Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:41

UN AUTRE VISAGE DE L'IMPERIALISME



    
       L'improbable usine à gaz électoraliste du pays des hamburgers géants a accouché du scénario le plus souhaité par  les metteurs en scène médiatiques : c'est le personnage de "l'homme noir" (enfin, un peu beige) qui aura l'investiture d'un des 2 partis jumeaux de la scène.

     Avant d'examiner tout ce que cela implique d'inchangé dans la politique de l'Empire, voyons voir comment on a abouti au résultat qu'appelaient de leurs voeux ceux des anciens nouveaux philosophes sévissant dans l'hexagone qui admirent le plus la démocratie états-unienne :

    
       en la matière, chaque État de l'Union agit à sa guise.
Le système est entièrement bouclé, destiné essentiellement à pérenniser dans chaque État les deux grands partis siamois ; aucune possibilité d'intervenir si l’on n’est au préalable adoubé par l'un des 2 monstres.
       Les Etats fédérés désignent des "grands électeurs", dont le nombre est fixé en fonction de leur population. Ces grands électeurs éliront à leur tour le président des États-Unis. Le "citoyen" de base n'a qu'à regarder la télé, ce dont il ne se prive pas : on lui sert des lâchers de ballons, de confettis et de tracts improbables jusqu'à la nausée.
     
     Jusqu'au XVIIIème siècle, aucun État ne consultait sa population au sujet du leader suprême. Aujourd’hui chaque Etat procède à une
prudente consultation, histoire de voir dans quelle direction souffle la brise .

      Cependant, prenons l'exemple de la Floride : la Constitution états-unienne y impose la désignation des grands électeurs par le gouverneur. Cela a permis de régler quelques bidouillages électoraux lors de l'affrontement entre Bush Jr et Al Gore : le gouverneur d'alors n'était autre que Jed, le frangin à Junior.

       Aucun politicard yankee ne demande de réforme de la Constitution. Pour quoi faire grand dieu ?

 

       Faisons le point : aux États-Unis le mot électeur ne s’applique qu’aux "grands électeurs".
      Le président est élu par un « Collège électoral » de 538 membres. Chaque État dispose d’autant de grands électeurs qu’il a de sièges de parlementaires (députés et sénateurs) au Congrés.
       Chaque État choisit ses propres règles pour désigner ses propres grands électeurs ! Ah, la démocratie...

      Les primaires et autres conventions ont 2 objectifs essentiels. En interne, elles permettent de tâter le pouls de l’opinion publique et d’évaluer le dosage de ce que l’on peut lui infliger. En externe, elles donnent au reste du monde l’illusion que cette oligarchie fonctionne démocratiquement. De quoi donner du coeur à l'ouvrage à tous les ménestrels qui chantent les louanges de "la grande démocratie".

      On croit souvent que les primaires permettent d’éviter les combines d’état-major et de laisser les militants de base des grands partis choisir leur candidat. Que dalle. Les primaires sont également organisées par les États locaux ! Il s'agit de garantir le contrôle du système et de barrer la route aux candidatures "dissidentes". A la fin des fins, il reste à chaque fois le borgne républicain et le pendu démocrate.

     Chaque État a ses propres règles pour désigner ses délégués aux Conventions des partis. Il existe 6 méthodes principales :

       1) être encarté au parti pour voter ;

       2) être "sympathisant" et voter avec les militants ;

       3) voter aux primaires des deux partis ;

       4) voter mais uniquement à la primaire du parti de son choix ;

       5) voter à une primaire commune à un tour ;

       6) voter à une primaire à 2 tours.


      Toutes les combinaisons de ces variantes sont possibles. Chaque primaire dans chaque État a donc un sens différent. Ah, la démocratie...

     Et puis, il y a des États qui n’ont pas de primaires. Ils ont des "caucus", mot introuvable dans le dico. Par exemple, l’Iowa organise des scrutins différents dans chacun de ses 99 comtés, qui élisent à leur tour des délégués locaux, lesquels tiennent des primaires au second degré pour élire les délégués aux Conventions nationales. Du "centralisme démocratique" pur jus. Vous suivez ? 

      Cette année le parti démocrate a modifié son calendrier pour avancer le début des festivités, histoire de faire durer le plaisir pendant pratiquement un an. Quand on aime, on ne compte pas plus le temps que le pognon. 

      À la fin, les délégués se retrouvent à la Convention de leur parti. Ils y sont rejoints par les "super-délégués", lesquels, contrairement à ce que leur dénomination laisse croire, ne sont délégués par personne. Ce sont des membres "de droit", c’est-à-dire des notables et des apparatchikis. Les super-délégués représentent la classe dirigeante et détiennent le pouvoir de faire pencher la balance dans un sens ou l’autre, en passant outre le résultat des primaires et des caucus. Ils sont 20 % à la convention démocrate et 25 % à la convention républicaine. Finalement l'esprit de Staline s'est réincarné dans les institutions d'outre-Atlantique. Ah, la démocratie "populaire"... 

     Nul besoin d'avoir fait sciences-Po pour en déduire que les primaires et les cactus, pardon, les "caucus" par Etat ne servent à rien en ce qui concerne la désignation des candidats. Par contre, le grand show permet de bousiller ce qui reste de discernement aux États-Uniens. Les grands médias tiennent tout le monde en haleine en comptabilisant les délégués, les dons, les signatures de "people" pour l'un ou l'autre. C'est le sprint final, comme à Indianapolis ou sur le circuit de Monaco. Que du spectacle, des foutaises et les commentaires avenants des spécialistes du monde entier.

      On maintient artificiellement un « suspense » pour capter l’attention des foules et marteler le plus grand nombre de fois possible les messages subliminaux. Le show est planifié d'avance. Dans 17 États, des machines à voter ont été installées sans aucune possibilité de vérification des résultats électroniques. Autant ne pas voter du tout et laisser les organisateurs se débrouiller tout seuls pour décider du résultat.

    

       Obama a déjà annoncé maintes fois sa vraie "couleur" : il propose de bombarder le Pakistan. Quelques jours auparavant, la mère Hillary a menacé l’Iran de la vitrification nucléaire. Qui dit mieux ? Pas même le vieux Mac Cain.

        Après des mois de campagne, les trois candidats sont arrivés à un accord parfait sur les grands thèmes de la politique impériale :
     

    comme les 2 autres gugusses, Obama considère  la défense d’Israël comme primordiale, il vient juste de réaffirmer l'indivisibilité de Jérusalem, ce qui n'a eu l'heur de plaire aux Palestiniens ; il n’escompte pas sortir l'armée de l'Irak dans l'immédiat et considère l’Iran comme une contrée satanique. Rien de nouveau sous le soleil. Allez, passez, "anti-racistes" et discriminateurs positifs, allez jouer ailleurs.

     Le métis se prétend porteur d’un projet "alternatif" qui consiste seulement à sauver l’Empire en privilégiant l’espionnage, moins coûteux et aléatoire que l'intervention guerrière ouverte.

        Il  dit vouloir changer la société états-unienne. Dans le même temps, il a choisi comme conseiller Zbignew Brzezinski, "penseur" envasé dans des opérations secrètes, coup d’États, sabotages en tous genres et autres actions terroristes. Avec ce "cardinal"-là, les changements à prévoir ne seront pas là où les attendent ceux qui poussent des "oh !" et des "ah" sur la couleur de peau du candidat fringant .


       Le Sous-Lieutenant Karpov annonce d'ores et déjà que, en cas de victoire d'Obama, rien ne changera aux Etats-Unis, rien ne changera en Palestine ni en Irak. Et il existe même une possibilité d'aggravation de la situation en Afghanistan, au Pakistan et bien sûr en Iran. Les "citoyens" votent, l'impérialisme suit son cours. 

Partager cet article
Repost0

commentaires

D
Salut mon colonel !As-tu regardé la vidéo d'Obama devant AIPAC ?http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=1618Pire que pire. Le lendemain il a affirmé avoir été mal cité !!! Salut.
Répondre
S

Non, pas vu (mais j'y vais de ce pas).


K
tu sais que dégouté des conneries racistes, J'avais ouvert un blogue de désintoxication sur la l'art; la beayté au lieu de la vérité et de la vertu; de la dance au vente ... mais en voyant que le sujet N 1 est la prédation, je vais switché sur l'art de la guerre ...pour el Prince; fait aatention ..tout le monde que c'etais une recette pour el pouvoir, en réalitélle pouvoir bestiale est instinctif, il n'a pas vbesoin de cours du soir ... Rousseu et les nouvelle lecture disent que c'ets pour le peuple ; qu'il découvre les trucks du Prince !!!je l'ai lut je penses en 2 jours sans arret ... je t'en dirais plus dans mon site ...continue de nous dévoiler les vrais Prince et le maitre de tous : le Capital ... la raisons de religion s'est pour les cons !!! l'opinum ...ou es ta belle femme russe ... juste pour se rincer ...salut fréro ...
Répondre
S

Eh bien, à la vérité, "Le Prince" est oeuvre visionnaire : Machiavel y prône l'unité de l'Italie près de 4 siècles avant que celle-ci ne soit devenue effective. Son livre est une incitation aux
puissants de l'époque à agir toujours dans le sens de cette unité.

Ceux qui n'y voient qu'un bréviaire de conservation du pouvoir réduisent cette oeuvre à son expression la plus vulgaire, aux antipodes de l'intention première de son auteur.


K
au sujet de Brzezinski ...attention ce que tu dis ... tu parles du détestable Brzezinski ...le vieu n'est pas mort con. Tu as lut l'ancien :celuidu « Grand Echiquier », brute, cynique et fasciste :
"sur le
fond, cette approche n'a de sens qu'autant qu'elle sert les intérêts de
l'Amérique, c'est à dire à court terme, le maintien de son statut de superpuissance
planétaire et, à long terme, l'évolution vers une coopération internationale
institutionnalisée. Dans la terminologie abrupte des empires du passé, les
trois grands impératifs géostratégiques se résumeraient ainsi: éviter les
collusions entre vassaux et les maintenir dans l'état de dépendance que
justifie leur sécurité; cultiver la docilité des sujets protégés; empêcher
les barbares de former des alliances offensives".





Tu n'as certainement pas lut ces derniers écrits ... tu sera étonné comment la bétise peut apprendre avec l'age ...Brzezinski a bien relut  « Guerre et Paix » de Jean
Cazeneuve : « s’il est vrai que les grandes civilisations se sont
répandues par la force des armes, est-il utile d’alléger que c’est de la même
façon qu’elles ont disparu ?. Aux progrès techniques et économiques
réalisés sous son aiguillon, il est aisé en effet d’opposer un calcul des coûts
de guerre, qui sont de plus en plus élevés à mesure qu’elle devient de plus en
plus totale. ».salut a toi
Répondre
S

Salut fraternel.

En ce moment, Karpov lit "Le Prince". Il y a des accointances avec tes citations de Zbignew. Ceci dit, la Bourgeoisie a, depuis Machiavel, développé conséquemment la science de la conservation
de son pouvoir.  


K
je pensais etre le seul malade mental qui travaille 20 sur 24 ...toi aussi t'es un maboul !!!on aurait bien fait un royaume ... mais il faut que tu nous ramene la belle sans ... la bête ...mais on s'ennuira ... allez laisse la rage débarquer ...mais une bone dose de vaccination ira bien ...Oh Dieu pourquoi tu as donné tant de génie a ce débile !!!
Répondre