec le chef d'établissement et le procureur local qui donne toujours son feu vert. Depuis 2004, il y a un partenariat police/gendarmerie/Education nationale pour mener des actions de prévention et de contrôle antidrogue dans les établissements. Un contrôle est effectué par un chien qui passe dans les rangées. S'il détecte "un élément" suspect, l'élève est emmené et il est fouillé".

     Il s'agit ni plus ni moins d'une connivence entre les "acteurs" de la farce tragi-comique, impliquant une soumission dégoûtamment complaisante des profs à l'égard de leurs collègues fonctionnaires de police, gens d'armes et autres gendarmettes a-sexuées. Ah, la grande et belle famille des employés de l'Etat... Sur un versant, les pourvoyeurs en carottes pédagogiques ; sur l'autre, les donneurs de leçons  d'instruction civique et leurs sbires matraqueurs, poinçonnés par les institutions juridico-démocratiques. Un panier où barbotent toutes sortes de vilains crabes en décomposition avancée. Cela fouette bien plus qu'à marée haute.

     Tout cela n'a qu'un but, jeunes, écoliers, nourrissons, c'est de délivrer lourdement à vous tous un sérieux avertissement quand à votre passage dans l'âge dit "adulte" : la loi et l'ordre bourgeois veillent sur vous, c'est-à-dire surveillent au plus près vos têtes blondes - et de plus en plus en bas-âge -, délivrant à certaines occasions ciblées et mises en scène des leçons d'intimidation spectaculaires. La "prévention" de la drogue parmi la jeunesse ? Quelle misérable feuille de vigne, censée dissimuler un trafic bien réel, impliquant des centaines de millions d'euros dont les flots puissants éclaboussent en passant la maison poulaga, les politiciens, les basses-cours de la justice bourgeoise et flattent les narines de ceux-là mêmes qui posent aux donneurs de leçons.

     ENFANTS ! PETITS ECOLIERS ! BAMBINS ! ADOS ! COLLEGIENS-LYCEENS ! ETUDIANTS ! DJEUNSS ! FUTURS SALARIES, CHÔMEURS ET DELINQUANTS !

     En agissant de la sorte à votre égard, dôté notamment d'un mépris hautain non dissimulé pour tout ce qui concerne la jeunesse et les critères de son devenir dans la société démocratico-bourgeoise, le verbeux-mielleux-bouffon-bouffi-prétentieux présidant à votre séjour dans la ré-éducation nationaliste ne fait que donner la pa-patte à boutons de manchette à ses maîtres impitoyables. Le perroquet savant est dressé à hâbler avec aigreur et glacitude sur toute esquisse de critique, rebuffade, révolte collective de votre part. Ce qui n'est pas sans démontrer que sa marge de manoeuvre a l'épaisseur d'une feuille de papier à rouler des joints. Alors, P.M. Karpov vous le dit : continuez d'asticoter cette outre gonflée de présomptueuses prétentions, vous faîtes bien et ça rapproche sa seigneurie infecte de l'éjection par la lunette des chiottes raie-publicains. Le devenir du fils de sa race sociale putréfiée est entre vos mains pures et innocentes. 

Force et Honneur

(Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov)

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans karpov
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commentaires

montag 08/12/2008 11:41

Salut Karpov. Merci pour ce texte, il est édifiant. Les animaux nés en cage n’ont pas perdu le goût de la liberté, c’est tout simplement qu’ils ne l’ont pas parce qu’ils n’ont jamais connu cette liberté, ils sont donc plus dociles. La crapule bourgeoise a décidé de mettre les bouchées doubles et de nous intimider le plus tôt possible afin de mieux nous asservir, il est donc indispensable de soustraire également le plus tôt possible les jeunes individus de l'oppression bourgeoise. Tes textes sont nécessaires... pour eux et pour nous tous.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 08/12/2008 13:21


Salut fraternel Montag, et merci pour eux, gages d'avenir.