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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 16:20


CE QUE L'ON APPREND PAS A L'ECOLE DE LA REPUBLIQUE

     
     En 1830, l'Empire français entame la conquête de l'Algérie. La population algérienne est alors d'environ 3 millions d'habitants. 
     En 1856, il y a 500 000 âmes de moins, effacées par la colonisation. En 1871, un million d'Algériens manquent à l'appel. Un million de personnes vaporisées, vous appelez ça comment ? Les colonisateurs agissent comme si les Algériens n'existaient pas, ou si peu.




    

     C'est que l'armée française ne fait pas de détails. Elle pratique une politique de la "terre brûlée", consistant à affamer les populations, à les chasser de là où elles vivent et, en cas de rébellion, à les exterminer. Des villages sont rasés sur pied, des villageois réfugiés dans des abris ou des grottes sont enfumés comme des lapins jusqu'à l'asphyxie de tous, hommes, femmes et enfants, vieillards. La France républicaine a aussi inventé la chambre à gaz. Qu'est-ce que le ministre Darcos attend pour faire ajouter ce haut fait dans les livres d'histoire ?

 

 



        Un officier (De Montagnac) déclare que l'objectif de la pacification est d'« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ». Dans ce but, les soldats tirent sur tout ce qui bouge, brûlent jusqu'à la plus humble masure, faisant fuir les survivants, condamnés à mourir de faim, de soif ou de maladie.

     De cette manière, un tiers des Algériens sont exterminés. Causes principales : massacres, déportations, famines artificiellement provoquées, épidémies importées par l'occupant.


     Un certain docteur René Ricoux, chef des travaux de la statistique démographique auprès du gouvernement général de l'Algérie, évoque avec détachement la disparition physique des indigènes. Pour lui et la plupart de ses pairs "scientifiques", le darwinisme social condamne les « races » faibles à succomber face aux races supérieures. Lorsque le toubib prononce ces paroles glorieuses, il existe en France une Assemblée Nationale qui, hors quelques voix contradictoires, est unanime sur le sujet. Elle le restera d'ailleurs tout au long de la tragique histoire de l'Algérie "française".

 




      Dès les premiers échos du massacre colonial, une commission d'enquête constate lucidement :

 

     "Nous avons envoyé au supplice, sur un simple soupçon et sans procès, des gens dont la culpabilité est restée plus que douteuse (...) Nous avons massacré des gens porteurs de sauf-conduits ; égorgé, sur un soupçon, des population entières qui se sont ensuite trouvées innocentes..."

 

[à suivre]



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