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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 18:25

     L'Etat US vient d'annoncer l'injection de 180 milliards de dollars pour aider ces pauvres banques à surnager au milieu du marasme. Mais d'où l'Etat US - ou quelque autre Etat - tire-t-il cette manne apparemment inépuisable avec laquelle il arrose périodiquement toute sphère économique qui bat de l'aile ? Eh bien, comme dirait un français moyen, cartésien, chauvin et de "bon sens", c'est payé avec "nos sous", c'est-à-dire plus précisément avec le trésor de guerre amassé par l'administration états-unienne en ponctionnant le travail salarié, sous forme d'extraction de plus-value bref : grâce à l'exploitation de la force de travail des prolétaires états-uniens et d'ailleurs non-états-uniens également.

     Finalement, ces soi-disant "libéraux" ne sont pas différents de nos prétendus "socialistes". Dès que le système est en danger, l'Etat met la main à la poche...des salariés. Le reste du temps, quand "tout va très bien Madame la Marquise Bruni-Tedeschi-Sarkozy", il s'agit de prôner le non-interventionnisme étatique, il s'agit de pleurnicher parce que les impôts s'intéressent à votre cheval de course ou votre résidence tertiaire, de maugréer après les fonctionnaires "nantis" et le fisc vampirique...et de maudire les "profiteurs" r-mistes, de prôner la fameuse "liberté" de sucer le sang d'autrui. Et que surtout, surtout, l'Etat n'intervienne pas et "laisse les gens travailler" (traduction en langage cartésien : que l'administration, la paperasse et les fonctionnaires ne viennent pas entraver petits et grand patrons, petits et grands chefs capitalistes, qu'elle ne s'avise pas de légiférer sur le temps de travail et ses conditions, les salaires, etc.).

     C'est toujours la classe salariée qui paie la note des crises cycliques du Capital. "Mais, rétorquent les pieux démocrates de tout poil, ce n'est que justice. L'Etat est au-dessus des classes, il assure la pérennité de la société". Effectivement l'Etat bourgeois, en tant que 1er capitaliste d'un pays, est garant de "l'harmonie" et de la bonne entente entre les classes sociales. Dit autrement : que l'extraction de la plus-value se déroule de la manière la moins chaotique possible, sans faire de vagues, avec le moins d'à-coups sociaux, sans sortir de la litanie des élections de toutes sortes, de la vie démocratique, du consensus national et des débats médiatisés sur le sexe des angelots.

     En attendant, le krach boursier qui perdure démontre, si besoin était, que l'économie capitaliste souffre d'un mal chronique, malgré les injections répétées d'anti-inflammatoires par les spin doctors du Marché mondial. Quand il s'agit de cracher
quelques centaines de milliards au bassinet du Profit, on ne consulte pas "l'usager" de base, bien trop occupé par ailleurs à disserter sur les méfaits supposés d'"Edvige", du suffrage proportionnel ou de la grossesse très nerveuse d'une ministresse de l'injustice de classe. 
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