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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:50


D'ABORD LES BOEUFS, PUIS LA CHARRUE


     revolution.jpg


     Dans la tradition invariante de la Gauche communiste d'Italie intervient la dénonciation permanente des briseurs de l'organisation politique de la classe salariée, c'est-à-dire le Parti communiste international.
     Nombre de ces anti-parti affirmaient et affirment toujours que la révolution communiste est affaire de formes d'organisation. Ce à quoi la GCI ré-affirme que ce qui est déterminant, c'est le programme politique du Parti et l'orientation suivant laquelle il défend ce programme in-négociable.
     Les illuminés en tous genres ont aussi opposé à l'organisation politique des salariés l'aspiration à la venue d'un être exceptionnel, un "grand homme", une sorte de héros qu'on pourrait aduler à souhait, un messie, un extra-terrestre... Ce sont là avatars du culte de la personnalité que, paradoxalement, la société "post-industrielle" a réactivé par son individualisme nombriliste. Tout ce fatras, il faudra le remiser dans la cave de l'histoire et l'y oublier.
    
     Des formes d'organisation, certes il y en aura. Mais ce sera un processus réel qui les suscitera. Dans les périodes révolutionnaires, personne ne "crée" des formes d'organisation, elles naissent spontanément d'une situation de tension sociale parvenue à son paroxysme. Le rôle du Parti est de les conquérir par le militantisme révolutionnaire, non de se soumettre à elles (ce qui équivaudrait à s'auto-détruire).

   Qu'advienne une situation révolutionnaire et apparaîtra une hiérarchie des différentes formes d'organisation dont se dotent les salariés, le Parti étant prééminent par rapport aux autres formes. La primauté de celui-ci est une des thèses fondamentales de la Gauche Communiste d'Italie.

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