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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 10:33


    DYNASTIE CRISIS
     
     Léon Davidovitch Bronstein Trotski :
    
     "Même si la Bourgeoisie est en anti-thèse complète avec les exigences du développement historique, elle n'en reste pas moins la classe la plus forte. Bien plus, on peut dire que du point de vue politique, la Bourgeoisie atteint le sommet de sa puissance, le sommet de la concentration de ses forces et de ses moyens politiques et militaires, de tromperie, de violence et de provocation, c'est-à-dire l'apogée de sa stratégie de classe au moment où elle est le plus directement menacée d'un écroulement de sa domination. (...) Plus le péril est grand, plus la classe, de même que l'individu, mobilise ses énergies vitales pour se sauver. En outre, nous ne devons pas oublier que la Bourgeoisie (c'est le grand privilège de la classe dominante) ne s'est trouvée en danger qu'après avoir acquis une énorme expérience politique. La Bourgeoisie a créé et détruit toutes sortes de formes de gouvernement : elle s'est développée sous l'absolutisme, sous la monarchie constitutionnelle, sous la monarchie parlementaire, sous la république démocratique, sous la dictature bonapartiste, dans l'Etat allié à l'Eglise catholique, dans l'Etat qui persécutait l'Eglise. Cette expérience riche et multiforme a pénétré dans la chair et le sang de la caste dirigeante de la Bourgeoisie et celle-ci la mobilise aujourd'hui pour se maintenir à tout prix au pouvoir. Et elle agit avec d'autant plus d'ingéniosité, de raffinement, de manque de scrupules que ses chefs reconnaissent plus clairement le danger qui la menace".
    
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     Depuis plus d'un siècle, le régime bourgeois combine ou enchaîne les manières de gouverner les plus diverses : Etat démocratique ou dictatorial, républiques bananières ou "progressistes", guerres de clans et gestion onusienne, etc. Le système économique capitaliste est régulièrement frappé de crises qui le sanctionnent irrémédiablement et de plus en plus en profondeur. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, une fois régulées les poussées de fièvre sporadiques, la pieuvre du Marché déploie ses tentacules toujours plus profondément sur la planète.
     Alors, "où va-t-on" ? La parole est à Karl Marx :
    
     "...des rapports de production nouveaux et supérieurs ne peuvent remplacer [la société antérieure] avant que les conditions matérielles de leur existence n'aient mûri au sein de la vieille société".
    
Marx-le-Retour.jpg


     Donc pas de date révélée dans le marc de café, pas de "grand Soir" fixé sur le calendrier des révolutionnaires-en-chambre, mais l'exigence notamment de conditions objectives qui mûrissent dans la société actuelle. Et, de ces conditions objectives, tirer celles qui déclencheront fatalement les conditions subjectives - c'est-à-dire historiques et politiques - de l'affrontement ouvert entre classe dirigeante et classe salariée : le chômage devenu endémique ; l'insécurité matérielle, lot quotidien de centaines de millions de personnes ; la misère jamais éradiquée, misère matérielle, sociale, culturelle, existentielle ; le cours vers une 3ème guerre mondiale ; la destruction des forêts, des espèces animales, la pollution des sols, de l'air, de l'eau, la nourriture chimique ; la question du logement ; etc. Un seul de ces facteurs est explosif. La combinaison de tous est révolutionnaire et remettra sur le devant de la scène historique la majorité de l'humanité, les damnés de la Terre par centaines de millions.

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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