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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 08:47



Kadhafi.jpg

    "Les superpuissances ont violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre et donc il est normal que les faibles aient recours au terrorisme".

      Cette déclaration du Colonel Muammar al-Kadhafi, chef d'Etat de la Lybie, a fait pousser des couinements courroucés dans l'habituel cortège de pleureuses professionnelles constitué par toute une foultitude d'hypocrites, opportunistes, "philosophes" de gauche, de droite et du milieu, toujours prompts à monter sur leurs pattes arrière et aboyer, serviles caniches de garde de l'Etat.

     Le terrorisme est l'arme du faible, n'en déplaise à messieurs Hollande, BHL, Bayrou, etcetera...

      Terroristes les Palestiniens luttant contre l'occupation israëlienne
      Terroristes les Irlandais luttant contre l'armée britannique
      Terroristes les Algériens affrontant l'armée coloniale française
      Terroristes les Vietnamiens tuant des soldats états-uniens dans Saïgon
      Terroristes les Français organisant des attentats contre l'armée allemande
      Terroristes les Brigate Rosse affrontant l'Etat italien corrompu jusqu'à la moëlle
    Terroriste la Röte Arme Fraktion contre la Social-Démocratie allemande héritière du nazisme

     Les Etats sont bien placés pour parler de terrrorisme, eux qui concentrent tous les moyens de coercition, de répression, toutes les armes, tous les commandos, toutes les escouades, toutes les armées et toutes les polices, tous les scientifiques cogitant brillamment à perfectionner les moyens de destruction hyper-massifs. Ce terrorisme-là est bien plus ravageur que n'importe quel autre, mais il est légal.
      La plupart des Etats se sont constitués entre autres par la guerre et par la terreur. La plupart disposent d'armées occultes d'espions et de "contre-espions" ; la plupart utilisent en sous-traitance les services de groupes terroristes manipulés et instrumentalisés.
      
       Alors, les cris d'orfraie qui fusent ça et là de la droite et de la gauche à l'occasion de la venue de Kadhafi en France, ces phrases redondantes et convenues sur "l'horreur", les "victimes innocentes" et la "défense de la démocratie" ne sauraient couvrir le bruit des bombes, des missiles et de toute l'artillerie lourde déployée par l'impérialisme pour servir ses intérêts, au besoin par la terreur, "officielle" celle-là, c'est-à-dire sanctifiée par les lois, l'ONU et tutti quanti, qui convient très bien aux pleureuses extraverties venant s'agenouiller mouchoir à la main devant les médias.    

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Published by Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV - dans Politik
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commentaires

PARKER 14/12/2007 02:59

il faut beaucoup de curiosite pour d'ignorant entrevoir la véritéet beaucoup d'humilté si on commence à comprendreet chercher encore  dans l'espoir d'avoir mal comprisdepuis que abasourdie, devant ma tele un 11 septembre, j'ai cru à une pub de mauvais film, la meme question:comment peut on durant six mois savoir qu'on montera dans cet avion et ......quelle puissance peut conditionner de telle manierePar delà les imperialismes et leurs dualites, cet ultime sacrifice reste un mystereensuite on se censure à ne pas penser comment serait la vie si les terroristes obtenaient la victoireet on s'abîme dans le noir...ils ne seraient encore pas d'accord entre branchesalors on s'accroche à Montesquieu et on se dit que les deserts avancentMais celà ne dédouane pas le nord y est encore pour beaucoupon se fait l'effet d'un dinosaure qui va disparaitre soit dans la fonte de la banquise soit desseche sous la couche d'ozone en lambeaudu point de vue paleonthologique tout celà a l'air d'une farce

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 14/12/2007 07:48

      Il faut également de la part de l'administration états-uninenne une dose de cynisme tout "étatique" pour avoir permis ce double écroulement symbolique dans le coeur financier de la planète. C'est aussi là une des caractéristiques du terrorisme, qu'il soit celui des "faibles" ou des "forts" : on tue directement ou indirectement (par la manipulation, le noyautage, l'instrumentalisation, etc.) des personnes de son propre camp, pour les dresser contre celui qu'on s'est choisi.          

PARKER 12/12/2007 16:50

Je vous remercie de ce billetoui, entre terrorisme et "guerre chirurgicale", entre l'utime sacrifice et le leurre ....il est normal d'etre un GI défunt et retournant vers US dans un body bag, parcequ'un GI a choisiil est anormal de sauter avec ses enfants sur un marché de Bagdad ou d'ailleurson est bien d'accord avec çaAlors, continuons à brasser dans les larmes et la compassionContinuons à espérer qu'on ne sera pas dans le metro ce jour là...si ce jour là vientOn avance on avance chante SouchonSurtout ne pas prendre comme début de raisonnement la conviction de légitimité de l'assassin...l'histoire serait trop simple en diagnostic et solutionprendre le raisonnement par les flaques de sang sur le trottoir...ça occupe les fonctionnaires, les genereuses associations vengeresses, ça console les victimes et les conforte en haine contre les assassinsqu'on ne vienne pas me dire: "si votre enfant sautait sur une bombe"...Je repondrai: non j'espere que ça n'arrivera pas

Sous-lieutenant Piotr Marat KARPOV 13/12/2007 08:26

Pendant un demi-siècle, le monde s'est partagé entre les pro-US et les pro-URSS.Il existait soi-disant 2 "modèles" de sociétés antagoniques. Ce n'était qu'un leurre et le fait que les pays de l'Est se soient mis au diapason du marché mondial a clarifié la situation, mais pas pour tout le monde.Un Empire a toujours besoin d'un "meilleur ennemi". Un seul ennemi vous manque (et non des moindres) et tout est injustifié. Alors vint le terrorisme, à point nommé pour constituer le nouveau "coeur de cible" de l'idéologie impérialiste.Karpov insiste : au nom de la lutte contre le terrorisme, l'administration Bush par exemple a réussi à faire accepter à sa population qu'on extermine des centaines de milliers de civils irakiens. Il y a là un enjeu de conscience politique fondamental. Cette guerre n'est celle ni des salariés ni des chômeurs. Ce sont là gesticulations sanglantes du jeu impérialiste, un jeu entre prédateurs à sang froid pour qui le facteur humain n'entre pas en ligne de compte.