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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 10:04


A QUI PROFITE LE FOOTBALL PROFESSIONNEL ?


(déployée dans le stade de France, une bandelole : "PEDOPHILES CHÔMEURS CONSANGUINS BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS")

    
     Le Sous-Lieutenant Karpov adresse ses félicitations aux auteurs de la prose ci-dessus et compatit à l'ingratitude affichée des journalistes sportifs qui crient haro sur ses auteurs, alors que ce happening médiatisé relance plus que jamais l'intérêt d'un Championnat de foot somme toute assez morne.

     Ces journalistes éthiques mais pas étiques qui vivent grassement du sport se sont livrés, à l'occasion des matches de foot Lens-PSG et Bordeaux-Nancy, à un énième lynchage médiatique des arbitres. Dans le même temps, les instances footballistiques refusent d'utiliser la vidéo pour juger d'actions litigieuses, comme cela se fait
avec efficacité pour le rugby.

     Ainsi, l'inefficience arbitrale est-elle favorisée et par le manque de moyens techniques (alors que les matches de la Ligue 1 sont surmédiatisés !) et par la pression constante des charognards venant disserter sur les plateaux-télé ou dans les torchons sportifs sur telle ou telle action de jeu, telle ou telle erreur d'arbitrage disséquée en long, en large et en travers en utilisant la vidéo qu'on refuse aux arbitres, philosophant sur les vertus de tel ou tel président de club, les vices de tel ou tel entraîneur, bref des scatophiles professionnels qui, sans le foot, les matches truqués, le dopage (qu'ils ignorent avec une indifférence superbe), les hooligans et les banderoles de l'acabit de celle-là, seraient eux-mêmes de simples supporters avec leurs bassesses, leurs frustrations et leurs limites. Au lieu de quoi ils posent à l'homme politique, au philosophe, au singe savant, au bouddhiste tibétain.

     Il faut souhaiter pour ces gens-là que perdurent les banderoles et les cris racistes, que perdure la violence dans les stades et tout autour, que prospère le dopage donc la compétitivité des équipes professionnelles donc les résultats donc la médiatisation donc l'audience donc les sponsors donc les rivières de fric, dont quelques miettes substantielles viendront rembourrer au passage le portefeuille de ces "spécialistes" qui encouragent sciemment et de toute leur petitesse cette gadoue qui baigne le football professionnel.
    
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commentaires

C
Mon sous-lieutenant ! J'ai appris (je ne dirais par qui) que  vous suiviez (tout autant que mon père) les matches de football ! J'espère que tout ceci n'est que pur mensonge !!au revoircarlotita.
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S

Compañera Carlotita

Le Sous-Lieutenant Karpov ne connaît pas ton père, ou alors il l'a aperçu de loin en short et pieds nus à 20 heures, mais il ne se rappelle plus où.
Il arrive au Sous-Lieutenant de suivre certains matches de foot, ceux dont les équipes pratiquent du beau jeu. Par contre il ne se déplace que pour le rugby (comme par exemple le
dimanche à venir). Parce que, c'est un lieu commun, dans une tribune de rugby, l'ambiance diffère sensiblement de celle du foot, même si le niveau philososphique est comparable. Mais étant de
sexe mâle, le Sous-Lieutenant n'échappe pas à ces passions stupides typiquement masculines (sans perdre sa lucidité) qui empêchent les bonhommes de faire des dépressions nerveuses.

Il ne faut pas confondre le sport et les "lumpen-prolétaires" qui n'ont que cette passion pour assouvir la rancoeur et la frustration de leur quotidien.

Hasta la vista compañera Carlotita  
 


K
Bon, le Sous-Lieutenant ne peut pas répondre pour le moment, il utilise donc les commentaires pour s'adresser à la camarade "Carlotita" :Au temps de l'Empire romain, le peuple allait voir les jeux du cirque et on lui lançait des miches de pain : "panem et circenses", du pain et des jeux. La société romaine antique était profondément inégalitaire et injuste.Aujourd'hui, la société contemporaine est profondément injuste et inégalitaire. Cela crée des tensions sociales gigantesques, qui ne peuvent s'exprimer que par des comportements individuels et collectifs parfois incontrôlables. L'enceinte sportive est un des lieux où le peuple peut se "défouler", c'est le cas de le dire. Le stade est le temple de la nouvelle religion : le sport professionnel, avec ses dieux, ses saints, ses martyrs, ses corrompus et ses justiciers, ses prêtres et ses laïques. Tout ce cirque moderne, les dirigeants en ont autant besoin que les foules qui se pressent dans les tribunes.Le jour où personne n'aura plus la volonté d'aller exprimer sa haine, ses rancoeurs ou ses frustrations par exemple dans une tribune de football, eh bien la classe dirigeante sera en danger, et les milliers d'uniformes qu'elle envoie sécuriser les abords des stades seront affectés à sécuriser les rues contre les masses en révolte.S-L P.M. KARPOV
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T
Salut Camarade petite Charlotte.Le Sous-Lieutenant a tenté par 3 fois de te répondre, sans succès. (problèmes techniques). A bientôtS-L P.M. Karpov
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L
Bonjour mon sous-lieutenant !Je suis (du verbe suivre, j'ai du mal avec la conjugaison depuis que je ne vais plus en cours ! Il ne faut pas nous supprimer nos profs, nous en avons vraiment besoin !!) toujours votre blog, même si les articles sont longs et que je ne les lis pas forcément tous...Je n'aime vraiment pas le football professionnel, où les joueurs n'attendent que leur paye à la fin du mois et rien d'autre. Ils n'ont même plus le plaisir de jouer. Voila pourquoi l'OM s'est fait battre par Carquefou (orthographe ?). Mais bon, je me fou totalement de tout ce folklore !Votre dernier commentaire, mon sous-lieutenant, m'a fait vraiment plaisir ! Merci.Hasta luego !Carlotita.
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D
Du pain et des jeux....Ne manque que le pain.
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S

Le pain, c'est la malbouffe dont certains joueurs font la pub (pour arrondir des fins de mois difficiles sans doute).