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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 13:01


CE QUE L'ON N'APPREND PAS A L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE

     Durant la colonisation algérienne, la troupe française accomplit force massacres.

    


     En 1832 dans la Mitidja, plaine centrale de l'Algérie, toute une tribu, surprise durant le sommeil, est égorgée, les enfants aussi bien que les grands-parents et  l'ensemble de la famille. Pour attester de ce fait glorieux, les cavaliers français reviennent au fort avec des têtes plantées au bout de leurs lances. L'ensemble des troupeaux capturés est revendu, mais ce n'est pas le seul butin : on trouve aussi sur les marchés des bracelets encor accrochés à des mains tranchées, des bijoux suspendus à des morceaux de chair sanglante, etcetera. Ce trésor palpitant a été équitablement réparti entre les "vainqueurs".

     Dans une brochure, un géographe qui participe à un corps expéditionnaire propose, pour coloniser la plaine de la Mitidja, fertile en nombreuses cultures, "d'exterminer tous les Berbères des montagnes..." qui vivent dans les parages.

     En 1840 le général Bugeaud estime, devant la Chambre des députés, que jusqu'à présent les colonisateurs se sont montrés plutôt faibles. Il déclare :

     "Il faut une grande invasion qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths".

     Il sera écouté. Dès cette même année 1840, pendant la guerre contre Abd-el-Qader, l'armée de la République confisque systématiquement à "l'ennemi" troupeaux, blé et vivres, femmes et enfants.
    


     En 1845, Bugeaud, jamais à court d'idées, préconise la technique de l'enfumage : on regroupe une tribu dans un lieu clos, par exemple une grotte car il y en a beaucoup dans la colonie, puis on enfume jusqu'à l'asphyxie complète. Des dizaines de milliers d'Algériens périront ainsi. Cette méthode est  qualifiée
sobrement de "mesure de rigueur".
    



     Officialisés comme perception d'"impôts", "pénalités", "amendes", "contributions de guerre"
, pillages et destructions accompagnent les massacres. La colonie ainsi ponctionnée régresse économiquement de manière spectaculaire.
     Violant allègrement tous les "accords" signés, l'armée coloniale séquestre la totalité des biens des Algériens tués, chassés ou expulsés, laissant
dans le dénuement total les familiers qui ont survécu : plus de maisons, aucun bien, aucun objet, rien.

[à suivre]

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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commentaires

Yacedjaz 11/09/2008 16:26

L'histoire réelle comme on aimerait la voir enseigner afin d’en tirer toutes les conséquences pratiques et théoriques. Mais la classe bourgeoise n'a guère intérêt au dévoilement de son vrai visage. Au contraire, elle nous assénera à la force du mensonge d’État, qu'elle est la vertu nous protégeant du monstre venu d’ailleurs.
Tout ce qu'on ne peut dire, il faut le dire et redire encore.

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 11/09/2008 16:44


Effectivement, il y a aussi un enjeu idéologique VITAL dans la relation historique du fait colonial. L'idée que se fait la classe dominante de sa propre histoire est déformée, boursouflée par des
impératifs de classe qui lui échappent, mais que naturellement elle cherche à imposer à l'ensemble de la société.

De même que l'Etat est le 1er TERRORISTE, la Bourgeoisie est la 1ère REVISIONNISTE du point de vue historique.