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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:28





Par la publicité qui nous empestifère
Et ces petits enfants affichés au parterre
Et par quelqu'un volé qui ne sait pas comment
Son esprit tout à coup s'ensommeille et descend
Par le strass les paillettes et le délire pédant
  On te salue, Franss'2.

Par les gosses-sandwiches, la redevance qui rentre
Par le taxé qui prend des coups dans le bas-ventre
Et par l'humiliation de l'ingénue raillée
Par la verge tendue qu'on a utilisée
Par les mères dont les fils ont été insultés
On te salue, Franss'2 .

Par la mémé qui, face à la caméra
S'écrie: " Non ! Non ! ! ", par le producteur dont l'émoi
Ne s'appuie que sur la chair humaine
Comme un feuill'ton merdique aux couleurs vilaines
Par le guignol tombé sous la cass'role qu'il traîne
  On te salue, Franss'2 .

Par les publicités qui pourrissent le monde
Par tous ceux que la consommation abrutit ou émonde
Par ceux qui sont sans tête, par ceux qui sont sans fins
Par le "citoyen" que l'on gruge et qui geint
Et par l'audimat au rang des assassins
  On te salue, Franss'2 .

Par la mère apprenant que son fils a un prix
  Le producteur jouant à l'oiseau tombé du nid
Par la graisse qui a faim et recueille le blé
Par le baiser amer par l'amour bidouillé
Et par le SDF qui génère monnaie
  On te salue, Franss'2 .


Par la caméra-putain qu'on prend et puis qu'on cache

Comme un barbeau en vison qui s'prend pour un Apache

Par David Pujadas et par Sainte-Thérèse

Par l'désir yophilisé qui agonit la baise

Par le sévice public et par ses têtes-de-noeud

On te salue Franss'2. (et Franss'3 avec)

 






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