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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 10:31

L'EXPLOITATION DE L'HOMME EST CACHEE


     1. Qu'est-ce que le salaire ?

     Apparemment, c'est la rémunération d'un certain nombre d'heures de travail.

    L'employeur s'engage par contrat à acheter les capacités de travail - la force - d'un salarié. 1er constat : tout homme, toute femme est donc obligé soit de vendre sa force de travail, soit de l'acheter. Ca, les "Droits de l'Homme" l'accréditent volontiers.

     Revenons à notre salarié, obligé de vendre sa force de travail moyennant finance, versée par son employeur éventuel. Celui-ci achète un certain nombre d'heures de travail (nombre conditionné par la nature du contrat). Une fois engagé, l'employé travaille donc pendant la durée achetée par le patron.   

     Supposons que pour une heure de travail, un salarié touche 15 euros. Pour 15 euros, l'employeur aurait pu, au lieu d'acheter une heure de travail de son employé, faire ses courses (ou les faire faire à Madame) et obtenir une baguette de pain, un paquet de riz et un demi-poulet. C'est dire avec Marx (Travail salarié et capital) que la force de travail du salarié est une marchandise, au même titre qu'une baguette de pain, un paquet de riz ou un pilon de poulet (élevé au grain ou pas). Marx faisait la remarque suivante : "On mesure la première avec la montre et la seconde avec la balance".

     Pour cette même raison, le salarié, en travaillant une heure (à 15 €/h), a échangé une marchandise - sa force de travail - contre d'autres marchandises, par exemple une baguette, du riz et du poulet. En lui rémunérant son heure de travail 15 €, c'est comme si son employeur la lui avait échangée contre du pain, du riz, de la viande, etc.

     Ces 15 € symbolisent le rapport entre l'acheteur (le patron) et le vendeur (le salarié) de force de travail. Il n'y a pas besoin d'être diplômé des hautes études économiques pour saisir qu'il s'agit d'un rapport d'exploitation. C'est même plus facile à comprendre quand on est dans la position de l'employé.

     Laissons Karl Marx conclure ce 1er épisode :

     "La valeur d'échange d'une marchandise, éva­luée en argent, c'est précisément ce qu'on appelle son prix. Le salaire n'est donc que le nom particulier donné au prix de la force de travail appelé d'ordinaire prix du travail, il n'est que le nom donné au prix de cette marchan
dise particulière qui n'est en réserve que dans la chair et le sang de l'homme".

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commentaires

Y
Salut camarade SLK. J'attendrai donc la suite sans me précipiter, en ce mardi grisâtre, dans l'anticipation dialectique. Le gris a envahi la ville mais pas les cœurs vaillants. À plus tard camarade pédagogue.
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L
Aloha,et le pire, c'est que plus le travail est difficile, aliénant, moins il payé. On devrait définir une rotation qui y irait de l'hôtesse d'accueil au DG en passant surtout par les actionnaires pour nettoyer les chiottes des boîtes la nuit.
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S
Excellente proposition qui mérite de passer à la postérité révolutionnaire.
Y
Salut Karpov.Petit complément.« Après nos développements antérieurs, elle [la formule «travail non payé/ travail payé»] ne peut plus donner lieu à cette erreur populaire que ce que le capitaliste paye est le travail et non la force de travail. Ayant acheté cette force pour un jour, une semaine, etc., le capitaliste obtient en échange le droit de l'exploiter pendant un jour, une semaine, etc. Le temps d'exploitation se divise en deux périodes. Pendant l'une, le fonctionnement de la force ne produit qu'un équivalent de son prix ; pendant l'autre, il est gratuit et rapporte, par conséquent, au capitaliste une valeur pour laquelle il n'a donné aucun équivalent, qui ne lui coûte rien. en ce sens, le surtravail, dont il tire la plus-value, peut être nommé du travail non payé. Le capitale n'est donc pas seulement, comme dit Adam Smith, le pouvoir de disposer d'autrui ; mais il est essentiellement le pouvoir de disposer d'un travail non payé. Toute plus-value, qu'elle qu'en soit la forme particulière, —profit, intérêt, rente, etc.,— est en substance la matérialisation d'un travail non payé. Tout le secret  de la faculté prolifique du capital, est dans ce simple fait qu'il dispose d'une certaine somme de travail d'autrui qu'il ne paye pas. » (Karl Marx, Le Capital,  Livre I, sections V à VII, p. 23)
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S
Contribution pertinente, mais nous y venons, Yacedjaz, nous y venons. C'est comme pour l'acte sexuel : d'abord les préliminaires pour faire monter la "tension" (à tous les sens du terme).                                 Fraternellement    
C
oui,et alors?
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S
Et alors ? Et alors ? Et et...KARPOV EST ARRIVEEESANS S'PRESSEEER.Sinon, le propos du Sous-Lieutenant est de décortiquer et mettre à nu L'ECHANGE MERCANTILE, qui fait de chacun d'entre les êtres humains un "objet", une marchandise quoi.