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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 11:30


COMBAT DE MIROIRS DANS UNE GLACE

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     La principale et unique critique de Sarkozy provenant de la gauche consiste à dénoncer son côté clinquant, arriviste-proxénète, bref à s'écrier d'un ton courroucé : "Ah mon Dieu ! Mais que ce personnage est dégoûtant de vulgarité !..."
     Cette bonne vieille gauche très française s'offusque que l'attitude du petit bonhomme attente à la fonction présidentielle, qui se doit d'être remplie de solennité, de protocole, d'étiquette et de dignité.
     Une ré-incarnation d'un vicomte du XVIIIème siècle (d'avant la Révolution) ne protesterait pas autrement. Un président, monarque d'aujourd'hui, se doit d'afficher ostensiblement les marques de sa noblesse. Cela constitue d'ailleurs une formule défendue plus ardemment par la gauche que par la droite depuis le règne de Mitterrand : "Le Président est au-dessus de tous les Français", contrepoint laïque au "Roy de droit divin" de la monarchie.
      Les "sujets" du monarque présidentiels s'appellent des "citoyens", et la gauche entend bien que ces sujets-là continuent de vénérer leur dirigeant suprême. D'où son irritation grandissante à voir le Hongrois minuscule dévoyer chacun de ses actes, d'abaisser à hauteur de populace ses discours et ses gesticulations ; le peuple qui aimait assister aux exécutions publiques se délecte maintenant des contenus des poubelles aristocratiques, que la presse "libre" déverse pour lui sur les trottoirs.
    
     Existe-t-il donc une différence entre l'attitude de la gauche et celle de la droite quant à la manière de diriger ?
     Quand un politicien de droite enfile à son poignet une Rolex ou une Breitling or et diam's, la gauche pousse des "oh !", des "ah !" et crie à l'infâmie, au cynisme envers les pauvres.
     Tous ces humbles dirigeants humanistes, qui se réclament de Jaurès, Blum, Mendès-France et même du petit jésus non-soviétique, ne possèdent-ils donc aucun signe extérieur de "richesse" ? Aucun parmi eux n'est chef d'entreprise ? Aucun ne paie l'Impôt Sur les grandes Fortunes ? Aucun n'habite un appartement cossu d'une surface habitable largement supérieure à 200 m2 ? Aucun ne fait partie - socialement du moins - de ce qu'on n'appelle plus "la grande Bourgeoisie" ? Aucun ne se distrait en allant assister en grande tenue à des soirées mondaines, concerts classiques, opéras, expositions d'art et autres assemblées concernant uniquement le microcosme "bourgeois-bohème", où l'on s'entre-croise en débitant au km des formules précieuses et toutes faites, le petit doigt trempant légèrement dans la flûte à Champagne ou le toast caviardé ? Aucun ne va à la messe du dimanche en compagnie de ses semblables?
    
     Combien d'entre ces "socialistes"-là possèdent moins de 3 véhicules (quel type de véhicule) ? Combien utilisent régulièrement les transports en commun ? Combien font leurs courses et se font la cuisine eux-mêmes ? Combien n'ont-ils pas de femme de ménage attitrée (ne travaillant que pour eux) ? Combien n'emploient aucun personnel domestique ? Combien ont mis leurs enfants à l'école publique ? Combien ne sortent pas de l'ENA ou d'une Grande Ecole, où ils ont côtoyé en nombre leurs futurs soi-disant "adversaires" ? Combien n'étaient pas riches à leur naissance ? Combien n'ont jamais été impliqués dans des affaires de corruption concernant des sommes de 100 000 euros et plus si possibilité ?
    
     Depuis la fin de règne du Mythe errant s'est opéré un renversement d'axe orbital entre droite et gauche. Plus précisément, la gauche incline fortement à droite et inversement. Toutes ces "inclinations" pour en arriver à une "américanisation" de la vie politique hexagonale, soit 2 partis-siamois.
    
     Qu'il soit permis à l'auteur de ces lignes d'insister sur l'opportunisme structurel de la gauche bourgeoise française, nantie d'une hypocrisie sans bornes, n'exigeant qu'un mépris conscient.
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commentaires

kamile 07/01/2008 19:10

Cher Karpov une histoire pour toi de Omar El Khayam le géni perse... la ou il passait, il semait la zizanie … il avait le géni de la lampe d’Aladin .. il voyait au delà du simulacre… partout il était pourchassé car il soulevait des émeutes… en allant a Samarcande, il trouva le wali qui le reçut et lui dit : mon ami, je sais que tu vas soulever les foules contre moi, comme je t’admire, ce que tu ne peut ni ne doit dire, écrit le et je promet de le publier dans un livre d’or après notre mort… le wali publia les quatrains … qu’on a perdu dans le temps et qu’on a retrouvé dans le Titanic.. Amin Maalouf en a fait un roman : Samarcande … Je te dis moi qui ne suit pas un khalif … écrit ce que tu ne peux dire … dans des pages jaunies … car le blogue est un juste un déporteur qui va aller a la poubelle de Microsoft … laisse nous des traces … sans les autres tu es authentiques … dans les autres blogues, tu es juste un bouffon de plus … car tu ne vas pas en profondeur ... Tu as peur de te noyer ... Je me rappelle cette image du film Amadeus ou tout le monde rirait d’Amadeus. Il devait répéter par mémoire une musique qui vient juste d’être jouée par un grand compositeur … tout le monde riait de la cacophonie sauf le compositeur … il a reconnu que sa partition est jouée a l’envers … personne ne pouvait savoir du peuple … ce génie capable de mémoriser l’oeuvre et la jouer a l’envers … Permet moi de reconnaître en toi la composition inversée d’un géni disparut … Sous- lieutenant Kamile …

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 08/01/2008 09:09

     "Le vin est un rubis liquide, et la coupe en est la mine,       La coupe est le corps dont le vin est l'âme.       La coupe de cristal où rit le vin       Est une larme dans laquelle est caché le sang du coeur".     Sous-Lieutenant Kamile, tu es dans le vrai.      Karpov a rencontré sa Djahane et, pour elle, il a écrit ses "Rubaïyat". Il écrit depuis que sa main sait tenir un stylo. Il lui est arrivé épisodiquement de proposer sa prose aux éditeurs. Pour le moment, ceux-ci refusent tout avec une constance rassurante.     "Amadeus", "Samarcande",... ta clairvoyance flatte l'orgueil de Karpov, ô Kamile.      

PARKER 07/01/2008 17:12

Le Français aime le croustillant mais aime mener l'enquete!Des années de murmures en alcove pour s'appercevoir que nos dirigants de l'ancien look étaient capables de débeauche, de luxe, ou simplement capables de vivre à hauteur de leur position: suites en palaces, double vie amoureuse...donnez 20 000 euros net  mensuel à un quidam et voyez s'il part en vacances en demi pension dans la creuse!Et puis prenons un papier/crayon et comptons mesurons le train de vie de notre Nicolas avec certains arrogants de la tele qui nous abreuvent de conneries et sont payés au delà de toute competenceEnsuite mettons nos nantis à la portion congrue de leur tresorerie et confisquons illico une goutte d'eau dans la misere du mondela vraie source est dans la speculation mondiale ...mais continuons à baver ur la rollex de Nicolas

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 07/01/2008 18:03

     Au départ, Karpov n'émet aucun jugement moral sur l'argent - qui "n'a pas d'odeur". Mais il souligne que les milieux de l'argent impliquent une culture, un raisonnement, une pratique qui sont ce qu'ils sont.     Notamment la charité, ce répugnant trait des classes opulentes et bien-pensantes, qui va de pair avec le paternalisme démagogique.     Lorsqu'on décèle ces traits à droite, rien que de plus normal. Mais à gauche, c'est rédhibitoire !